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Assassin's Creed

Base de données (Syndicate): Personnes

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Alliés

ACS Agnes MacBean base de données.png

Date de naissance : 5 janvier 1815

Fille d’un ferronnier et d’une femme au foyer, Agnes MacBean est née à Garnkirk, en Écosse. Aînée de six enfants, Agnes a rapidement fait preuve de franc-parler, malmenant ses frères et sœurs et égratignant à l’occasion ses parents.

En 1831, l’Écosse a entamé la construction de son réseau ferroviaire avec ses lignes de Garnkirk à Glasgow. Son père, Mungo MacBean, expert en la matière, a été envoyé sur les chantiers de chemin de fer. Désireuse de suivre les traces de son père, Agnes est devenue autodidacte ferroviaire.

L’occasion s’est présentée trois ans plus tard. La santé de Mungo a subitement déclinée au moment de la fusion entre les réseaux ferroviaires écossais et anglais (même s’il faudrait un penchant irrationnel pour la théorie du complot pour lier les deux événements) et Agnes, pour subvenir aux besoins de sa famille, a remplacé son père à bord d’une locomotive. Et afin d’accélérer la transition, elle a également adopté son identité.

Deux ans plus tard, un incident a dévoilé la féminité d’Agnes à ses employeurs. En guise de punition, elle a été mutée chez Starrick Industries. Là, elle dut travailler pour le cruel chef de bande de Whitechapel, Rexford Kaylock, et mettre son train au service de ses activités illicites.

En 1868, son train, surnommé Bertha, a été volé par les Assassins Jacob et Evie Frye. Après avoir négocié de meilleures conditions de travail pour elle et les autres mécaniciens, elle a accepté de se mettre à leur service.

Alexander Graham Bell BDA.jpg

Date de naissance : 3 mars 1847

Dès sa plus tendre enfance à Édimbourg, en Écosse, Alexander Graham Bell a été initié à l’importance du son et de la communication. Son père était un éminent orthophoniste et professeur d’élocution et sa mère a perdu l’ouïe alors qu’Aleck avait douze ans. Son père a créé un alphabet phonétique destiné à apprendre la parole aux sourds, et Aleck apprit à communiquer avec sa mère en appliquant sa tête contre la sienne afin qu’elle puisse ressentir les vibrations de sa voix. Rebecca fait à peu près la même chose quand je fais la sourde oreille.

L’autre trait majeur d’Aleck était son inventivité naturelle. Encore adolescent, Bell a créé un système de décorticage du blé. Mais, bon, on a tous fait des choses plus ou moins bizarres à l’adolescence. Pire, avec l’aide de ses frères Melville et Edward, il a mit au point un automate capable de parler, à l’aide de soufflets, lorsqu’on manipulait les « lèvres » de la machine. Les frères Bell ont réussi à lui faire articuler des mots simples tels que « mama ». Moi qui ai déjà du mal à supporter les ventriloques…

Bell était doué d’un tel génie qu’il a été engagé comme « professeur » d’élocution et de musique à Weston House, en Écosse. Sa famille a déménagée à Londres à peu près à la même époque et Aleck l’y a rejointe en 1867, après la mort d’Edward, de tuberculose. Dans la capitale, Aleck a suivi les cours de l’University of London et travaillé pour son père, donnant des consultations d’orthophonie et enseignant l’alphabet phonétique de son père à des sourds. Mais il a aussi, semble-t-il, créé de jolis petits gadgets pour un duo d’Assassins.

Si des documents nous sont parvenus à propos de cet automate de malheur, pas un mot n’a transpiré au sujet de ses coopérations avec Jacob et Evie Frye. Comme il se doit.

Quoi qu’il en soit, Aleck et ses parents sont partis s’installer au Canada en 1870 après la mort de Melville qui a, comme son frère, succombé à la tuberculose. Aleck lui-même a présenté des symptômes de la maladie, mais heureusement pour l’humanité toute entière, il s’est remis et a inventé, entre autres choses, l’ancêtre du smartphone.

Bell s’est éteint le 2 août 1922, à l’âge de soixante-quinze ans. Lors de ses obsèques, deux jours plus tard, toutes les communications téléphoniques ont été interrompues pendant une minute en son honneur. Si toute l’humanité n’a pas pleuré la mort de Bell, la coupure téléphonique a dû faire couler beaucoup de larmes.

Arthur Conan Doyle BDA.jpg

Date de naissance : 22 mai 1859

Né à Édimbourg, en Écosse, le jeune Arthur a quitté sa région natale à neuf ans pour rejoindre Hodder Place, l’école préparatoire au collège de Stonyhurst, en Angleterre. Seules les biographies les plus arides mentionnent son bref séjour à Londres, où il découvrit les délices de l’art de la déduction en compagnie de mystérieux jumeaux. Il poursuivit ses études à Stonyhurst avant de regagner l’Écosse, où il obtint son diplôme de médecine à l’université d’Édimbourg.

Doyle fut médecin à bord de navires lors de diverses expéditions dans l’Arctique et en Afrique avant de s’établir à Plymouth puis Portsmouth, en Angleterre. Il délaissa la médecine pour vivre chichement de ses écrits (et jouer comme gardien amateur dans une équipe de football). Il déménagea ensuite pour Londres, où il commença à rédiger une série de romans mettant en scène un détective de type gentleman-farmer.

Doyle s’intéressa de plus en plus au spiritisme (peut-être en raison de la mort du Stupéfiant Thaddeus, un médium, pendant le séjour de Doyle à Londres) et, après la mort de sa femme, rejoignit le célèbre Ghost Club. Il croyait aussi aux fées.

Benjamin Disraeli BDA.jpg

Date de naissance : 21 décembre 1804

Romancier, dandy et juriste accompli, Benjamin Disraeli est devenu, de manière assez inattendue, l’un des plus grands hommes d’État européens.

Premier et à ce jour unique Premier ministre britannique d’origine juive, est resté dans l’histoire pour avoir modelé le parti conservateur moderne et pour son opposition à William Ewart Gladstone.

Disraeli est né à Londres en 1804, fils d’Isaac et de Maria d’Israeli. Alors que Benjamin était âgé de douze ans, Isaac convertit l’ensemble de sa famille à l’église anglicane à la suite d’un différend avec la synagogue locale. Par la suite, Benjamin anglicisa son nom, passant de d’Israeli à Disraeli, lorsqu’il rejoignit le cabinet juridique Marples en 1821, mais les raisons exactes de cette modification de patronyme demeurent inconnues. Peut-être en avait-il assez de se faire apostropher…

Avant d’entrer à la Chambre des communes, Disraeli trempa dans la littérature et la Bourse. Il se retira et s’essuya vigoureusement, car les deux tentatives furent des échecs cuisants entraînant dettes et dépression nerveuse. Cela ne l’empêcha pas de trouver enfin sa voie au Parlement en 1837, où il siégea pour le parti conservateur. C’est à cette époque que se développa sa longue rivalité avec Gladstone.

En 1839, Disraeli épousa Mary Anne Lewis. Beaucoup estimèrent qu’il s’agissait d’un mariage d’argent, mais l’amour naquit entre les époux, qui demeurèrent unis et complices jusqu’à la mort de Mary Anne, en 1872. « Dizzy m’a épousée pour mon argent, mais si l’occasion se représentait, il m’épouserait par amour », a déclaré un jour Mary Anne.

Disraeli accéda pour la première fois à la fonction de Premier ministre en 1868, mais ne parvint pas à remporter les élections la même année. Il dirigea l’opposition jusqu’en 1874, date à laquelle il redevint Premier ministre pour six ans.

Souffrant de goutte et d’un asthme sévère, Disraeli mourut en 1881. La reine Victoria, avec laquelle des relations amicales s’étaient nouées pendant ses années au pouvoir, fut accablée par sa disparition mais, conformément au protocole royal, ne put assister à ses funérailles.

Charles Darwin BDA.jpg

Date de naissance : 12 février 1809

Charles Robert Darwin est essentiellement connu pour sa contribution à la théorie de l’évolution.

Davantage intéressé par la nature, Darwin négligea ses études de médecine à l’université d’Édimbourg. Ceci fâcha monsieur Darwin père, qui expédia Charles au Christ’s College de l’université de Cambridge, afin qu’il devienne pasteur anglican. Tout indique que le jeune Charles n’aimait guère étudier, préférant passer son temps à monter, chasser et collectionner les insectes. Un hobby que j’éviterais de mentionner sur un site de rencontres… Son passage au Christ’s College ne fit qu’intensifier sa passion obsessive pour les sciences naturelles.

Le journal détaillé de son voyage à bord de l’HMS Beagle lui a valu un beau succès dans les cercles scientifiques. A son retour, son père l’aida à s’établir comme « gentleman-savant » indépendant. Voilà une mention que j’adorerais apposer sur mes cartes de visites… Mais les nombreux succès de Darwin eurent un coût : il fut victime de diverses affectations dues au surmenage.

Son ouvrage intitulé De l’Origine des espèces parut en langue anglaise en 1859. Dès les années 1870, la communauté scientifique et le grand public avaient communément admis l’évolution comme une réalité (dans les années 2000 dans… euh…certains pays que je me refuse absolument à nommer, l’essentiel du grand public semble avoir fait un grand bon en arrière ! Je veux parler des États-Unis).

Darwin est devenu célèbre dans le monde entier. Il demeure celui qui a offert une théorie unifiée des sciences de la vie expliquant la vaste diversité biologique de notre planète. Il a eu l’honneur d’être inhumé à l’abbaye de Westminster.

ACS Charles Dickens base de données.png

Date de naissance : 7 février 1812

Ayant acquis la célébrité de son vivant, Charles John Huffman Dickens demeure l’une des plus importantes sources d’informations sur le Londres du XIXe siècle. Connu à la fois comme un géant de la littérature et un activiste, Dickens a produit une œuvre présentant la vie et les caractères de la classe ouvrière londonienne.

(Si on pose la question dans les pubs londoniens de son époque qui existent encore de nos jours, on te dit souvent que Dickens était un habitué. Imagine un peu être un habitué de TOUS LES PUBS. C’est ce qu’on appelle avoir de la constance. –RC)

Ma critique préférée de Dickens, proférée par l’un de ses contemporains, est celle-ci : « Monsieur Dickens, avide de se venger de l’étrangeté de son nom, affuble ses personnages de fiction de noms plus étranges encore. »

Dickens est né à Portsmouth. Deuxième d’une fratrie de huit, il aurait mené une enfance idyllique jusqu’en 1824, année où son père, John Dickens, fut incarcéré à la prison pour dettes de Marshalsea, où toute sa famille le suivit. Afin d’aider à régler les dettes paternelles, Charles fut contraint de quitter l’école et de travailler dans un entrepôt, le Warren’s Blacking Warehouse, réputé pour maltraiter les enfants. Ce n’était pas la colo au grand air… Une fois les dettes de son père épongées, la mère du jeune Charles suggéra que celui-ci continue à travailler. « Je n’ai jamais oublié, n’oublierai jamais et suis incapable d’oublier l’insistance de ma mère pour me renvoyer là-bas », a déclaré Dickens.

Une fois libéré de l’entrepôt et après avoir repris l’école, Dickens entra au cabinet juridique Ellis and Blackmore’s. Habitant en ville, il se rendait régulièrement au théâtre et, inspiré par les récits présentés sur scène, entama une carrière littéraire.

Dickens écrivit des romans connus dans le monde entier comme Oliver Twist, Un chant de Noël et Les grandes espérances, et connut le succès toute sa vie. La reine Victoria elle-même a déclaré adorer ses œuvres. On connaît peut-être un peu moins l’attirance de Dickens pour le surnaturel, qui l’amena à rejoindre le Cambridge’s Ghost Club, une association menant des enquêtes et des recherches sur le paranormal.

