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Assassin's Creed

Fanfiction: Kai su teknon

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Nota bene: Avant toute chose, je tiens à préciser que ce qui suit est une fanfiction/théorie. C'est-à-dire que cette fanfiction est ma théorie concernant Assassin's Creed: Empire, élaborée le 26 août 2016. Je suis ouvert à toute discussion et échange, et si vous souhaitez proposer votre propre théorie, n'hésitez pas ! Bonne lecture à vous.

« Salut, Initié. »

La voix de Bishop fut la première chose que j’entendis me connectant à Helix. En deux ans, j’avais tenté à plusieurs reprises de me reconnecter, afin d’avoir des nouvelles de Bishop et des Assassins ; surtout après ce que j’avais vu il y a deux ans, quand ils étaient à Londres. Mais jamais depuis, je n’avais été contacté. J’en suis venu à croire qu’ils m’avaient oublié. Mais n’était-ce pas mieux, après tout ?

En pensant aux risques que j’encourais, il est vrai que je n’aurais peut-être pas dû me réjouir d’entendre la voix de Bishop. N’oublions pas qu’il s’agissait là de faire la nique à la plus grande société au monde ; le genre de choses courant généralement à la mort. Or, qui étais-je ? Seulement un anonyme qui, au détour d’une connexion à Helix, s’était retrouvé embarqué dans une affaire dont il ne soupçonnait pas l’existence. J’étais « devenu » un Assassin, et avais découvert toutes les magouilles d’Abstergo.

Alors, dans ces conditions, je fus heureux d’entendre Bishop, même si je savais déjà que, comme à l’accoutumée, tout ça serait très bref.

« Tu te souviens de nous ? continua-t-elle. Désolé pour les deux ans de silence. On a été obligé de se planquer pendant le temps qu’on a jugé nécessaire. Pendant ce temps, nos agents ont été plutôt actifs. Notre cible est le labo du docteur Álvaro Gramática. Nos meilleurs éléments ont été placés sur cette mission. Tu vas les aider. »

À ce moment-là, j’ai frémi malgré moi. Je risquais ma vie (car à n’importe quel moment, Abstergo avait les moyens de me retrouver et de me liquider), mais ça me plaisait. J’aime le risque. J’aurais très bien pu dire non, mais au point où j’en étais, j’ai préféré accepter. Bishop se tourna vers on ordinateur et me mit en liaison avec une caméra, dont le nom était "Siobhan". Quelqu’un la portait dans sa main.

« Comment ça marche, ce truc ? dit-il »

Après l’avoir tourné vers lui, je reconnus l’inoubliable Shaun Hastings, qui avait troqué sa veste blanche et son pantalon couleur moutarde pour une chemise à carreaux légère et un turban. À ses côtés se trouvait la non moins inoubliable Rebecca Crane, alias Becs, et elle aussi avait changé. Elle ne portait plus son bonnet, mais avait toujours son casque autour du cou, et une tenue légère, noire. Mais, plus que tout autre changement : elle était désormais en fauteuil roulant.

Comme pour me rassurer, Shaun s’exclama :

« Ah ! Comment ça va, Bishop ?

-Vous êtes bien arrivé au point de rendez-vous ? demanda-t-elle

-Ouais, répondit Becs, et mieux que ça. »

Shaun tourna sa caméra vers sa gauche, afin de montrer – à mon plus grand étonnement – des pyramides. Il devait faire une chaleur de plomb, car un grand soleil rayonnait.

« Et devine quoi, Bishop ? lui dit Shaun. Le mouchard qu’on a placé dans l’ordinateur d’Isabelle Ardant fonctionne encore.

-Parfait. Vous avez accès aux mémoires génétiques d’Amunet ?

-Oui. Tu pourras mettre ton Initié sur le coup.

-Très bien. On reste en contact, termina Bishop. »

L’image disparut, et je vis de nouveau Bishop. Elle avait l’air attristée.

