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Assassin's Creed

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Les pages perdues étaient des documents qui furent jetés à la mer au large des Caraïbes au début du XVIIIe siècle, avant d'être récupérés par le pirate français Alonzo Batilla.

Ces pages apportaient leur lot d'informations concernant les acteurs de l'Âge d'or de la piraterie et d'autres sujets divers.

Pages

Alonzo – Le jeune loup

Le criminel Alonzo Batilla n'a toujours pas été appréhendé. Nous pensons qu'il a quitté Toulon sous un pseudonyme, à bord d'un des navires de l'amiral Cassard. Puisqu'il n'est pas revenu de l'expédition victorieuse en territoire anglais, c'est qu'il rôde toujours dans les Caraïbes.

J'ai combattu à ses côtés à Montserrat et Antigua. Il se faisait appeler autrement – Jean, je crois – mais une nuit d'ivresse, il m'a révélé s'appeler Alonzo. C'était un tireur expert et intrépide, toujours le premier à se battre. Un jour, je l'ai vu abattre une demi-douzaine d'hommes de suite.

Le butin de cette fructueuse expédition se monte à dix millions de livres. Les hommes se sont conduits de façon satisfaisante, alors même que certains étaient à peine civilisés. Sans doute reprendront-ils leur vie dépravée une fois de retour en France. Ils n'ont que meurtre et rapine à la bouche...

Nous avons été attaqués par les marins les plus dépenaillés de ce bas monde : cinq pirates si piteusement équipés qu'ils eussent à peine constitué une menace, n'eut été leur soif de sang. Tous sont morts sauf leur chef, que j'ai fait mettre aux fers. Il faut le pendre pour échauder ses compères.

Alonzo, j'ignore si tu liras un jour cette lettre, que je confie à un ami en partance demain pour les Caraïbes. Dieu seul sait s'il te trouvera, mais si c'est le cas, rentre. Mère est au plus mal ; il ne se passe pas un jour sans qu'elle demande à te voir. Parfois, elle te parle dans son sommeil.

Nous avons été avisés qu'Alonzo Batilla constitue une menace grandissante pour les honnêtes marchands de nos territoires. Ce pirate a pillé d'immenses quantités d'or et s'est acoquiné avec Samuel Bellamy ainsi qu'Olivier Levasseur. Si vous le voyez, tirez sans semonce.

La Buse – La légende

Mon amour. Depuis ton départ, ma vie n'a plus été qu'une misérable plongée aux tréfonds du désespoir. Tu m'as apporté tant de charme et de mystère que je ne peux plus songer à vivre sans toi. Demain, je quitterai Charles et me rendrai à Kingston pour y attendre ton arrivée.

Olivier Levasseur, alias La Buse ou La Bouche, est un boucanier français de renom qui officie à bord du Postillon, goélette armée de sinistre réputation. Responsable d'innombrables actes de piraterie, il doit être appréhendé à tout prix. Prenez garde toutefois, l'homme est rusé et dangereux.

Contre toute attente, Ben Hornigold et Olivier Levasseur dit La Buse se sont alliés. Malgré un équipage composé principalement de marins français émancipés, Levasseur s'est tenu à carreau. Quelqu'un a dû forcer la main de Hornigold... mais qui ?

Où pourrai-je bien aller quand j'en aurai fini ici ? En ma France natale, où je n'ai plus ni famille ni ami ? Ou bien trouverai-je quelque endroit où personne ne me connaît ? Je ne saurais dire... Ce jour n'est point encore arrivé, mais une chose est sûre : je ne ferai pas de vieux o dans ces îles.

Alonzo a prouvé qu'il avait la hardiesse des plus grands capitaines, mais Sam a changé ces derniers mois. Lui d'ordinaire si insouciant, il est comme investi d'une mission. Que nous cache-t-il ? Pour qui travaille-t-il ? Va-t-il nous trahir et garder pour lui tout notre glorieux butin ?

J'ai trouvé le meilleur moyen de soustraire mon magot aux convoitises : un ensemble de symboles et d'icônes que nul ne pourra jamais déchiffrer, encore moins en comprendre le sens. Pour cela, je n'ai besoin que d'un homme ; un esprit bien fait à qui je pourrais confier mes secrets les mieux gardés.

Bellamy – Le meneur

Une nouvelle menace se profile, que nous devons affronter toutes affaires cessantes : Samuel Bellamy, alias Black Sam, alias le Prince des pirates. Il a gravi les échelons de la piraterie avec brio, après avoir obtenu son premier navire en trahissant Henry Jennings.

