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Assassin's Creed

Confrérie des Assassins

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Confrérie des Assassins
Logo assassini
Infos organisation
FondateurDescendants d'Adam et Ève
DirigeantMentor
Quartier général
LocalisationsPratiquement partout dans le monde
RelationsComplices

Mercenaires
Voleurs
Courtisanes

Romanis
ReligionVariable
Infos historiques
Date de formationPréhistoire
Date de réorganisation1191, à Masyaf
1501, à Rome
Dissolution2000 (internationalement)
Grande Purge
Infos additionnelles
Membres notablesAltaïr Ibn-La'Ahad

Ezio Auditore da Firenze
Shao Jun
Edward Kenway
Adewalé
Aveline de Grandpré
Connor Kenway
Arno Dorian
Arbaaz Mir
Nikolaï Orelov

Desmond Miles
"Nous agissons dans l'ombre pour éclairer le monde. Nous sommes des Assassins."
Niccolò Machiavelli.[src]

La Confrérie des Assassins, également appelée Ordre des AssassinsLiberalis Circulum (Cercle des Hommes Libres) à l'époque de l'Empire romain, ou Hashashashins au Moyen Âge, est une organisation secrète mondiale composée d'assassins ennemis jurés des Templiers, contre lesquels ils mènent dans l'ombre une guerre éternelle, des origines de l'humanité à nos jours. Alors que les Templiers cherchent à sauver l'humanité en contrôlant son libre arbitre, la Confrérie des Assassins lutte pour la survie de la liberté, qui favorise la propagation de nouvelles idées et le développement de chaque individu.

Les Assassins, sinon la Confrérie elle-même, existent depuis au moins 456 avant J.-C. et ont traversé les siècles, en agissant durant l'Empire romain, le Moyen Âge, la Renaissance, la Révolution industrielle jusqu'à l'ère moderne.

Le Credo

"Laa shay'a waqi'un mutlaq bale kouloun moumkin."
("Rien n'est vrai, tout est permis" en arabe.)
― Le Credo des Assassins.

La Confrérie croit en un solide ensemble de valeurs régissant leur mode de vie nommé "le Credo". Ce Credo est constitué de trois préceptes.

  1. "Ta lame ne versera pas le sang d'un innocent."
  2. "Montre-toi, mais reste invisible."
  3. "Jamais tu ne mettras la Fraternité en danger."[1]

Ces préceptes se retrouvent en chaque aspect de la vie des Assassins, ainsi que dans leur combat pour "la paix avant tout". Les Assassins accomplissent leur devoir par le biais d'assassinats politiques et stratégiques, dans l'espoir que la mort d'un homme sauve la vie d'un millier. De plus, ils pensent agir pour le compte de ceux n'ayant pas la force, les ressources ou le savoir nécessaire pour se lever contre leurs ceux qui abusent de leur pouvoir.[2]

Idéologie et objectifs

"Il faut trancher les ficelles. Le peuple doit être libre."
― Les motivations de Connor Kenway.[src]

Il est arrivé que la Confrérie des Assassins ait poursuivi différents objectifs durant son incroyablement longue existence, mais la quête de la liberté pour chacun reste leur principale motivation. Cet objectif amena les Assassins à s'opposer directement aux tyrans ou tout autre oppresseur, et à redoubler d'efforts pour inciter la population à changer. Une telle idéologie fit alors des Assassins les ennemis jurés de l'Ordre des Templiers, qui préférait l'ordre et la discipline à la liberté.

La paix, la justice et la connaissance restent toutefois des valeurs largement défendues par les Assassins, bien que certains ont pu se lancer dans une quête de vengeance personnelle. Même si les Assassins d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes que ceux d’hier, ils travaillent toujours dans l’ombre pour mener à bien leur mission, mais se concentrent plus à mettre fin à la traque incessante des Templiers, qui ont dorénavant l'avantage.

Comme le disait Haytham Kenway, l'Ordre des Templiers puise sa force dans la réalité de la société, tandis que la Confrérie des Assassins est plutôt réactive. L'ensemble de leur cause repose sur la neutralisation des oppresseurs, et sur le désamorçage des pièges tendus par la société sur la population. Lorsqu'un dictateur fait surface, les Assassins cherchent immédiatement à l'éliminer, et donc à protéger la liberté et le droit de chaque individu.