L’une des plus grandes controverses à son sujet fut sa relation extraconjugale avec Ellen Ternan, une jeune actrice avec laquelle il demeura jusqu’à sa mort. Ternan et Dickens tinrent leur liaison secrète, faisant un vaste feu de joie de toute leur correspondance alors qu’ils étaient amants depuis neuf ans. En juin 1865 eut lieu une importante catastrophe ferroviaire, dite de « Staplehurst ». Dickens, qui se trouvait à bord, apporta héroïquement son aide à d’autres victimes, mais refusa de témoigner lors de l’enquête car cela l’aurait contraint à avouer qu’il voyageait avec Ternan et la mère de celle-ci.

En 1868 et 1869, Dickens donna une série de lecture d’adieu en Angleterre, en Écosse et en Irlande. C’est aussi à cette époque qu’il entama son dernier roman, hélas inachevé : Edwin Drood.

En juin 1870, après une journée passée à écrire, Dickens fut victime d’une attaque et mourut le lendemain (qui était curieusement le cinquième anniversaire de la catastrophe de Staplehurst). Il fut inhumé dans le « coin des poètes » de l’abbaye de Westminster.

ACS Clara O'Dea base de données.png

Date de naissance : 24 février 1856

Née en 1856, Clara fut la seule enfant de la famille O’Dea. Comme beaucoup d’irlandaises, la mère de Clara était servante sous contrat dans une famille aisée du Strand.

Se dissimulant pour profiter des leçons du précepteur de cette famille, Clara emmagasina le plus de savoir possible, dévorant l’éducation que ses parents n’auraient jamais pu lui offrir. Malheureusement, après avoir été accusée à tort de vol, la mère de Clara fut congédiée et contrainte de trouver d’autres moyens de subsistance.

A l’âge de dix ans, Clara était la seule à subvenir aux besoins de la famille. Son père était parti un an auparavant, sa mère était alitée, malade de chagrin, et Clara dut se débrouiller dans la rue. Elle se sentit bientôt très proche des enfants orphelins qu’elle y côtoyait.

Courageuse et charismatique, Clara, entre-temps devenue elle aussi orpheline, est aujourd’hui une jeune femme remarquable qui s’efforce de venir en aide aux enfants dans le besoin.

Duleep Singh BDA.jpg

Date de naissance : 6 septembre 1838

Plus jeune fils du maharadjah Ranjit Singh, Duleep est devenu le dernier maharadjah de l’Empire sikh à l’âge de cinq ans. A cinq ans, je savais à peine nouer mes lacets… Mais son accession au trône est due à la pire des raisons : les quatre prétendants antérieurs à la succession avaient été assassinés (mais pas par des… tu sais…. Assassins).

Sa mère, la maharani Jind Kaur, tint quelque temps le rôle de régente, mais fut incarcérée après la première guerre anglo-sikhe. Duleep demeura près de treize ans sans revoir sa mère. En avril 1849, âgé de dix ans, Duleep Singh fut confié au Dr John Login (qui n’est pas l’inventeur des pseudos de connexion), et exilé cinq ans plus tard au Royaume-Uni.

Là, il se lia d’amitié avec la reine Victoria, qui devint la marraine de plusieurs de ses enfants. Mais Duleep ne parvint jamais à oublier sa vraie mère, et tenta d’entrer en contact avec elle en 1856. Ses lettres et ses émissaires furent interceptés aux Indes par les Britanniques. Il persista néanmoins et, grâce à l’aide de Login, fut autorisé à rencontrer sa mère en juillet 1861.

La maharani n’était plus considérée comme une menace envers les intérêts britanniques aux Indes et elle fut autorisée à accompagner Duleep au Royaume-Uni. Au cours des deux années qu’il lui restait à vivre, elle enseigna à son fils l’importance de son héritage sikh. Duleep passa le reste de sa vie à tenter de regagner sa patrie.

ACS Evie Frye base de données.png

Date de naissance : 9 novembre 1847

Evie Frye est née quatre minutes avant son frère Jacob, et le lui a rappelé à d’innombrables reprises. Elle prouva sa détermination dès sa première bouffée d’air, troublant le paisible silence d’une ravissante demeure à la campagne.

Cecily, la mère de Jacob et Evie, mourut en couches. Elle était la fille unique d’un responsable de la fonderie située dans la vallée de Rhondda, au sud du Pays de Galles. Sa mère était elle-même galloise. Ethan accepta la proposition de sa belle-mère de se charger d’élever les deux enfants jusqu'à l’âge de six ans. Il prit ensuite le relais dans sa maison de Crawley.

Evie et son frère furent élevés par leur père selon les préceptes de la Confrérie. C’était une époque dangereuse pour les Assassins, car les Templiers, qui tenaient Londres, cherchaient à étendre leur emprise sur la campagne environnante. Studieuse, aimant les aspects techniques, Evie s'attacha aux aspects théoriques et organisationnels de la Confrérie. Elle se spécialisa dans la recherche, avec un intérêt annexe pour les fragments d'Eden.

Ethan instilla chez ses enfants un sens profond du devoir social : l'idée selon laquelle les Assassins doivent aider la population à vivre libre, et pas seulementchercher à abattre les forces de l'oppression. Alors que Jacob avait tendance à se rebeller contre les enseignements de son père, Evie buvait ses paroles. Les idées de son père devinrent les fondation du Credo personnel d'Evie. Son premier assassinat fut celui du propriétaire d'une minoterie qui exploitait son personnel et refusait de le payer. Son successeur (un membre de la Confrérie) améliora considérablement la condition des ouvriers.

Au sein de la Confrérie, Evie est appréciée pour sa planification minutieuse et sa capacité à résoudre les difficultés et à intégrer l'élément humain de chaque équation.

ACS Florence Nightingale base de données.png

Date de naissance : 12 mai 1820

Dès son plus jeune âge, Florence Nightingale a été guidée par sa foi et ses convictions. Elle était encore une petite fille lorsqu’elle décida de devenir infirmière, mais ses parents désapprouvaient cette idée, car une telle profession leur paraissait indigne de leur situation sociale élevée. Nightingale déclara plus tard à ses collèges qu’elle avait reçue, à dix-sept ans, un message de Dieu lui disant de devenir infirmière.

Quand il veut, le bonhomme sait se montrer précis…

Sans vouloir rabaisser une femme qui a fait le bien autour d’elle, c’est quand même un peu commode, non ? Qu’est-ce qui serait arrivé si Dieu lui avait ordonné de devenir plombier ?

Quoi qu’il en soit, Nightingale a fait ce qu’il fallait pour devenir infirmière, et lorsque la guerre de Crimée a éclatée en 1854, elle a trouvé du travail sur le front. BEAUCOUP de travail, même. Accompagnée de trente-huit infirmières volontaires et de quinze religieuses qu’elle avait personnellement rassemblées, Nightingale fit preuve de beaucoup de discipline et d’organisation dans l’administration des soins aux blessés. Désolé, je sais que ça commence à ressembler à un CV bidonné. Ce que je veux dire, c’est qu’elle connaissait son boulot et avait compris qu’il fallait former le mieux possible les infirmières avant de les envoyer sur les champs de bataille des « opérations extérieures ».

A son retour au Royaume-Uni, en 1855, elle mit sur pied le Nightingale Fund, destiné à former des infirmières, car la guerre faisait toujours rage. En 1859, elle publia Notes on Nursing, qui devint le manuel de base de formation des infirmières, et fonda l’année suivante la Nightingale Training School à l’hôpital St.Thomas. Elle voua le reste de son existence à lutter pour les droits des femmes et, après avoir découvert le rôle majeur de l’hygiène dans la santé, pour l’amélioration et l’assainissement à Londres et aux Indes.

Florence Nightingale mourut dans son sommeil, le 13 août 1910. Elle avait quatre-vingt dix ans. Elle a accompli de grandes choses, mais certains progressistes actuels lui reprochent, malgré sa lutte pour les droits de la femme, de s’être opposé à la notion de femme médecin et au droit de vote. Alors, Flo, on ne fait le travail qu’à moitié ?

ACS Frederick Abberline base de données.png

Date de naissance : 8 janvier 1843

Jeune horloger du Dorset, Frederick Abberline savait qu’il était destiné à résoudre des énigmes moins mécaniques. Ayant rejoint la Metropolitan Police en 1863, il ne lui fallut que deux ans pour être promu sergent. Il s’efforçait en permanence de se montrer juste, mais découvrit que la loi n’avait pas le même souci.

En 1868, non sans avoir hésité, il joignit ses forces à celle de Jacob et Evie Frye, deux justiciers qu’on aurait qualifiés à l’époque d’interlope, afin de chasser des rues la célèbre bande des Blighters qui tenait en coupe réglée la pègre londonienne (j’aime bien cette expression de « coupe réglée », j’imagine à chaque fois des ciseaux graduées).

S’il répugne à revenir sur cette partie peu orthodoxe de sa vie, cette année a beaucoup contribué au succès de sa carrière. En 1873, il fut nommé inspecteur et muté à Whitechapel, où il dirigea plus tard l’enquête relative à Jack l’Éventreur.

Si elle lui apporta beaucoup, Abberline passa le reste de son existence à se demander si sa collusion avec les Frye n'était qu'une forme différente de l'inadaptation du système judiciaire.

ACS Henry Green base de données.png

Date de naissance : 7 décembre 1843

Henry est aussi doué pour garder des secrets que pour se faire des relations. Beaucoup de gens ignorent qu’Henry ne s’est pas toujours appelé Henry.

Jayadeep Mir est le fils d’une princesse et d’un Assassin. Arbaaz Mir, membre de la branche indienne de la Confrérie, est tombé amoureux de Pyara Kaur, fille du maharadjah Kharak Singh, alors qu’il tentait de coiffer au poteau des Templiers à la recherche du mystérieux diamant Koh-i-Noor.

Jayadeep a été élevé et formé en vue de devenir membre de la Confrérie, mais, au désespoir de beaucoup, il était bien plus enclin à la lecture qu’à la violence. Il fut néanmoins envoyé en mission en 1860 ; ce fut un fiasco qui mit la Confrérie en péril.

Jayadeep fut ensuite invité à rejoindre la Grande-Bretagne pour une affectation qui lui convenait davantage. Il quitta sa patrie avec l’espoir d’y revenir un jour en ayant prouvé son efficacité sur le terrain.

Durant son séjour en Angleterre, il adopta diverses identités, mais adora celle, très simple, d’Henry Green, le boutiquier-bouquiniste (pseudonyme choisi parce que le prénom « Henry » était très courant et parce que son chapeau de l’époque était de couleur verte).

Ayant établi un réseau de contacts dans tout Londres, il se montra extrêmement utile à l’arrivée de Jacob et Evie Frye dans la capitale. Il les aida à lutter contre l’emprise qu’exerçaient les Templiers grâce aux innombrables informations qu’il avait emmagasinées sur la ville.

A la fois sincère et travailleur, Henry se caractérise par une humanité qui fait défaut à certains membre de la Confrérie.

Henry Raymond BDA.jpg

Date de naissance : inconnue

On ne sait que peu de choses sur la vie de ce prolifique auteur de nouvelles divertissantes (appelées « penny dreadfuls » dans le langage courant). Il semble avoir beaucoup joué les détectives amateurs et ses récits, inspirés par les meurtres étranges qui le passionnent, trahissent son esprit vif et son instinct d’enquêteur.

(Être passionné par des meurtres n’a rien d’anormal. Rien du tout.)