« Je suis navrée de voir Rebecca dans cet état-là. (Elle soupira) Au moins elle est en vie. Bref. Tu vas revivre les mémoires génétiques d’Amunet, une Assassin égyptienne du Ier siècle avant Jésus-Christ. Il faut que tu localises un Ankh, un autre fragment d’Éden sur lequel les Templiers comptent beaucoup. Cette fois, nous devons impérativement le trouver avant Abstergo. Ce serait l’aboutissement du projet Phénix ! La survie de la Confrérie en dépend. On compte sur toi. »

On peut dire que je ne manquais pas de pression…

Trois silhouettes encapuchonnées, membres du Liberalis Circulum, étaient assises autour d’une table ronde. Les mains jointes, la tête baissée. Tous attendaient la même nouvelle, qui devait venir d’un instant à l’autre. Dans la pièce sombre, où seules des bougies aux trois quarts consumées permettaient d’y voir, on ne distinguait que la tension. Après tout, pour un tel événement, c’était de circonstance.

Nous étions aux Ides de mars, de l’année que Denys le Petit datera de 44 avant J.C. Et à l’heure où les silhouettes attendaient, le sang de Jules César s’écoulait lentement sur le pavé de la Curie de Pompée. Le pauvre homme fut transpercé vingt-trois fois, par les lames des conjurés. Bien sûr, on mènerait une enquête ; bien sûr, justice serait rendue.

Mais ce que même les plus hautes autorités romaines ne pouvaient savoir, c’est que, plus que de simples sénateurs endoctrinés pour mettre fin aux jours d’un dictateur, une haute autorité, bien plus secrète que tout ce qu’ils pouvaient imaginer, était derrière cet assassinat. Jamais on ne découvrirait les véritables instigateurs du complot ; ce secret allait être transmis de générations en générations, mais une omerta régnerait toujours.

Cet assassinat était l’accomplissement d’une longue préparation entreprise par le Liberalis Circulum, qui avait fait appel à ses branches gauloises et égyptiennes. Tout le groupuscule s’était concerté et cet assassinat avait été mûrement pensé. Toutes les possibilités avaient été étudiées, chaque détail examiné. Néanmoins, une certaine incertitude régnait toujours dans la pièce froide et qui, de seconde en seconde, sombrait un peu plus dans l’obscurité.

Seule une personne restait de marbre, affichant un certain détachement. C’était une femme, au teint hâlé, les traits fins mettant en relief un magnifique visage. En outre, elle se détachait des autres par sa tenue vestimentaire et ses nombreux bijoux, indiquant le pays dont elle était originaire. Cette égyptienne n’arborait pas de capuche, ses cheveux noir de jais retombant avec panache jusqu’à ses épaules. Sa tenue était parsemée de coutures dorées, et elle arborait une parure ; également dorée. On ne la connaissait que sous le nom d’Amunet.

Elle était jeune, mais incroyablement douée. En quelques années, elle était devenue une membre très respectée, et particulièrement influente du Liberalis Circulum. Ainsi, le conseil romain avait décidé de faire appel à elle dans le complot visant à débarrasser Rome de César. Mais son rôle n’était pas de poignarder le tyran, mais de servir la cause d’une toute autre manière. Elle aussi, à sa manière, attendait l’arrivée de la nouvelle.

Alors, quand la porte de bois s’ouvrit et que Marcus Junius Brutus, élégant dans sa tenue rouge aux armures dorées, se présenta devant les trois silhouettes, tout le monde prêta attention, et écouta ; même Amunet qui, dans son coin, releva la tête et tendit l’oreille avec une attention plus prononcée encore que les autres.

« C’est fait, dit-il simplement.

-Comment cela s’est-il déroulé ? demande l’une des silhouettes

-Comme prévu. Lorsque les premiers coups ont plu, il a essayé de se débattre, mais ce n’est que lorsqu’il m’a vu qu’il a accepté son sort.

