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"Celle qui cherche la vengeance doit penser à creuser deux tombes."
– Shao Jun, 1567.[src]

Shao Jun (1505 – NC) était une membre de la Confrérie chinoise des Assassins. Ancienne concubine de l'empereur Zhengde, elle fut sauvée par les Assassins après la mort de l'empereur, et en retour, elle dévoua sa vie à la Confrérie des Assassins. C'est une ancêtre de Lin[2].

Durant l'interrègne suivant la mort de Zhengde, Zhang Yong – le chef des Huit Tigres, une faction affiliée aux Templiers – ordonna une purge contre tous ses opposants, dont les Assassins. Jun et son Mentor, Zhu Jiuyuan, s'enfuirent vers l'ouest dans l'espoir de trouver l'ancien Mentor des Assassins italiens, Ezio Auditore da Firenze.

Deux ans plus tard, Shao retourna en Chine pour se venger de ceux qui avaient précédemment anéanti la Confrérie. Durant six ans, aux côtés du Maître Assassin Wang Yangming, elle parvint à éliminer les Huit Tigres, empêcha une invasion mongole et, malgré la mort de Wangming, rebâtit la Confrérie chinoise, dont elle pris la tête comme nouveau Mentor. En 1567, Shao Jun élabora un plan pour empoisonner l'empereur Jiajing en utilisant une lotion de mercure concentré, puis en la faisant passer pour l'élixir de vie tant recherché par l'empereur. L'empereur succomba à la recette, et Jun vengea ainsi la mort de ses confrères Assassins et sœurs concubines. Des décennies plus tard, beaucoup de ses techniques étaient toujours d'usage.

Biographie

Concubine impériale

"Pour une simple concubine, tu as fait du chemin."
– Gao Feng, 1526[src]

Fille d'une concubine[2], Jun est née en captivité impériale et fut élevée pour devenir concubine dans la Cité interdite sous la Dynastie Ming, au cours du médiocre règne de l'empereur Zhengde[3].

Au départ, elle possédait l'un des rangs les plus bas parmi les concubines pour espérer devenir impératrice, femme d'empereur. Dans cette optique, on enseigna à Jun les arts traditionnels pratiqués par les dames de la cour impériale, comme la broderie, le chant et la lecture, mais démontra très tôt un grand talent pour la danse et le chant[3].

Encore enfant, Jun assista à l'exécution de Liu Jin par la technique du ling chi (dites "des milles coupures"), un châtiment infligé en raison de sa trahison envers l'empereur, ce qu'elle ne put jamais oublier[3].

L'empereur Zhengde, connu pour sa nature juvénile et son désintérêt pour les affaires urgentes concernant son pays, tenait Jun en haute considération parmi ses concubines quant elle eut atteint l'adolescence, son agilité et sa discrétion cataire. Passant une décennie de sa vie sous la férule de Zhengde, elle lui servit souvent d'espionne ou de voleuse. Zhengde la fit également distraire certains ministres ou eunuques[3].

À l'âge de treize ans, Shao Jun avait atteint le rang de concubine impériale grâce à ses talents et à l'affection que lui portait l'empereur Zhengde. Avec son amie Zhang, elle était en bonne voie pour devenir Consort impériale, et même Impératrice. Jun gagnait toujours ses compétitions amicales contre Zhang utilisant sa grâce féline et son agilité contre sa meilleure amie, restreinte par les bandages qui lui liaient les pieds et la poitrine. Malgré tout, Jun ne partagea jamais la couche de l'empereur, qui préférait la compagnie intime de prostituées et d'autres femmes de petite vertu qu'il invitait personnellement[3].

Quand l'empereur s'imagina en seigneur de guerre et partit faire la guerre contre les Mongols au nord, Shao Jun fit partie des concubines qu'il emporta avec lui. Jun le suivit durant ses voyages, dans différents endroits, et rencontra beaucoup d'étrangers ; principalement pour servir d'espions, puis finalement pour son propre bénéfice[3].