Ses livres ont été publiés par Purlock Publishing, qui semble avoir édité quelques autres titres.

ACS Jacob Frye base de données.png

Date de naissance : 9 novembre 1847

Jacob, le plus jeune des deux jumeaux, est le fils d’un professeur et de sa jeune épouse, tous deux Assassins. Sa mère, Cecily, est morte en couches.

Après avoir été élevés par leur grand-mère jusqu’à l’âge de six ans, Jacob et Evie rejoignirent leur père dans la maison familiale de Crawley. Prévoyant, Ethan Frye éleva ses enfants selon les préceptes de la Confrérie, leur enseignant chaque soir la voie des Assassins et leur vision du monde. Evie s’imprégna de ce savoir, Jacob prêtant beaucoup moins attention aux leçons de son père, au point d’en négliger la teneur.

Si Evie a toujours été studieuse, Jacob préférait l’exercice. Il comprenait et obéissait au Crédo et aux instructions de la Confrérie des Assassins, mais ce n’était que façade et il rongeait son frein en attendant l’occasion d’exprimer son potentiel. Alors qu'Evie s'entraînait sérieusement avec son père, Jacob explorait de nuit les usines obscures et les maisons de jeu de Crawley et des alentours.

À la mort de son père, Jacob s'estima libéré de ses obligations de gardien d'une petite ville. Connu comme le deuxième meilleur Assassin des faubourgs de Londres (derrière Evie, naturellement), il était prêt à affronter sa destinée dans la capitale.

Karl Marx BDA.jpg

Date de naissance : 5 mai 1818

Né à Trèves, ville située dans ce qui était à l’époque le royaume de Prusse, Karl Marx fut un philosophe, économiste, sociologue, journaliste et socialiste révolutionnaire.

Marx a suivi des études universitaires à Bonn et à Berlin. Par la suite, il a écrit pour un journal radical de Cologne avant d’entamer son œuvre sur la théorie de la conception matérialiste de l’histoire. En 1843, il s’est installé à Paris, où il a continué d’écrire pour d’autres publications radicales. C’est là qu’il a rencontré Friedrich Engels, qui devint un ami et un fréquent collaborateur. Chassés de Paris, sa famille et lui s’établirent à Londres en 1849, où il poursuivit ses écrits et ses recherches sur l’activité sociale et économique. Si tu cherches un soporifique qui ne provoque pas d’accoutumance…

Marx a publié de nombreux livres, les plus notables étant Le Manifeste du parti communiste (1848) et Le Capital (1867-1910, donc partiellement à titre posthume), dont on peut affirmer qu’il a établi les fondations de notre appréhension des relations entre travail et capital. Mais sa plus grande contribution fut peut-être d’avoir amené des millions de jeunes gens à porter des jeans serrés, à se laisser pousser une barbe nid-à-miettes et à pester sans discontinuer contre la « machine capitaliste » en buvant du café artisanal dans des dés à coudre, dans des quartiers où même les chats de gouttière refusent de traîner.

Mary Anne Disraeli BDA.jpg

Date de naissance : 11 novembre 1792

Mary Anne Disraeli (née Viney), vicomtesse de Beaconfield, fut une figure majeure de la haute société britannique pendant une grande partie du XIXe siècle. Elle épousa Benjamin Disraeli en 1839, peu après le décès de son premier époux, et fut sa compagne, amie et conseillère jusqu’au jour de sa mort. Elle passait pour une écervelée dont les commentaires faisaient frémir de désapprobation la moustache de ses contemporains « convenables », mais ce n’était qu’une affectation : elle avait en réalité un sens politique très affûté et fut souvent utile à son mari. Les époux Disraeli plaisantaient sur le thème « Benjamin m’a épousée pour mon argent, mais (il m’épouserait) de nouveau par amour ».

(Ce qui est d’autant plus charmant que Mary Anne ne roulait pas sur l’or au moment de leur mariage.)

Il faut cependant indiquer que les premières années de mariage des Disraeli, tous deux romantiques jusqu'au trognon, furent assez éprouvantes. Benjamin cacha à sa femme ses nombreuses dettes pendant des années et tous deux eurent à souffrir de l’opprobre (comparés aux journaux victoriens, les tabloïds d’aujourd’hui font figure de bulletin paroissial). Au lieu de sombrer dans la mélancolie et le repli sur soi (deux traits si romantico-britanniques), ils brisèrent de nouveau les conventions en réglant leurs problèmes et en renforçant leur union jusqu’à ce que leur mariage devienne le conte de fées dont ils rêvaient.

En 1868, la reine Victoria songea à anoblir Disraeli, mais il préféra demeurer à la Chambre des communes. Mary Anne arrondit les angles en devenant vicomtesse de Beaconfield. Comme toujours, elle fit parler d’elle en refusant de se soumettre aux normes de la société victorienne. A la cour, ses toilettes éclipsaient souvent celles de la reine, et après avoir rejoint les rangs de la noblesse, elle ne se priva pas de rabaisser celles qui l’avaient méprisée. Elle s’engagea dans de nombreuses causes charitables, venant en aide aux déshérités. Elle exploita aussi son sens politique pour accompagner son mari en campagne, gagnant les cœurs et les esprits en embrassant les enfants avec enthousiasme. A sa mort, les Disraeli étaient devenus, au Royaume-Uni, le symbole du bonheur, de la satisfaction et de la réussite que procure un bon mariage.

Mary Anne Disraeli repose avec son mari, qui lui a survécu quelques années, à l’église St Michael and All Angels de Hughenden, dans le Buckinghamshire.

ACS Ned Wynert base de données.png

Date de naissance : 5 octobre 1840

Natif de New York, Ned avait toujours rêvé de se rendre à Londres. Peut-être aimait-il la pluie… Non seulement cette ville présentait à ses yeux l’attrait de l’exotisme, mais l’Empire britannique offrait un excellent potentiel pour les activités criminelles.

Ned Wynert (née Henrietta « Netta » Mary Wynn) a été élevé dans la « bonne société » américaine, mais rêvait d’une existence exempte de contraintes sociales. Rusé, il faisait le mur dès que tout le monde avait le dos tourné. Le jour, il jouait à merveille son rôle de petite fille sage, mais la nuit, il se déguisait en garçon et retrouvait la compagnie de voleurs à la petite semaine, voire d’autres personnages moins fréquentables. Personne ne fit le lien entre ces deux personnalités et Ned se fit bientôt un nom en tant que voleurs de bijoux. Après avoir amassé suffisamment d’argent, il quitta définitivement son foyer et abandonna son ancienne identité de Netta. Ce qui est dommage, parce que c’était un nom plutôt marrant.

Ned ne tarda pas à briller parmi la pègre, et toucha le gros lot en se faisant recruter par le voleur le plus célèbre d’Amérique : Adam Worth. Conscient du talent de Ned pour l’entourloupe et les stratagèmes, Worth lui confia une mission de premier plan qui convenait à merveille au jeune homme : établir un syndicat du crime au cœur de l’Empire britannique.

Ned n’eut aucun mal à se faire des amis en arrivant à Londres, et mit sans tarder son projet à exécution. Il s’installa à Southwark, se spécialisa dans le vol et se constitua un groupe d’acolytes dévoués et efficaces. Un seul obstacle se dressait sur son chemin : les Blighters.

Mais la chance lui sourit de nouveau en 1868, lorsqu’il tomba sur le plus beau train qu’il avait jamais vu. Ses propriétaires, les Assassins Jacob et Evie Frye, acceptèrent de s’occuper des Blighters sous réserve que Ned les laisse conserver le butin qu’ils découvriraient dans Londres.

Date de naissance : 22 février 1852

Bumble est né dans une famille modeste. Son père vendait des boutons et des bouts de ferraille au porte-à-porte, ce qui était apparemment un métier à l’époque, tandis que sa mère s’échinait à récupérer du tissu sur des pépins en capilotade. Tu as bien lu : des pépins en capilotade. La fratrie de Nigel (apparemment, il avait deux frères et une sœur) forma un ensemble musical, espérant gagner quelques pence sur les quais. Le projet tomba à l’eau lorsque Nigel, effrayé par une oie peu mélomane, avala sa guimbarde.

Alors que Nigel avait seize ans, ses parents se mirent en tête de partir pour le nord du pays où, selon les dires de son père : « Les cochons boivent de la bière comme toi et moi ! » Mais Nigel se retrouva inexplicablement séparé de sa famille à la gare et demeura sur le quai. Il dut dès lors se débrouiller par lui-même.

Date de naissance : 24 mai 1819

Victoria (de son nom complet : Alexandrina Victoria) est née à Kensington Palace, à Londres. Son père était le prince Edward, duc de Kent et de Strathearn, quatrième fils du roi George III, qui mourut en 1820. Victoria fut élevée par sa mère d’origine allemande, la princesse Victoria de Saxe-Cobourg-Saalfeld, et eut une enfance qu’elle qualifia par la suite de « plutôt mélancolique ». De quoi vous dégoûter de devenir princesse…

Victoria accéda au trône à l’âge de dix-huit ans et épousa en 1840 son cousin germain le prince Albert de Saxe-Cobourg et Gotha, parce que rien ne vaut les liens du sang. Leurs neuf enfants épousèrent à leur tour les rejetons de familles royales ou aristocratiques de toute l’Europe, ce qui valut à Victoria le surnom de « grand-mère de l’Europe ». Ce qui est toujours mieux que « femme de son cousin ».

A la mort d’Albert en 1861, Victoria prit le deuil et s’éloigna largement de toute vie publique. Mais sa popularité connut un regain vers la fin de son règne, qui fut le règne le plus long d’Angleterre et le règne féminin le plus long de l’histoire. Ses jubilés d’or et de diamant furent l’occasion de célébrations publiques.

Le règne de Victoria, plus communément appelé de nos jours « époque victorienne », reste dans les mémoires non seulement pour l’expansion majeure de l’Empire britannique, mais aussi pour les évolutions industrielles, culturelles, politiques, scientifiques et militaires qu’a connues le Royaume-Uni.

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Date de naissance : 7 juillet 1847

Robert Ignatius Topping est né à Londres par un jour ensoleillé de juillet 1847, ce qui peut expliquer son optimisme forcené.

Cinquième enfant d’une famille de huit, Topping dut souvent lutter pour se faire entendre. N’ayant que peu d’attention à accorder à cet « enfant du milieu », les Topping laissèrent Robert livré à lui-même. Et bien que généralement ouvert et enjoué, le jeune Robert s’ennuya souvent, seul, rêvant de mener un jour une vie plus exaltante.

Un jour, alors que rien ne le laissait entrevoir, ce rêve devint réalité. Lors d’une sortie familiale au marché, le petit Robert, distrait, fut distancé par les siens et se perdit dans un dédale de ruelle. Fatigué, décontenancé et incapable de retrouver son chemin, il s’endormit dans une caisse vide qui traînait par là. A son réveil, il découvrit que son lit de fortune faisait désormais parti des réserves d’un cirque itinérant. Une histoire certes improbable mais à laquelle Robert tient dur comme fer.

Le jeune passager clandestin (ou fugueur) trouva le mode de vie nomade des artistes du cirque passionnant et choisit de demeurer parmi eux pendant plusieurs années. Il mit à profit cet éloignement du foyer familial pour amasser le savoir que les acrobates, les arlequins et Monsieur Loyal avaient à lui offrir. Lorsque chacun d’eux partit pour de nouvelles aventures, Robert regagna la ville, mais les Topping trouvèrent le récit de ses équipées fort peu vraisemblables.