Méthodes

"La culture, la religion et la langue entretiennent la division... mais le Credo des Assassins a toujours su effacer les frontières et les différences. Par son amour de la vie et de la liberté."
― Mary Read, à propos du Credo, 1716.[src]

La Confrérie eut recours à divers moyens pour recruter de nouveaux disciples. Tandis que des hommes comme Altaïr Ibn-La'Ahad furent élevés au sein de la Confrérie, d'autres comme Ezio Auditore da Firenze et Stéphane Chapheau rejoignirent ses rangs par vengance envers les Templiers. L'Ordre pouvait aussi compter sur les victimes de la corruption, tel qu'il fut le cas lors de la dynastie Ming et du règne des Borgia, ou simplement sur des hommes attirés par leurs idéaux.

Les Assassins prennent pour cible les individus qu'ils considèrent comme étant un danger pour l'humanité. Le meurtre a beau être leur méthode première, la Confrérie respecte ses victimes dans la mort, et exige que ses membres leur offrent leurs derniers sacrements dès que possible.

Toutefois, l'Ordre suscite également un éventail de démarches secrètes, comme l'espionnage, le vol, la réorientation des fonds, le soutien à un certain groupe, ou le sabotage. Bien que la plupart de ces actions étaient tenues à l'écart du public, la Confrérie opta, à de rares occasions, pour le conflit ouvert ou le contrôle de territoires, comme à Constantinople au XVIème siècle.

Afin de déterminer quelles morts seraient les plus bénéfiques pour les Assassins, la connaissance de la politique et de la société était primordiale. L'Assassin se devait alors d'être conscient du monde qui l'entoure. Les membres les moins expérimentés avaient pour ordre de mener une enquête approfondie dans toutes les villes du monde. Ces informateurs observaient attentivement les nobles et seigneurs locaux à la recherche du moindre signe de corruption, ou d'appartenance à l'Ordre des Templiers. Une fois les renseignements acquis, un autre Assassin prenait la relève et s'en allait traquer sa cible.[1]

Les Assassins rendaient service à la population, mais étaient néanmoins redoutés pour leur réputation de meurtriers. Même suite à la réforme des méthodes d'assassinat sous Altaïr Ibn-La'Ahad, le peuple avait du mal à leur faire entièrement confiance.

Critique

Le paradoxe de la Confrérie

"Ce qui suit est une énumération des grands paradoxes de l'ordre des Assassins: (1) Nous aspirons à la paix, mais nous tentons d'y parvenir par le crime. (2) Nous aspirons à libérer l'esprit des hommes, mais nous obéissons nous-mêmes à un maître et nous nous soumettons à un ensemble de règles. (3) Nous aspirons à dénoncer les dangers d'une foi aveugle, mais nous suivons nos propres préceptes les yeux fermés."
― Extrait du Codex d'Altaïr Ibn-La'Ahad.[src]

Malgré leurs bienveillantes intentions, la Confrérie était sujette à quelques méprises, et toute croyance mal perçue pouvait aisément les faire basculer dans la corruption. Nombre d'Assassins avaient conscience de l'ironie de leur œuvre. Quand Desmond Miles fut sauvé par les Assassins, il assuma qu'ils étaient les "gentils", mais Shaun Hastings lui rappela qu'ils demeuraient des tueurs. Rebecca Crane lui rappela cependant que certaines personnes doivent mourir pour que la situation évolue.[2]

Cette contradiction donna lieux à des différents au sein de la Confrérie. Lorsque des membres de la Confrérie travaillant pour le FBI retinrent la famille de Nikolaï Orelov en otage, ce dernier dit à son fils Innokenti que "Ces hommes n'ont aucune honneur. Ce sont des tueurs. Ils ne suivent que de vieilles lois qui ne s'appliquent qu'à eux et se vantent d'être des héros." L'arrière-petit-fils d'Orelov, Daniel Cross, s'accrocha à cette notion en revivant la mémoire génétique de son ancêtre, et déclara que les Assassins n'étaient "qu'une meute de loups opportunistes et sauvages" et anarchistes, et que l'anarchie ne mènerait jamais à un monde uni.[3]

Neutralité

Les Assassins se concentraient exclusivement à la traque des Templiers, souvent aidés par de grandes figures historiques comme Vladimir Lénine, Leonardo da Vinci et Marco Polo, et préféraient épargner leurs ennemis indirects comme Tomás de Torquemada.[4] Néanmoins, une telle obstination avait son lot de conséquences. Vali Cel Tradat, par exemple, abandonna les Assassins car ils n'avaient pas tenté d'empêcher la conquête de sa Valachie natale par l'Empire ottoman,[5] tandis qu'Orelov ne se sentait "guère mieux qu'un pilleur de tombes" au sein de la Confrérie.[6]

