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Assassin's Creed

Vacances: Chapitre 1 - Les fantômes des Noëls passés

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Les fantômes des Noëls passés est le chapitre spécial "Vacances" du Projet Héritage d'Abstergo Industries.

Trêve de Noël

PL Trêve de Noël WWI.jpg

L'hiver vient mettre son grain de sel dans cette horrible guerre. Blottis dans nos manteaux et nos tranchées, nous tentons de penser à autre chose que la souffrance. L'hiver sera long et cruel, et ceux qui y survivront connaîtront bien d'autres hivers avant que la guerre ne cesse.

Le sang et la gangrène

PL Tranchée.png

Nous sommes la veille de Noël et nous allons mourir dans ces tranchées. Je fais de mon mieux pour soigner ces hommes, mais je ne suis pas un magicien. Au mieux, leur offre un peu de réconfort avant qu'ils ne soient évacués du champ de bataille ou enterrés à la hâte.

  • Un nouvel obus éclate tout près, faisant pleuvoir de la terre. Je ne bronche pas. Mes mains ne tremblent pas. Je recouds la joue d'un soldat. Personne ne m'appelle. J'espère que l'obus n'a tué personne.
  • Gibbons s'accroupit contre le mur. Il retire sa botte et me montre ce qu'il reste de son pied. Il commence à pourrir. Avec un peu de chance, il ne perdra que ses orteils. Mais la chance n'est pas monnaie courante, ici. Je lui dis remettre sa botte, de garder son pied au sec.
  • Un homme apparaît en haut de la tranchée. Buckley. Il est accompagné de Crawson. J'essaie de les aider à descendre, mais une rafale atteint Buckley ! Les deux hommes me tombent dessus. Buckley a le regard figé, la bouche ouverte. Mort.
  • Crawson respire faiblement. Son casque est entaillé. Je lui retire délicatement, mais le sang se met à jaillir sur son visage. Tout son corps est pris de violents spasmes.
  • Je grimpe à l'échelle et jette un coup d'œil au champ de bataille. Il est couvert des cadavres de mes camarades. Je les observe attentivement. Mais ces hommes n'ont plus besoin de mon aide.
  • L'artillerie ennemie s'est arrêtée. Peu de temps après, la nôtre s'arrête aussi. Au loin, nous entendons chanter. Avons-nous perdu la guerre ?

Dans le silence de la nuit

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Le chant de l'ennemi se fait de plus en plus fort. Ce n'est pas une provocation. Peut-être espèrent-ils nous faire baisser notre garde ? Non, ils chantent dans notre direction, à notre intention. La guerre serait-elle terminée ?
  • Notre commandant transmet un message codé à la base demandant des instructions. La réponse ne se fait pas attendre. Ne changez rien aux ordres.
  • Nos soldats rechargent leurs armes et se préparent donner l'assaut. Soudain, certains d'entre eux se mettent à chanter. Des chants de Noël ! Bien sûr !
  • Nos éclaireurs s'avancent sur le champ de bataille. Nous nous attendons à entendre crépiter les fusils. Le silence.
  • Les Allemands ont décoré leurs barbelés de tissus colorés. Ils ont allumé des bougies et décoré les arbres près de leur camp avec des guirlandes de fortune.
  • Certains soldats ennemis ont commencé à marcher dans le no man's land, les bras en l'air, chantant de tous leurs poumons ! Ils n'ont pas d'armes.
  • Les mains encore tachées du sang de Crawson, je suis mes camarades sur le champ de bataille pour le voir de mes propres yeux. Les Allemands semblent demander une trêve. Smitts suggère que nous en protifions pour les attaquer. Il se fait copieusement insulter.

Tout est calme

PL All Is Calm.png
Les Allemands apportent des cadeaux. Principalement des objets qu'ils pourront remplacer, comme des boutons ou des insignes. Leur anglais est aussi pauvre que notre allemand, mais ils sont nerveux. Ils sont conscients du risque qu'ils prennent. Ils ne connaissent pas nos intentions.
  • Nous retournons dans nos camps pour trouver des objets à offrir aux soldats allemands. Dans mon paquetage, je prends un roman et des friandises que j'ai apportées de Londres.
  • Je surprends Smitts en train de découper des boutons sur les cadavres de nos hommes. Je le réprimande et il se sauve comme une vermine apeurée.
  • Je retourne sur le champ de bataille. Anglais et Allemands se sont regroupés. Tous ces soldats sont victimes de la même guerre.
  • Les Allemands essayent d'apprendre leurs chants à deux de nos soldats. Lorsqu'à leur tour, les Anglais se mettent à chanter, on croirait une terrible parodie. Les Allemands ne se vexent pas. Ils savent qu'il n'y a aucune mauvaise intention.
  • J'offre mon livre, une étude sur la Renaissance italienne, à un médecin ennemi. Il admire mon uniforme et nous comparons certains de nos instruments. Il remarque le sang sur mes mains et fronce les sourcils.
  • Je tends les friandises aux Allemands. Ils font semblant de me fusiller avant de les accepter. Je ne peux m'empêcher de rire. J'aurais préféré avoir de meilleures friandises. Rapidement, les deux camps organisent une partie de football.