Toujours plein de ressource, Robert entra ensuite au service de son oncle, dont les activités peu licites promettaient d’autres formes d’excitation. Aujourd’hui, le jeune ambitieux Topping fait office de bookmaker pour les paris sur les courses de rues et combats clandestins, mais espère un avenir plus reluisant. S’il lui arrive de se retrouver en mauvaise compagnie, il retombe sur ses pattes et s’extirpe des situations douteuses grâce à son bagout (ou à une pirouette).

Il sait aussi assez bien jongler.

Ennemis

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Date de naissance : 18 août 1827

Crawford Starrick est né dans le West End de Londres. Il était le plus jeune fils d’un riche homme d’affaires qui avait triplé la fortune familiale en investissant très tôt dans la folie du rail.

La folie du rail enfièvre encore parfois les milieux financiers, mais ce n’est pas un effet miroir…

Les fils Starrick ont été éduqués dans l’esprit de compétition. Pendant leur enfance, les frères étaient au coude à coude dans les études et dans le sport, quand ils ne se donnaient pas des coups de coude. « Ce sont bien des garçons », disait leur mère avec fierté sans savoir ce qui couvait. A l’âge de douze ans, Crawford fut envoyé au pensionnat, où il put enfin s’épanouir.

Il y fut ostracisé par sa « maison », qui le surnomma « lord Starrick » en raison des airs qu’il se donnait. Ses carnets intimes trahissent sa vision de la société en deux strates : ceux qui servent et ceux qui dirigent. Il se classait naturellement dans la seconde catégorie. Conscient du fait qu’il ne se ferait pas d’amis au pensionnat, il décida de s’adjoindre des serviteurs. Il peaufina son charme, dissimula son dédain derrière des sourires et des paroles gentilles jusqu’à se mettre élèves et professeurs dans la poche. « Il fait montre d’un talent naturel pour le commandement », notaient ses enseignants. « Progresse beaucoup. Le jeune Crawford a découvert ses capacités. » Le sentiment de pouvoir et de contrôle se révéla une addiction.

Une fois diplômé, il entreprit de devenir un baron du rail et se hissa au sommet par des achats avisés et des disparitions étranges de ses concurrents. L’extension de sa fortune lui permit de s’attaquer à d’autres secteurs d’activité et d’étendre son influence dans Londres. Il tomba amoureux une fois et une seule. C’était une femme d’affaires aussi impitoyable que lui, mais elle refusa de l’épouser.

Ah, les femmes…

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Date de naissance : 11 décembre 1781

Troisième enfant d’une famille de six enfants (le morceau le plus goûteux d’une famille nombreuse), David Brewster est né de parents presbytériens écossais (peu réputés pour la saveur de leurs sandwiches) qui envisageaient pour lui une carrière pastorale. J’ai dit pastorale, pas bucolique. Ils l’envoyèrent donc à l’âge de douze ans à l’université d’Edimbourg afin qu’il rejoigne à terme le clergé. La tradition se perpétue aujourd’hui : on continue à envoyer les mouflets en Écosse à douze ans histoire d’être un peu tranquilles…

Mais ses paroissiens durent attendre. Brewster préféra l’observation à la contemplation et fut orienté vers l’étude de l’optique et de sujets aussi hype que la réflexion, la réfraction et… tu dors ? Brewster s’intéressa ensuite aux lois de l’absorption métallique et… je t’entends ronfler. Bon, pour faire court, c’est lui qui a inventé le kaléidoscope. C’est COOL, ça, non ? Malheureusement, il n’a pas déposé de brevet assez vite et le bidule s’est vendu comme des petits pains. Brewster n’a touché que des miettes.

Après s’être associé à d’autres pasteurs de la même veine pour fonder une revue scientifique, l’Edinburgh Journal of Science, il fut anobli par la reine et devint un fervent opposant de la théorie de l’évolution. Ce qui tend à prouver que ce n’est pas parce qu’on est pasteur et qu’on a inventé le kaléidoscope qu’on a toujours raison.

Semblable à un vieux croûton qui paie toujours pour se connecter par modem alors qu’il a la fibre chez lui, sir David semblait taillé pour une autre époque, celle de Galilée. Et encore… Après tout, il a inventé un télescope qui ne montre pas ce qui se trouve au-delà de son extrémité.

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Date de naissance : 29 octobre 1791

Fils d’un chimiste et d’une apothicaire, John Elliotson a étudié au Jesus College de Cambridge, ce qui peut expliquer son panache de prophète. Malheureusement, il a choisi l’hypnotisme comme méthode de prêche. Dédaignant la Vierge Marie, il batifola avec une paire de jumelles hypnotisées qu’il croyait capable de déceler les maladies. Elles devaient être marrantes. Pour faire court, il ne s’intéressa guère à la médecine classique qui, reconnaissons-le, considérait à l’époque les sangsues comme des instruments chirurgicaux. De quoi vous dégoûter à jamais d’aller chez le toubib.

N’ayant pas la bosse de la médecine, il se tourna vers la phrénologie, mais sa clientèle ne suivit pas et il se retrouva sans un penny. C’est alors qu’il fut abordé par Crawford Starrick, qui lui fit une offre qu’il ne put refuser.

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Date de naissance : 16 octobre 1797

Le lieutenant général James Thomas Brudenell, 7e comte de Cardigan, est un brillant exemple de l’aristocratie britannique de la première moitié du XIXe siècle. Autrement dit, c’était une baudruche imbue d’elle-même dont la fortune permettait d’effacer ses fiascos et qui aimait jouer à la guerre avec de gros canons et de vrais soldats (ou, comme il les appelait probablement, des « paysans »).

Il a connu une enfance opulente dans le Buckinghamshire, son père héritant du titre de comte de Cardigan lorsque le jeune James avait quatorze ans. Malgré ses séjours dans quelques-unes des meilleures écoles d’Angleterre, il n’a jamais décroché le moindre diplôme. Je n’ai trouvé aucune trace de la date de son admission chez les Templiers, peut-être parce que lorsqu’on naît dans une famille aussi riche, le docteur vous retire la cuiller en argent de la bouche, vous donne une claque sur les fesses, vous remet une crois pattée et roule, ma poule…

En 1818, il a rejoint le Parlement en tant que représentant de Marlborough (une petite région du Wiltshire dont on ignore si elle est jamais allée-t-en guerre… En revanche, si jamais tu y mets les pieds, commande une pinte d’Henry’s au Lamb, Demande Jackie. Mais juste une pinte hein, modération et tout ça…). C’était commode, le bled appartenait à un de ses cousins. Ça n’a pas empêché notre James de faire un grand tour d’Europe avant de rejoindre son siège : que sont des vétilles telles que le devoir législatif et les responsabilités nationales par rapport à l’occasion d’aller lutiner de la comtesse russe ? Lorsqu’il daigna enfin rejoindre le Parlement, il brilla par sa médiocrité et même par son manque de popularité. Lors d’une élection, en 1832, ses dépenses de campagne faramineuses (20 000 £, soit 1 660 000 £ actuelles) ne l’empêchèrent pas de se faire agresser et passer à tabac lors d’un meeting. J’imagine que c’est ce qui arrive lorsqu’on emploie des formules telles que « billevesées réformatrices » et « préservations des droits inaliénables de l’aristocratie » lorsqu’on tente de se rallier les petites gens.

Ayant si remarquablement échoué en politique, il tourna son attention vers la chose militaire. Fervent admirateur, depuis sa jeunesse, des prouesses de la cavalerie de Wellington à Waterloo (et probablement aussi amateur de jolis dadas), il forma (et je te jure que je n’invente rien) sa propre troupe de cavalerie afin de « prévenir et mater les soulèvements réformateurs dans le Northamptonshire ». La menace tardant à apparaître, il rejoignit les hussards où, en quelques années à peine, il passa du grade de lieutenant à celui de lieutenant général (l’équivalent de général de corps d’armée) et prit le commandement du 11e Hussards. En chemin, il accumula un passage en cour martiale pour « conduite répréhensible », un renvoi de l’armée sur ordre du roi William en personne et un procès pour duel illégal, embûches qu’il parvint à étouffer grâce aux relations familiales. Lorsqu’il fut finalement envoyé aux Indes pour prendre son commandement, il mit un an et demi pour rejoindre la colonie et eut à peine le temps de chasser un ou deux tigres avant que le 11e Hussards (en garnison là-bas depuis quelques années) soit rappelé en Grande-Bretagne. Lord Cardigan (il avait hérité du titre en 1837) rentra de son côté à bord d’un yacht privé, parce que… parce que.

S’il avait été moins benêt, je crois que je l’adorerais.

Malgré une grande et illustre carrière de glande absolue, c’est pour avoir mené la charge de la Brigade légère à la bataille de Balaclava que Cardigan est passé à la postérité. Si les premières rumeurs laissaient entendre qu’il se trouvait ailleurs au moment de la charge, il semble qu’il l’ait non seulement ordonnée, mais menée, et à la tête de ses troupes, qui plus est. Quels qu’aient pu être ses défauts, il possédait le type de courage personnel qui t’apporte la certitude que personne n’osera jamais lever la main sur toi. D’un autre côté, il ne s’est jamais retourné pour voir que ses hommes se faisaient massacrer, et réalisant que la bataille était perdue, il s’est retiré sur son yacht pour un dîner au champagne, ce qui prouve que son courage était plus limité que sa bêtise.

Après la guerre, Cardigan retourna en Angleterre où il passa sa retraite à faire campagne contre les réformes et pour sa reconnaissance en tant que héros de la guerre de Crimée. Pour sa (très modérée) défense, il a largement financé de nombreuses associations d’anciens combattants. Vers la fin de sa vie, il a fait campagne en faveur du Reform Act de 1867, mais dans la mesure où le but de cette loi était de placer la Chambre des communes sous la domination des classes les plus aisées, cela ressemble davantage à une machination de Templier qu’à un sincère changement d’orientation politique.

Il nous a au moins laissé le cardigan, qui fait la joie des hipsters et des présentateurs de programmes télévisés pour enfants du monde entier.

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Date de naissance : 8 août 1837

Lucy Thorne est une enfant de la classe moyenne londonienne. Son père était un marchand de thé aisé mais très guindé. Sa mère, issue de la petite noblesse, avait reçue une bonne éducation mais aimait le luxe et les belles choses… et les dettes finirent par devenir un problème.

Lucy révéla très tôt sa vivacité et son intelligence. Sa mère lui enseigna toutes les qualités propres à lui assurer un bon mariage, mais Lucy préféra se plonger dans les livres. Elle se passionna pour les aspects obscurs des religions, la magie et les pratiques occultes. Toutes choses indispensables à un mariage heureux. A l’adolescence de Lucy, l’affaire de son père peinait à répondre aux besoins de la famille et à éponger les dettes. L’argent manquant, ses parents poussèrent Lucy à se trouver un mari. Elle préféra travailler comme vendeuse dans l’entreprise de son père, où son influence alla croissant.

Son temps libre fut de plus en plus consacré à l’occultisme et aux objets prétendument magiques tels que le Suaire de Turin. Elle collectionna les manuscrits rares, dépensant plus qu’elle ne possédait à des ventes aux enchères. Un jour, elle remporta une enchère face à Crawford Starrick ; celui-ci retrouva sa trace et tenta de lui racheter les documents en question.

Lucy refusa de les vendre, mais son enthousiasme pour ce domaine séduisit Strarrick, qui la fit rapidement admettre dans l’Ordre des Templiers où elle devint son bras droit. Ses parents avaient eu tort de s’inquiéter : tout s’est terminé à merveille !