Entrée dans la Confrérie

"Je suis née en captivité. Une concubine parmi tant d'autres. Quand la Confrérie est venue, j'y ai vu la liberté, un avenir."
– Shao Jun, 1530[src]

Cependant, après la mort de l'empereur Zhengde en avril 1521, alors que Shao Jun avait seize ans, les ministres royaux furent désemparés et de nombreux débats agitèrent la Cité Interdite sur l'héritier ; Jun comprit bien vite que ses espoirs de devenir Consort impériale seraient réduits à néant, sauf si le nouvel empereur porterait de l'intérêt envers elle. Elle mit à profit ses talents d'espionne pour essayer de maintenir ses privilèges de concubine impériale, et découvrit une guerre secrète entre les Tigres, qui travaillaient pour l'Ordre des Templiers, et la Confrérie des Assassins. Jun comprit bientôt que les Tigres complotaient pour prendre le contrôle de la Chine en plaçant sur le trône en empereur fantoche qu'ils contrôleraient facilement. Jun vit en la Confrérie une opportunité de liberté et, les Tigres ayant déjà la main sur la plupart des personnes influentes à la cour, elle décida de contacter la Confrérie par l'intermédiaire de Wang Yangming, puis rejoignit leurs rangs. Shao Jun fut ainsi sauvée, avec d'autres concubines, quand les Assassins infiltrèrent le palais[3].

Immédiatement loyale à ceux qui l'avaient sauvé, Jun dédia ses premières années de liberté à servir la Confrérie. Wang lui enseigna les voies des Assassins, et l'entraîna jusqu'à ce qu'elle devienne une Initiée ; elle fut récompensée d'une Lame secrète. Cependant, Wang dut faire profil bas lors de la Controverse du Grand Rituel, et il fut remplacé par Zhu Jiuyuan en tant que Mentor de Shao. Sous sa tutelle, elle devint une Assassin à part entière, ce qu'elle concrétisa en effectuant un Saut de la foi[3].

Des années après son sauvetage, Jun et son Mentor décidèrent de sauver les concubines restantes avec lesquelles elle avait grandie. Après s'être infiltrée dans le palais, Jun découvrit que la plupart de ses amies avaient été torturées et tuées par le ling chi sur ordre du cousin de l'empereur Zhengde, Zhu Houcong, l'empereur Jiajing. Jun et son Mentor s'enfuirent ensuite du palais[3].

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Shao Jun et son amie concubine, Zhang

Avant de partir, Jun prit le risque incroyable d'infiltrer la Cité Interdite pour libérer son amie Zhang. Même si elle connaissait les lieux comme sa poche, elle savait que les gardes eunuques l'auraient immédiatement abattue s'ils l'avaient repérée. Heureusement, le niveau de sécurité était plus faible qu'à l'accoutumée, l'empereur Jiajing étant fréquemment retirée dans ses propres palais privés. Jun finit par trouver Zhang mais fut abasourdie devant sa résolution à rester, malgré la barbarie de Jiajing. Zhang était suffisamment chanceuse pour le satisfaire et était devenue Consort Impériale. Elle lui demanda de partir en paix, et refusa d'entendre parler des Tigres et des Templiers et encore moins de l'homme dont elle espérait devenir la femme. Jun accepta la décision de Zhang et se souvint de l'importance que revêtait la carrière de concubine chez elle ; puis elle quitta la Cité interdite pour ce qu'elle croyait être la dernière fois[3].

L'empereur Jiajing chercha à emprisonner et éliminer toute opposition ou menace potentielle contre son règne. Les Assassins firent partie des principales cibles de cette purge et, sur ordre de Jiajing, la majorité des Assassins chinois fut massacrée. Le peu qui survécut se cacha ou partit vers l'ouest[3].

En Italie

"Shao Jun: Aidez-moi à comprendre.
Ezio: Comprendre quoi ?
Shao Jun: Comment les guider pour rebâtir mon ordre.
"
– Shao Jun demandant de l'aide à Ezio, 1524[src]

Isolés, Jun et Zhu Jiuyuan se lamentèrent, puis décidèrent de quitter le pays afin de chercher de l'aide auprès des autres Assassins, notamment l'ancien Mentor de la Confrérie italienne, Ezio Auditore, dont la réputation avait fait le tour du monde ; une suggestion de Zhu qui convint à Jun. Ce fut un long voyage, ni l'un ni l'autre ne parlait italien, mais c'était leur seul espoir. Les deux voyagèrent discrètement jusqu'à Macao, où les voyages jusqu'en Europe étaient fréquents et moins risqués, où ils découvrirent le triste état du réseau de la Confrérie dans le pays ; la plupart des caches avaient été prises d'assaut et aucun Assassin digne de ce nom ne vivait encore[3].

