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"Si vous croyez que je reste à l'atelier alors que je peux sortir prendre du bon temps..."
– Salaì à Ezio, 1506[src]

Gian Giacomo Caprotti da Oreno (1480 – 1524), plus communément appelé Salaì, fut l'apprenti le plus célèbre de Leonardo da Vinci, ainsi que son amant.

Biographie

Jeunesse

En 1490, alors qu'il n'était âgé que de dix ans, Gian devint l'apprenti de Leonardo. Comme en témoignent les notes de l'artiste, ceux deux là s'entendirent tout de suite à merveille. Le deuxième jour, Leonardo fit tailler deux chemises, une paire de collants et un pourpoint pour son nouvel apprenti.

Malgré sa générosité, Gian fit montre d'une certaine espièglerie en volant l'argent que Leonardo avait mis de côté pour acheter ces affaires ; et même s'il ne put jamais lui faire avouer le forfait, le maître était convaincu de sa culpabilité. Plus tard, lorsque Leonardo emmena Salaì souper chez Giacomo Andrea, Gian "réussit l'exploit de manger comme deux et semer le chaos comme quatre. Il cassa trois flacons et renversa du vin."

Ces déboires menèrent Leonardo à le surnommer "Salaì", du nom d'un diable dans l'épopée héroï-comique Morgante. Néanmoins, Salaì s'attacha à son surnom et refusa dès lors de se faire appeler par son vrai nom, lui préférant le sobriquet de Salaì.

Pourtant, ils furent dévoués l'un à l'autre jusqu'à la mort du maître. Leonardo aida Salaì à perfectionner ses techniques de peinture et le fit souvent libérer de prison. Salaì servit également plusieurs fois de modèle pour des tableaux de Leonardo, notamment le Saint Jean-Baptiste.

Apprentissage à Rome

"Leonardo: Je t'aurais bien accompagné aux quais mais mon assistant n'est pas là pour garder l'atelier.
Ezio: Bene. Je vais le ramener.
Leonardo: J'ai bien peur que tu sous-estimes Salaì !
"
– Leonardo et Ezio à propos de Salaì, 1506[src]

Tout au long de son séjour à la Villa Auditore à Monteriggioni, à laquelle il avait été invité par Mario et Ezio Auditore, Leonardo étudia les œuvres de Pythagore. En découvrant l'emplacement de catacombes menant au Temple de Pythagore aux alentours de 1499, Salaì et lui partirent pour Rome.

Leonardo explora les catacombes pendant des années, jusqu'à ce qu'il découvre l'entrée du temple. Salaì était supposé surveiller l'atelier quand le maître était ailleurs, mais il préférait jouer aux dès au Renard Assoupi.

À cette époque, Leonardo ne cachait rien à Salaì et lui parlait librement du temple, des Fragments d'Éden, et de détails à propos de ses alliés Assassins ; une négligence qui irrita Ezio Auditore quand celui-ci l'apprit ; et qui causa également l'attention malvenue de la part des Hermétistes.

La disparition du maître

"Ezio: Ici. L'entrée des catacombes.
Salaì: Ezio. Ramenez-le moi.
"
– Ezio et Salaì après avoir trouvé l'entrée des catacombes, 1506[src]

En 1506, Ezio rendit visite à Leonardo afin d'obtenir son aide pour lui affréter un navire, et comme l'artiste ne pouvait laisser l'atelier sans surveillance, il demanda à Ezio d'aller lui chercher Salaì.

Même si cela obligea Ezio à user de sa qualité de persuasion, Salaì abandonna son jeu de dés pour suivre l'Assassin, ignorant l'insistance de ses partenaires de jeu qui exigeaient qu'il reste. Cependant, les silhouettes encapuchonnées avec lesquelles il jouait se trouvaient être des Hermétistes qui voulaient le maintenir loin de l'atelier pour laisser le temps à leurs comparses d'enlever Leonardo pour les guider jusqu'au temple.

ACB Un coup de dés jamais n'abolira 9

Ezio et Salaì arrivant à l'atelier

Devant leur échec à convaincre Salaì de rester, ils décidèrent d'attaquer l'apprenti et Ezio, même si les deux hommes parvinrent à les repousser. Ezio réalisa alors le danger que courait Leonardo, et Salaì le guida à travers les raccourcis qu'il connaissait dans le Quartier Centro, mais ils arrivèrent trop tard.

Salaì paniqua en constatant l'absence de son maître, et appela après lui, espérant qu'il se trouvait toujours à l'atelier. Ezio parvint à le calmer, et demanda à voir les découvertes de da Vinci sur les catacombes, mais Salaì ignorait où elles se trouvaient. Après avoir fouillé l'atelier sans dessus dessous, ils découvrirent un indice laissé par Leonardo au sol, Dipinti Della Villa (Les peintures de la Villa).

Salaì dirigea Ezio vers la résidence de Lucrezia Borgia, où il savait que se trouvaient les peintures de la Villa et attendit à l'atelier que l'Assassin les retrouve toutes. Bien qu'ils ne découvrirent aucune carte cachée dans les cadres, Salaì se rappela d'expériences faites par Leonardo avec de l'encre invisible, et suggéra à Ezio d'utiliser son don pour découvrit les écrits cachés.

L'Assassin copia les parties de cartes cachées dans les peintures et, en reconstituant le plan, découvrit l'emplacement du temple. Alors qu'Ezio partait, Salaì lui demanda, anxieux, de ramener Leonardo sain et sauf. De même, dès qu'il fut sauvé des Hermétistes, Leonardo demanda également comment se portait Salaì, et fut heureux de savoir qu'il était en sécurité à l'atelier.

Personnalité et caractéristiques

"Salaì: Jolie capuche. Vous êtes au service du pape Jules ?
Ezio: Ce n'est pas l’Église que je sers.
Salaì: Si vous ne servez pas Dieu, c'est que vous servez les hommes. Servez-vous les hommes, Messere ?
"
– Salaì en rencontrant Ezio, 1506[src]
Salai Ezio

Salai parlant avec Ezio.

Malgré son apprentissage auprès de Leonardo, Salaì était insouciant et dispendieux avec l'argent, parvenant même à convaincre un marchand d'acheter l'une de ses peintures en lui faisant croire qu'elle était de Leonardo, afin d'obtenir assez d'argent pour s'acheter un pourpoint. Il passait également le plus clair de son temps en dehors de l'atelier, refusant par exemple d'abandonner son jeu de dés après qu'Ezio l'eut averti que son maître avec besoin de lui.

Salaì était également plutôt badin et malicieux ; piquant délibérément Ezio lors de leur première rencontre, et essayant sans cesse d'engager la conversation même lorsque l'Assassin restait muet.

Même si Salaì volait fréquemment l'argent de son maître pour s'acheter des vêtements, il aimait beaucoup Leonardo, et était extrêmement anxieux pendant sa disparition. Les deux hommes restèrent dévoués l'un à l'autre jusqu'à la mort du maître en 1519. Leonardo légua à Salaì une partie de son vignoble et il put même garder La Joconde.

En combat, Salaì utilisait une dague, et était plutôt doué en course libre, passant fréquemment par les toits pour rentrer à la fermeture des tavernes.

Notes

  • Ezio commenta une fois que Salaì convenait parfaitement à Leonardo, et qu'il approuvait leur relation ; un commentaire qui laissa Leonardo sans réponse.
  • En 1506, Salaì ne savait pas lire et Leonardo devait lui apprendre.

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