J'ai à peine pris mon service sur le HMS Scarborough que je connais déjà les noms de mes cibles : Olivier Levasseur, Samuel Bellamy et un nouveau capitaine nommé Alonzo Batilla. Leurs méfaits sont si nombreux qu'ils ont perturbé nos routes commerciales et coûté des milliers de livres à la Couronne.

Nous avons appris que le pirate Benjamin Hornigold, capitaine du schooner Benjamin, a perdu le commandement de son navire : ses sympathies pour la Couronne passaient pour lâcheté aux yeux de l'équipage. Nul ne sait ce qu'il est devenu, mais gageons qu'il ne tardera point à refaire surface.

Sam. J'espère que cette lettre te parviendra. Si c'est le cas, tu peux te fier à son porteur, un individu honorable qui te sera d'une aide précieuse. Nous manquons encore d'informations sur la relique que nous cherchons, mais nous devrions recevoir des rapports d'Afrique dans les semaines à venir.

Ce rôle commence à me peser : cet accoutrement, ces rodomontades... Le Prince des pirates n'est que le pitoyable cabotinage d'un acteur vulgaire, sans talent ni panache. Et pourtant, tous paraissent mordre à l'hameçon ; plus je force le trait, plus mes propos sont parole d'évangile.

Olivier est parti et Alonzo finira par faire de même si je continue à lui mentir. Comment réagira-t-il à la vérité ? Il ne se joindra pas à moi : son âme est brute, braquée sur le sang et l'or. Mais il a fait montre de quelque promesse et l'on a vu pire homme que lui trouver rédemption parmi nous.

Jumao – Le quartier-maître

Des autochtones suspects ont été repérés au nord de notre plantation après l'évasion des esclaves. Un groupe a quadrillé la zone, en vain. Nous conseillons à tous les planteurs d'exercer la plus ferme vigilance. Les nègres marrons sont armés et très violents. L'un d'eux, en particulier, a déjà tué.

Une semaine déjà que le HMS Seaford écume les côtes, et aucune trace des esclaves assassins qui ont fui la plantation Durant. Nous sommes persuadés que ces hommes ont conduit le groupe dans une embuscade et enterré les corps, avant de s'enfoncer dans les terres pour embarquer sur la côte Sud.

L'un des nègres marrons a été retrouvé la semaine dernière, tapi dans une cave, affamé et à moitié fou, les mains et les dents rougies par les entrailles de rats. Le capitaine Rothell l'a interrogé sans ménagement, mais l'homme a refusé de répondre et est mort peu après. Son corps a été brûlé.

Notre enquête a fini par déboucher sur des informations concluantes : le chef des nègres marrons a pour nom Jumao. Originaire de l'Isla de la Juventud, il a été réduit en esclavage à l'âge de 8 ans, ainsi que ses frères et sa mère. Tâchons d'en savoir plus sur ses proches encore en vie...

La famille du planteur assassiné a offert 100 000 pièces d'or en récompense à qui rapportera la tête du nègre marron Jumao. Nous ne savons pas où il se trouve, mais on nous a signalé une recrudescence d'actes de piraterie au nord d'Hispaniola.

Le nègre marron nommé Jumao a finalement été retrouvé, mais sa capture promet d'être des plus risquées : c'est le quartier-maître d'un équipage pirate commandé par Alonzo Batilla, boucanier allié à Olivier Levasseur et Samuel Bellamy. Le capitaine Francis Hume a reçu pour ordre des les traquer.

Aaminah – La libératrice

Mère. Même si tu ne peux lire ces mots, j'ai l'impression de te parler en les couchant. Je ne sais pourquoi ils nous ont pris, mais jamais ils ne nous garderont. Je vais m'échapper, Mère, trouver un navire et rentrer. Je ne suis pas du genre à accepter mon destin. Je t'aime, Mère.

Mère. Je sais que le navire ne tardera pas à arriver. Ils vont nous vendre en place publique, comme des animaux. Nous irons au plus offrant, que nous serons forcés à appeler maître. Mais si jamais Père ne m'a fait l'appeler ainsi, nul ne saura m'y contraindre. Ce soir, nous nous battrons.

La jeune fille prénommée Aaminah a été identifiée comme étant l'orchestratrice de notre mutinerie. On lui a administré une sévère correction, mais je me suis refusé à la tuer : elle se revendra à bon prix au marché de Kingston. Autant éviter un manque à gagner.

Nombre de négriers déplorent des attaques et le vol de leur cargaison. Les marchands sont de longue date la proie des pirates, mais il était encore fort rare qu'ils s'en prissent à la traite des nègres. Ce problème aura sans doute tôt fait d'être résolu par la Royal Navy, mais d'ici-là, prudence.

