Fandom

Assassin's Creed

DATA-DUMP S00.S02

4 645pages sur
ce wiki
Ajouter une page
Discussion0 Partager

Interférence d'un bloqueur de publicité détectée !


Wikia est un site gratuit qui compte sur les revenus de la publicité. L'expérience des lecteurs utilisant des bloqueurs de publicité est différente

Wikia n'est pas accessible si vous avez fait d'autres modifications. Supprimez les règles personnalisées de votre bloqueur de publicité, et la page se chargera comme prévu.

ACPLicon.png

Le DATA-DUMP S00.S02 est un ensemble de mémoires issues du Balayage de Données Séquentielles (BDS) de l'Animus, enfouies dans les dossiers sécurisés d'Abstergo Industries.

Polzuchaya Tvar (FR: Créature rampante)

Je ne me considère plus comme étant un combattant pour le changement, mais je dois absolument trouver l'éclat de l'artefact. Tout d'abord, je devrais en apprendre plus à son sujet.

Détails de la mémoire

Sujet: Nikolaï Andreïevich Orelov
Lieu: Empire russe
Période: 1917

Hiver en Sibérie

PL Russie Orelov.jpg

Nikolaï Orelov en Sibérie

La route vers Krasnoïarsk est déserte. Le ciel est obscur, la lune absente. La neige craque sous les sabots de ma monture. Je frissonne, mais pas à cause du froid.
  • Je suis déjà allé ici – où dans la région – il n'y a pas si longtemps que ça. Les habitants de Krasnoïarsk ont sans aucun doute ressenti les secousses de l'explosion.
  • J'étais plus jeune, dévoué mais arrogant, colérique. Mais je suivais les ordres du Mentor à la lettre, convaincu que la victoire de la Confrérie était la seule chose qui importait.
  •  Krasnoyarsk est calme. Mon arrivée, au beau milieu de la nuit, ne se fera pas remarquer. Ma mission ici se terminera bientôt – pourvu que je trouve l'homme que je cherche.
  • Je passe à côté de la cathédrale de la ville, mais je ne peux oublier cette nuit fatidique, lorsque le Sceptre Royal se désintégra. Je devrais me concentrer.
  •  Enfin ! Les murs entourant l'asile sont faciles à escalader. Il y a peu des gardes; la plupart sont ivres. Je me faufile à l'intérieur, et en silence, j'attends mon but.
  • Elle est assise, seule dans sa cellule. Son visage, horriblemetn défiguré, avait un trou à l'emplacement du nez. Le "monstre" que je recherchais – aussi effrayant que Baba Yaga !

L'Asile

PL Nikolaï Orelov Asile.jpg

Nikolaï face à la cellule de Gousseva.

Elle promène ses doigts craquelés sur son crâne dégarni, tout en me fixant du regard. Ses yeux, malgré un visage paraissant inhumain, m'hypnotisent. Je ne peux regarder à côté.
  • "Khionia Kuzminichna Gousseva", dis-je d'un ton sévère. "Vous avez tenté d'assassiner le moine Grigori Raspoutine." Elle aquiesce, d'un geste difficilement perceptible.
  • La présence d'une serrure de ne pose aucun problème. J'ouvre la porte et Gousseva recule de quelques pas. "Je ne suis pas ici pour vous juger. Je ne cherche que des réponses."
  • "Je ne sais rien !" La voix de Gousseva était puissante, confiante, mais manquant d'émotion. Trois années passées dans cette maison de fous, et toujours aussi saine d'esprit.
  • "Vous savez plus que vous ne le pensez." Je l'espère. "Je vous offre la liberté. Tout ce que je demande en retour est que vous répondiez à quelques questions."
  • "Je ne serai libre que dans la mort." La voix de Gousseva était aussi tranchante qu'un poignard. Elle sourit – une affreuse grimace. "Vous m'aiderez à sortir de cette souffrance !"
  • J'ordonne à Gousseva de me suivre. Elle hésite, alors je prends sa main – la main qui tenait le couteau qui éventra le Moine Fou – et je l'emmène à l'extérieur. 