L'échange

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Un général allemand s'avance sur le champ de bataille. Je connais cet homme ! C'est Erich Albert. Un officier de haut rang réputé pour son génie. Son visage renfrogné se détend. Il rejoint ses hommes pour participer à la fête.
  • Albert s'approche de moi. Il remarque mon uniforme et me fait signe de le suivre. Il fait également signe à son propre médecin.
  • Tous les trois, nous pénétrons dans le camp ennemi. J'entends les cris de douleur. Je sais déjà ce qu'on attend de moi.
  • Dans la tranchée ennemie, un soldat allemand se tord de douleur. Il a reçu plusieurs balles dans le torse. Il est très mal en point. Le médecin allemand parvient à articuler un mot d'anglais. "Please". Il se penche sur le soldat blessé. Je l'imite. Il a besoin que je l'assiste.
  • Le soldat blessé est maintenant inconscient. L'intervention chirurgicale s'est bien passée. Nous avons réussi à extraire toutes les balles et à refermer toutes les plaies, mais je ne sais pas s'il survivra. Albert me gratifie d'une petite tape dans le dos.
  • L'autre médecin retourne aux festivités, aussi étranges qu'elles nous paraissent à tous. Albert tend le bras pour que nous échangions une poignée de mains. Il remarque que j'admire sa bague. C'est un anneau blanc avec une croix rouge au centre.
  • Albert hausse les épaules et fait glisser l'anneau de son doigt. Il me l'offre. Je hausse les épaules à mon tour et lui tends ma main pour lui montrer que je n'ai rien à offrir en échange. Je vois la stupéfaction dans son regard lorsqu'il aperçoit la brûlure circulaire autour de mon annulaire. Puis la panique lorsque la lame secrète surgit de ma manche...

Renégotiations

PL Renegotiated.jpg

Il y a six jours, Mars Express Orbiter a largué Beagle 2 vers la planète rouge. 66 millions de livres et 3 ans de recherches intensives ont été nécessaires à sa construction et aujourd'hui... nous attendons de savoir si le petit engin a survécu à l'atterrissage.

Anticipation

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La foule qui s'est rassemblée devant le LOCC me rend nerveuse. Plus il y aura de spectateurs, plus mon travail sera délicat. Par chance, la plupart de mes collègues sont plus intéressés par les vacances que par l'atterrissage, y compris certains ingénieurs qui ont travaillé si dur pour cette mission.

  • Mes collègues commencent à montrer des signes de stress. Ils s'agitent, analysent des tableaux et des données comme s'ils avaient encore le contrôle de la mission. Ils râlent après les "touristes" rassemblés dehors.
  • Le volume sonore autour du centre de commandement s'amplifie à mesure que chaque intervenant essaie de prendre l'ascendant sur le précédent.
  • Matthew et June doivent être en train de déballer leurs cadeaux à l'heure qu'il est. Ils sont sans doute encore en pyjamas. Je dois faire en sorte d'être avec eux pour les moments importants. Mais aujourd'hui, je dois être ici.
  • Je ne travaille pas en phase avec mes collègues. J'ai un temps d'avance sur eux. Je prépare mes systèmes pour le signal.
  • Ils se remettent à parler de la goule galactique. La malédiction de Mars a encore frappé. La sonde a été avalée par le monstre. En un sens, ils n'ont pas tort.
  • Mars Express confirme le signal, mais mes collègues ne s'en aperçoivent pas ! Je l'ai trafiqué, reprogrammé pour qu'il ne communique qu'avec mon ordinateur. La liaison, les nouveaux codes de commande... J'emporte tout avec moi. Désolée, mes chéris.

À pas de velours

PL Catwalk.png

J'ai terminé. L'ordinateur est rangé dans ma sacoche, les systèmes sont normaux et surtout... Personne ne se doute de rien. Le petit toutou a un nouveau maître qui va l'emmener faire sa promenade.

