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"Plus nous en apprenons sur le monde, moins nous le comprenons."
– Sofia Sartor, 1511[src]

Sofia Sartor (1476 – inconnue) était une libraire et passionnée de littérature Ottomano-Vénitienne. Bien que née à Constantinople, Sofia fut contrainte de s'exiler à Venise en 1499, lors du déclenchement de la guerre entre l'Empire ottoman et Venise.

Sofia finit par revenir sur sa terre natale en 1507, pour tenir une librairie sur le site de l'ancien comptoir des Polo. En 1511, elle rencontra l'Assassin Ezio Auditore da Firenze, homme qui deviendra son mari et le père de ses deux enfants. À ce titre, elle est une ancêtre de Desmond Miles par la branche paternelle.

Polyglotte, multiculturelle et intelligente, Sofia était passionnée par la littérature, ce qui motiva son choix de tenir une librairie, afin de partager la démocratisation des livres avec ses compatriotes.

Biographie

Jeunesse

"Je vivais ici avec mes parents, quand j'étais petite. La guerre nous a chassés, mais j'ai toujours su que je reviendrais."
– Sofia à Ezio, 1511[src]

Sofia était la fille d'un couple de vénitiens, et naquit à Constantinople en 1476. Elle vécut dans le quartier vénitien jusqu'au déclenchement de la guerre ottomano-vénitienne. À l'époque, la plupart des vénitiens en ville étaient menacés, et les parents de Sofia décidèrent de s'exiler à Venise en 1499[1].

En 1505, le père de Sofia engagea le peintre allemand Albrecht Dürer afin qu'il peigne un portrait de Sofia comme cadeau pour son vingt-huitième anniversaire, à n'importe quel prix. Cependant, lorsque l'artiste rencontra le modèle, il refusa d'être payé, affirmant qu'avoir l'honneur de peindre Sofia était une récompense suffisante[1].

Sofia retourna plus tard à Constantinople, en 1507 pour tenir la librairie précédemment tenue par son père, dans l'espoir de répandre le savoir parmi la population ottomane, et partager son amour des livres avec les autre[1].

Rencontre d'Ezio

"Sofia: Qui êtes-vous, messere (monsieur) ?
'Ezio:
L'homme le plus intéressant que vous ayez croisé."
– Sofia et Ezio lors de leur première rencontre, 1511[src]

En 1511, Sofia revenait d'un séjour à Rhodes, sur le même bateau que le prince Suleiman et qu'Ezio Auditore, le Mentor des Assassins italiens. Sans que Sofia le sache, sa librairie se situait sur le site de l'ancien comptoir commercial de Niccolò et Maffeo Polo, qui avaient fondé la branche turque des Assassins[1].

Sofia fit plus tard la connaissance d'Ezio alors que celui-ci était en pleine recherche des Clés de Masyaf. Suspectant que l'ancien comptoir des Polo puisse contenir quelque indication sur l'emplacement des clés, Ezio se rendit dans la librairie de Sofia et y trouva un passage secret menant à la Citerne Basilique. À son retour, Ezio partagea ses découvertes avec Sofia : une carte et l'une des cinq clés de Masyaf. La carte montrait les emplacements de vieux livres rares, ce qui fascina grandement Sofia[1].

Ezio pensait que les livres contenaient des indices sur les emplacements des autres clés, alors il demanda à Sofia de l'aider à deviner l'emplacement des livres en déchiffrant la carte pour lui. Sofia accepta, et en retour, elle demanda à ce qu'Ezio puisse lui permettre de les emprunter une fois que ce serait fait. L'Assassin accepta, puis quitta les lieux[1].

Les livres

"Sofia: Ezio, de quoi s'agit-il, dis-moi ? Tu n'es pas un érudit, c'est plus qu'évident. Es-tu au service de l'Église ?
Ezio: Pas de l'Église, non. Disons que je suis une sorte de... de professeur. Je t'expliquerai, un jour, Sofia. Je le jure.
"
– Sofia et Ezio, 1511[src]

Quelque temps plus tard, Sofia fit une pause dans son travail pour se rendre au port afin d'y récupérer un paquet. Hélas, les papiers du capitaine n'étant pas en règle, elle fut obligée de patienter. Après avoir effrayé un courtisan maladroit, Ezio aida Sofia en infiltrant le port et récupérant son bien. Quand il le lui remit, Sofia l'ouvrit pour dévoiler une carte. Puis, elle lui révéla l'emplacement du premier livre, qu'Ezui s'empressa d'aller récupérer[1].

