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Assassin's Creed

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Lettres de guerre

1748
Mon cher Achilles,

Je vous remercie pour votre aimable invitation à rejoindre votre Confrérie, que je suis au regret de décliner. J'ai récemment épousé la fille de mon sergent et j'ai à cœur de servir l'armée néerlandaise.

Votre admiration pour mes talents et mon dévouement me touche, de même que votre sollicitude, pour superflue qu'elle soit. Je ne laisserai pas les us et coutumes me détourner de mon devoir. Vous qui faites cas de la liberté, vous comprendrez certainement ma décision.

Veuillez agréer mes vœux de réussite dans vos futurs projets.

Amicalement,
Jan Van Ant
Bréda

1747
Mademoiselle Madeleine de l'Isle

Vous avez géré les affaires de votre père avec un brio qui ne nous a pas échappé, pas plus que votre ascension à travers les hautes sphères sociales de la Nouvelle-Orléans. Sans parler de votre découverte de notre Ordre, tapi dans les coulisses du monde.

Vous avez attiré notre attention. Nous sommes conscients que vous souhaitez rejoindre nos rangs. Voici donc notre offre.

Sous les anciennes pierres mayas du Yucatán gît de toute évidence un objet d'une valeur inestimable. Nos fouilles nécessiteront d'importantes quantités de matières premières, parmi lesquelles un afflux constant de main-d'œuvre remplaçable.

Si vous êtes assez habile pour subvenir à nos besoins, nous veillerons à ce que votre sphère d'influence ne se limite pas à votre piteuse colonie natale.

En recevant cette lettre, vous avez déjà accepté nos conditions. Vous recevrez bientôt plus amples instructions.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
Magdeleine Lévesque

1746
Mes frères et sœurs,

Ceci pour vous informer qu'une nouvelle Confrérie est sur le point d'être créée dans le Nouveau Monde. J'ai déjà des alliés parmi les colons anglais et français ainsi que les peuplades indigènes des environs.

J'ai envoyé des lettres identiques dans tout le monde connu, car je pense que jour après jour, nous gagnons en unité. Pour espérer réussir, ma Confrérie a besoin d'alliés de tous horizons, tous sexes, toutes races, unis par un même idéal : le Crédo.

J'espère pouvoir vous compter parmi eux.

Bien à vous,
Achilles

1751
Achilles,

J'ai beau être fort impressionné par le développement de la Confrérie coloniale, je constate avec désarroi et une appréhension croissante que vous pensiez faire fi de mes avertissements quant à l'approche du Rite britannique au sein des Templiers.

Reginald Birch sillonne le monde en quête de reliques des Précurseurs et nos renseignements laissent accroire qu'il ne tardera pas à s'intéresser aux colonies. Si c'est le cas, ou plutôt, quand ce sera le cas, il enverra à coup sûr son agent le plus redoutable : Master Haytham Kenway.

Des Templiers sont peut-être déjà à l'œuvre dans le Nouveau Monde. Si c'est le cas, vous aurez sans doute déjà croisé le fer avec eux ; mais vous n'avez jamais connu ennemi aussi rusé et dangereux qu'un Templier britannique. Je crains le jour où je devrait affronter Kenway en personne et vous implore de prêter attention à ma mise en garde.

Ma prochaine mission me conduisant en Corse, je dois me préparer pour mon voyage. Je vous contacterai dès que j'en aurai le loisir.

Confraternellement,
Miko
Londres

1751
Grand maître,

À mon grand regret, je n'ai trouvé aucune trace de la boîte des Précurseurs. Cependant, je pense avoir découvert plus important encore : une vaste cité maya. À mon humble avis, nous devrions y entamer des fouilles sans tarder. Je vous demande la permission d'allouer d'importantes quantités de ressources et de main-d'œuvre au Mexique.

Rafael Joaquín de Ferrer
Chichén Itzá

1747
Grand Maître Birch,

Je vous conjure, d'égal à égal, de m'apporter le concours de vos agents ou relations gouvernementales dans mon combat contre les Empires français et ottoman, pantins des Assassins.

Notre rivalité avec les Ottomans remonte au siège désastreux de Soliman, sympathisant notoire des Assassins. Non contents d'attaquer ouvertement, voilà qu'ils cherchent à inciter à la révolte parmi mes esclaves musulmans. Et nul n'ignore que le Conseil des Assassins à Paris se sert du gouvernement et de l'armée pour d'opposer à vos remarquables avancées en Grande-Bretagne.

Donnez votre prix, Master Birch, et je le paierai.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
Manuel Pinto da Fonseca
Malte

1748
Señor Achilles,

Bien que nous ayons élaboré les premières ébauches d'un navire pour votre flotte d'Assassins, nous ne serons pas en mesure de le construire en Espagne.