  • "Bon, les garçons, je vous confie le bébé. Maman Noël doit rentrer voir ses petits. Beagle dort peut-être encore. Je suis sûre qu'il se réveillera bientôt."
  • Mes collègues sont déçus de me voir partir, masi ils se moquent toujours du petit autel que j'ai fabriqué sur mon bureau avec les photos des enfants. Ils comprendront... Enfin, je crois.
  • J'ouvre la porte de la salle des commandes et le scanner s'enclenche, prêt à analyser mon visage. Ne rien laisser paraître. Sourire. Ils pensent que j'apporte une bonne nouvelle. Je leur dis que tout a l'air normal, mais que nous attendons. Ils reprennent leurs conversations.
  • Franchir les portiques de sécurité me rend nerveuse. Il n'y a aucune raison à ça. Je les franchis tous les jours avec mon ordinateur portable. Wally m'adresse un signe de la main et me souhaite un joyeux Noël. Je lui rends la politesse.
  • Un dernier petit tour sur le parking et je suis sortie pour de bon. Non, Wally ! Pourquoi me suivez-vous ?
  • "Attends, Vanessa ! T'as oublié de pointer. Je peux pointer pour toi, mais j'ai besoin que tu signes ça." Je signe le papier et je lui ais un clin d'œil. Il rougit. Tout ça va me manquer.

Distribution de cadeaux

PL Bearing Gifts.png
J'attends mon contact dans un bar discret. Il s'appelle Robert Getas, c'est un homme d'affaires américain qui m'a contactée il y a presque neuf ans et qui m'a promis un gros paquet d'argent. Je ne l'ai jamais rencontré, mais je me suis renseignée à son sujet. Il aurait pour ambition de changer le monde.
  • Il n'est pas vieux. Pas vraiment jeune, non plus. Il n'est pas séduisant, mais il n'est pas repoussant. Taille moyenne. Poids moyen. Aucun signe particulier, pas même un grain de beauté. Difficile de l'identifier dans la foule, mais j'essaie.
  • Mon regard croise le sien et passe à la personne suivante. Je réalise mon erreur et je reviens en arrière. Ça le fait sourire. Il s'avance vers moi, la main tendue. Il porte un costume gris très ordinaire et des lunettes classiques.
  • "Robert", dis-je en lui serrant la main.
    "Je vous en prie, appelez-moi Rob. Je crois que nous travaillons ensemble depuis assez longtemps, non ?"
  • Je l'interroge sur le paiement. Il m'assure que l'argent a déjà été déposé sur le compte convenu. L'argent ne sera disponible que dans quelques jours, mais il me demande de ne pas paniquer. Les banques ne transfèrent pas de telles sommes sans poser quelques questions. Il se chargera d'y répondre.
  • "Il est vraiment là-haut, alors ?" demande-t-il. "Que fait-il en ce moment ? Il creuse ?"
  • Je lui dis que oui, il devrait bientôt prélever des échantillons du sol et effectuer un sondage. Je lui fais remarquer qu'il ne m'a jamais dit ce qu'il attendait de Beagle 2. Il acquiesce. Je lui tends l'ordinateur portable. Mission accomplie.

Lapsus

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Rob et moi sortons du bar. Avant de prendre congé, je ris et lui dis à quel point tout cela est ironique. Moi, en train de vendre Beagle alors que ma mère m'a toujours dit que nous descendions de Darwin. Rob me regarde interloqué.
  • Il me propose un nouveau marché. Il veut que je travaille pour lui, dans ses bureaux. Il se montre très insistant !
  • Je fais un pas en arrière. Je lui dis que l'objectif de ces cinq dernières années était de ne plus jamais avoir besoin de travailler. Pourquoi le ferais-je alors que ma fortune est faite ?
  • Je n'aime pas la tournure que prennent les événements, mais je suis en position délicate. Je ne veux pas le contrarier, car il peut encore me reprendre l'argent. Mais l'expression sur son visage me fait frémir !
  • Il me dit que l'argent se dépense très facilement, que ce qu'il me propose, c'est d'écrire une page de l'histoire. Il m'offre de prendre l'avion avec lui pour visiter ses installations. Je lui demande d'où lui vient cet intérêt soudain.
  • Il hoche la tête, sans que je comprenne pourquoi. Je recule encore d'un pas. Je me heurte à quelqu'un ! Cet homme est un véritable colosse !
  • L'homme appuie un morceau de tissu sur mon visage ! Non ! Je ne veux pas...