Le Diable Sacré

PL Raspoutine.jpg

Raspoutine peu après sa tentative d'assassinat

Une pognée de kopeks est bien plus qu'assez pour soudoyer le prêtre. Nous nous asseyons dans un coin sombre de la cathédrale de Krasnoïarsk. Ici, nous pouvons discuter en privé.
  • Une écharpe blanche dissimule le visage monstrueux de Gousseva, mais ses yeux brillent à la lueur de la bougie. "Ditez-moi ce qu'il s'est passé," murmurai-je.
  • "J'étais une disciple du Père Grigori, le Diable Sacré." Ce n'est pas la voix d'une folle. "Nous nous étions rendus à Pokrovskoïe, sa ville natale."
  • "C'était au milieu de l'été." Gousseva retire son écharpe et révèle son visage ravagé. "Un jour ou deux avant la fête de la nativité de Saint-Jean-Baptiste."
  • "J'attendais le Père Grigori devant l'église comme il me l'avait demandé. Lorsque je le vis, je... Je fonçai et le poignardais profondément dans l'abdomen."
  • "Je remontai le couteau jusqu'au nombril, afin d'être sûre qu'il meure !" La voix de Gousseva tremble. "Ses viscères... Elles... se déversèrent ! Il... Il s'agrippa à ses entrailles... et me SOURIT.
  • "Je criai 'J'ai tué l'Antéchrist !', mais j'avais tort. Quel homme aurait pu survivre à cela ?" Celui qui aurait eu sur lui un fragment du Sceptre Royal sans aucun doute. 

Une Prophétie de mauvaise augure

PL Nikolaï Orelov Gousseva.jpg

Nikolaï Orelov abrégeant les souffrances de Gousseva

Dans l'obscurité, Gousseva se tait, attendant mon jugement. Je reste immobile. Muet. Elle prend ma main avant de l'écraser.
  • "Vous devez comprendre !" dit enfin Gousseva. "Le Diable Sacré avait un POUVOIR contre les autres... Contre moi ! Ses yeux bleus. Si coupables !"
  • "Les cicatrices !" Gousseva effleure son visage détruit. "Mon nez !" Elle pointe le trou où il aurait dû être. "Il m'a forcée à le faire ! Le DIable Sacré m'a obligée de le faire !"
  • "Vous vous êtes fait cela vous-même ?" Ma voix se déchire. Soudain, des larmes coulent le long du visage scarifié de Gousseva.. Bien sûr, Raspoutine avait les moyens de la contrôler.
  • "Il me disait 'Ma mort approche. Elle rampe à mes pieds comme une prostituée.' Ce jour, il voulait que je le tue. Et que j'échoue."
  • "Raspoutine avait prophétisté son attentat," dis-je. "Il savait qu'il ne mourrait pas." Le fragment du Sceptre ! Serait-il si puissant ?
  • Gousseva me prend la main. "Mets fin à mes souffrance ! Tout de suite !" Elle ne pousse aucun cri lorsque je lui plante ma lame secrète dans le coeur. Elle ne fait que sourire.


Ratés (EN: Misfire)

Le FBI  soupçonne Jack Parsons d'avoir vendu des secrets d'État aux communistes, mais je sais que ce n'est pas un traître. Cet homme est bien plus dangereux que cela.