Nous avons pris une poignée d'esclaves libérés sur la côte Nord de Cuba. Tous évoquent un mystérieux navire pirate dont le capitaine obéirait aux ordres d'une déesse africaine qui fait trembler d'effroi tous les négriers. L'identité de cette femme reste à établir.

En l'espace de quelques mois, plus de deux douzaines de négriers ont été attaqués ou coulés. Cette perturbation de notre commerce provoque déjà des heurts en Jamaïque et à Port-au-Prince, où les marchés aux esclaves ont dû fermer plusieurs semaines d'affilée par manque de marchandises fraîches.

Le vaste monde – Inventions et progrès

Novembre 1679. Maître Denis Papin a fait sensation devant la Royal Society. Son autoclave vapeur, un cylindre totalement hermétique, fait bouillir l'eau et cuit ainsi son contenu. Ce processus de cuisson que l'on dit « brutal » peut néanmoins fournir des observations précieuses sur la nature de nombreux éléments. Les machines à vapeur recèlent à n'en pas douter un potentiel considérable...

La faillite récente de la compagnie Plastrier et son sauvetage par les bons soins de banquiers franco-suisses (qui eurent tôt fait de la renommer « compagnie Dagincourt ») ont jeté une lumière nouvelle sur les perspectives économiques des activités verrières en France. Seuls les brevets royaux et le monopole légal octroyé par le roi ont sauvé cette entreprise.

Le travail de mon compatriote Isaac Newton ne cesse de m'étonner. Après avoir eu accès à la deuxième édition de ses Philosophiae Naturalis Principia Mathematica, je peine toujours à assimiler les idées révolutionnaires que contient cette œuvre, en particulier la loi universelle de la gravitation et son application au système monde. Passer d'une pomme aux mouvements de planètes entières du système solaire...

Pour bien entendre en quoi consiste le pouvoir politique, il faut considérer dans quel état tous les hommes sont naturellement : un état de parfaite liberté dans lequel, sans demander de permission à personne, et sans dépendre de la volonté d'aucun autre homme, ils peuvent faire ce qu'il leur plaît, pourvu qu'ils se tiennent dans les bornes de la loi de la Nature.

Les mesures de la planète Mars durant son opposition périhélique effectuées par monsieur Richer ont joué un rôle crucial dans nos estimations de la distance entre les deux planètes. Nous pensons pouvoir en déduire ipso facto la distance entre la Terre et le Soleil. En outre, monsieur Newton a confirmé une modification de la force gravitationnelle dans la zone géographique près de l'équateur...

Mon dernier voyage dans les territoires des Caraïbes, à la demande de sa Majesté le roi Louis, fut des plus mouvementés. Après quelques séjours prolongés en Guadeloupe et en Martinique, je me suis rendu à Saint-Domingue puis au Brésil, où j'ai dûment recensé plus d'une centaine de nouvelles plantes dont un spécimen sauvage de la fameuse « gousse noire » aztèque : la vanille...

Textes modernes – Témoignages d'une époque

Lecteur inoccupé, tu me croiras bien sans exiger de serment si je te dis que je voudrais que ce livre, comme enfant de mon intelligence, fût le plus beau, le plus élégant et le plus spirituel qui se pût imaginer ; mais, hélas ! je n'ai pu contrevenir aux lois de la nature, qui veut que chaque être engendre son semblable. Ainsi, que pouvait engendrer un esprit stérile et mal cultivé comme le mien, sinon l'histoire d'un fils sec, maigre, rabougri, fantasque, plein de pensées étranges et que nul n'avait conçues...

Les Levantins en leur légende / Disent qu'un certain Rat, las des soins d'ici-bas, / Dans un fromage de Hollande / Se retira loin du tracas. / La solitude était profonde, / S'étendant partout à la ronde. / Notre ermite nouveau subsistait là-dedans. / Il fit tant de pieds et de dents / Qu'en peu de jours il eut au fond de l'ermitage / Le vivre et le couvert : que faut-il davantage ?

Il était une fois un homme qui avait de belles maisons à la ville et à la campagne, de la vaisselle d'or et d'argent, des meubles en broderie, et des carrosses tout dorés. Mais par malheur, cet homme avait la barbe bleue : cela le rendait si laid et si terrible, qu'il n'était ni femme ni fille qui ne s'enfuît de devant lui. Une de ses voisines, dame de qualité, avait deux filles parfaitement belles...