Restauration

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Ils ont défié la monarchie et nous ont imposé la guerre. Ils ont même fait interdire les fêtes de Noël. Pire, ils ont décapité mon père, le roi. Après des années d'exil, je rentre enfin chez moi. Et je suis prêt à réclamer ce qui m'est dû.

La guerre d'un roi

PL King's War.png

Les hommes sont épuisés après une si longue marche, mais aucun ne se plaint. Je les regarde et sens la fierté m'envahir. Nous sommes prêts à affronter les Têtes rondes. Bientôt, je prendrai la place qui me revient de droit !

  • La plupart de mes soldats sont des Highlanders endurcis, mais c'est une bonne nouvelle que les royalistes galois et les presbytériens du Gloucestershire viennent grossir nos rangs. Ils se sont battus courageusement sous l'étendard de mon père. Je suis ravi de les avoir à mes côtés.
  • La bataille commence. Nos adversaires sont largement plus nombreux, mais mes hommes se battront pour le moindre recoin de la ville ! Hélas, les troupes de Cromwell sont trop nombreuses. Elles nous repoussent !
  • J'ordonne deux sorties pour casser la progression des parlementaires vers l'Est. Pensant fort à mon père, je dirige mes hommes et nous arrivons rapidement à Red Hill. Leurs cris me remontent le moral.
  • Il est difficile de combattre par cette chaleur, mais les Têtes rondes battent en retraite et nous parvenons à les tenir à distance. Incroyable ! Cromwell envoie davantage de troupes ! Combien de renforts pourront-ils rassembler ? Notre retraite se transforme en déroute. Nous fuyons vers l'intérieur de la ville.
  • Maudite canicule ! Au moment où je commence à retirer mon armure, un Highlander accourt pour m'aider. Ses blessures m'indiquent qu'il s'est battu âprement. Je lui souris, et en retour, son léger sourire révèle qu'il n'a pas encore perdu espoir. Je trouve une nouvelle monture, mais ne peux rassembler mes hommes. Ce n'est pas aujourd'hui que nous triompherons.
  • "Sauvez le roi !" Je reconnais cette voix, puis ce visage... le comte de Cleveland. Il me salue et dévale High Street, conduisant une charge de cavalerie désespérée. C'est la seule chance que nous allons avoir. Nous fuyons par St. Martin's Gate.

La fuite du roi

PL King's Escape.png
Nous sommes loin de Worcester, mais notre voyage ne fait que commencer. Les lords qui m'ont aidé à m'échapper restent loyaux, prêts à mourir pour sauver leur roi. Il vaut mieux que je voyage avec très peu de serviteurs. Je laisse la plupart de mes hommes derrière moi. Que Dieu les protège !
  • Les Têtes rondes ont lâché leurs chiens. Ils vont venir nous chercher. Nous nous dirigeons vers Stourbridge, mais elle est cernée par des troupes parlementaires. Nous trouvons des endroits plus sûrs pour voyager. J'ai beaucoup de chance de rencontrer des alliés sur mon chemin.
  • Mes cheveux sont coupés court, mais je n'ose me regarder dans le miroir. J'imagine que j'ai l'air ridicule, déguisé en Tête ronde. Les vêtements qu'ils m'ont donnés sont grossiers, mais confortables. Je ressemble à présent à un roturier.
  • Par chance, il a plu tout la journée, ce qui retarde les recherches des Têtes rondes. Mais chaque médaille à son revers... J'ai besoin de vêtements secs ! J'apprécie encore plus un bon feu et un repas chaud après une journée passée dans les bois.
  • Nous nous cachons dans le plus grand chêne du pays, près de Boscobel House. J'ai beau ne craindre personne, je suis sujet au vertige. À travers l'épaisse frondaison, j'aperçois les hommes de Cromwell, tout en bas. Je suis tenté de leur jeter des glands.
  • Mon cheval a perdu un fer. Habillé comme un serviteur, je l'emmène cher le maréchal-ferrant. Heureux, il me dit que les Écossais ont été battus, mais que ce coquin de Charles Stuart n'a pas encore été capturé. En plaisantant, je lui dis que Charles mérite davantage d'être pendu que le reste de ces porcs royalistes !
  • Le capitaine d'un bateau de charbon du nom de "Surprise" accepte de m'emmener en France. Il réclame plus d'argent lorsqu'il comprend qui je suis. Je ne lui en veux pas. La bravoure, tout comme la chance, a un prix. Je quitte la plage anglaise vaincu, mais plein d'espoir.