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Date de naissance : 11 août 1833

Malcom Millner était l’aîné des cinq enfants d’un charpentier et d’une ménagère de Southwark. Ses parents, comme tous les parents, attendaient beaucoup de leur premier enfant et allèrent de déception en déception. Alors que ses frères devinrent employés de banque, chefs d’équipe et professeurs, Malcolm eut la plus grande difficulté à assimiler les concepts les plus simples. D’après nos dossiers, il est fort possible qu’il ait été dyslexique. Quoi qu’il en soit, il se montra violent à l’école et quitta le foyer familial à l’adolescence.

Le nom de Millner ne réapparaît pas dans les registres officiels avant l’année 1864, date à laquelle il devint propriétaire de la Greater London Omnibus Company, qu’il rebaptisa Millner Company. Comment fit-il pour acheter une société de cette importance ? Toujours est-il que ce rachat marque aussi la disparition de petites sociétés d’omnibus concurrentes du fait d’incendies et de disparitions… les mêmes méthodes que celles employées par Millner contre Attaway Transport. Et vive la libre entreprise !

En tout cas, il semble que Starrick ait racheté la Millner Company en 1867, à peu près au moment où Millner fit l’objet d’enquêtes pour incendie volontaire, agression et meurtre. Ces enquêtes furent classées la même année… l’un des avantages en nature du rachat par Starrick, sans aucun doute.

ACS Maxwell Roth base de données.png

Date de naissance : inconnue

S’il n’existe aucune trace officielle de l’existence de Maxwell Roth, voici l’histoire qu’il aimait raconter.

C’est celle d’un garçon nommé Oberon, enfant de parents aimants qui travaillaient dans une troupe de théâtre ambulante. Il y est né, il y a grandi et y a appris à chanter, danser, déclamer Shakespeare et charmer les foules. Mais les temps étaient durs pour les comédiens itinérants, et ils se tournèrent vers le crime pour joindre les deux bouts, volant et escroquant entre deux représentations.

Ces agissements finirent par nuire à la réputation de la troupe, les acteurs perdirent la flamme et le groupe s’effilocha. Ceci brisa le cœur du jeune Oberon (par contre, ça remplit le mien de joie, parce que j’ai vraiment horreur des comédiens ambulants).

Dans le vain espoir de le réconforter, ses parents lui dirent qu’il existe toujours « une raison à toute chose » et vinrent s’installer avec lui à Londres. Hélas, là aussi, ils furent rattrapés par leur passé et incapables de trouver un travail stable. Ils finirent par vivre dans la rue, Oberon faisant de fréquents séjours dans des maisons de correction.

Admirant de loin, d’un œil envieux, les familles riches, Oberon déclara souvent à ses parents que la vie était injuste, à quoi ils répondaient inlassablement qu’il existait « une raison à toute chose ».

Un jour, il en eut assez. Afin de tenter de retrouver le bonheur qu’il avait connu à l’époque de la troupe, il prit le nom de Maxwell Roth et s’en alla rejoindre un cirque. Sous le grand chapiteau, il brilla, apprenant toutes les disciplines, de l’acrobatie à la boxe en passant par la prestidigitation. Lorsque cette nouvelle vie prit la tournure de la précédente, Maxwell ne se laissa pas abattre : il regagna Londres et appliqua ses nouveaux talents au crime.

Au fil des années, Roth fit divers séjours en prison, exerça de nombreux métiers (de balayeur à tueur à gages) et se forgea une réputation d’extraordinaire (mais dangereusement incontrôlable) boxeur à mains nues. Un CV impressionnant ! Lors de ses combats les plus inspirés, aucun boxeur ne parvenait à le battre. En quelques années, alliant cervelle et muscles, il étendit son réseau et acquit une redoutable réputation. Certains travaillaient pour lui, d’autres lui devaient de l’argent, mais tous le craignaient.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’il ait été recruté par Crawford Starrick, le Grand Maître des Templiers. Starrick offrit à Roth une somme faramineuse en échange de son expertise et le chargea de former sept puissants lieutenants capables de diriger une bande et de régner sur les rues de Londres.

Devenu riche, Roth acheta et rénova un théâtre délabré du Strand, qui devint l’Alhambra Music Hall. Roth en fit sa base tout en s’assurant une façade respectable en organisant des spectacles publics.

ACS Pearl Attaway base de données.png

Date de naissance : 20 octobre 1833

Pearl Attaway n’intéressa les livres d’histoires que lorsqu’elle hérita de la société de transports hippomobiles de son père à la retraite de celui-ci. Elle décida de passer de l’acheminement de marchandises au transport de passagers, mais le succès ne fut pas au rendez-vous. Elle procéda alors à une nouvelle conversion des diligences privées en transport en commun. Attaway Transport connut un succès immédiat, au grand dam de Malcolm Millner.

…Je me suis un peu pris les pieds dans le tapis en faisant mes recherches. Un deuxième balayage des archives d’Abstergo indique que Pearl était la cousine de Starrick… qu’elle était membre de l’Ordre… et qu’il l’avait demandée en mariage. Oups.

Il semble qu’elle ait refusé de l’épouser pour conserver Attaway Transport à son nom et qu’elle ait alterné les alliances et les rivalités d’affaires avec Starrick. J’en conclus que leur relation était assez compliquée, à l’image de la téléréalité et de l’aristocratie britannique… qui sont deux univers moins différents qu’on ne croit.

ACS Philip Twopenny base de données.png

Date de naissance : 25 janvier 1827

Avec un nom pareil, on aurait pu s’attendre à ce qu’il ait deux sous de bon sens, mais bon…

Son père avait fait un mariage particulièrement bien garni. Je ne parle pas du tour de poitrine de la promise, mais de la dot : une compagnie maritime, plusieurs plantations de sucre à l’île Maurice et le carnet d’adresses beau-paternel. Le jeune Phillip a donc été élevé dans le luxe et a été envoyé dans la Charterhouse public school (il n’y a que nous, les britanniques, pour oser qualifier de « publics » les établissements d’enseignements les plus chers et les plus sélectifs) avant d’étudier à Oxford. Twopenny a siégé quelque temps au Parlement, à la Chambre des Lords (une sinécure) avant de rejoindre Thomas Newman Hunt, gouverneur de la Banque d’Angleterre, pour y exercer une direction bicéphale sur l’insistance et la recommandation de Crawford Starrick. Twopenny assurait la gestion quotidienne pour Hunt. Peut-être Mr Hunt avait-il été payé en sucre mauricien…

ACS Rupert Ferris base de données.png

Date de naissance : 15 août 1830

Nés de parents âgés ayant tentés de sauver leur mariage en faisant un nouvel enfant (en vain, puisqu’ils ont divorcés peu après), Rupert Ferris est passé largement inaperçu pendant près d’un demi-siècle. Inutile de ricaner, toi non plus. Ferris ne s’est fait connaître qu’après avoir pris la tête d’une fonderie de moyenne importance appelée Bow Rail Works, qu’il s’est empressé de rebaptiser Ferris Ironworks. Les archives de la police indiquent que plusieurs employés de cette entreprise sont morts d’épuisement. Mais c’était peut-être de consomption, d’une part parce que les registres étaient mal écrits et d’autre part, parce que presque tout le monde mourait de consomption… ou de dysenterie… mais la consomption était plus courue que la courante. Quoi qu’il en soit, des employés sont morts de mauvais traitements.

Au cours de la décennie suivante, la moyenne d’âge des employés de Ferris n’a cessé de diminuer, ce qui était un moyen commode à l’époque de lutter contre l’épuisement et la consomption.

Starrick acheta la fonderie en 1862 pour l’intégrer à son vaste empire, et Ferris est devenu riche. « Et qu’a-t-il fait de cet argent ? », te demandes-tu… Ferris apparaît sur les archives d’une association caritative de Croydon, ville voisine, et sur ceux du bordel local. Je t’entends d’ici faire une association d’idées accablantes…

Sache que depuis le Bank Charter Act de 1844, l’usage des billets avait fait préférer les portefeuilles aux bourses. Donc ton association d’idées ne tient pas pour la partie caritative.

Groupes

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La Confrérie des Assassins est une organisation secrète fondée sur l’idée que seul le libre arbitre est susceptible d’améliorer l’humanité. On trouve des traces de son existence dès les premiers écrits, et elle s’opposait déjà, à l’époque, à l’Ordre des Templiers dont les croyances sont, eh bien, le négatif des nôtres. Voilà pourquoi nous l’affrontons.

(Tiens, j’ai une question pour toi : si les deux camps existaient avant les Hashichins et les Chevalier du Temple, comment les appelait-t-on ? –RC)

Excellente question ! Il existe des traces de multiples confréries à travers l’histoire : sous l’Empire romain, au Moyen Âge, pendant les guerres d’Italie, pendant la guerre d’Indépendance américaine, à la Révolution française, à la révolution haïtienne…Nous avons tendance à fleurir lors des luttes anticoloniales et des révolutions.

Mais la révolution qui nous intéresse aujourd’hui est plus économique que politique. Il s’agit de la révolution industrielle à Londres, et il apparaît que les Templiers tenaient fermement la ville, le pays et même l’Empire britannique. Il n’en a pas toujours été ainsi : auparavant, il y’avait des Assassins à Londres.

Au XVIIIe siècle, la confrérie londonienne était dirigée par deux personnes : un homme connu seulement sous le surnom de « Miko » et Edward Kenway. Ils se sont rencontrés peu après le retour du second des Indes occidentales et, pendant un temps, les Assassins britanniques furent plus puissants que jamais auparavant.

Miko était une sorte d’électron libre : il a voyagé dans toute l’Europe, recherchant des Fragments d’Éden, nouant des relations et prêtant main forte à diverses confréries régionales. J’ignore s’il a officiellement reçu le titre de « Mentor », mais de toute manière, Edward et lui se moquaient pas mal de ce genre de cérémonies. Edward, de son côté, a apporté la stabilité. Il a utilisé son charisme pour se faire des relations dans la ville, tant dans la haute société que dans les bas-fonds.

(J’ai déjà entendu ça quelque part ! –RC)

Edward a été tué chez lui par l’un de ses associés en affaires, qui était en réalité un Templier. Miko fit de son mieux pour poursuivre son œuvre, mais lui aussi fut tué par un Templier : Haytham, le fils d’Edward. Après leur disparition, plus aucun obstacle ne se dressait devant les Templiers de Londres.

La situation actuelle de la Confrérie est…mitigée. Les Templiers ont remporté une victoire majeure en 2000 et nous ont presque anéantis. Mais nous reconstituons nos objectifs et nos implantations, lentement mais sûrement. De nouvelles Confréries apparaissent un peu partout dans le monde. Nous disposons d’un nouveau réseau permettant de rester en contact. Et nous avons des alliés tels que toi : vous êtes nos extracteurs de données numériques. Tu ne portes peut-être pas une tenue bardée de lames, mais tu contribues à nos efforts et je t’en suis reconnaissant.

(Moi, ce dont je serais reconnaissante, ce serait qu’on trouve une autre appellation que « Confrérie». Ça fait des dizaines de milliers d’années qu’on lutte pour le progrès et la liberté de pensée et on n’a toujours rien pondu de moins masculin ? –RC)

ACS Rooks base de données.png

Élément majeur de la société britannique, les bandes représentaient le mode d’organisation principal de la pègre au XIXe siècle. Afin de tenter d’unifier ce mouvement tout en supprimant les opposants à leurs projets, les Templiers ont créé les Blighters.

Les Clinkers de Whitechapel, dernière bande indépendante de Londres, ont mené un combat désespéré contre ces puissants oppresseurs. Désireux de renverser la situation, ils ont accueilli à bras ouverts les Assassins jumeaux Jacob et Evie Frye. Afin de reprendre les rues de Londres aux Blighters, les Clinkers sont devenus les Rooks et se sont placés aux ordres des Frye.