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La première rencontre entre Jun et Ezio

En 1524, Jun et son Mentor étaient parvenus à trouver un embarquement pour Venise, sur un navire portugais transportant de la porcelaine et de la soie. Une fois en Italie, les deux comprirent qu'ils avaient été suivis par des agents Templiers. Attaqués par des soldats d'élite armés de mousquets, Zhu se sacrifia afin que Jun puisse s'échapper[4][3].

Persistant dans son objectif, Jun finit par arriver jusqu'à la vila de Toscane du vieux Mentor, et rencontra sa jeune fille Flavia, à qui elle commença à parler. Si Ezio la considéra d'abord comme une menace et se précipita sur elle pour protéger sa fille, il la libéra en reconnaissant l'insigne de la Confrérie sur son pendentif[4].

Plus tard dans la journée, Ezio et son épouse Sofia confrontèrent Jun, qui demandait de l'aide pour rebâtir sa confrérie. Ezio, qui avait décidé de se retirer de sa vie d'Assassin, refusa de s'associer à nouveau avec les affaires de la Confrérie, et lui demanda de partir. Cependant, Sofia, comprenant que Jun avait fait un très long voyage pour rencontrer Ezio, préféra qu'elle reste pour la nuit. Jun remercia Sofia et accepta l'offre[4].

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Shao Jun écoutant Ezio

Le lendemain, Jun pénétra dans le bureau d'Ezio et étudia quelques uns des écrits qu'il avait laissés sur son bureau. Quand Ezio la surprit à l'intérieur, il l'intima furieusement d'en sortir, et Jun préféra obéir. Ezio, courroucé, demanda alors à Jun de partir d'Italie, affirmant qu'elle avait perdu son temps en cherchant à le rencontrer. Jun, récitant une partie d'un texte d'Ezio, répondit que la seule chose qu'elle désirait était comprendre la confrérie de la même manière qu'Ezio la comprenait[4].

Ezio finit par se raviser, puis lui expliqua les raisons de son refus de l'aider, puis l'invita à aller avec lui à Florence, où elle pourrait l'aider à vendre sa récolte. Dans la cité florentine, Jun observa la foule, tandis qu'Ezio commerçait. Il l'emmena ensuite sur la Piazza della Signoria, où la moitié de sa famille avait été exécutée en 1476. Ezio enseigna à Shao Jun comment se déroulait la vie d'un Assassin : dans la souffrance, afin que la souffrance cesse[4].

Après ce bref échange, Ezio et Shao se préparèrent à regagner la villa de l'italien. Sur le chemin du retour, toutefois, ils furent attaqués par un soldat impérial, qui les attendait dans une ruelle. Malgré l'embuscade, Jun tua le soldat avec sa lame de semelle puis les deux regagnèrent la campagne[4].

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Ezio et Jun à Florence

En chemin, Shao Jun lui raconta son histoire, et lui parla de ceux qui en avaient après elle. En rentrant, Ezio demanda à Sofia de partir avec les enfants chez Niccolò Machiavelli, suspectant que les soldats suivraient Jun jusqu'à chez lui[4].

Cette nuit-là, Ezio raconta à Shao Jun comment il avait vaincu la famille Borgia grâce à la fraternité et à l'ordre, et comment il avait permis de reformer les Confréries de Rome et Constantinople. Jun partit alors se coucher, tandis qu'Ezio resta pour monter la garde[4].

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Ezio entraînant Jun

Assez rapidement, la villa fut investie par des soldats impériaux. Les deux Assassins repoussèrent la plupart des assaillants, Ezio sauvant Shao Jun d'un tir de canon à main, utilisé par un soldat particulièrement imposant. S'échappant dehors, afin d'éviter l'arme dévastatrice, Ezio et Jun coopérèrent pour éliminer le dernier soldat. Même si celui-ci se précipita sur Ezio et buta sur un arbre, Ezio était parvenu à lui planter une dague dans l'œil. Jun aida ensuite Ezio à récupérer de cet effort inattendu et inhabituel[4].