Adam et Eve laissèrent tomber quelques naturelles larmes, qu'ils essuyèrent vite. Le monde entier était devant eux, pour y choisir le lieu de leur repos, et la Providence était leur guide. Main en main, à pas incertains et lents, ils prirent à travers Eden leur chemin solitaire.

Ceux qui sont accoutumés à juger par le sentiment ne comprennent rien aux choses de raisonnement, car ils veulent d'abord pénétrer d'une vue et ne sont point accoutumés à chercher les principes. Et les autres, au contraire, qui sont accoutumés à raisonner par principes, ne comprennent rien aux choses de sentiment, y cherchant des principes et ne pouvant voir d'une vue.

L'infamie est pareille, et suit également / Le guerrier sans courage et le perfide amant. / À ma fidélité ne faites point d'injure ; / Souffrez-moi généreux sans me rendre parjure ; / Mes liens sont trop forts pour être ainsi rompus ; / Ma foi m'engage encor si je n'espère plus ; / Et, ne pouvant quitter ni posséder Chimène, / Le trépas que je cherche est ma plus douce peine.

Les légendaires – Les seigneurs des mers

Malgré le piteux état général de la marine française au tournant du 18e siècle, certains bâtiments construits durant la glorieuse période expansionniste de Louis XIV écumaient toujours les mers pour protéger les routes commerciales très lucratives menant aux Caraïbes. Construit en 1707 à Toulon, l'Amazone était un brick rapide et maniable qu'escortaient souvent des navires plus petits.

Ce galion portugais à la coque bardée de plomb et de fer était une forteresse flottante imprenable, chargée de protéger les navires marchands. Bâtiment parmi les plus imposants d'une flotte à la dérive, le Princesa Do Céu avait pour mission cruciale de préserver la cohésion de l'Empire portugais en assurant le lien entre toutes ses colonies.

Ces négriers bien armés convoyaient les esclaves du Sénégal et du Whydah à destination des Caraïbes, pour répondre à la demande de main-d'œuvre des plantations. Durant l'Âge d'or de la piraterie, les nombreux négriers profitant de l'essor du commerce triangulaire étaient devenus une cible de choix pour les pirates ; aussi certains marchands avisés avaient-il recours à des convois de type militaire pour protéger leurs investissements.

Ce galion de la Flotte des Indes était doté d'ornements parmi les plus somptueux de l'Empire espagnol. Converti en cuirassé durant la guerre de Succession d'Espagne, ce gigantesque navire triompha d'innombrables bâtiments britanniques avant de patrouiller les Caraïbes pour se tailler la part du lion aux Amériques.

Construit dans les chantiers navals de Vlissingen, ce cuirassé de 72 canons symbolisait toute la richesse et la puissance des Provinces-Unies au crépuscule de leur Âge d'or. Authentique chef-d'œuvre d'ingénierie et d'esthétisme, le William Rex était l'incarnation du progrès et de l'ambition de cet empire maritime en perpétuelle expansion.

Ces navires de ligne de quatrième rang de la Royal Navy ont été envoyés secrètement dans les [Caraïbes pour protéger des marchandises de valeur et escorter les émissaires en mission confidentielle au Nouveau Monde. Voguant de concert, l'un jouait souvent les appâts pour attirer ennemis et pirates, après quoi l'autre fondait sur sa proie pour la prendre en tenaille.

L'épave – Secrets de La Buse

Mon ami. Que de nouvelles depuis notre séparation. Je crois que notre ruse a fonctionné, mais me voilà traqué. Le Whydah est un navire exceptionnel, bardé de canons qui nous ont assuré maintes prises... mais je me retrouve prisonnier de ce personnage que je me suis créé, de ce capitaine intrépide. Mes hommes ont beau être heureux, je sais que notre sillage nous mènera à notre perte. Quand l'heure viendra, ils seront sans pitié.

Ceci est ma première et dernière lettre. Tu es parti sans un mot, même pour ta mère. La cruauté de ce geste me pèse, mais le temps a émoussé ma colère et m'a fait voir le sens profond de ton exil. J'espère que tu trouveras ce que tu cherches ; ce n'est pas l'argent, ni l'amour, car tout cela tu l'avais quand tu étais parmi nous. J'imagine que tu cherches autre chose que nous n'avons pas été en mesure de t'offrir. La promesse de l'aventure...

Ont été dûment chargés ce jour par John M. Barnes & Cie, sur et à bord du sloop nommé Postillon, commandé pour le pleine durée du présent voyage par Olivier Levasseur, et présentement amarré au port de Londres en partance prochaine pour les côtes africaines : 40 livres de farine, 51 pains de sucre, 20 barils de rhum de Nouvelle-Angleterre, 30 caisses de bougies ; 25 barriques de riz, 1 800 bottes d'oignons...