Ils ont ainsi choisi de saper l’influence des Blighters en s’attaquant aux implantations matérielle de leurs adversaires dans les différents quartiers avant de les défier, territoire après territoire, à une guerre de bandes.

De nos jours, Londres n’abrite plus de telles bandes. A la place, on trouve des étudiants en gilets de couleurs vives, un bloc-notes à la main, qui vous arrêtent au coin des rues pour vous demander votre numéro de carte bancaire.

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Un rapide coup d’œil à n’importe quel livre d’histoire nous présente les Templiers comme un ordre religieux militaire médiéval appelé « Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon ». Il a existé pendant environ deux siècles et a largement pris part aux Croisades en « Terre sainte » avant d’être dissous, ses chefs ayant péris sur le bûcher, en France. Tout ceci n’est qu’un mensonge mis au point par les Templiers.

Comme pour les Assassins, les premières traces des Templiers remontent aux tout premiers écrits. Leur idéologie vise à instaurer un monde parfait, et leur interprétation de la perfection repose souvent, sinon toujours, sur le contrôle des individus.

Ce qui ne correspond pas du tout à la vision des Assassins.

Le contrôle exercé par l’Ordre des Templiers sur la ville de Londres (et par extension, sur l’essentiel de l’Empire britannique) n’était pas très différent de celui qu’ils exercent aujourd’hui sur l’ensemble de la planète. Au XVIIIe siècle, un Grand maître du nom de Reginald Birch est parvenu à s’insinuer dans l’existence du plus influent Assassin de l’époque, Edward Kenway.

Devenu l’un des régisseurs de Kenway, Birch est rapidement devenu un ami de la famille, allant jusqu’à courtiser Jenny, la fille d’Edward. « Courtiser » est une expression polie dont je regrette la désuétude. En réalité, tout ce que désirait Birch, c’était mettre la main sur les recherches menées par Kenway au sujet de la Première Civilisation. Mais Jennifer a découvert la vérité et en a informé son père, ce qui a contraint Birch à envoyer des mercenaires au domicile des Kenway. Edward a été tué et Jennifer a été vendue à des marchands d’esclaves turcs. Ben tiens…

Pire encore, Birch est devenu le tuteur du fils d’Edward, Haytham, qu’il a élevé comme un Templier. La mort d’Edward ayant décapité les Assassins, Birch battit le fer tant qu’il était chaud et affermit sans tarder l’emprise de son ordre sur Londres. Mais cela ne lui suffit pas : il tenait à avoir accès au site des Précurseurs et envoya Haytham dans les colonies d’Amérique afin de s’emparer de l’un d’eux.

La traîtrise de Birch finit par être découverte par Haytham et sa sœur, qui le tuèrent. Mais à cette date, la mainmise des Templiers sur Londres était totale : industrie, politique, ils avaient planté leurs serres dans toutes les couches de la société. Rien de menaça réellement les Templiers de Londres pendant plus d’un siècle.

De nos jours, les Templiers tirent toujours les ficelles. Jadis, ils étaient papes, monarques ou chefs d’état. Aujourd’hui, ils exploitent la plus insidieuse des façades : une multinationale. L’Ordre des Templiers a pour visage un conglomérat dénommé Abstergo.

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Parmi toutes les composantes de la société victorienne, les bandes avaient leur place. Elles étaient dangereuses, les autorités n’avaient aucune prise sur elles, mais devaient s’en accommoder. Le désir d’unité né dans les quartiers pauvres s’est concrétisé, faute de mieux, par l’apparition de communautés de délinquants et de criminels. Certaines bandes telles que les Scuttlers, les O’Hooligans Boys et les Forty Elephants sont devenues célèbres pour leur aptitude au vol, mais aussi pour leur propension à recourir à des formes extrêmes de violence.

Pour qui désirait dominer le cœur de l’Empire, il était logique de tenir compte de l’existence de ces bandes. Lorsque le Grand Maître des Templiers Crawford Starrick chercha à renforcer son emprise sur la ville, la pègre devint naturellement une mâchoire de l’étau. Avec l’aide de sept Templiers compétents triés sur le volet, et exploitant toute l’influence dont il pouvait disposer dans les bas-fonds de la capitale, Starrick forgea en une décennie la plus redoutable bande que n’avait jamais connue Londres : les Blighters.

Apparus dans les pires taudis de Westminster, Devil’s Acre, les Blighters étendirent leur influence à toute la ville et leurs membres devinrent rapidement renommés pour leur violence, leur caractère impitoyables et leur irascibilité. A côté d’eux, une hyène faisait figure de philosophe débonnaire… Si certains crurent que l’apparition des Blighters allait régler le problème de l’existence de multiples bandes, ils déchantèrent rapidement. Ceux qui refusaient de se soumettre aux exigences des Blighters finissaient exsangue dans le caniveau ou endettés jusqu’au cou.

ACS police base de données.png

Avant 1829, il n’existait à Londres aucune forme de police chargée des enquêtes et de la prévention de la criminalité. Il existait certes des agents de police, mais leur fonction se limitait à amener devant le juge les gens accusés d’avoir commis une infraction. Un tel système était viable avant la révolution industrielle, mais la croissance en flèche de la population londonienne s’accompagna d’une multiplication des délits, et les autorités furent contraintes de réagir.

Le Metropolitan Police Act de 1829 eut pour effet de créer ce qu’on appelle communément aujourd’hui Scotland Yard, c’est-à-dire une force de police unifiée aux ordres du Home Secretary (le ministère de l’intérieur). Un millier de policiers fut engagé afin d’épauler les quelque quatre cent déjà en service. On leur attribua un uniforme et, pour la première fois, le métier de policier devint une occupation à plein temps.

Ces nouveaux agents furent raillés par les londoniens, qui considéraient la Metropolitan Police comme une atteinte à la vie privée (la criminalité est toujours difficile à déraciner…). L’entreprise connut néanmoins un succès rapide et le taux de criminalité baissa fortement dès les premières années. Malgré le penchant de certains policiers à la corruption, la plupart ne ménagèrent pas leurs efforts en vue de rendre plus sûres les rues de Londres. Une excellente nouvelle pour Jacob Frye et les Rooks, non ?


Autres personnes

Desmond BDA.jpg

Pas cool, l’univers. Pas drôle du tout.

(Eh, mais sur quoi tu es tombé, là ? Ça fait des heures que Shaun est enfermé dans sa chambre, je ne trouve plus le whisky et je suis à peu près sûre de l’entendre pleurer… -RC)

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Date de naissance : 4 décembre 1725

Enfant, Haytham E.Kenway reçut de son père Edward une éducation pour le moins hors du commun. Haytham savait qu’elle était liée au mystérieux passé de son père, mais la demeure familiale fut attaquée avant qu’il ait pu en apprendre davantage à ce sujet. Lors de cet assaut, Edward fut tué et Jenny, la demi-sœur d’Haytham, fut enlevée.

Haytham fut alors recueilli par Reginald Birch, un ami de la famille. Birch lui révéla qu’il était le Grand Maître de la branche britannique de l’Ordre des Templiers, et lui proposa de le former et de l’aider à retrouver sa demi-sœur. Au fil des années, Haytham devint un tueur aussi efficace qu’impitoyable au service des Templiers.

Littéralement obsédé par la Première Civilisation, le grand maître Birch envoya Haytham dans les colonies britanniques d’Amérique afin d’y localiser une sorte d’entrepôt, dont Birch soupçonnait l’existence. Sa première tâche fut d’annihiler la Confrérie des Assassins dans les colonies, et y parvint avec l’aide du traître Shay Cormac.

Une fois ses alliés Templiers bien implantés, Haytham se lança à la recherche du site des Précurseurs situé quelque part sur la Frontière. Il s’assura l’aide d’Amérindiens Kanien’keha:ka en libérant plusieurs des leurs, dont Kaniehti:io, avec qui il eut une liaison passionnée mais à l’issue tragique.

Haytham s’éloigne quelques temps des colonies lorsque ses correspondants au Levant localisèrent sa demi-sœur à Damas. Il s’y rendit pour la libérer, et elle lui révéla le mystère de la mort de leur père : Edward était un Assassin et Birch l’avait fait tuer afin de mettre la main sur ses secrets. Jenny et Haytham regagnèrent l’Europe pour y tuer Birch. Jenny rentra à la demeure des Kenway, à Londres, mais Haytham, malgré la traîtrise de Birch, décida de repartir dans les Colonies et de poursuivre sa tâche en tant que Grand Maître.

Haytham cherche à étouffer les velléités d’indépendance américaines, mais Connor, un Assassin métis, réduisit à néant ses efforts. Haytham réalisa que Connor était le fils qu’il avait eu avec Kaniethi:io. Tous deux tentèrent de trouver un terrain d’entente, mais toute réconciliation s’avéra rapidement impossible et Haytham périt de la Lame secrète de son fils.

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Date de naissance : 30 avril 1820

George Westhouse a grandi et travaillé dans un vieux moulin sur la rivière, à Crawley, et ce labeur monotone l’a usé comme une meule.

Comme quoi, je peux me montrer poétique, quand j’en ai envie.

Un jour, Ethan Frye est venu à son secours alors qu’il était attaqué par deux voleurs sur la berge. Cela fit naître en lui l’esprit d’aventure et il quitta le grain et le son pour rejoindre les Assassins.

Il mena des missions avec Ethan et Cecily Frye, sous leurs ordres, et apprit peu à peu à se battre. Il fut ensuite associé aux précoces jumeaux Frye. A la mort d’Ethan, il devint le planificateur et responsable et leur affecta des missions.

Il n’y a qu’une chose à dire : bonne chance.

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Date de naissance : 20 juillet 1804

Sir Richard Owen n’a jamais appris l’histoire naturelle dans sa jeunesse, et ce fut peut-être sa première erreur. Il étudia à l’université d’Édimbourg en vue de devenir chirurgien, trouva du travail au Hunterian Museum, où il catalogua les spécimens végétaux et animaux, et fut élu à la section recherche de la Zoological Society de Londres en 1830. Il en fut à l’époque le membre le plus jeune et le plus actif. J’entends par là qu’il travaillait beaucoup, pas qu’il passait son temps à courir.

Au milieu du XIXe siècle, les savants théorisaient sur la présence du divin dans les sciences naturelles. Owen prit position en écrivant des articles présentant ses vues sur l’origine des espèces. Pour résumer, il estimait que les changements observés chez les animaux correspondaient à une réaction de leur environnement, et que toutes les espèces non seulement partageaient un unique ancêtre, mais progressaient vers une forme idéalisée, les humains étant déjà proches du summum.

Une position qui prouve qu’il a vécu avant la mode des vêtements baggy.

Oh, et si ça ne te paraît pas tenir debout, ne t’en fais pas. C’était pareil pour les contemporains d’Owen.

Owen s’est rapidement forgé une réputation d’entêté irascible qui dépassait les limites du comportement acceptable au sein de la communauté scientifique. Il le prouva de nouveau dans ses critiques de l’Origine des espèces, publié par Darwin en 1858. Owen campa sur ses positions alors que ses collègues adoptaient l’un après l’autre les idées de Darwin et la sélection naturelle. Se sentant rejeté par ses pairs, Owen se concentra sur d’autres occupations, dont la création du muséum d’histoire naturelle en 1881. Il fut anobli trois ans plus tard et prit peu après sa retraite. Ce que je compte faire quand la vieille chouette se décidera à m’anoblir.

A sa mort en 1892, on ne se souvenait de lui que pour son opposition au darwinisme et son caractère soupe au lait. Mais avant de le jeter aux oubliettes, rappelle-toi que c’est lui qui a créé le mot « dinosaure ». On verra si tu fais mieux.