Victimes civiles

Une autre conséquence, bien plus grave, est le sacrifice de civils au service de la liberté. Les Assassins, afin d'infiltrer un certain lieu, pouvaient tirer profit de l'agitation d'une foule, entraînant de grandes perturbations et d'importants dégâts environnants. Par exemple, Ezio Auditore provoqua une émeute au Port de Théodose en 1511, qui réduisit un marché en cendres, uniquement pour infiltrer l'arsenal et récolter des informations. Plus tard, il causa une explosion dans la ville souterraine de Derinkuyu en Cappadoce, blessant grièvement probablement jusqu'à la mort, une majeure partie de sa population pour que sa cible sorte de l'ombre.[5]

À la fin du XVIIIème siècle, Connor entraîna à son insu l'abandon des terres de sa tribu lors de la Guerre d'Indépendance en éliminant William Johnson et John Pitcairn au nom de la liberté, à son plus grand regret.[7][8]

Pratiques

Intronisation

Article principal: Intronisation à la Confrérie des Assassins
ACB Ascension 9

L'intronisation de Claudia Auditore en 1503

Il existe deux manières de rentrer dans la Confrérie: par naissance, comme Altaïr Ibn-La'Ahad, Ezio Auditore et Desmond Miles,[1][2] ou par recrutement, comme les apprentis, Edward Kenway et Shaun Hastings.[9][10][2]

Après avoir été nommé Assassin et disciple du Credo, une recrue devait prouver sa valeur pendant une durée indéterminée. Par exemple, Ezio fut chargé de traquer les conspirateurs Templiers des années avant d'être officiellement intronisé,[2] tandis que les apprentis gagnaient de l'expérience en accomplissant des contrats à travers le monde avant de rejoindre la Guilde des Assassins.[9]

Entraînement

Les Assassins passent leurs vies à s'entraîner à tuer.[1] Dès le plus jeune âge, on leur apprend à analyser leur entourage. L'entraînement au combat, indispensable, était essentiellement à l'arme blanche. Cependant, l'entraînement des Assassins se consacrait fondamentalement à la discrétion, car la furtivité reste l'arme la plus redoutable des Assassins.[1][2] Il était vital pour un Assassin d'atteindre sa cible sans attirer l'attention et de se mêler à la foule une fois l'acte accompli.[1]

L'entraînement des Assassins englobe également l'art du déplacement. Lorsqu'un Assassin devient Maître, il devient maître de la course libre, une forme précoce de parkour, à laquelle ont recours la plupart des Assassins. Étrangère à la population, cette méthode de déplacement ouvre la voie aux Assassins à des zones inaccessibles autrement. La course libre offre un avantage considérable aux Assassins face à leurs ennemis et aux gardes, et leur permettent de traverser un environnement densément peuplé avec plus d'aisance.

AC1 Rauf Combat

Altaïr et son instructeur, Rauf

Toutefois, tous les Assassins ne sont pas entraînés dès la naissance, et doivent alors subir un apprentissage approfondi et intensif de la part de leurs confrères. Par exemple, Ezio assimila nombre de ses techniques grâce aux Assassins et à ses alliés comme Paola, son oncle Mario Auditore et la voleuse Rosa, mais aussi en étudiant les méthodes d'assassinat détaillées dans le Codex d'Altaïr Ibn-La'Ahad.[2] Des siècles plus tard, Edward Kenway profita de ses compétences en piraterie pour améliorer ses talents d'Assassin.[10]

Contrairement à d'autres factions, les Assassins ne possèdent aucun style de combat particulier. Mise à part leur fameuse Lame secrète, chaque branche de la Confrérie utilise des armes et un style de combat qui leur sont propres. Par exemple, les Assassins Turcs préféraient manier des lames recourbées, et les Assassins Chinois étaient experts en kung-fu.[11]

Équipement

Au travers des âges, la Confrérie eut une multitude d'armes à sa disposition. Durant l'Antiquité, les Assassins n'avait aucune tenue ou équipement standard, mais étaient connus pour se servir des lances, du poison et des arcs à la perfection. Au Moyen Âge, ils firent du blanc la couleur principale de leurs robes et prirent l'habitude de coudre un bec à la pointe de leurs capuches.