Je songe à faire usage de notre trésor, de ce fragment d'Éden comme l'appelait Bellamy ; mais j'en viens à redouter ce qu'il adviendra si je m'en sers... Un objet assez puissant pour contrôler l'esprit des hommes. Il ne sera plus nécessaire de se battre, de courir des risques ni de sacrifier les vies de mes hommes. Tout navire de tout tonnage et arsenal m'appartiendra... Pourquoi me priver de pareil instrument ? Pourquoi le dissimuler ?

À la place des anciens Nobles, il vient de nouveaux Nobles qui tirent leur origine de la faveur de la Cour & des Finances. Ces Gens achètent & possèdent toutes les plus belles terres du Royaume & exercent sur les anciens gentilshommes une espèce d'Empire Despotique. Quand ils viennent à la Campagne passer quelques mois, toute la noblesse de Paris rampe devant eux...

Nous ne sommes pas en sécurité à Nassau. Le berceau de la république pirate n'a certes pas à subir l'influence de l'Espagne, de l'Angleterre ni de la France, mais un autre ver s'est immiscé dans la pomme : les Templiers. Ces hommes qui traquent Bellamy, qui recherchent notre trésor... tapis dans l'ombre pour mieux prendre le contrôle de la planète. Ils sont partout, dans les armées et les empires, mais aussi parmi les pirates...

Barbe-Noire – Prodigieux butin

Mon voyage naval de la Havane à New York aura été écourté par l'attaque de pirates. Bien que mon sloop ne transportât aucune marchandise précieuse, notre cargaison de farine fut saisie dans son intégralité – 120 barils – par un étrange duo de boucaniers : l'un grand, élégant et visiblement peu dangereux, tandis que l'autre mettait un point d'honneur à traumatiser jusqu'au dernier passager...

Plusieurs pirates se sont aventurés dans les régions côtières des Carolines, en quête d'un port d'attache au calme : la région est en effet naturellement hospitalière pour les pirates de par ses innombrables criques et anses cachées. Mais ce n'est pas tout : Charles Eden, son gouverneur, y aurait cautionné les activités pirates en échange d'une part du butin...

Les activités du capitaine pirate Edward Thatch, récemment surnommé Barbe-Noire, ont éveillé notre attention. Accompagné d'autres pirates, il a pris un bastion à Nassau et contrôle désormais des routes maritimes d'envergure reliant la Jamaïque à New York. Il recueille en outre les rapports des marins et marchands dévoyés qui fréquentent Harbor Island et les quatre coins des Caraïbes...

Le navire ayant subi de lourdes avaries, je n'ai d'autre choix que de demeurer dans la baie de Chesapeake. Vu le moral et la santé de mon équipage, sans parler des réparations nécessaires, je ne peux me permettre une confrontation directe avec les navires pirates qui écument actuellement les environs. La destruction pure et simple du HMS Shoreham ne servirait guère les intérêts de la Couronne.

Il devient de plus en plus évident qu'à Nassau, un nombre croissant de pirates expriment leur soutien indéfectible à Jacques III, héritier autoproclamé des Stuart, actuellement en exil en France. Il se murmure même que la république de Nassau aurait établi de solides liens avec les jacobines d'Angleterre pour s'assurer des contrats de corsaires juteux à la destitution du roi George.

La capture et l'exécution imminente de neuf pirates appartenant à l'équipage de Sam Bellamy ont rendu furieux les frères de la côte. Des rumeurs font état d'une expédition visant à faire évader les détenus de Boston. L'empire a-t-il donc sombré si bas qu'une bande de loqueteux indisciplinés peut s'enhardir au point de contester l'autorité du roi et d'en profaner tous les symboles ?

Hornigold – Le pionnier

Pendant la guerre de Succession d'Espagne, New Providence fut mise à sac à plusieurs reprises par les forces espagnoles et françaises qui, non contentes d'en voler les richesses et les esclaves, chassèrent la population dans les bois ou hors de l'île. Au lendemain du conflit, la nature avait pour ainsi dire repris ses droits sur les Bahamas...

Il est désormais établi que le capitaine pirate Benjamin Hornigold débarqua à Nassau en l'an de grâce 1713, dans le courant de l'été. L'île était alors quasi abandonnée et non soumise à la tutelle de la Couronne. Bien vite, Hornigold insuffla une vie nouvelle à cette colonie sur le déclin. Son équipage toujours croissant et lui-même prenaient la mer à bord de periaguas – les pirogues locales – pour traquer les navires de ligne...