-A-t-il dit quelque chose ?

-Il m’a regardé fixement, et d’un œil déçu, il s’est écrié : « Kai su teknon ! ». Rien de plus, rien de moins.

-Bien. Nous pouvons donc passer à la seconde étape du complot. Amunet. Viens par ici. »

Elle se leva et rejoignit Brutus. À côté de lui, elle paraissait comme une naine ; une naine ô combien dangereuse.

« Tu vas t’infiltrer dans les appartements de César et y placer le faux testament ; en prenant soin de voler l’ancien.

-Et s’il y’a des intrus ? demanda-t-elle, en grec

-Supprime-les.

-Très bien.

-Quant à toi, Brutus, nous avons à parler. »

Amunet n’entendit pas la dernière phrase. Elle s’était déjà saisie du faux testament et s’était mise en route.

Les rues de Rome étaient en proie au chaos. Les citoyens qui, d’ordinaire, auraient arborés un large sourire et auraient déployé des étals encombrants, débordant de fruits, de légumes ou de tissus, étaient tantôt éplorés, tantôt réjouis, tantôt paniqués. Un tel événement était de nature à créer la panique chez les Romains. Oh, certes, les meurtres et les assassinats d’ordre politique n’étaient pas rares, mais on s’était attaqué là à la figure personnifiée de la grandeur Romaine. L’homme qui avait fait courber l’échine à la Gaule et au puissant Vercingétorix, l’homme qui avait conquis un tiers du monde connu, et qui tenait sous sa coupe une mixité de peuples. Désormais, cet homme était mort.

Amunet était bien consciente de cela. En Égypte aussi, la nouvelle ferait grand bruit. Après tout, César n’avait-il pas forniqué avec la belle et séduisante Cléopâtre ; et son rêve n’était-il pas d’unir Rome et l’Égypte sous une seule et même grande bannière ? N’avait-il pas préféré s’occuper de ses affaires sentimentales avec sa catin d’Égypte plutôt que des affaires de Rome ? Certes, il s’était fait élire dictateur à vie, et prévoyait même de devenir empereur…Mais les sénateurs n’étaient pas dupes.

Si Amunet savait cela, elle n’en avait cure. Tout ce qui l’importait était la liberté ; de tous les peuples, partout dans le monde. Romains, comme égyptiens. Elle marchait d’un pas assuré, entre les badauds effrayés, qui se risquaient à lui décocher un regard, intrigué par sa tenue inhabituelle. Un marchand d’esclave en surpoids avancé l’héla même, du nom de Cléopâtre. Mais Amunet ne cilla pas, déterminée qu’elle était.

Son chemin devait la mener près du temple de Vesta, là où César avait sobrement choisi de loger ; quand il n’était pas occupé à mener ses hommes à la guerre, bien entendu. Amunet était une Assassin expérimentée, malgré son jeune âge, et elle avait soupesé les risques d’une telle entreprise avant de franchir la Méditerranée. Malgré son expérience, elle gardait toujours une main sur sa dague ; par précaution.

Lorsqu’elle pénétra au milieu du forum romain, où la cohue régnait, Amunet dut jouer des coudes pour atteindre le temple de Vesta. Derrière le vaste édifice circulaire se trouvait une petite villa, étonnamment sobre pour un homme ayant toujours fait les choses en grand. Amunet s’attendait à y trouver de la compagnie, mais peut-être pas autant.

Deux légionnaires cloutés gardaient l’entrée, l’épée tirée et, visiblement, prêts à combattre tout intrus. Amunet s’était cachée derrière un pilier, et observait attentivement ses deux assaillants. Elle savait qu’elle devait faire vite, si elle ne voulait pas être prise par le temps. Elle réfléchit. Devait-elle les tuer, au risque de déclencher l'alerte et de compromettre sa mission ? Après tout, elle avait atteint une telle maîtrise du lancer de couteau qu'elle aurait tout à fait le temps de neutraliser ces deux gardes en un clin d'œil.