Retour en Chine

"Ezio: Un long voyage, n'est-ce pas ?
Shao: Mais il y a tant à voir en chemin. Merci Mentor.
"
– Jun à Ezio, avant son départ pour la Chine, 1524[src]
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Jun acceptant la boîte de la part d'Ezio

Le lendemain matin, Jun, armée d'une motivation nouvelle, regardait à l'horizon, tandis qu'Ezio approchait. Ezio fit remarquer que le voyage du retour jusqu'en Chine serait long, mais Jun répondit que cela en valait la peine, beaucoup de choses étant à voir en chemin[4].

Avant qu'elle ne parte, Ezio lui confia un petit coffre qui contenait quelque chose qui pourrait l'aider dans le futur, lui conseillant de ne l'ouvrir que lorsqu'elle perdrait son chemin. Alors que des gardes gouvernementaux arrivaient à cheval, Ezio ordonna à Jun de partir, et lui fit ses adieux alors qu'ils arrivaient. Jun partit alors de la Villa d'Ezio pour retourner en Chine[4].

Jun atteignit la Chine en 1526. Elle utilisa un réseau de planques abandonnées par la Confrérie, puis se mit à la recherche de Wang Yangming. Elle lui raconta ses voyages, la mort de son mentor, et sa rencontre avec Ezio Auditore. Le maître chinois ne l'avait pas vu depuis qu'il l'avait aidé à sortir de la Cité Interdite, et fut impressionné par la progression de l'ancienne concubine qui était devenue une tueuse accomplie, plus seulement entraîné par Zhu Jiuyuan, mais également par une légende italienne. À ces nouveaux talents, Shao Jun avait créée une arme de sa propre invention – qui complétait parfaitement son agilité féline – le Sheng biao, ou dague à corde[3].

Après leur entrevue, Jun confia le coffret à Yangming, qui lui expliqua, à son plus grand étonnement, qu'il s'agissait d'un artefact des Précurseurs. Elle lui rapporta alors les mots d'Ezio, qu'elle ne devait l'ouvrir que si elle perdait son chemin. Jun lui avoua être tiraillée entre sa mission de reconstruire la Confrérie et son ardent désir de se venger en éliminant tous les Tigres qui avaient assassinés ses amis. En pensant que la boîte pourrait l'aider, elle l'ouvrit, sous le regard de Wang. Elle s'avéra vide ; Wang lui enseigna qu'il s'agissait d'un message d'un homme d'expérience, et qu'il s'agissait simplement d'un outil pour qu'elle compte sur elle-même, afin de réaliser son destin[3].

Mais le cœur de Shao Jun était empli de rage et de colère. Afin de reconstruire la Confrérie, le chemin qu'elle devrait emprunter serait pavé de sang ; les Tigres devraient mourir par sa main, et la Chine pourrait s'épanouir, libérée du joug de l'Ordre des Templiers. Elle accepta l'instruction de Wang Yangming d'utiliser la boîte des Précurseurs comme appât pour attirer les Tigres, et, avec Wang, ils décidèrent de venger les Assassins en détruisant les Templiers et recréer la Confrérie déchue[3].

Quête de vengeance

"Gao Feng: Je comprends pourquoi les tiens sont tombés si bas.
Shao Jun: Les "miens" ne sont pas encore finis.
"
– Gao Feng et Shao Jun échangeant durant la captivité de celle-ci, 1526[src]
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Shao Jun interrogée par Gao Feng pendant sa détention

Shao utilisa le coffret comme appât, ce qui lui permit d'être arrêtée et emprisonnée par Gao Feng, l'un des Huit Tigres. On l'emmena dans une ancienne place forte des Assassins reconvertie en avant-poste Templier, les Grottes du Mont Maiji. Au cours d'un interrogatoire, Jun resta silencieuse quand Feng l'interrogea sur les origines et le but de cette boîte et répondit simplement qu'elle était exactement là où elle souhaitait qu'elle soit, ce qui eut pour effet d'irriter le Templier. Après s'être échappée de sa cellule flottante au-dessus du vide, elle libéra l'informateur des Assassins Hong Liwei et retrouva les parchemins d'Assassins qui étaient toujours là-bas. Jun finit alors par éliminer Gao Feng puis s'enfuit afin de retrouver son Mentor Wang Yangming, qui revenait lui aussi d'une mission, au cours de laquelle il avait tué un autre des Huit Tigres, le tortionnaire et "boucher" Ma Yongchen. Jun s'excusa de ne pas avoir repris la boîte, mais Wang la rassura, promettant qu'ils la retrouveraient bientôt[3].

