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Lettres d'Élise

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Lettres d'Élise de la Serre

Les lettres d'Élise sont des lettres rédigées par celle-ci dans lesquelles elle s'adresse à Arno Dorian.

Arno les gardait en souvenir sur une table de sa chambre, au café-théâtre, sur l'île Saint-Louis.[1]

Contenu

Dans ses lettres, Élise donne ses impressions et ses sentiments à Arno sur son entrée dans la Confrérie et d'autres événements depuis le meurtre de son père, François. Elle va même jusqu'à lui reprocher d'être parti chez les Assassins. Elle lui exprime aussi son ennui qu'elle ressent à Paris. Elle dit aussi à Arno que sa demeure lui manquait mais surtout, le bon vieux temps où elle vivait joyeusement avec son père et Arno. Élise raconte ce qu'elle a ressenti lors de ses retrouvailles avec Arno.[1]

Avant de partir affronter le Grand Maître François-Thomas Germain au Temple, elle rédigea deux dernières lettres à son amant. Une troisième était adressée à Bernard Ruddock, un Assassin britannique à qui elle souhaitait pardonner la tentative de meurtre de sa mère Julie, dont l'échec l'avait radié de la Confrérie. Élise espérait profiter de ses liens avec Arno pour faire réintégrer Ruddock aux Assassins.[2]


Paris
23 septembre, 1788

Mon cher Arno, Je n'aurais jamais cru autant m'ennuyer a Paris. Imagine-toi : je suis dans la plus grande ville du monde, mais contrainte a écouter des leçons du matin au soir. C'est encore pire que l'hiver que nous avons passé à Strasbourg. T'en souviens-tu ? Il a neigé pendant toute une semaine, nous ne pouvions quitter la maison et tous les livres de la bibliothèque étaient en allemand... Nous avons réussi à faire croire au cuisinier que la maison était hantée par un jeune prince franc... Le pauvre homme ne quittait plus sa cuisine sans son rosaire et son bréviaire.

Ces jours me manquent. Ce que j'apprends auprès des amis de père est... Ma foi, j'aimerais pouvoir t'en dire plus. Un jour, peut-être, et de vive voix. Il n'empêche que nos journées me manquent. La maison me manque. Et toi aussi. La prochaine fois que père viendra à Paris, persuade-le de t'emmener.

Bien à toi, comme toujours,
Élise

Mon cher Arno,

Je t'avoue que je ne sais pas par où commencer. "J'ai été heureuse de te revoir" sonne creux, c'est un néant incapable de transcrire la force des sentiments qui m'assaillent. Et pourtant, je suis heureuse...heureuse que les Assassins ne t'aient pas entièrement transformé. J'imagine que je ne devrais pas m'en étonner. Tu ne t'es jamais laissé facilement éblouir.

Il semble que nos quêtes respectives visant à retrouver le meurtrier de mon père soient toutes deux dans l'impasse. Ensemble, peut-être pourrons-nous accomplir ce qu'aucun de nous n'est parvenu a réaliser seul. Il m'est agréable de penser qu'après tout ce temps, nous restons toujours plus forts ensemble que séparés.

Bien à toi,
Élise

Oh, Arno, qu'as-tu fait ? Je sais que nous ne sommes pas quittés dans les meilleures termes, mais rejoindre les Assassins ? Mon père ne t'as pas tenu éloigné d'eux sans raison. Leur crédo est comme le vin : surprenant et agréable à la première gorgée, à petite quantité, il fait paraître la vie plus supportable, mais avec chaque nouvelle dose, il te plonge dans la folie et l'anarchie.

Nul doute qu'ils t'ont déjà empli le crâne de terribles récits au sujet des Templiers. Nous ne cherchons qu'à asservir l'humanité et à placer la terre entière sous notre coupe. Tu connaissais mon père, et tu me connais...Je ne peux qu'espérer que cela suffise à te faire rejeter ces mensonges. Mon Ordre s'est retourné contre moi, et je me retrouve traquée par ceux que je pensais être me amis. Si tu m'abandonnes aussi, je ne m'en remettrais pas.

Pense à moi et veille sur toi,
Élise

Mon très cher Arno,

Je peine à appréhender tous les changements des trois dernières années... Jusqu'où nos parcours nous ont menés... J'ai parfois craint que nos chemins nous éloignent à jamais ou, au contraire, nous opposent comme les amants maudits d'une pièce de théâtre à trois sous. Nous ne sommes certes plus les inséparables effrontés de jadis, mais nous ne serons jamais des étrangers l'un pour l'autre.

Que deviendrons-nous quand tout ceci sera fini, quand Germain gira à nos pieds, quand mon père aura enfin trouvé le repos ? Mentor des Assassins et Grand Maître des Templiers ? Sera-ce la continuité des vieilles traditions ou l'avènement d'une ère nouvelle ? Façonnerons-nous l'avenir du monde ou nous retirerons-nous à la campagne pour élever des chèvres ? (Je t'imagine en pâtre ; je suis sûre qu'aucune chèvre ne t'échapperait.)

J'ignore ce que nous apportera demain, ni même les mois et les années à venir. Tout ce que je sais, c'est que nous resterons Arno et Élise, et j'en suis heureuse.