C'est au Moyen Âge que l'arme emblématique des Assassins, la lame rétractable, conçue à l'origine par Darius, se généralisa au sein de l'Ordre. Durant cette longue période de l'histoire, les Assassins maniaient l'épée, des lames courtes et des couteaux de lancer, et considéraient le poison comme "l'arme d'un lâche". Beaucoup de modifications furent apportées à la Confrérie sous la direction d'Altaïr Ibn-La'Ahad, notamment grâce à ses inventions et techniques imaginées par une Pomme d'Éden. Parmi ces inventions se trouvent la Lame empoisonnée, le Pistolet caché, et de nouvelles méthodes d'assassinat.

Depuis la Renaissance, l'équipement n'a pas véritablement évolué, mais d'autres armes s'ajoutèrent à leur arsenal. Bien que le choix d'une armure était devenu de plus en plus populaire, les robes blanches et la capuche à bec persistèrent. Ezio Auditore et d'autres Assassins Italiens employaient le pistolet caché, l'arbalète, les fléchettes empoisonnées, les bombes fumigènes, et une seconde lame secrète, parmi tant d'autres armes blanches plus conventionnelles comme les épées et les couteaux. Des armes étaient quant à elles uniques à une certaine région du monde, comme le tomahawk de Connor Kenway ou les Lames-crochets des Assassins ottomans.

De nos jours, l'évolution de la technologie et de la société obligea les Assassins à manier les armes à feu, mais aussi une autre arme, différente mais tout aussi létale – l'informatique, qui fut la spécialité de Rebecca Crane et d'Hannah Mueller.[2][7][12] Lorsque Desmond Miles était retenu par Abstergo Industries dans leur laboratoire de Rome, une équipe d'Assassins tenta en vain de venir à son secours, munis d'armes automatiques.[1]

Enterrement

Historiquement, les Assassins respectaient les morts. Leurs confrères étaient inhumés dans des cryptes ou de grands tombeaux, enveloppés d'un linceul, leur ceinture rouge déposée dans le sens de la longueur. Les membres éminents de la Confrérie reposaient dans des sarcophages, le couvercle desquels les représentant, ainsi que leurs emblèmes respectives.[2]

Sauf si les circonstances ne le permettaient pas, les Assassins donnaient les derniers sacrements à leurs cibles une fois éliminées. Mario Auditore réprimanda le manque de respect d'Ezio sur le corps sans vie de Vieri de' Pazzi, au début de sa carrière en tant qu'Assassin, et insista pour qu'il n'en soit plus ainsi.[2]

Histoire de la Confrérie

L’histoire de la Confrérie des Assassins traite de rébellion contre la tyrannie et de préservation de la liberté humaine. Les Assassins existent probablement depuis l’aube de l’humanité et mènent une guerre clandestine contre leurs ennemis de l’Ordre des Templiers. Leur capacité d’adaptation et leur discrétion leur ont permis de survivre au fil des siècles, et si leurs méthodes ont évoluées avec le temps, leur idéologie a toujours été consacrée à la préservation du libre arbitre.


Les premiers Assassins

Les racines de la Confrérie remontent très loin dans le temps, et s’étendent de la Méditerranée à la Chine . En 465 avant notre ère, l’Assassin perse Darius tua Xerxès I , roi de la dynastie des Achéménides. Ce dernier fut la première victime connue de l’arme symbolique de la Confrérie : la lame secrète . Un siècle et demi plus tard, Iltani , un agent babylonien, empoisonna Alexandre le Grand . En 210 av. J.-C., Qin Shi Huang, premier empereur de la dynastie Qin fut tué par la lance de l’Assassin chinois Wei Yu.

Il n’existe que très peu d’informations sur les activités des Assassins durant l’Antiquité. Le fait historique le plus connu de la Confrérie au cours de cette période est l’assassinat de Jules César. Marcus Junius Brutus, sûrement membre du Liberalis Circulum, conspirateur et Assassin, laissa des informations sur ses activités jusqu’à l’assassinat. Rassemblées dans les Parchemins de Romulus , ces données révèlent les motivations des Assassins et leur organisation dans la Rome antique.

D’après les parchemins, les tendances impérialistes de César et son mépris affiché pour le Sénat en firent un ennemi de la Confrérie. En 44 av. J.-C., Brutus et trente-neuf autres conjurés encerclèrent César dans l’enceinte du Sénat et le poignardèrent au nom de la liberté de Rome. L’Assassin Leonius, autre membre du Liberalis Circulum, supprima l’empereur Caligula en l’an 41 de notre ère.