L'exil du roi

PL King's Exile.png

Maudits soient Cromwell et ses laquais ! Me voilà de nouveau en exil. Je reçois des lettres portant un étrange sceau. Je ne connais pas le nom de celui qui les écrit, car il ne révèle pas son identité. Il semblerait qu'il me reste des alliés d'influence à Londres.

  • Sire,
    Bien que la situation semble catastrophique, il reste encore de l'espoir. J'ai entendu dire, et je peux moi-même vous l'assurer, que vos loyaux serviteurs auront bientôt les moyens de prendre le contrôle du parlement.
  • Sire,
    J'ai de terribles nouvelles ! L'usurpateur a été nommé Lord Protecteur du Commonwealth. Toutefois, notre cause n'est pas encore perdue, car nombreux sont ceux qui donneraient leur vie pour vous voir revenir sur le trône.
  • Sire,
    Il a fallu exactement 7 ans, mais l'usurpateur est enfin mort. Ce n'est qu'une question de temps avant que le Parlement vous reconnaisse en tant que souverain légitime. Soyez patient, Sire.
  • Sire,
    Le fils et successeur de l'usurpateur est faible et impuissant, mais nous devons nous montrer prudente. Il abdiquera dans le mois. Je vous en donne ma parole.
  • Sire,
    C'est avec une grande fierté et une joie plus grande encore que je vous écris cette lettre. Le général Monck a bel et bien repris le contrôle de Londres. Il vous écrira bientôt. En tant que loyal serviteur, je vous conseille de tenir compte de ses recommandations.
  • Le bon général m'a donné de sages conseils. J'offrirai l'amnistie aux ennemis de mon père, du moment qu'ils m'acceptent comme leur roi légitime. Merveilleuses nouvelles ! Le parlement m'a proclamé roi ! Je dois offrir toute ma gratitude à mon mystérieux bienfaiteur.

Le retour du roi

PL King's Return.png

Je suis invité en Angleterre pour recevoir ma couronne. Je me dois préparer pour mon retour. Il y a beaucoup de choses que je dois faire une fois que j'y serai. Beaucoup d'injustices que je dois réparer !

  • Le vent souffle et le soleil brille fort. Inspirant profondément, je jette un dernier regard vers Bréda, mon refuge pendant toutes ces années d'exil. Quand je monte à bord du navire, le capitaine me dit que notre voyage est de bon augure. Je souris, sachant bien qu'il dit la vérité.
  • Plusieurs navires rejoignent notre flotte alors que nous approchons de Douvres. Les hommes applaudissent mon retour et des coups de canon sont tirés, mais mon esprit est ailleurs. Après tant d'années en exil, il me tarde vraiment de reposer le pied sur le sol anglais.
  • J'entre enfin dans Londres, le jour de mon anniversaire. Les hommes, les femmes ainsi que les enfants se réjouissent. Les soldats sont soudain pressés de maintenir l'ordre, mais ils sont bien entraînés et le temps est à l'euphorie. Ce jour restera gravé dans l'Histoire !
  • Aujourd'hui, je rends Noël au peuple, et il me salue par des acclamations ! Ce sont les mêmes personnes qui ont créé des émeutes lorsque cette fête leur a été enlevée. Les mêmes qui ont souffert pendant le régime puritain en mon absence. Tout cela est fini.
  • Je me sens ridicule dans ces lourdes robes longues, mais pas autant que je me sentais avec les cheveux courts. Même si j'ai été roi pendant des années, c'est la couronne qui m'a été volée. C'est la couronne que j'ai recherchée. La couronne de mon père !
  • Je vois un homme parler au général Monck. Il tient ce qui ressemble à une sphère emballée dans un épais morceau de tissu. Je suis curieux, mais je dois maintenant incliner la tête pour recevoir ma couronne. Elle est plus légère que j'imaginais. Comme mon cœur.

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J'ai prévu un petit cadeau de Noël. C'est la moindre des choses ! – Erudito.