La démographie de Nassau, ville pirate en permanente expansion, se chiffre à présent en centaines. La colonie naissante d'Hornigold s'est muée en opération de grande envergure, dotée de ramifications commerciales couvrant toutes les Caraïbes. Nous estimons que le gang d'Hornigold est aujourd'hui le plus vaste et le plus soudé de la région. Tous obéissent aux mêmes codes et échafaudent leurs attaques à l'avenant...

Ceci est une liste non exhaustive de tous les capitaines pirates actuellement en activité à Nassau : Benjamin Hornigold, Edward Teach, John Martel, Christopher Winter, Christopher Condent, James Fife, Nicholas Brown, Alonzo Batilla, Paul Williams, Olivier La Bouche, Edward England, Major Penner, Thomas Cocklyn, Charles Vane, Edward Kenway, Stede Bonnet, Howell Davis, Jack Rackham et Anne Bonny.

Après avoir fait main basse sur le butin de Jennings, Samuel Bellamy et Paulsgrave Williams rattrapèrent Hornigold à l'ouest de Cuba, dans l'intention de solliciter sa protection au prétexte de l'inimitié entre Hornigold et Jennings. Bellamy lui fit forte impression puisqu'en le rencontrant, Hornigold le nomma capitaine d'un navire fraîchement capturé, le Marianne. Ainsi naquit l'un des plus grands équipages pirates de toutes les sept mers.

Depuis son accession aux plages de Nassau, le capitaine pirate Benjamin Hornigold a imposé un corpus de règles faisant office de code inviolable pour tous les pirates sous ses ordres. Parmi ces règles, la plus controversée tient à l'interdiction absolue d'attaquer et de piller les navires britanniques. Hornigold a beau être devenu un boucanier impie, il n'en reste pas moins fidèle sujet de la Couronne...

Vane – Le sauvage

Le 28 août de l'an 1712, un effroyable ouragan frappa la ville de Port Royal et provoqua une catastrophe aux proportions bibliques. Plus de cinquante bateaux étaient à quai quand commença la tempête. Face aux vagues de vingt pieds qui dévastaient les navires et aux vents infernaux qui rasaient la ville, plus d'un millier de marins et d'esclaves périrent. Il se murmure que le jeune pirate Charles Vane faisait partie des survivants...

Trois ans après l'ouragan qui dévasta Port Royal, Charles Vane hantait toujours les quais en quête de travail. Il finit par attirer l'attention d'Henry Jennings, investi du commandement du Barsheba, navire de 8 canons et 80 hommes qui devait intégrer la flotte corsaire du gouverneur Hamilton. Alors qu'ils s'apprêtaient à appareiller, une nouvelle troublante se répandit : la Flotte des Indes s'était retrouvée prise au piège d'une tempête...

Nous nous réveillâmes au son des tambours. Les hommes se mirent en rang derrière le banc de sable érigé pour défendre notre camp. Trois compagnies marchaient en cadence, chacune précédée d'un tambour et d'un porte-étendard. 150 hommes, trois fois notre nombre ; corsaires, chiens malades et autres pirates que l'odeur du sang et de l'or avait tout excités. J'allai à leur rencontre, mais dus bien vite révéler l'emplacement des épaves...

Henry Jennings a constitué le groupe de pirates le plus effroyable et cruel de toutes les Caraïbes. Sa flotte corsaire accréditée par le gouverneur corrompu Hamilton s'est muée en horde barbare qui s'acharne sur les épaves de la Flotte des Indes. Nous avons identifié parmi eux un individu particulièrement sauvage : un Anglais nommé Charles Vane. En bien des occasions, il s'est autoproclamé chef et a suscité d’indicibles actes de barbarie.

Déjà capturé et dépouillé de ses biens les plus précieux par Bellamy, le Sainte-Marie fut à nouveau pillé au port de New Providence. Tandis que Jennings était à terre, affairé à se saouler et courir la ribaude, un groupe de pirates conduit par Charles Vane aborda le navire et fit main basse sur une grande partie du butin restant, qu'ils se répartirent sur la plage de Hog Island avant de reprendre la mer en direction des épaves espagnoles...

Depuis son accession aux plages de Nassau, le capitaine pirate Benjamin Hornigold a imposé un corpus de règles faisant office de code inviolable pour tous les pirates sous ses ordres. Parmi ces règles, la plus controversée tient à l'interdiction absolue d'attaquer et de piller les navires britanniques. Hornigold a beau être devenu un boucanier impie, il n'en reste pas moins fidèle sujet de la Couronne...