Je t'aime,
Élise

Mon amour,

Tu dors tandis que j'écris ces lignes. Si la lumière te réveillait, il me faudrait m'expliquer, mais pour l'instant, tu sommeilles paisiblement. Demain sera le grand jour... L'aboutissement de cinq longues années, le jour de notre vengeance. Pourquoi ne parviens-je à faire taire la part de moi qui craint de te voir fléchir au moment décisif ?

Redouté-je que tu aies moins aimé mon père que moi ou douté-je de ta résolution à porter le coup fatal ? Ni l'un ni l'autre, semble-t-il. Je crains plutôt qu'après avoir déjà tant perdu, tu ne puisses supporter l'idée de perdre davantage. Je crois que tu laisserais Germain régner sur la France si tu pensais que cela pouvait me "sauver".

Ai-je jamais eu besoin d'être sauvée ? T'ai-je jamais laissé penser que j'accepterais d'être redevable envers un sauveur ? Mon sort n'appartient qu'à moi. Et je suis seule maître de mes choix.

Si nous revenons saufs tous les deux, je brûlerai cette lettre. Si tu la lis en cet instant, c'est que j'aurai fait mon choix au Temple. Sache que je l'aurai fait sans remords, et n'en assume pas le fardeau. Sois en paix, mon amour, et suis le chemin que tu te seras choisi.

Avec tout mon amour,
Élise

Ruddock,

Pardonnez-moi l'absence de formules de politesse, mais je crois avoir fait le point sur mes sentiments à votre égard, et les voici : je ne vous aime pas beaucoup. J'en suis désolée, et je comprends que vous trouviez cette entrée en matière bien impolie mais, si vous lisez ceci, soit vous avez ignoré mes instructions, soit je suis morte, auquel cas aucun de nous deux ne devrait se fatiguer avec l'étiquette.

En dépit de mes sentiments à votre égard, j'apprécie vos tentatives de racheter vos actes, et j'ai été touchée par votre loyauté. C'est pour cette raison que je vous demande de montrer cette lettre à Arno Dorian, un Assassin lui-même, en espérant qu'il verra cela comme mon assurance que vous avez changé. Toutefois, puisque je crains que les paroles d'une Templière morte ne soient pas suffisantes pour vous attirer les bonnes grâces de la Fraternité, j'ai autre chose pour vous.

Arno, je te prierais de bien vouloir donner à monsieur Ruddock les lettres dont je vais parler, afin qu'il puisse s'en servir pour s'attirer les faveurs des Assassins, dans l'espoir d'être accepté au sein du Credo de nouveau. Monsieur Ruddock saura que cela illustre la confiance que je lui porte, que la tâche sera accomplie sans délais et, pour cette raison, ne nécessitera pas d'être surveillé.

Arno, le reste de cette lettre est pour toi. Je prie pour revenir de mon affrontement avec Germain et pour pouvoir récupérer cette lettre auprès de Ruddock, afin de la déchirer et de ne plus y penser. Mais si tu la lis c'est que, premièrement, ma foi en Ruddock a payé, et deuxièmement, je suis morte.

J'ai tant de choses à te dire depuis la tombe et, pour cela, je te lègue mes journaux, dont tu trouveras le plus récent dans ma sacoche, les autres étant dans une cachette avec les lettres dont je parle. Si, en fouillant le coffre, tu parviens à la triste conclusion que je ne cache aucune des lettres que tu m'as envoyées, sache que la raison peut en être trouvée dans les pages de mes journaux.

Tu trouveras également un collier, qui m'a été offert par Jennifer Scott.

[...]

Maintenant, bien sûr, je gis au cimetière des Innocents, et je suis avec mes parents, près de ceux que j'aime.

Toutefois, celui que j'aime le plus, Arno, c'est toi. J'espère que tu comprends à quel point. Et j'espère que tu m'aimes aussi. Et pour m'avoir accordé l'honneur de connaître une si belle émotion, je te remercie.

À toi,
Élise

Très cher Arno,

Si tu lis ceci, c'est soit que ma foi en Ruddock était justifiée, soit que son avidité l'a emporté. Quoi qu'il en soit, si tu lis ceci, tu as mes journaux.

Je pense qu'après les avoir lus, tu me comprends un peu mieux, ainsi que les choix que j'ai faits. J'espère que tu verras que je partageais tes espoirs d'une trêve entre Assassins et Templiers, et pour cela j'ai une dernière requête à t'adresser, mon amour. Prends ces principes et porte-les à tes Frères du Credo, fais-leur honneur. Quand ils te diront que tes idées sont futiles et naïves, rappelle-leur que toi et moi avons prouvé qu'il est possible de surmonter des différends de doctrine.

Fais cela pour moi, Arno. Et pense à moi. Tout comme je penserai à toi, jusqu'à ce que nous soyons réunis.

Ta bien-aimée,
Élise.

Note

  • Les documents présents sur l'image de la base de données des lettres d'Élise sont en réalité des copies de la missive écrite par Marie-Joseph Chénier à Robespierre, dans lequel il l'implora d'épargner son frère, le poète André Chénier, emprisonné à Saint-Lazare. Cette lettre fut d'ailleurs récupérée par Arno, lorsqu'il cherchait à discréditer Robespierre, dans la mémoire "L'Être suprême".



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