Ezio retourna plus tard à la boutique pour lui montrer le livre, mais découvrit qu'elle avait été récemment victime d'un vol, qui était parvenu à dérober le portrait de Dürer, dont la valeur sentimentale n'avait pas de prix aux yeux de Sofia. Ezio quitta alors Sofia pour le Grand Bazar, où il parvint à retrouver le tableau en ayant au préalable molesté son voleur. Lorsque Ezio rapporta la peinture et Sofia lui révéla l'emplacement du deuxième livre, avant de lui demander quelle était son occupation. Ezio lui répondit qu'il était une sorte de professeur, ce qu'elle ne crut pas entièrement, bien qu'Ezio promit de lui révéler la vérité un jour[1].

Plus tard, Sofia fut de nouveau visitée par Ezio, restant quelque temps pour lire un ouvrage de Dante Alighieri. Sofia lui parla alors d'une visite à Adrianopoli qu'elle devrait effectuer prochainement afin d'y visiter une imprimerie et demanda à Ezio de l'accompagner. Il refusa néanmoins l'offre poliment, affirmant qu'il aurait aimé le faire, mais que le temps était précieux. Sofia comprit, et commença à déchiffrer le dernier code. Néanmoins, elle demanda à Ezio d'attendre un jour de plus, ayant une course à faire[1].

Ezio voulut savoir en quoi consistait la course, et il s'avéra qu'il s'agissait d'acheter des tulipes. Ezio se proposa pour aller en chercher, et les deux convinrent d'échanger les fleurs contre les informations. Ils se retrouvèrent dans un parc près de la Basilique Sainte-Sophie, où elle avait préparé quelques boissons et victuailles. Après une brève discussion, Sofia donna l'emplacement du livre à Ezio.

Enlèvement

"Ezio: Je ne voulais pas te mêler à ça. Je suis navré.
Sofia: Tu n'es pas responsable des actes que d'autres commettent.
"
– Ezio et Sofia juste après le sauvetage, 1512[src]

À son retour d'Adrianopoli, Sofia poursuivit son commerce sous la protection de Yusuf Tazim, qui veilla sur elle à la demande d'Ezio. En mars 1512, la librairie de Sofia fut attaquée par les Templiers Byzantins sous les ordres du prince Ahmet qui enleva Sofia, tuant également Yusuf lors de l'attaque[1].

De retour de Cappadoce et apprenant la mort de Yusuf, Ezio mena les Assassins locaux à l'Arsenal de Constantinople afin d'y retrouver Sofia et venger Yusuf. Après une négociation à contrecœur avec le prince, Ezio accepta d'échanger les clés de Masyaf contre Sofia, la réunion devant se tenir près de la Tour de Galata. Au cours de l'échange, l'attention d'Ezio fut attirée par une femme habillée comme Sofia et retenue en otage au sommet de la tour[1].

Une fois les clés échangées, Ezio se précipita à l'ascension de la tour pour la sauver, mais découvrit qu'il s'agissait en fait d'Azize, une Apprenti Assassin, qui servait de diversion. C'est alors qu'Ezio aperçut Sofia, suffoquant au bout d'une corde dans une cour plus bas[1].

Ezio sauta immédiatement de la tour et utilisa un parachute pour rejoindre rapidement la cour. Éliminant les gardes byzantins qui s'y trouvaient, Ezio détacha Sofia et s'excusa de l'avoir entraînée dans tout cela, bien que Sofia nota qu'il n'était pas responsable des actes des autres. Avant qu'elle n'ait le temps de demander qui étaient leurs ennemis, Sofia se précipita dans un chariot avec Ezio, et les deux quittèrent la ville pour prendre Ahmet en chasse et retrouver les clés de Masyaf[1].

Traque d'Ahmet

"Sofia: Tu as fait ce qu'il fallait, Ezio. Ce combat n'est pas le tien.
Ezio: Si ce combat s'arrête, où commencera le suivant ?
"
– Sofia et Ezio après l'intervention de Selim, 1512[src]

Ezio et Sofia prirent Ahmet en chasse à travers toute la campagne environnante et après s'être défait de deux carrioles byzantines, Sofia manqua de tomber du véhicule après que celui-ci heurta un mur. Lorsqu'Ezio tenta de la sauver, il glissa et tomba à l'arrière du chariot, parvenant à s'accrocher à une corde. Cependant, après y avoir accroché puis déployé son parachute, Ezio parvint à flotter dans les airs, et Sofia put reprendre le contrôle du véhicule[1].

Malgré les obstacles incessants et les détours, Sofia parvint à arriver au même niveau qu'Ahmet, mais son chariot fut détruit lors de la course-poursuite. Indemne, Sofia exhorta Ezio à ne pas faiblir. Une fois Ahmet vaincu, Ezio reprit les clés de Masyaf, mais Selim, le frère d'Ahmet et le nouveau sultan, intervint et jeta son frère du haut d'une falaise[1].