Nous constatons avec inquiétude une recrudescence d'activités britanniques dans les parages qui, sous des dehors de démonstration de force impérialiste, pourrait en fait être due à l'Ordre des Templiers. De toute évidence, l'obsession de leur grand maître pour les légendes des Précurseurs va croissant. Nous choisissons de nous concentrer sur des affaires plus mondaines et, de ce fait, exhortons la Couronne espagnole à nous préparer pour les éventuels conflits qui nous attendent.

J'ai envoyé nos ébauches au Conseil des Assassins de France. Pour l'heure, c'est sans doute votre meilleur allié en puissance.

Respectueusement vôtre,
Gaspar Velasquez
Carthagène, Espagne

1749
Monsieur Harrison,

Nous regrettons de ne pas avoir le plaisir de votre présence lors de notre soirée. Madame de Pompadour souhaite voir la mer et le roi Louis XV a choisi notre belle cité pour la satisfaire. Nul doute que cette visite prélèvera un lourd tribut sur les coffres de la ville, mais ce n'est pas à notre caste de s'en soucier.

J'espère que votre grand maître Birch se porte bien. Les affaires entre nos deux compagnies vont plutôt bon train. Conformément à sa demande, nous avons entrepris d'étendre nos activités coloniales de façon à inclure les recherches d'éléments Précurseurs. À cette fin, nous avons contacté Madeleine de l'Isle à la Nouvelle-Orléans.

Nous sommes également en relation avec nos congénères espagnols, très actifs dans les parages. D'après eux, il serait plus prudent d'accéder au Yucatán par les colonies anglaises que par les Caraïbes.

Vous voudrez bien remercier le grand maître Birch pour ses généreux cadeaux, et soyez assuré que nous l'informerons de toute avancée dès qu'elle se présentera.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
Magdelaine Lévesque
Le Havre

1748
Cher Master Johnson,

C'est un plaisir de faire votre connaissance.

Le grand maître Birch a pris les dispositions pour me mettre en relation avec le comte Heinrich von Bünau et me nommer secrétaire de sa magnifique bibliothèque, forte de quelque 40 000 magnifiques volumes. Si en apparence, j'ai pour tâche d'aider le comte à rédiger un ouvrage sur le Saint-Empire romain germanique, je compulserai lesdits 40 000 volumes à la recherche de toute information susceptible d'aider le grand maître à localiser les sites ou reliques des Précurseurs.

Merveilleux concept que cette Première Civilisation ! Et merveilleux desseins que ceux du grand maître Birch. Je suis convaincu de longue date que notre seul moyen de parvenir à la grandeur consiste à émuler les anciens ; mais quand cette pensée m'est venue, je songeais aux Gréco-Romains. Si nous parvenions à égaler Ceux qui étaient là avant, plus rien ne pourrait nous arrêter. À quoi ressemblaient les arts de la Première Civilisation ? Connaissaient-ils la musique ? Quelle était leur conception de la beauté ?

Mais venons-en plutôt au motif de ma missive. Si vous découvrez un ouvrage ayant trait à l'histoire et aux mythes des indigènes qui vous entourent, auriez-vous l'obligeance d'en envoyer une copie à votre dévoué serviteur, afin que je l'intègre à mes recherches ? Si seulement je pouvais publier un livre sur les Précurseurs... Ils sont devenus ma nouvelle obsession. Hélas, tenu au silence, je devrai me contenter d'ouvrages sur l'art humain.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
Johann Joachim Winkelmann
Nöthnitz

1746
Master Harrison,

Je ne sais quelles sont vos sources, mais après avoir passé tout Lisbonne et les environs au peigne fin, je n'ai trouvé nulle trace des Précurseurs. Il m'apparaît que vos renseignements sont erronés.

Si vous n'avez besoin de rien d'autre, je m'en retourne à mon travail. Malgré les querelles incessantes des nations alentour, le commerce s'accroît. D'autres affaires plus pressantes m'appellent.

Je regrette de ne pouvoir vous êtes utile.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
Duarte Jorge Correia Pinto
Santa Maria de Belém

1748
Mon cher Achilles,

Nous avons appris que le roi George II d'Angleterre se proposait de contribuer à financer la flotte du roi Frédéric Ier de Suède, en cours de construction dans nos chantiers navals. Nous soupçonnons l'influence de nos ennemis à la cour du roi George.

La Compagnie suédoise du Levant nous tient lieu de couverture depuis 1738 ; toutefois, ses performances économiques sont des plus médiocres. Face à la menace d'activités templières dans les chantiers navals, sans oublier les limitations de nos ressources, nous sommes au regret de ne pas pouvoir vous aider à construire un navire pour votre jeune Confrérie. Puis-je vous conseiller de contacter le Conseil des Assassins de France ?

Nous accueillons avec joie la fondation d'une Confrérie dans le Nouveau Monde et regrettons de ne pas pouvoir vous aider plus avant.