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Date de naissance : 29 décembre 1809

Surnommé « le William du peuple » par ses partisans (l’un des surnoms les plus étranges que j’aie jamais rencontrés), William Ewart Gladstone occupa le poste de Premier ministre à quatre reprises et fut l’un des plus grands Premiers ministres de tous les temps.

Né à Liverpool, le jeune « Willy » fut l’avant-dernier des six enfants d’Anne Mackenzie et de sir John Gladstone. Il étudia les mathématiques et les classiques à Christ Church, à Oxford, fut président de l’Union Debating Society et devint un partisan du torysme.

Gladstone fut élu au Parlement en 1832. A la Chambre des communes, il siégea parmi les membres du haut torysme et s’opposa à l’abolition de l’esclavage. Eurk. Plus tard (une fois l’esclavage aboli), il aida son père à obtenir de l’État une compensation de plus de 100 000 £ au titre des quelques 2 000 esclaves qu’il avait possédés dans ses neuf plantations des Caraïbes. C’est au Parlement que Gladstone rencontra et commença à mépriser son grand rival, Benjamin Disraeli, dont la « mise de dandy » lui piquait les yeux.

S’il excella à la Chambre des communes, sa vie sociale fut lamentable, et il eut beaucoup de difficultés à trouver une épouse. Après avoir été rejeté par Caroline Eliza Farquhar et Lady Frances Harriet Douglas, il rencontra la charmante Catherine Glynn. Ils se marièrent et vécurent ensemble pendant cinquante-neuf ans. Ensuite, il mourut, parce que cinquante-neuf ans, c’est long.

En 1840, Gladstone décida de « sauver et réhabiliter » les prostituées, une pratique qu’il poursuivit plusieurs décennies malgré les reproches de ses pairs.

Après plusieurs mandats parlementaires (mais pas successifs), Gladstone fut nommé Chancelier de l’Échiquier (c'est-à-dire ministre des finances) en 1859 et devint chef du parti libéral en 1868. Il fut nommé Premier ministre la même année et le demeura jusqu’en 1874, puis se retira. Mécontent de la politique de Disraeli, il revint au Parlement et fut de nouveau Premier ministre à trois reprises (1880-1885, 1886 et 1892-1894).

Contrairement à son rival, Gladstone entretint de mauvaises relations avec la reine Victoria. Elle aurait dit de lui : « Il s’adresse toujours à moi comme s’il était à un meeting. »

William Gladstone mourut d’une crise cardiaque en 1898, à un âge avancé, et fut enterré à l’abbaye de Westminster, où sa femme vint le rejoindre.

Après être morte elle aussi, bien entendu.

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Date de naissance : 6 janvier 1812

Comparée à son mari, l’existence de Catherine Gladstone fut nettement plus effacée. Elle perdit son père à l’âge de trois ans et sa sœur Mary, son frère Stephen et elle furent élevés par leur mère. Catherine et Mary devinrent extrêmement proches, allant jusqu’à se marier le même jour et au même endroit, et Catherine prit les enfants de Mary sous son aile lorsqu’elle mourut en 1857.

Catherine rencontra William Ewart Gladstone par l’intermédiaire de son frère en 1834 et les deux « grands personnages » (ainsi que les appelait Mary) se marièrent en 1839. Leur union dura cinquante-neuf ans, jusqu’à la mort de Gladstone en 1898, et donna naissance à huit enfants.

Bien que désordonnée, Catherine fut une femme brillante qui voua sa vie à améliorer l’existence d’autrui.

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Date de naissance : 26 août 1816

Lorsque la reine Victoria posa pour la première fois les yeux sur le prince Albert de Saxe Cobourg et Gotha, ce fut le coup de foudre. Certes, ils étaient cousins, mais l’époque était différente. Elle lui demanda sa main en octobre 1839 et ils se marièrent en février de l’année suivante.

La population fit preuve d’un certain scepticisme à l’idée d’un prince consort étranger, craignant qu’Albert ait trop d’influence sur Victoria. Si Albert n’était aucunement animé par la malveillance, il exerça un pouvoir croissant à la cour, en particulier lorsque Victoria était enceinte de l’un de leurs sept enfants. Il remania l’organisation du pouvoir personnel royal, tint un rôle important dans la politique étrangère britannique et parvint à se faire accepter lors de cérémonies au parlement pour lesquelles le protocole ne prévoyait que la présence de la monarque. Malgré la passion qui régnait entre eux, Victoria ne céda pas au désir d’Albert de devenir son unique conseiller et le chef de leur famille.

En 1860, la santé d’Albert déclina considérablement : faiblesse physique, difficultés respiratoires et incapacité à s’alimenter. On diagnostiqua la typhoïde, affection curable à l’époque, mais constatée trop tard dans le cas du prince. Il rendit l’âme le 14 décembre, son épouse la reine à son chevet.

Jack l'Éventreur

Alliés

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Date de naissance : 9 novembre 1847

Jacob, le plus jeune des jumeaux, est le fils d’un professeur et de sa jeune épouse, tous deux Assassins. Sa mère, Cecily, est morte en couches.

En 1868, Jacob et Evie parvinrent à libérer Londres de l’emprise des Templiers dirigés par Crawford Starrick.

Les jumeaux continuèrent à aider les miséreux de Londres pendant quelques années avant de se séparer.

Jacob demeura dans la capitale britannique pour contrôler les bandes et renforcer les rangs des Assassins à l’aide d’Initiés recrutés parmi les nombreux orphelins et enfants contraints de travailler.

Evie choisit d’accompagner Henry Green aux Indes et de se joindre à la branche locale de la Confrérie.

On pense que Jacob s’est rendu aux Indes vers 1870, accompagné de quelques-uns de ses jeunes Initiés, afin de les former quelque temps auprès des « frères et sœurs » du sous-continent indien. Il revint environ un an plus tard, plus riche des redoutables tactiques de combat indiennes.

En 1888, Londres tremblait dans la terreur de Jack l’Éventreur.

Jacob a disparu à la fin du mois d’octobre 1888, peu après le double meurtre d’Elizabeth Stride et Catherine Eddowes, et est présumé mort.

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Date de naissance : 8 janvier 1843

Jeune horloger du Dorset, Frederick Abberline savait qu’il était destiné à résoudre des énigmes moins mécaniques. Ayant rejoint la Metropolitan Police en 1863, il ne lui fallut que deux ans pour être promu sergent. Il s’efforçait en permanence de se montrer juste, mais découvrit que la loi n’avait pas le même souci.

En 1868, non sans avoir hésité, il joignit ses forces à celle de Jacob et Evie Frye, deux justiciers qu’on aurait qualifiés à l’époque d’interlope, afin de chasser des rues la célèbre bande des Blighters qui tenait en coupe réglée la pègre londonienne (j’aime bien cette expression de « coupe réglée », j’imagine à chaque fois des ciseaux graduées).

S’il répugne à revenir sur cette partie peu orthodoxe de sa vie, cette année a beaucoup contribué au succès de sa carrière. En 1873, il fut nommé inspecteur et muté à Whitechapel, où il dirigea plus tard l’enquête relative à Jack l’Éventreur.

Si elle lui apporta beaucoup, Abberline passa le reste de son existence à se demander si sa collusion avec les Frye n'était qu'une forme différente de l'inadaptation du système judiciaire.

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Date de naissance : entre 1863 et 1865

Nellie était une « fille perdue », une « infortunée ». Elle faisait partie du millier de prostituées qui « gagnaient leur pain » dans les quartiers les plus pauvres de Londres.

Nellie est devenue une alliée très précieuse de Jacob, susceptible de mettre fin au règne de terreur de l’Éventreur.

Jacob a écrit en mars 1888 :

« J’ai rencontré une fille courageuse, aujourd’hui… Elle n’a pas hésité à défendre une de ses sœurs travaillant dans Dorset Street, poursuivant un client violent en hurlant comme une démente et lui arrachant sa canne… Je lui ai proposé de lui offrir un verre de gin, mais elle a refusé. Elle a en revanche accepté de dîner avec moi au Frying Pan. Pendant ce repas, j’ai appris qu’elle s’appelait Nellie et nous sommes devenus amis ».

Voici la dernière entrée du journal de Jacob avant sa disparition : « J’ai donné de l’argent à Nellie et lui ai dit de fuir Whitechapel. Evie saura la trouver, mais je crains qu’elle ne retourne travailler pour Lady O lorsqu’elle manquera d’argent. Il ne faut pas que l’Éventreur la découvre ! »

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Date de naissance: 28 décembre 1848

De 1885 à 1903, Arthur Weaversbrook fut patron de presse.

Arthur était le fils de Malcolm Weaversbrook, qui avait fondé une imprimerie dans Fleet Street après avoir appris le métier en Allemagne, puis rapidement acquis un quotidien dont les ventes s'étiolaient.

Arthur concrétisa les rêves de son père en commercialisant l'un des premiers journaux à un penny de Londres. Son quotidien s'attira plus de lecteurs que les autres titres londoniens grâce à sa couverture illustrée des meurtres de l'Éventreur et, en particulier, la publication de plusieurs des courriers du tueur en série : les tristement célèbres "lettres de l'Éventreur".

Je suis à peu près sûr que la formule "le crime fait vendre" remonte à cette période particulièrement sombre de l'Histoire de Londres...Elle est hélas toujours d'actualité.

Ennemis

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Date de naissance: 25 août 1847

Olwyn Owers, connue par de nombreuses relations et ses employées sous le surnom de Lady O, est née entre 1845 et 1848. Sa véritable identité est Mary Williams. Elle a grandi dans la pauvreté, sans instruction, dans l'East End de Londres, et a largement compensé son absence de scolarité par son pragmatisme.

Tout laisse à penser que Mary Williams a épousé deux hommes avant de mettre le grappin sur un notaire au carnet d'adresses aussi bien rempli que son portefeuille, Thomas Owers, dont elle a pris le nom.

A ses débuts, Mary Williams a tenu une échoppe de fish and chips dans le quartier miséreux de Clement St. Danes, complétant ses revenus par le commerce de la fripe, avant d'embrasser une profession plus lucrative: le proxénétisme.

Alors que tout Londres louait les efforts de Lady Owers en vue d'améliorer l'existence des "infortunées" de Whitchapel, "lady O" tenait des maisons closes et recrutait les pauvresses du voisinage afin de piéger les clients en leur soutiran des secrets et en les photographiant à leur insu pendant leurs ébats.

Le manoir Owers devint un haut lieu d'activités illicites, la maîtresse de maison organisant des fêtes somptueuses et approvisionnant en jeunes personnes les membres de la haute société, en particulier les membres scandaleusement débauchés du "Cannibal Club". Ce club, lié à la London's Anthropological Society, avait été fondé par le célèbre explorateur et orientaliste sir Richard Francis Burton.

(Relativisons en rappelant que les membres du Cannibal Club étaient considérés comme radicaux, voire déviants, parce qu'ils parlaient librement de sexualité à une époque fort peu permissive. D'accord, nombre d'entre eux étaient des racistes qui estimaient que le Royaume-Uni méritait de régner sur le monde, et qui faisaient commerce de documents pornographiques en provenance des colonies...Mais, à travers le prisme d'une époque plus moderne, il faut reconnaître que sir Richard Burton et ses amis étaient en avance sur leur temps, au moins en matière de sexualité. Sir Richard a ainsi traduit Les Contes des mille et une nuits et le Kamasutra. Ce qui n'excuse en rien les activités de lady O et des clients qui tiraient avantage de la condition des "infortunées de Londres".)