Condent – L'ambitieux

Les activités observées récemment dans le secteur de Nassau ont de quoi inquiéter. Cette République de bric et de broc et la hiérarchie barbare qui font loi dans les parages ont engendré un pirate d'un genre nouveau : ambitieux, cupide, détourné du droit chemin par les perspectives d'enrichissement du pillage...

Depuis quelques mois, j'ai eu l'occasion d'observer et même de participer à l'administration de la République pirate de Nassau. En l'absence d'Hornigold, un visage nouveau s'est imposé parmi la foule de pirates hargneux : un jeune home rasé de près et étonnamment éloquent nommé Christopher Condent. Comment individu si raffiné a-t-il pu échouer en pareil lieu ?

La République de Nassau évolue peu à peu. Ce qui n'était à l'origine qu'une joyeuse association de pirates sans chef se mue progressivement en organisation hiérarchisée, toute dédiée à un unique objectif : l'optimisation des profits grâce à une organisation méticuleuse des pillages. Timonier de cette nouvelle force, Christopher Condent propage une mentalité nouvelle. Car certains hommes s'intéressent plus à la richesse qu'à la liberté...

Monsieur Thompson, comprenez bien que les rouages de notre commerce ont changé. Le gros des profits échoue désormais entre nos mains. Votre incapacité récurrente à respecter ces règles ne peut qu'entraîner des conséquences dramatiques pour vous-même et les habitants de Harbor Island. Tâchez de vous en souvenir lorsque vous diviserez les bénéfices de nos pillages...

Mère, c'est avec soulagement que j'écris cette lettre, répit bienvenu face au chaos de mes nouveaux frères. Les pirates sont des hommes vaillants, courageux pour la plupart, mais ils ne comprendront jamais la marche vraie du monde : c'est le commerce qui pousse les hommes de l'avant, les unit dans la paix et les soumet durablement à l'autorité. Les parasites pilleurs que nous sommes ne saurions espérer survivre à l'avancée du temps...

... de même que nous ne pouvons adapter le monde à nos besoins égoïstes. Les pirates ne créent aucune richesse ; ils la volent et la dépensent en rhum et en garces. Sommes-nous donc si différents des hordes mongoles qui chassèrent nos ancêtres des plains orientales ? Non, Mère. Et comme eux, nous périrons sous les attaques des civilisés. Mais pas moi. Non... Je ne serai pas là pour assister à la chute.

Exploration – Passage du Nord

Poursuivant leur exploration vers l'Occident, les Vikings prirent le large à l'ouest du territoire appelé Groënland, afin de trouver de la nourriture et de nouvelles opportunités commerciales auprès des colonies inuits. Hélas, la baisse progressive des températures mit un terme à ces expéditions.

... habilité à sillonner tout pan, région ou côte des mers orientale, occidentale et septentrionale, sous nos bannières, étendards et enseignes, avec cinq navires ou bâtiments et autant de marins qu'il le souhaite – pourvu qu'il en assume seul les frais – dans le but de découvrir, explorer et cartographier les îles, pays, régions ou provinces païens et infidèles qui, partout dans le monde, demeurent encore inconnus de la Chrétienté.

Jacques Cartier arpenta chaque pouce du Saint-Laurent dans l'espoir qu'il lui fasse traverser le continent américain pour atteindre la Chine. Cartier était à ce point convaincu d'avoir atteint l'Asie que quand il parvint dans une zone de rapides, il les baptisa "Rapides de Lachine". Or ils n'étaient situés qu'à l'emplacement de l'actuelle Montréal, bien loin de la Chine...

Munk prit le large avec 65 hommes sur deux navires, le Unicorn et le Lamprey. Sa mission officielle était de découvrir le passage nord-ouest menant aux Indes, mais après avoir traversé le détroit de Davis et la baie de Frobisher, il demeura bloqué tout l'hiver aux portes du détroit d'Hudson. Le froid, la famine et le scorbut emportèrent la quasi-totalité de son équipage. À son retour, il n'y avait que deux hommes à bord.

Après avoir bâti Fort Conti à l'embouchure de la Niagara, sur le lac Ontario, René-Robert Cavelier, Sieur de la Salle construisit le Griffon près de Cayuga Creek et embarqua le 7 août 1679. Son ambition : faire route vers le septentrion pour trouver le passage du Nord. Hélas, après avoir mouillé dans la Baie des Puants pour charger une cargaison de fourrures, le Griffon disparut sans laisser de trace...

Si nous parvenions à trouver une route maritime transarctique longeant la côte nord du continent américain, nos affaires en sortiraient grandies : Atlantique et Pacifique seraient alors sensiblement plus faciles à relier par rapport aux routes qu'utilisent actuellement les navires de notre Majesté.