Détails de la mémoire

Sujet: Thomas Sean Morgan
Lieu: Pasadena, Californie
Période: 17 juin 1952

Un homme dangereux

PL Thomas Morgan .jpg

Le Détective Morgan devant le Langham Hotel

Comme chaque jour, j'aime conduire ma Studebaker 1951 dans les rues de Pasadena. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, le Dr. von Kármán ne sera pas d'accord.
  • Je sors mon Omega et regarde l'heure. Il est tôt, mais le Docteur boit déjà son thé sur la terrasse, attendant mon rapport sur Parsons.
  • Je tourne à gauche sur Hillcrest, je sors mon mouchoir avec lequel j'éponge la sueur de mon visage. Je gare ensuite la Studebaker devant le Langham Hotel.
  • J'attrape les dossiers et les photos que j'avais étudiées auparavant, et je les range dans la valise qui était ouverte sur le siège du passager. La photo de Parsons est la première de la pile.
  • Le regard de cet homme est si intense et diabolique que je referme vite la valise pour ne plus avoir à regarder cette image. J'essuie de nouveau mon front et sors du véhicule.
  • Le valet me regarde alors que je lui tends les clés. D'ordinaire, je lui aurais donné une bonne gifle, mais c'est son jour de chance, apparemment. J'ai du travail urgent à faire.
  • "Attention !" crie-je au valet alors que j'ajuste ma cravate. Le jeune homme est trop baraqué pour se sentir menacé; il pense que je m'inquéètais pour la voiture.

Le Déclin du génie

PL Karman hotel.jpg

Le Dr. von Karman sur la terrasse de l'hôtel

Je m'assieds face au Dr von Kármán sur la terrasse. Malgré son âge, il a l'air chic dans son costume rayé. "M. Morgan. Qu'avez-vous découvert ?"
  • "M. Parsons semble avoir rompu tout contact avec le monde extérieur." Je me racle la gorge avant de prendre un verre d'eau. J'aurais préféré une bière, ou quelque chose de plus corsé.
  • "Il n'a croisé personne depuis qu'il a perdu son habilitation à la sécurité à Caltech en janvier." Je pose la valise sur la table. Où donc est ce serveur ?
  • Le Dr. von Kármán lève la main et ce dernier arrive. "Un scotch pour mon ami. Deux scotchs." Je sais que je ne suis pas son ami, mais je suis fier de travailler pour lui.
  • J'attends que le serveur nous laisse seuls. "L'enquête du FBI ne mène nulle part mais..." J'ouvre la valise, je la farfouille, et j'en tire plusieurs dossiers.
  • "M. Parsons songe à se rendre au Mexique." Je lui tends les photos les plus récentes. "Il partira dans les prochains jours. Le 25."
  • "Quoi ?" von Kármán se lève brusquement, et fait tomber les photos. Je sentais qu'il allait s'énerver. "C'est pire que ce que je ne pensais ! Bien, bien pire !"

L'inquiétude

PL karman téléphone.jpg

Karman au cherchant à contacter Parsons au téléphone

Je savais que Kármán serait furieux en apprenant que Parsons comptait quitter le pays, mais je ne pensais pas qu'il réagirait aussi violemment.
  • Le serveur m'apporte enfin mon verre. le Dr. von Kármán l'attrape et l'avale cul-sec. "Glenfiddich", murmure-t-il. Un bon whisky. "Maintenant, laissez-nous !"
  • Le serveur hésite un moment, avant de filer. Quelque chose en moi regrette de ne pas avoir eu le courage de demander un autre verre. Dieu sait que j'en voudrais un !
  • "Êtes-vous certain que Jack s'envole le 25 ?" Je suis surpris d'entendre von Kármán appeler Parsons par son prénom, mais je ne saurais le questionner.
  • "Positif." Je lui tends une copie des règlements que sa femme avait faits avec la compagnie aérienne. Le Docteur lit attentivement les pages, marmonnant en hongrois.
  • "Il a découvert l'utilité de FORMULE DE CROWLEY !" crie von Kármán. "Il la leur montrera... le jour de la St. Jean, tous les jours ! Les résultats pourraient être pires que Philadelphie en 1943 !
  • Dans le lobby, le Dr. von Kármán tente de joindre Parsons par téléphone. "Occupé !" Il se tourne vers moi. "Vous devez l'arrêter ! Allez à son labo ! Dites à Jack d'arrêter ! MAINTENANT !"