Pour résumer, lady O était le diable déguisé en Mère Térésa et une arnaqueuse à éviter comme la peste (ou plutôt comme la syphilis).

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Date de naissance : inconnue

« Jack l’Éventreur » a commis ses meurtres dans l’East End en 1888. Ils ont eu un impact considérable dans toutes les couches de la société.

Mais pourquoi le considère-t-on comme « le père des tueurs en série » ? Après tout, cette vague meurtrière a eu lieu il y’a plus de 125 ans…

L’association de divers facteurs a contribué à assurer la célébrité de ces meurtres dans le monde entier. L’un des principaux fut la large couverture de ces crimes monstrueux par la presse, qui tenait ses lecteurs informés jour après jour, ce qui fit du personnage de Jack l’Éventreur une menace omniprésente. Ensuite, la partie de la ville où furent perpétrés ces meurtres était considérée comme un antre de vice et de débauche et un nid de troubles sociaux, de promiscuité et d’insalubrité. Aux yeux de la société victorienne dans son ensemble, le meurtrier de Whitechapel personnifia tous les maux et turpitudes de l’East End.

Enfin, on trouve évidemment le surnom du meurtrier : Jack l’Éventreur. C’est cette appellation qui transforma cinq crimes commis dans l’East End en phénomène mondial et fit de ce tueur une légende.

Et, naturellement, l’incapacité à identifier l’auteur de ces meurtres horribles perpétua cette légende…

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Date de naissance: 21 mars 1844

John Billigsworth, fils d'ouvrier, est né à Preston, dans le Lancashire.

Obsédé toute sa vie par la mort, les exécutions et la torture, il fut bourreau de la couronne britannique avant d'être exclu de cette honorable profession pour "tendances excessives à la cruauté".

Il mesurait la longueur du cou des personnes qu'il exécutait afin de déterminer à quel point il était possible de leur allonger le "gosier" (plus le pendu tombe de haut...inutile de te faire un dessin). Il chercha toute sa vie à améliorer son record.

Mr Billingsworth trouva des employeurs attirés par ses talents hors du commun et c'est ainsi qu'il devint en 1888 gardien-chef de la prison privée de Deptford, un port en eau profonde situé près de Londres, où d'anciens navires de la marine royale avaient été convertis en "pontons" afin d'accueillir des prisonniers dans des conditions que tu ne souhaiterais pas à ton pire ennemi.

Il n'avait à rendre compte qu'à "Monsieur Jack" et considérait son travail comme "nécessaire pour arracher les chairs pourries" du coeur de Londres.

Groupes

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Lorsque Jacob et Evie on vaincu Starrick en 1868 et mis fin à l’influence des Templiers à Londres, les Rooks constituaient l’une des bandes les plus puissantes de la ville.

Des années plus tard, avant de retourner sa veste, Jack s’était déjà assuré le soutien de quelques-uns des malfrats les plus dangereux de Londres. Il prit le commandement des Rooks de Jacob. Ceci lui permit de recruter ou de tuer tous ceux qui lui résistaient. Jack forma les Rooks afin d’augmenter leur efficacité face aux Assassins.

Les Rooks de Jack l’Éventreur remplissaient diverses fonctions, notamment la sécurité des bordels de Lady O. Quelques-uns de ses lieutenants rouvrirent des clubs de combat, d’autres s’occupèrent du trafic d’opium et d’antiquités en provenance des colonies. Leur cruelle créativité semblait sans limite…

Les Rooks sont désormais aux ordres de Jack, et il avait la ferme intention de montrer aux Assassins qu’ils n’avaient aucun avenir hors de son Crédo de terreur.

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A l’époque Victorienne, les prostituées menaient une existence sordide et dangereuse. Les femmes ne s’y livraient que pour échapper à un sort encore pire…

Elles parcouraient de nuit les rues les moins bien éclairées de Londres, dans des lieux où les policiers ne s’aventuraient qu’en groupe.

Entre le 31 août et le 9 novembre 1888, cinq prostituées furent tuées dans des circonstances atroces, et tous ces meurtres furent attribués à un seul tueur : Jack l’Éventreur.

Les bandes et les souteneurs ne tardèrent pas à tirer profit de la terreur de l’Éventreur… Les infortunées durent vendre leurs charmes sous la contrainte, en abandonnant une large part de l’argent si péniblement gagné en échange d’une « protection ». En pratique, elles n’avaient plus seulement à craindre l’Éventreur, mais aussi leurs nouveaux « employeurs ».

Il était grand temps que quelqu’un vienne en aide aux prostituées et les aide à reprendre le contrôle de leur vie.

En 1870, une aile de l'asile de Lambeth fut convertie en service psychiatrique de haute sécurité pour l'internement des criminels violents.

Les traitements communément appliqués dans l'aile G de Lambeth étaient la chaise rotative, l'isolement et même la chaise électrique. Cette dernière obtint quelques succès dans des cas de dépression. La chaise rotative fut davantage présentée comme un traitement expérimental, car l'hypothèse de ses bienfaits ne reposait sur aucune preuve. Nombre de ces pratiques ne firent que prolonger le comportement violent des internés.

Personne ne pouvait souhaiter se faire interner dans l'aile G. Même pour ceux qui étaient violents lors de l'admission, quelques mois parmi les internés violents de Lambeth leur suffisaient à perdre la raison.

Autres personnes

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Mary Ann "Polly" Nichols (née Walker, 26 août 1845-31 août 1888) fut la première victime des meurtres de Whitechapel. Sa mort fut attribuée au tueur en série jamais identifié surnommé "Jack l'Éventreur".

A l'automne 1888, les 5 victimes de l'Éventreur travaillaient dans l'un ou l'autre des bordels tenus par "lady O". Peu avant sa mort, Polly partageait sa chambre avec une autre malheureuse du nom de Nellie.

Lorsque le premier mari de Polly Nichols, dont elle vivait séparée, identifia son cadavre lors de l'enquête officielle, l'inspecteur Abberline, présent, indiqua dans ses notes personnelles que "l'homme avait à peine regardé sa femme avant de lui déclarer qu'il lui pardonnait tout ce qu'elle lui avait fait"!

C'est l'inspecteur Abberline qui découvrit une bague d'Assassin sur le lieu du meurtre. Il déclara à Evie qu'il était possible que le corps de la prostituée tuée soit celui d'une autre personne...Un Assassin ou une espionne travaillant pour Jacob, peut-être...

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Elizabeth "Long Liz" Stride (27 novembre 1843-30 septembre 1888) fut, croit-on, la troisième victime du tueur en série surnommé "Jack l'Éventreur".

Elizabeth Stride est née sous le nom d'Elizabeth Gustafsdotter dans la paroisse de Torslanda, à l'ouest de Göteborg, en Suède, le 27 novembre 1843.

Contrairement aux autres victimes des meurtres de Whitechapel, qui sombrèrent dans la prostitution par manque d'argent, après l'échec de leur mariage ou un veuvage, Stride s'y livrait depuis longtemps.

En mars 1865, elle figurait déjà en tant que prostituée sur les registres de la police de Göteborg. Elle fut traitée deux fois pour maladies vénériennes et donna naissance à une enfant mort-née le 21 avril 1865.

L'une de ses connaissances la décrivit comme une femme au tempérament calme, mais elle comparut à plusieurs reprises au tribunal de police de la Tamise pour ébriété et troubles à l'ordre public. Lors des audiences, elle se présenta comme Anne Fitzgerald, mais déclara à une occasion "Olwyn Owers".

Si Evie ne parvient pas à établir avec certitude si Elizabeth Stride travaillait pour Jacob, deux bagues d'Assassin furent trouvées sur le lieu du "coup double", appellation donnée au double meurtre de Stride et d'Eddowes dans l'une des lettres de l'Éventreur...

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Catherine "Kate" Eddowes (14 avril 1842-30 septembre 1888) fut la quatrième victime des meurtres de Whitechapel. Elle fut la deuxième femme tuée durant la nuit du dimanche 30 septembre 1888, moins d'une heure après Elizabeth Stride.

Eddowes, également connue sous les noms de "Kate Conway" et "Kate Kelly", du fait de ses concubinages, est née à Graislay Queen, dans le Wolverhampton, le 14 avril 1842.

En 1881, elle habitait avec son deuxième concubin John Kelly à la pension Cooney, à Spitalfields, au coeur du quartier le plus mal famé de Londres. C'est là qu'elle se lança dans la prostitution afin de payer son loyer.

Les amies d'Eddowes la décrivirent comme "intelligence et instruite, mais dotée d'un caractère emporté" et comme "une femme très enjouée, toujours en train de chanter".

Les deux bagues d'Assassin trouvées par Evie des mois après le double meurtre laissent penser qu'Eddowes et Stride travaillaient pour Jacob...Peut-êtres les vraies Eddowes et Stride ont-elle survécu et poursuivi leurs existence dans une autre partie du monde et leurs tombes sont-elles occupées par deux Assassins...

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Annie Chapman (née Eliza Ann Smith, vers 1841-8 septembre 1888) fut la deuxième victime du tueur en série surnommée « Jack l’Éventreur ».

Née Eliza Ann Smith, Annie épousa un parent du côté de sa mère, John Chapman, cocher de son état, à l’église All Saints du quartier de Knightsbridge, le 1er mai 1869.

Annie Chapman s’installa à Whitechapel en 1886. A la mort de son mari, elle dut, pour survivre, se livrer à la prostitution dans l’un des nombreux bordels de « lady O », et ses amies confirmèrent qu’elle ne semblait plus attacher grande importance à la vie.

Comme Mary Nichols, Annie Chapman menait une existence nomade dans l’est de Londres. Durant les quatre mois précédant sa mort, elle vécut à la pension Crossingham, 35 Dorset Street, où elle payait 8 pence la nuit pour une chambre à lit double.

On ignore si la femme tuée par Jack l’Éventreur était bien Annie Chapman ou une autre des Initiées de Jacob se faisant passer pour une prostituée afin d’épier l’Éventreur.

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Mary Jane Kelly (vers 1863-9 novembre 1888), également connue sous les noms de Marie Jeanette Kelly, "Fair Emma", "Ginger" et "Black Mary", est largement considérée comme la cinquième et dernière victime de Jack l'Éventreur, le fameux tueur en série jamais identifié. A sa mort, elle n'avait pas plus de 25 ans.

Elle est née à Limerick, en Irlande, mais on ignore s'il s'agit du comté ou plus précisément de la ville portant ce nom. Dès son arrivée à Londres,Kelly travailla dans une maison close huppée du West End.

Au début de septembre 1888, son compagnon, un dénommé Barnett, perdit son emploi et Mary Jane retourna battre le pavé. Barnett décida alors de la quitter.

Le jour de sa mort, un témoin déclara avoir vu, vers deux heures du matin, Mary Jane Kelly traverser Commercial Street et tourner dans Dorset Street en compagnie d'un homme puissamment bâti portant un chapeau haut et un manteau foncé, mais son visage était couvert par quelque chose. Kelly et l'homme s'arrêtèrent devant Miller's Court et discutèrent un moment. Kelly aurait dit: "D'accord, chéri. Viens. Je vais prendre soin de toi." Le couple s'enfonça alors dans Miller's Court. On ne revit jamais Kelly vivante.

Mary Kelly fut tuée et mutilée entre 2h et 10h45 du matin, heure à laquelle John McCarthy, propriétaire de Miller's Court, envoya Thomas Bowyer réclamer son loyer à Mary Kelly.

Tous ceux qui entrèrent dans sa chambre se rappelèrent à jamais les horreurs infligées à Mary Jane Kelly par Jack l'Éventreur.

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