Thompson – Le marchand

L'armada espagnole et les forces d'invasion ayant négligé d'octroyer la moindre protection aux quelque 200 habitants d'Harbor Island, ceux-ci ont décidé d'accueillir les pirates dans le confort de leur avant-poste. Non contents de constituer un afflux de capitaux, les boucaniers ne manqueront pas de protéger ce maillon économique crucial face à toute velléité espagnole...

Mister Thompson, notre vénérable établissement a eu vent de votre commerce florissant avec les flibustiers et pirates sans foi ni loi de toutes les Caraïbes. Il ne s'agit plus de simples rumeurs que notre honorable banque peut balayer du revers de la main. Malgré les sommes colossales que vous déposez dans nos coffres, je suis au regret de devoir mettre fin immédiatement à notre collaboration...

Les pirates eux-mêmes m'ont souvent assuré que sans l'aide des marchands qui leur apportaient vivres et munitions sur demande, jamais ils n'auraient acquis la puissance et la notoriété qui sont aujourd'hui la leur.

La situation géographique d'Harbor Island, par rapport aux autres îles des Bahamas et aux colonies d'Amérique continentale, a joué un rôle déterminant dans le développement de l'immigration et du commerce maritimes au XVIIe siècle. Malgré sa relative petitesse, cette île a vocation à occuper une place encore plus centrale dans le commerce des pirates.

Maintenant que ma fille a épousé John Cockram, l'ancien second du chef pirate Benjamin Hornigold, j'ai noué des liens étroits avec toute la fratrie de la côte. La revente de leurs rapines en Nouvelle-Angleterre s'annonce très lucrative, de même que les ventes potentielles de biens étrangers dans le port lointain de Nassau. Le sucre, pour ne parler que de lui, devrait rapporter une somme rondelette...

Thompson, vous avez mené grand train à grand renfort de profits faciles, tandis que mes frères et moi prenions tous les risques. Maintenant que vos affaires connaissent une fin brutale, je vais veiller à vous faire payer le prix de tout le sang versé pour arrondir votre bourse. Je vous somme de me remettre la moitié de votre or. Refusez et je deviendrai plus gourmand...

Woodes Rogers – Le chasseur

La proclamation de Sa Majesté le roi George Ier, enjoignant à la clémence envers les actes de piraterie, autorise tous les gouverneurs coloniaux et associés à gracier les pirates. Son objectif premier est de rétablir le commerce dans les Mer des Caraïbes|Caraïbes et de prévenir les pertes de biens futures, mais aussi de forcer les irréductibles pirates à quitter les lieux pour ne jamais y revenir.

Nos difficultés financières seront manifestement réglées par votre entreprise actuelle, mais nos créanciers s'obstinent à nous refuser tout sursis de paiement. Que faire ? Je ne peux les apaiser en faisant la sourde oreille d'ici à votre retour, que j'espère rapide. Ils ont déjà exigé une importante part de vos gains dans les Bahamas...

Décision a été prise d'octroyer une partie des bénéfices de la colonie à notre société pour gérer les Bahamas et en chasser les pirates qui l'occupent. Les Lords propriétaires nous ayant accordé vingt-et-un ans de bail, je n'aurai aucun mal à rembourser mes prêts dans les années à venir : une fois pacifiées, les Bahamas généreront des bénéfices solides et réguliers.

... vous rappeler que sa Majesté le Roi nous a chargés d'éliminer toute présence pirate dans la zone et de rétablir l'ordre, pilier de notre civilisation. Quant à moi, je vous ordonne de capturer et d'emprisonner tout homme soupçonné de piraterie, pour lui proposer un choix on ne peut plus simple : accepter la grâce royale et vivre en honnête sujet, ou affronter la potence.

Votre mission actuelle dans les Bahamas est cruciale pour l'Ordre. Nous devons impérativement rétablir le commerce et éradiquer les derniers foyers d'Assassins encore présents aux Caraïbes, mais notre quête de l'Observatoire et du fragment d'Éden volé à Laurens Prins doit demeurer votre priorité durant tout votre séjour...

La mort de mon quatrième enfant et la séparation avec ma femme ont prélevé sur moi un lourd tribut. Je ne tolérerai pas un autre échec aux Bahamas. L'Ordre récompensera grassement mes efforts, mais la simple perspective de profit de ne suffit pas : mon succès à Nassau m'ouvrira les portes de la Chambre des Lords et fera de moi l'un des hommes les plus puissants de l'Empire. Alors seulement, mon rôle dans cette affaire aura...



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