Le rang des millionnaires

PL Abstergo Millionnaires.jpg

Les mystérieux hommes en noir

Je n'ai jamais roulé aussi vite de ma vie ! Mes mains sont moites et mes poings blancs comme neige. Je désserre le volant et ralentis un peu.
  • Je bifurque à South Orange rove, soulagé d'être en un seul morceau. Deux Fords 1949 me barrent la route, quatre hommes en costumes identiques les entourent. Des G-Men ! 
  • Le poids du Walther dans ma poche me rassure. Je coupe le moteur et jette un coup d'oeil à ma montre: 5H06. Je sors de la voiture, prêt à casser de la mâchoire.
  • Une dame aux gambettes montant jusqu'au cou sort de l'une des Fords, un gorille deux fois plus costaud que moi derrière elle. Elle porte une robe très chic, et je peux déjà en déduire que ce n'est pas n'importe qui.
  • "S'il vous plaît, venez avec nous, M. Morgan." Elle connaît mon nom ! Le gorille pose sa main sur mon épaule. Mon coude est prêt à rendre visite à son estomac, mais... je ne peux plus bouger !
  • La dame porte une petite broche sur sa robe: Trois rectangle formant un triangle ! Mon coeur s'enfonce. Je connais désormais le sens du mot PEUR !
  • Je suis aveuglé par une lumière étrangère – plus forte que le soleil ! J'entends à peine l'explosion, mais je ressens ses secousses. Le labo de Parsons ! Qu'ont-ils fait ?


Comme à La Guerre

Cette nuit, les gens allumeront des feux de joie en l'honneur de Saint Jean-Baptiste, ingnorant que l'Histoire est sur le point de basculer.

Détails de la mémoire

Sujet: Edmund Bailey O'Callaghan
Lieu: Montréal
Période: 24 juin 1834

Réformistes

PL Edmund O'Callaghan.jpg
Le ding dong de la grande horloge de mon père me tire de mes rêveries. Elle sonne dix coups. Il est encore tôt, mais nous attentons impatiemment ce soir.
  • Je tourne en rond dans le salon, à fixer cette horloge. Il est déjà midi et demie. On toque à la porte. Enfin ! J'en reste bouche bée.
  • "Entrez, entrez !" L'ami de Duvernay retire son chapeau et rentre. "Bienvenue chez moi. Monsieur Larose."
  • "Veuillez excuser mon retard. Docteur." Son anglais est parfait. "Tout est prêt pour ce soir. Le rassemblement aura lieu, comme prévu." 
  • Notre rassemblement historique aura lieu le jour de la Saint-Jean – une date que les Oppresseurs portent haut dans leur coeur ! Quelle ironie. "M. Duvernay peut-il compter sur vous ?"
  • "Cher M. Larose, je ne manquerait cette réunion pour rien au monde." Le large sourire de l'ami de Duvernay voulait tout dire.
  • Je suis honoré de participer à cette célébration, et de faire partie de l'inévitable révolution. Les générations futures se rappelleront encore de ce jour – Le 24 juin 1834.

Patriotes

PL Montréal.jpg
Ma calèche traverse lentement les ruelles sombres de Montréal. Je suis pressé d'arriver à ma destination, mais j'ai demandé à mon cocher de prendre son temps.
  • Tout est calme dans la rue Saint-Antoine, à part quelques personnes devant la demeure de M. McDonnell. "Docteur O'Callaghan," dit un étranger en m'accueillant.
  • "Je travaille pour M. McDonnell." Il a un fort accent. "Venez avec moi, s'il vous plaît." Je sors de la calèche et je le suis alors.
  • La maison de l'avocat est impressionante, mais l'homme m'accompagne directement jusqu'au jardin, parsemé de fleurs de chaque espèce.
  • Des tables nappées de lin y sont installées. Des musiciens sont sous le porche, ils répétaient pour ce soir, tandis que des serviteurs offraient du vin aux invités.
  • Des lampions sont accrochés aux arbres. Le jardin baigne dans une lumière dorée, ce qui rendait la scène surréaliste – tout comme ce que nous étions en train de préparer.
  • Le rassemblement est encore plus impressionant que je l'avais imaginé. Nous devons être au moins cinquante ! Tous réformistes. Tous patriotes.

Santé !