Quelque temps plus tard, Yangming localisa la boîte à Macao, entre les mains d'un troisième Tigre, Yu Dayong. Jun infiltra la ville, sous très bonne garde, en passant par les quais et entendit parler de trois marins portugais qui avaient acquis brutalement une énorme richesse en ayant aidé les Tigres et en tuant leurs ennemis. Jun supprima ces marchands, puis leur chef Yu, récupéra la boîte puis s'enfuit de la ville en proie à un immense incendie causé par Qiu Ju, le quatrième Tigre, pour riposter à l'assassinat de son confrère. Le feu causa la mort d'un grand nombre d'innocents, au grand dégoût de Jun, qui exprima un fort désir de vengeance. Wang lui parla alors de cette vengeance qu'elle recherchait qui, bien que conforme avec la voie des Assassins, ne pouvait s'ancrer dans son cœur, de la même manière qu'Ezio le lui avait dit auparavant[3].

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Shao Jun récupérant la boîte sur le corps de Yu Dayong

Trois ans plus tard, afin d'atteindre le chef des Tigres, Zhang Yong, Shao Jun voyagea jusqu'à Nan'an pour éliminer le cinquième Tigre, Wei Bin, qui avait mené la purge des Assassins chinois. Les mots de Wang résonnaient toujours avec un fort écho dans sa tête, et la haine emplissait son cœur. Pour laisser place à la paix, elle rendit hommage, dans un sanctuaire, à ses frères assassinés par le Serpent. Après avoir franchi le pont de Nan'an, Jun tua trois gardes du corps du Serpent avant de le supprimer. Dans ses derniers mots, il nargua Shao Jun en lui apprenant que Zhang Yong était parti traquer Wang Yangming, qui était en ville pour parler à l'un de ses contacts de la Boîte. Shao se mit immédiatement en route pour sauver son Mentor, mais arriva trop tard, et assista à son assassinat par Zhang Yong, qui lui reprit la Boîte. Après avoir éliminé le reste des soldats de Zhang qui l'assaillait, Jun s'excusa auprès du cadavre de feu son Mentor, comprenant qu'il n'y avait rien de bon à chercher la vengeance quand l'on perdait tous ceux à qui l'on tenait[3].

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Shao Jun auprès du corps de son Mentor

Désormais la dernière Assassin chinoise, Jun fut contactée en 1530 par l'impératrice Zhang, l'ancienne amie parmi les concubines de Shao Jun, qui pouvait l'aider à retrouver Zhang Yong. Afin de la retrouver, Jun s'infiltra dans la Cité Interdite et sauva les concubines de Zhang, qui l'aidèrent à transmettre l'information. Shao Jun fut horrifiée de découvrir que Zhang Yong et Qiu Ju avait menacée l'impératrice pour tendre un piège, ce qu'elle pardonna à son amie et comprit ce qu'elle aurait encouru si elle avait refusé. Les Templiers la raillèrent, clamant que les Assassins étaient trop crédules, et qu'ils en avaient profité pour détruire la Confrérie et tuer son Mentor. Tandis que Shao Jun affrontait Qiu Ju et que Zhang Yong s'enfuyait, les lanternes tombèrent durant leur duel, et le feu se propagea dans la ville. Après avoir tué Ju, Shao Jun fut contrainte de s'enfuir en effectuant un Saut de la foi dans une rivière en contrebas[3].

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Les Tigres utilisant Zhang comme appât pour attirer Shao

En 1532, Jun poursuivit Zhang Yong, le dernier Tigre, jusqu'à la Grande Muraille de Chine, où elle apprit que les plans de son ennemi consistaient à laisser les troupes mongoles de Altan Khan envahir le pays, afin de pouvoir renverser le pouvoir après leur départ. Pour l'en empêcher, elle tua les éclaireurs mongols et ferma les portes, empêchant les barbares de pénétrer sur sa terre natale. Quand Jun confronta finalement Yong, elle apprit qu'il avait déjà expédié la Boîte à d'autres Templiers hors de Chine, et comprit que retrouver la boîte serait le destin d'un autre Assassin, le sien étant de tuer Zhang Yong[3].