Les activités de certains Assassins au IIIe siècle, comme Aquilus et Accipiter, correspondent aux attaques que subit l’Empire Romain d’Occident par les hordes du nord de l’Europe.


Grandeur et décadence de Masyaf

Masyaf by A C

Masyaf

C’est au Moyen Âge que les Assassins apparurent pour la première fois comme une faction organisée et clairement identifiable. Prenant le nom de Nizârites ou Heyssessini, puis plus tard ce nom fut italianisé en Assassini, soit Assassins, leur nom actuel. Lors de la troisième croisade, sous le commandement d’Al Mualim, la Confrérie acquit une grande renommée dans tout l’Orient . Les opérations étaient organisées depuis leur base de Masyaf, une ville fortifiée qui devint la pierre angulaire de la Confrérie : les Assassins y étaient élevés, entraînés et instruits selon les principes fondamentaux de l’Ordre.

À la fin du XIIe siècle, les Assassins disposaient d’un immense réseau d’informateurs dans plusieurs villes d’Orient comme Jérusalem, Acre et Damas. Mais c’est en 1191, durant le second siège de Masyaf, qu’ils dévoilèrent toute leur puissance militaire en repoussant les soldats du Grand Maître des Templiers Robert de Sablé.

Malgré ses ressources, la Confrérie resta politiquement neutre. Elle organisait les assassinats de personnalités qu’elle jugeait dangereuses pour la liberté des peuples, dans le seul but de préserver la paix et sans tenir compte des allégeances politiques. Pour les Assassins, la vie des Sarrasins et des Chrétiens avaient la même valeur.

L’importance politique de Masyaf fut de courte durée. Peu après la victoire de la Confrérie contre l’armée de Robert de Sablé, il fut révélé qu’Al Mualim était un Templier qui avait manipulé les Assassins de Masyaf pour son propre intérêt. La Confrérie élimina son ancien chef, mais se retrouva grandement affaiblie par cette trahison : les Assassins étaient moins nombreux, disposaient de moins de ressources et n’avaient plus personne à leur tête.

Altaïr Ibn-La'Ahad, l’élève le plus estimé d’Al Mualim, reprit finalement le flambeau. Son arrivée annonça une période d’introspection et des réformes pour la Confrérie.


Les réformes d’Altaïr et la menace Mongole

Altairwith AppleofEden

Altaïr tenant la Pomme d'Eden

Peu de temps après la mort d’Al Mualim, l’influence des Assassins s’étendit à l’île de Chypre, où ils éliminèrent le nouveau Grand Maître des Templiers, Armand Bouchart, avant de forcer ses troupes à battre en retraite.

À la fin du XIIe siècle, les Templiers commencèrent à retomber dans l’oubli et la Confrérie connut un sort similaire. Les Assassins furent contraints de s’adapter. Ils désertèrent leur forteresse et abandonnèrent les rituels instaurés par Al Mualim, comme l’interdiction d’utiliser du Poison et l’amputation de l’annulaire gauche.

Durant les dernières années de la vie d’Altaïr, la Confrérie se mobilisa pour lutter contre Gengis Khan, le seigneur de guerre venu de Mongolie. Qulan Gal, un Assassin mongol, lui décocha une flèche fatale depuis son cheval en 1227, mais les Mongols voulurent se venger et, en 1256, Houlagou Khan, le petit-fils de Gengis Khan, partit en guerre contre la Confrérie et détruisit la plupart de ses forteresses d’Orient, puis entama un nouveau siège de Masyaf.

La Renaissance italienne

Firenzelineage

Florence à la Renaissance

Au début du XVe siècle, le centre des activités des Assassins s’était déplacé de l’Orient vers l’Italie, principalement. La Renaissance débutait à Florence et l’agitation de l’époque offrit une toile de fond propice à une recrudescence des conflits entre Assassins et Templiers. Ces derniers, menés par Rodrigo Borgia, Grand Maître des Templiers de l’époque, tentèrent de prendre le contrôle des cités-Etats d’Italie.

Les Assassins s’opposèrent aux Borgia depuis leur forteresse de Monteriggioni, mais en 1500, Cesare Borgia, le fils de Rodrigo, détruisit leur place forte et força les Assassins à se regrouper à Rome.