PL Réunion.jpg
Nous nous rassemblons autour des tables alors que l'orchestre commence à jouer. La mélodie des violons me hante et me rappelle pourquoi nous sommes ici ce soir.
  • Nous sommes pour la plupart des Canadiens – membres du "Aide-toi et le ciel t'aidera" –, mais quelques Américains et Irlandais sont présents. 
  • Le Maire lève son verre. "Au peuple, source primitive d'autorité légitime !" Après un tonnerre d'applaudissements et d'autres toasts, le dîner est servi.
  • A mon tour de lever mon verre. "A notre hôte, M. McDonnell ! Sans oublier M. Duvernay qui a organisé cette soirée :" Alors que les acclamations se taisent, M. Duvernay se tient debout.
  • "Mes amis !" dit-il. "Chers patriotes ! Les Oppresseurs ont revendiqué le jour de la Saint-Jean ! A l'heure que nous parlons, ils célèbrent la création de leur association secrète."
  • "Jamais plus ce jour ne leur appartiendra !" Le monde l'acclame. "Nous formerons notre propre société secrète ! Nous offirons ce jour au peuple !"

Mes Pays, Mes Amours

PL Mon Pays Mes Amours.jpg
Après le dîner, les pactes sont officialisés. Nous somme si nombreux, unis contre les Oppresseurs ! Si nombreux, prêts à changer la face du monde !
  • La musique s'arrête. Un homme se met à chanter. "Comme le dit un vieil adage..." Un violoniste manque à l'appel. "Rien n'est plus beau que mon pays..."
  • La chanson continue, mais je remarque un homme s'introduire dans la maison. Larose ? Je le suis. J'ouvre la porte alors que la chanson se termine. "Ô Canada ! Mon pays ! Mes amours !"
  • Il n'y a personne à l'intérieur. Je suis sur le point d'annoncer ma présence, mais j'entends un bruit. Là-haut ! Que peut bien faire Larose ? Je cours au premier étage.
  • Un des serviteurs de McDonnell baigne dans une mare de sang ! Le violoniste est à ses côtés, sans connaissance. "Restez calme, Docteur." Je me tourne vers Larose.
  • "C'est le musicien qui a tué le pauvre homme," explica-t-il. "Je ne sais pas encore ce qu'il cherchait, mais c'était l'un d'entre EUX. C'était mon devoir de le neutraliser."
  • Les Oppresseurs nous ont espionnés ! "Tout est permis," dis-je, "lorsque les libertés fondamentales sont en danger."


Une nuit d'été

Cela fait déjà un an et un jour que j'ai reçu le cadeau de mariage de l'Oncle John. Aujourd'hui, Johannes m'a fait découvrir avec surprise une lettre adressée à Lady Beth.

Détails de la mémoire

Sujet: Elizabeth Jane Weston
Lieu: Prague
Période: 1604

La Lettre

PL Prague.jpg
Mes mains tremblent alors que j'ouvre la lettre d'Oncle John. N'est-ce pas étrange pour une personne vivant au milieu des lettres de toujours être aussi excitée à l'idée d'en recevoir une ?
  • "Lady Beth," indique la lettre. "Veuillez accepter mes excuses pour mon long silence. Mon devoir de gardien à Manchester me prennent tout mon temps."
  • "Pourtant, j'ai appris, entre deux débats interminables, qu'un pièce du Barde d'Avon serait jouée à Prague dans les prochains jours."
  • Le Barde d'Avon ? Oncle John doit parler du dramaturge anglais William Shakespeare. J'en ai tellement entendu parler.
  • "L'année dernière", lis-je, "j'eus le plaisir d'assister à cette pièce au Globe Theatre de Londres. Ce fut une expérience très éclairante."
  • "Je crois, ma chère Lady Beth, que vous trouverez le thème de la pièce à votre goût." Je repose ma tête sur le dossier de ma chaise, souriante.
  • "Le Songe d'une nuit d'été" sera représenté, comme par hasard, le 21 juin. Johannes et moi y assisteront.
  • "I believe, my dear Lady Beth, that you will find the subject matter of this play prevalent to your liking." I rest my head on the back of the chair, smiling.