Mais elle savait que ce serait risqué ; et la dernière chose qu'Amunet voulait, c'était bien avertir la nuée de serviteurs éplorés ayant envahi la maisonnée. Elle réfléchit, et prit quelque chose à sa ceinture ; une petite capsule ronde, contenant une poudre spéciale, conçue pour affecter la vue de quiconque s'en approchait. Ce n'était pas bien méchant, mais, dans un combat, c'était assez pour impacter clairement son adversaire.

Amunet la saisit, se rapprocha des deux légionnaires, qui grognèrent en la voyant. Elle les gratifia de son plus beau sourire, puis lâcha la capsule, qui explosa au sol. Une fumée épaisse en sortit, et les soldats tombèrent ensuite, paralysés par un geste chirurgical d'Amunet. Néanmoins, ils survivraient. À l'intérieur même de la maison, Amunet ne trouva pas grand-monde, et le peu qu'elle croisa était bien trop affairé pour s'occuper d'elle. De toute façon, elle savait très bien où allait ; elle avait étudié les plans méticuleusement, depuis quelques semaines. Brutus, qui connaissait les lieux, l'avait aidé à localiser le bureau privé de César ; un sanctuaire d'ordinaire privé, que seul son entourage très proche fréquentait.

Ainsi, lorsqu'elle s'approcha de la pièce où le général avait décidé d'exposer ses trophées de guerres, elle sut derrière quelle vitrine regarder. Un petit bouton caché sur le côté. La vitrine s'affaissa dans le sol, laissant la place à une importante porte en bois. Elle y entra, la porte n'ayant pas pour habitude d'être verrouillée, comme Brutus l'avait dit.

Le bureau que d'aucuns auraient voulu piller ressemblait en somme à celui de tout noble romain : une fenêtre, une pièce froide et blanche, les restes d'un feu crépitant dans un âtre ridiculement petit, et surtout une table sur laquelle un encrier reposait. Une plume usée était posée sur un parchemin sans fioritures. Mais Amunet savait qu'elle tenait là son objectif.

Amunet maîtrisait le latin et le grec parfaitement, aussi n'eut-elle aucun mal à déchiffrer l'imposant testament de César, écrit en grec. C'était parfait. Elle fourra le manuscrit dans une pliure de sa tenue, puis posa le faux sur la table, prenant soin de reposer la plume dans la même position qu'elle l'avait trouvée. Mais tout à coup, la porte s'ouvrit. En un vif mouvement, Amunet lança un couteau qui alla se ficher dans le bois de la porte, à quelques centimètres de l'œil gauche du nouvel entrant.

"Eh bien, quel accueil… entonna le nouvel arrivé.

-Marc Antoine. Que viens-tu faire là ? demanda froidement Amunet"

Le brillant général était en sueur. Son front ruisselait, et ses yeux étaient marqués. De toute évidence, les dernières heures avaient été dures pour lui, tout comme pour Cléopâtre, venue exprès à Rome pour les Ides de Mars. Amunet connaissait bien Marc Antoine. Elle avait beaucoup entendu parler de lui et sa position vis-à-vis de l'Ordre de la Croix laissait le Cercle dubitatif. Il n'était pas vraiment une cible, mais on le surveillait.

"Je sais que tu ne manques pas d'envie de m'occire, ma jolie, mais je suis là pour récupérer mon dû.

-Quel est-il ?

-Mais le testament de Jules, pardi ! Je le brandirais devant tous ces vieillards du Sénat, et me proclamerais empereur, comme César le voulait.

-Tu ne sais pas ce qu'il voulait.

-Parce que tu le sais, toi ?

-Tu n'as pas idée.

-Vous n'avez pas… ?

-Absolument pas."

Et aussi finement qu'elle y était rentrée, Amunet sortit par la fenêtre, laissant Antoine béat.

"Les femmes… lâcha-t-il"

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