Philippi, Macédoine

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Nous entourons le corps de Brutus, pleurant la mort de l'un des plus ardents défenseurs de Rome. Marcus Antonius nous a envoyé sa plus belle étoffe pour que nous drapions le cadavre. Le geste manque de noblesse. Après tout, c'est son refus d'affronter Octavian qui a causé notre défaite.
  • Nous faisons semblant d'accepter le présent d'Antonius, mais nous avons apporté notre propre suaire. Nous en recouvrons le corps et reculons de quelques pas. Nous ne l'avons encore jamais utilisé et nous avons peur.
  • Il bouge ! Nous soulevons un coin du suaire. Brutus ouvre les yeux ! Il replie les bras. Il revient à la vie ! Ses doigts semblent saisir l'air, comme s'il ramenait la vie vers son corps !
  • Il ne respire pas. Il ne parle pas. Il reste allongé, immobile... les yeux ouverts. Il n'est pas chaud. Il ne réagit pas quand on le touche.
  • Quel que soit le pouvoir de cette relique, elle ne nous a pas ramené notre Frère. Nous refermons ses paupières. Il ne bouge plus. Certains d'entre nous versent une larme. Il est mort une deuxième fois.
  • Nous retirons le suaire et le rangeons dans son coffre de bois. Nous recouvrons Brutus du cadeau d'Antonius. Pardonne-nous, Frère.
  • Ils nous ont spoliés, ils ont spolié Rome. Aujourd'hui, il est temps de prendre notre revanche. Nous devons nous regrouper. Organiser la riposte. Préparer l'inéluctable.

Monteriggioni, Italie

PL Monteriggioni Suaire.png
À peine arraché aux Templiers en France, le fabuleux Saint-Suaire est arrivé. Je ne veux pas le regarder, masi je veux avoir la certitude que c'est bien lui. Je retrouve mes Frères à la Villa.
  • Mes Frères m'informent que Geoffroy de Charny, le détenteur du suaire, ne se doute de rien. Nous avons soudoyé de nombreux hommes et femmes pour remplacer le suaire par une réplique. Nous devrons effacer cette verrue de l'histoire.
  • Je sens... quelque chose... au moment où on le retire de son coffre. Une douleur au ventre. Je commence à prendre des notes.
  • Une silhouette d'homme est imprimée dans le suaire, les bras le long du corps et la paume des mains vers le haut. D'après les registres de l'égilse, le visage a changé au cours de l'histoire. Plusieurs hommes ? Qui sont-ils ? On dirait qu'il a été torturé.
  • Le tissu est jauni... par les années. Il porte des traces de sang. Rien d'étonnant avec de telles blessures.
  • Satisfaits de notre trouvaille, nous replions le suaire et le remettons dans son coffre. Une voix chuchotte des mots dans ma tête. Un autre que moi pourrait croire à des esprits, mais cela ne fait que renforcer l'importance de ma mission.
  • Quel meilleur endroit que notre ville fortifiée pour cacher les abominations de l'humanité ? Nous décidons de l'enterrer et de prendre les mesures nécessaires pour que personne ne le retrouve. Nous brûlerons les registres de l'église et accuserons les prélats. Qui connaît ses imperfections mieux que les faussaires ?

Milan, Italie

PL Milan Suaire .png

C'est de la folie ! Qu'ai-je fait pour contrarier mes supérieurs ? Je me retrouve en pleine zone de guerre. Bombardé par mes propres alliés. Pourquoi ? Se pourrait-il que ce soit le vrai ? Tu parles... c'est déjà ce que je me disais il y a vingt ans. Je ne crois pas à son existence.

  • Je garde un profil bas, malgré mon accoutrement local. Ce sac plein d'argent me fait l'effet d'un boulet au pied. Ces gens souffrent. Ils n'hésiteraient pas à me tailler en pièces pour s'approprier ce que je transporte.
  • Je cherche le restaurant. Par chance, il est toujours debout. Je rencontre l'un des Baguttiani. Ces types passent leurs journées à contempler le monde qui les entoure en méditant sur l'importance de contempler le monde qui les entoure.
  • L'endroit semble désert, mais la porte n'est pas verrouillée. À l'intérieur, l'homme m'attend. Il est nerveux. Il a des raisons de l'être. J'ai dégainé mon pistolet.
  • Il m'indique un coffre en bois posé sur un banc. Une simple boîte. Je pose mon sac sur la table sans cesser de pointer mon arme sur l'homme.
  • Je soulève le couvercle et j'examine l'intérieur. Je vois un drap plié. Il sent le moisi. Il est crasseux. Vu d'ici, ça pourrait aussi bien être le linge sale de ce type.
  • Je laisse pendre le logo métallique de la société au bout de sa chaîne et je le regarde à s'agiter à mesure que j'approche du coffre. Je jette un regard à l'homme. Il acquiesce d'un mouvement de tête. J'attends une minute... Ce sont peut-être les vibrations dues aux bombardements. Ça ne s'arrête pas. On dirait que je me suis trompé...

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