La Pièce

PL Théâtre Shakespeare.jpg
Je ne suis pas surprise de voir Vladislav Hall bondée de spectateurs. Après tout, ce sera l'unique représentation de l'oeuvre de Shakespeare à Prague.
  • Le premier acte est décevant. Il ne parle que de problèmes futiles, comme le refus d'une fille d'épouser l'homme que son père lui avait promis.
  • Je remarque que Johannes rit de temps à autre, cela me fait moi-même sourire. Certes, la pièce est drôle, mais j'en attendais plus d'après la lettre d'Oncle John.
  • Dans l'Acte II, Obéron, le roi des Fées, et sa reine, Titania, font leur entrée sur scène. La pièce m'intrigue de plus en plus. Je commence à y prêter attention.
  • Cela se corse avec Puck, un personnage énigmatique et malicieux, qui sème le grabuge en ne suivant pas les ordres d'Obéron.
  • Puck est-il volontairement paresseux ? Sert-il loyalement le roi des Fées, ou suit-il son propre programme ?
  • Après avoir été confus par les fées, les mortels sont surpris de découvrir qu'ils n'avaient vécu qu'un rêve. 

L'Escroc

PL Songe d'une nuit d'été.jpg
Tous les comédiens quittent la scène, à l'exception de celui qui joue Puck. "Ombres que nous sommes, si nous avons déplu," dit-il. Oui, les Fées sont des ombres.
  • Puck reprend: "Figurez-vous seulement (et tout est réparé) Que nous n'avons fait ici qu'un somme, Tandis que ces visions apparaissaient."
  • "Quand à ce thème faible et vain, Qui ne contient rien qu'un songe." Pourquoi dire que le thème était dénué d'intérêt ? Pourquoi suggérer que la pièce n'aurait qu'une illusion ?
  • "Messieurs, ne le condamnez pas. Oui, foi d'honnête Puck..." Je souris. Puck est tout sauf un honnête homme !
  • "Si nous avons la chance éméritée." Bien sûr qu'il l'ont. "D'échapper aujourd'hui au sifflet du serpent, nous ferons mieux avant longtemps." Oui ! Puck est le Serpent ! L'Escroc ! La Tentation !
  • "Ou tenez Puck pour un menteur. Sur ce, bonsoir vous tous. Donnez-moi toutes vos mains, si nous sommes amis, et Robin prouvera sa reconnaissance."
  • Je suis surprise par la soudaine vague d'applaudissements. Les comédiens retournent sur scène pour saluer. Je me demande quels secrets cette comédie peut cacher.

L'Énigme

PL Énigme Prague Weston.jpg
Les spectateurs quittent le hall petit à petit, mais Johannes et moi prenons du retard. "C'était une bonne comédie, n'était-ce pas ?" Le sourire de Johannes semble figé.
  • Habituellement, j'aime parler de poésie, de littérature, et de théâtre avec mon époux mais maintenant, mon esprit est autre part. Je dois découvrir le sens de cette pièce !
  • "Les personnages sont des inventions fantastiques !" Je hoche la tête, écoutant à moitié Johannes. D'une manière ou d'une autre, je sais qu'il a tort. Ces personnages m'ont semblé RÉELS.
  • Qu'a dit Puck déjà ? "Seigneur, quels idiots sont ces mortels !" Dans la mythologie, les dieux allaient dans ce sens. Ils jouaient avec les mortels à leur guise.
  • Johannes continue à analyser la pièce. Et si Obéron et Titania, les Fées immortelles, étaient des dieux antiques ? Et si...
  • Titania portait un diadème, exactement comme Héra sur la toile qu'Oncle John m'avait donnée. Une pure conïcidence, sûrement, mais si Obéron et Titania étaient en fait Héra et Zeus ?
  • Et Puck, le Serpent, qui serait-il ? Puck a défié la patience d'Obéron, comme Prométhée avait défié le pouvoir de Zeus. Je dois écrire à Oncle John !


Note

  • Le thème commun à ces trois mémoires est le milieu de l'été, ainsi que la Fête de la St-Jean, de la même manière que le chapitre précédent qui tournait uniquement autour de Noël.

Sur le réseau Fandom

Wiki au hasard