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La mort de Zhang Yong

Dans le chaos des bombardements des Mongols, Jun confronta Zhang Yong et au terme d'un âpre duel, le tua, éliminant le dernier Tigre et les derniers restes d'influence des Templiers en Chine. Tandis que son ennemi rendait l'âme, Jun réalisa que la vengeance était une motivation sans fin et inutile, et qu'elle avait trouvé un but plus noble : l'avenir. Shao Jun jura de reconstruire la Confrérie des Assassins en Chine et de bâtir un meilleur avenir pour la Chine et de libérer son peuple[3].

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La promesse d'un meilleur avenir faite par Shao Jun

Mentor des Assassins chinois

"Je vais rebâtir la Confrérie et recruter ceux qui veulent faire de nos contrées un lieu de liberté, ceux qui sont prêts à mourir pour abattre des hommes comme toi. Oublie ton monde de Templiers. Les Assassins vont se relever."
– Shao Jun à Zhang Yong, 1532[src]
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Une Shao Jun âgée servant comme Mentor de la Confrérie chinoise

Shao Jun fut victorieuse dans sa reconstruction de la Confrérie chinoise, recrutant de nouveaux membres et devenant son Mentor. En 1567, c'était une sage âgée qui partageait ses connaissances avec des membres de la Confrérie plus jeune tandis qu'elle donnait leurs ordres à d'autres. Ainsi, elle planifia la mort de l'empereur Jiajing, envoyant des Assassins lui donner l'élixir de vie qu'il recherchait, alors qu'il s'agissait en réalité d'une dose létale de mercure qui lui procurait l'effet inverse[3].

Héritage

"Un sheng biao. Une dague à corde, si tu préfères. L'un des nombreux plans que Shao Jun avait remis à...[La Confrérie]"
– Achilles Davenport présentant la dague à corde à son apprenti Ratonhnhaké:ton, 1773[src]
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La dague à corde de Shao Jun

Peu de temps après sa rencontre avec Ezio Auditore, Shao Jun introduisit sa dague à corde dans l'arsenal de la Confrérie, une arme qui permettait à son utilisateur de pendre des ennemis à des objets tels que des branches, ainsi que de tirer sur ceux à qui elle s'accrochait. La dague à corde fut finalement utilisée par plusieurs Assassins au cours du XVIIIe siècle, notamment Edward Kenway[5], Adewalé[6], Shay Cormac[7], et Ratonhnhaké:ton[8], même s'ils n'utilisèrent pas l'arme de la même manière et avec moins d'efficacité que Jun[3].

De plus, elle ramena la boîte des Précurseurs d'Ezio en Chine, où elle resta durant près d'un siècle après sa mort. Ses actes anéantirent presque les Templiers chinois et permirent de reconstruire la Confrérie, apportant à la Chine l'influence des Assassins[3].

Lors de la Révolution industrielle, la tenue de Shao Jun fut acquise par une membre de la Confrérie britannique des Assassins, Evie Frye, qui permit à Evie d'accroître ses capacités au lancer de couteaux[9].

En juillet 1918, une copie des mémoires génétiques de Shao Jun étaient en quelque sorte contenues dans la boîte des Précurseurs liée à la princesse russe Anastasia Nikolaïevna, lorsque la jeune femme entra en contact avec la boîte et un éclat du Bâton d'Éden, ayant anciennement appartenu à sa famille. Comme elle était traquée par les Templiers et l'Armée Rouge, la princesse utilisa les souvenirs de Jun pour apprendre la course libre et le combat[10].

Personnalité et caractéristiques

"Je voudrais avoir ta clairvoyance. Pour aider mon peuple."
– Jun parlant à Ezio, 1524[src]
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Jun montant la garde à la Villa d'Ezio

Shao Jun avait une forte envie de connaissance, particulièrement pour savoir comment la Confrérie des Assassins fonctionnait et comment ses membres vivaient leur vie. Elle se mettait en quête d'information même quand on ne lui en donnait aucune, en allant même à contre-pied de ce que souhaitaient les autres, comme en témoigne sa présence dans le bureau d'Ezio. Malgré tout, Jun était sincère quant à l'intérêt qu'elle portait à la Confrérie, et elle apprit les écrits d'Ezio par cœur[4].