Sofia retrouva alors Ezio, au moment même où Selim se présentait. Lorsque le sultan bannit Ezio de la ville, l'Assassin s'apprêta à l'attaquer, mais Sofia retint son bras. Alors que Selim s'en allait, Sofia confia à Ezio qu'il avait fait le bon choix, et les deux partirent pour Masyaf[1].

Voyage à Masyaf

"Sofia: Tu as intérêt à ressortir vivant.
Ezio: C'est mon intention.
"
– Sofia et Ezio juste après avoir ouvert la Bibliothèque d'Altaïr, 1512[src]

En marchant jusqu'à l'ancienne forteresse des Assassins, Sofia et Ezio échangèrent sur l'histoire des Assassins – comment Altaïr Ibn-La'Ahad réforma la Confrérie et si Ezio regrettait d'avoir vécu en Assassin. Sofia réconforta Ezio quand celui-ci songea à se retirer définitivement de la Confrérie, affirmant qu'elle serait à ses côtés s'il abandonnait cette vie. À ce moment, ils arrivèrent devant la porte de la Bibliothèque d'Altaïr[1].

Grâce à Sofia, qui l'aida en lui donnant des conseils sur les possibles alignements des clés, Ezio débloqua la porte. Sofia demanda alors à Ezio de revenir en vie, et attendit son retour devant la porte. Au retour d'Ezio, ils quittèrent la forteresse, avec Rome pour destination[1].

Retraite

Ezio et Sofia se marièrent à Venise à leur retour de Constantinople, où ils avaient pu se rendre grâce à un sauf-conduit accordé par le sultan sur recommandation de son neveu, Suleiman, afin de s'assurer de l'avenir de la librairie de Sofia qui devint à la fois une archive pour la Confrérie mais également une boutique tenue par Azize. Sofia et Ezio retournèrent ensuite en Italie et voyagèrent à Rome, où elle rencontra sa belle-sœur, Claudia Auditore[2].

Sofia était également aux côtés d'Ezio lorsqu'il annonça sa volonté d'abandonner son poste de Mentor au profit de Lodovico Ariosto. À l'époque, Sofia était enceinte de leur premier enfant, Flavia[2].

En 1519, la famille se retira dans une villa en Toscane, grâce à l'argent de la vente de la librairie. Sofia donna également naissance à un deuxième enfant, Marcello en octobre 1514[2].

Sofia était également présente lorsqu'un vieil ami d'Ezio, Niccolò Machiavelli, annonça à Ezio que Leonardo da Vinci était tombé malade ; les deux hommes passèrent les derniers jours de la vie de l'artiste à ses côtés, en France[2].

En 1524, alors que Sofia avait emmené Marcello pour rendre visite à Claudia, Ezio avait fait la connaissance de Shao Jun, une Assassin chinoise. Malgré un accueil quelque peu discourtois de la part d'Ezio, Sofia annonça à Jun qu'elle pouvait rester quelques jours, comprenant qu'elle avait fait un long voyage pour en arriver là. Le lendemain, les ennemis de Jun apprirent qu'elle se trouvait à la villa, et Ezio envoya Sofia et les enfants chez Machiavelli jusqu'à ce que le problème soit résolu[3].

Quelque temps plus tard, après le départ de Jun, Sofia partit à Florence faire des emplettes avec Flavia et Ezio, qui venait de terminer ses écrits. Après avoir fait s'asseoir Ezio sur un banc, Sofia partit acheter quelques babioles à un marchand local. Après un court instant, la mère et la fille remarquèrent qu'Ezio gisait sur le banc, sans bouger. En s'approchant de lui, elles remarquèrent, tout comme une foule de civils intrigués, qu'il avait paisiblement expiré[3].

Avant de mourir, il laissa une lettre adressée à Sofia dans son bureau, le fameux écrit sur lequel il avait été tant occupé. Cette lettre contenait les dernières pensées d'Ezio : des réflexions sur la vie qu'il mena, et à quel point l'amour qu'il vouait à Sofia avait été le moteur qui le gardait en vie[3].


Caractère

  • Une femme intelligente et cultivée, très mature malgré son âge, Sofia avait une grande passion pour la littérature, ce qui l'avait poussée à rouvrir la boutique de livres de son père, dans l'espoir de partager l'effet de démocratisation.
  • Sofia était une femme réfléchie et travailleuse qui aimait converser avec ceux qu'elle considérait comme ses égaux sur le plan intellectuel. Elle n'avait pas la patience d'échanger des banalités avec ses clients, mais son intelligence et son sens de l'humour compensaient toujours ce que certains pouvaient ressentir comme de la froideur.


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