La Confrérie était en déroute, mais elle ne se déclara pas vaincue. Comme à Masyaf, les Assassins de Rome s’adaptèrent à cette situation inédite et adoptèrent de nouvelles stratégies. Ils établirent leur repère secret sur l’île Tibérine et entreprirent une campagne de reconquête. Leurs méthodes commencèrent à évoluer, ils rallièrent le peuple à leur cause et entreprirent de libérer la ville millénaire quartier par quartier. Les Assassins avaient compris qu’ils devaient puiser leur force de la ville elle-même : ils aidaient les marchands, finançaient les rénovations et recrutaient leurs nouveaux membres dans les rues de Rome.

À la mort de Cesare Borgia en 1507, les Assassins avaient libéré Rome de l’influence des Templiers et regarnirent leurs rangs. Le XVIe siècle marqua la renaissance de la Confrérie, devenue bien plus importante, plus puissante et adepte de nouvelles stratégies.


Le XVIIIe siècle

Piraterie dans les Antilles

Au début du siècle, le pirate et Assassin Edward Kenway écumait les Antilles lors de l'âge d'or de la piraterie.


Conflits en Louisiane française

Les espagnols avaient à cette époque acquis la Louisiane française grâce au traité de Paris en 1764. Mais le changement de gouvernement créa des tensions qui furent sans doutes initiées ou alimentées par les Templiers.


La Guerre d'indépendance

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, dans les treize colonies qui allaient devenir la future nation des États-Unis d'Amérique, les Assassins, dont Connor Kenway, durent encore affronter leurs ennemis mortels aux abords des champs de bataille pour l'Indépendance, entre New York et Boston.


Depuis le XXe siècle

Après la libération de Rome, les Assassins comprirent que seules les réformes sociales conduisaient au changement et vers la fin du XXe siècle, la Confrérie privilégiait davantage les mouvements politiques et sociaux que la force.

Mais la transition fut délicate. En Russie, la Confrérie fut associée à un mouvement appelé Narodnaya Volya ou La Volonté du Peuple, qui émergea à la fin du XIXe siècle. Constitué de terroristes connus pour avoir commis des actes de violence contre la famille impériale, l’organisation avait pour objectif de renverser l'autocratie tsariste. Les Assassins de Narodnaya Volya éliminèrent le tsar Alexandre II de Russie en 1881 et tentèrent d’assassiner son successeur, Alexandre III, en 1888. Un petit groupe dirigé par Nikolaï Orelov tenta par la suite en 1908 de s'emparer du Sceptre des tsars, un des Fragments d'Eden dans un centre de recherche des Templiers dans la Toungouska en Sibérie. Mais à cause de la technologie de Nikola Tesla activée, le sceptre explosa, provoquant une catastrophe connu comme l'évènement de la Toungouska, dont seul Orelov sortit vivant. Puis en 1917 Orelov et sa famille immigrèrent aux États-Unis en abandonnant la Confrérie. Mais les Assassins se lancèrent à leur trousses pour récupérer des informations qu'Orelov détenait, séparant leur famille en 1919 dans les évènements des Descentes Palmer.

La Confrérie fut aussi impliquée dans les bouleversements sociaux qui agitèrent l'Europe au XXe siècle, elle participa à la Révolution russe de 1917 et assassina Adolf Hitler à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Au lendemain du second conflit mondial, les Assassins entamèrent une transition progressive afin d’inspirer le changement en montrant l’exemple. Le paysage politique mondial passa de l’impérialisme à la globalisation et la Confrérie dut s’adapter une fois de plus. La guerre entre Assassins et Templiers, dévoilée au grand jour, se jouait maintenant dans les urnes et les médias.

L’adhésion des Assassins à un changement social sans violence ne les préserva pas des représailles des Templiers. En novembre 2000, Daniel Cross, un espion des Templiers, infiltra le quartier général des Assassins à Dubaï et tua le Mentor de la Confrérie. Cross dévoila également aux Templiers les emplacements des camps d’entraînement des Assassins partout dans le monde.

Le mois de novembre 2000 marqua le début de la fin pour la Confrérie. Durant les années qui suivirent, les Templiers traquèrent inlassablement les Assassins aux quatre coins du monde. Le futur de la Confrérie demeure incertain, les effectifs et les ressources des Assassins ne cessent de diminuer, mais ils restent fermement opposés à l’Ordre des Templiers.
À partir de 2000, l'Ordre est dirigé par William Miles.


Notes


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