Elle restait tout le temps sur ses gardes, jetant toujours un œil aux alentours, à l'affût de la moindre menace potentielle. De ce fait, elle était fréquemment agitée, restant souvent éveillée toute une nuit et se préparant à une éventuelle attaque, plutôt que de prendre du repos[4].

Elle aimait également expérimenter et apprendre d'autres cultures et sociétés que la sienne, et était souvent excitée à l'idée de comprendre les gens d'autres nationalités et horizons qu'elle[3].

Même en formation, Shao Jun était incapable de ne pas agir quand elle apercevait un Templier. Lors de sa quête de vengeance contre les Templiers chinois, elle se montrait plus avide de vengeance et plus froide, poignardant parfois ses cibles à plusieurs reprises avec son jian au moment de les assassiner[3].

===Équipement et capacités===
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Shao Jun tuant un soldat avec sa lame de semelle

Avec la maturité, Shao Jun adapta son arsenal en fonction de ses forces et faiblesses physiques. Peu satisfaite par la lame traditionnelle des Assassins, elle conçut une lame plus légère et plus polyvalente, plus adaptée aux arts martiaux. Cachée sous sa chaussure gauche, la lame de semelle lui permettait d'asséner des coups de pied mortels au milieu d'un combat rapproché. Jun maniait un jian chinois comme arme principale, et ses compétences en épée furent améliorées dans les ruelles sombres des villes où elle combattait des agents Templiers. Même si elle ne possédait pas de lame secrète, elle avait six aiguilles de lancer sous ses brassards comme arme secondaire[4]. Parallèlement, elle conçut une dague à corde après son séjour en Italie, qu'elle utilisait pour se balancer ou grimper jusqu'à des plafonds, et utilisait également des pétards, des couteaux de lancer et des fléchettes faisant du bruit pour attirer les gardes[3].

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Jun utilisant des poutres pour traverser d'un endroit à l'autre

Jun est née avec un don pour la furtivité et l'agilité qui la firent se démarquer des autres concubines. Son talent pour le meurtre était aussi gracieux qu'il était efficace, et son maître allait jusqu'à nommer son style la "danse de la mort". Elle fut intensément entraînée au combat par la Confrérie, et était une bretteuse accomplie et agile. Son style de combat rappelait beaucoup l'art martial chinois du wushu, ce qui impliquait une grande souplesse et une immense maîtrise du combat non armé et à l'épée[4]. Elle possédait également la Vision d'aigle, qu'elle utilisait pour détecter le chemin de patrouille des gardes, la zone de perception des chiens et des oiseaux et les carillons de vent. Elle était également extrêmement agile, plus que la plupart des autres Assassins, capables d'esquiver des coups de feu, des armes lancées ou des carreaux d'arbalète[3].

L'arsenal d'armes de Shao Jun était adapté pour son style de combat, souple et mortel. Pour ne pas attirer l'attention en public, elle cachait ses armes dans sa tenue, sauf son jian, qu'elle gardait en permanence dans son dos[3].

Notes

  • L'encyclopédie mentionne que Jun rencontre Ezio à Florence, alors que Assassin's Creed: Embers montre qu'elle le rencontre dans son champ, dans la campagne de Toscane.
  • Shao Jun possédait, au moins, quelques bases d'italien, étant capable de dire "grazie" quand Sofia lui proposa de manger avec eux et de rester dormir et comprenant Ezio quand il parlait dans cette langue.
  • Jun fut sauvée d'avoir les pieds bandés par l'empereur Zhengde, de telle sorte qu'elle ne perde pas ses capacités de danseuse. Cela allait à l'encontre de ce standard pour devenir une femme attractive à la cour des Ming.
  • Le style vestimentaire de Shao Jun est anachronique, puisqu'il n'apparaît que sous la dynastie Qing.
  • Dans la base de données de Assassin's Creed Chronicles: China, il est dit que sa lame de semelle est caché sous sa chaussure gauche, alors que dans Assassin's Creed: Embers, elle est cachée sous sa chaussure droite.

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