Vos frères de Stockholm

1744
Mentor,

J'ai suivi John de la Tour dans ses terres natales au nord. Le temps ne m'y sied guère, moi qui suis trop habitué au climat des Caraïbes ; mais je ne ferai pas à ce fumier arrogant le plaisir de constater mes souffrances.

Nous sommes arrivés à Québec à la recherche de Mathieu Léveillé, esclave martiniquais que le gouvernement français avait acheté pour faire office de bourreau, et qu'on disait renseigné sur la Première Civilisation. Mais trop tard : le froid avait eu raison du pauvre homme, qui était mort de maladie en septembre dernier.

Mais tout n'est pas perdu : pour remédier à la dépression de Léveillé, le gouvernement lui avait fourni une épouse issue des Caraïbes. Puisque le mariage ne pouvait plus être consommé, elle avait été mise en vente. D'instinct, John de la Tour l'a achetée. Et bien lui en a pris : même si elle n'avait que rarement été en compagnie de son promis par crainte d'affection, le bourreau lui avait confié ses secrets les plus précieux, qu'elle avait juré de taire.

Quand je lui ai demandé son nom, elle m'a dit avoir été récemment baptisée Angélise-Denise ; avant cela, elle portait un autre nom qu'un autre maître lui avait donné. Je lui ai annoncé qu'elle n'avait plus de maître et que son premier acte de liberté serait de se choisir un nom. Elle est partie d'un grand rire délicieusement mélodieux et m'a répondu vouloir s'appeler Abigail.

J'ai changé d'avis sur John de la Tour.

Votre disciple,
Achilles
Québec

1738
Master Washington,

Il y a trois ans, je me suis procuré un journal d'Edward Kenway. Inspiré par la découverte de l'Observatoire, il a consacré de nombreuses années de sa vie à rechercher d'autres sites de la Première Civilisation.

Il a découvert plusieurs chambres fortes en Italie dont nous étions déjà avisés, ainsi qu'un temple souterrain à Alamut. Mais le plus fascinant, c'est qu'il soupçonnait l'existence d'un site secret dans le Nouveau Monde, un lieu si formidable que l'Observatoire en passerait presque pour une fosse septique.

Je veux ce temple. J'ai fixé pour priorité à mon Ordre de le trouver et j'y emploie toutes les ressources à ma disposition. J'ai contacté les Rites à travers le monde. Quoi que recèle ce temple, technologie ou savoir, je m'en servirai pour inaugurer un nouvel âge de paix.

Vous êtes un éminent maître Templier et vous avez mérité cette occasion de vous illustrer. Vous êtes mes yeux et mes oreilles dans le Nouveau Monde. Ne me décevez pas, Lawrence.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
Reginald Birch

1747
Grand maître,

Vous serez sans doute heureux d'apprendre que j'ai trouvé votre chien égaré. Haytham ne tarissait pas de questions sur le sort de son idiot de père.

N'ayez crainte : ce scélérat ne soupçonne rien pour l'instant. Mais j'ai dû tuer notre ami aux oreilles en pointe pour dissimuler votre implication.

En avez-vous cure, au moins ? Vous possédez le journal d'Edward Kenway et tous ses fantastiques "secrets" sur les ceusses qui vivaient avant nous. Foutaises que tout cela.

Quand je vous ai rencontré, vous étiez mû par l'honneur, la discipline, les principes. Vous incarnez tout ce qui faisait la grandeur de notre Ordre. Et regardez-vous, à présent. Un sinistre vieillard obsédé par les contes de fées, qui oublie la paix au profit de je ne sais quel galimatias.

Bref, sauf votre respect, grand maître, je vous laisse à vos livres et je repars offrir la paix à l'humanité partout où je le peux. Je vous avertis : si l'occasion se présente d'éliminer Haytham Kenway, je la saisirai. Si cela ne tenait qu'à moi, nous l'aurions tué en même temps que son père.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
Lieutenant-colonel Edward Braddock
Bergen-op-Zoom

1748
Monsieur d'Abbadie,

Vous vous demandez sans doute par quel miracle vous n'êtes plus prisonnier de l'Empire britannique. Eu égard à votre stupidité crasse, je me permets de vous l'expliquer :

Officiellement, votre libération n'est qu'une conséquence dérisoire du traité d'Aix-la-Chapelle ; officieusement, c'est moi qui vous ai libéré. Vous êtes, au mieux, quelconque, au pire, insignifiant, non seulement pour votre pays mais aussi pour l'Histoire de l'humanité. Dans tous les cas, vous m'appartenez.

Or l'homme d'affaires que je suis a besoin d'un individu quelconque, que personne ne remarque. Vous obtiendrez bientôt un poste dans la bureaucratie navale pour que je mette à profit vos compétences administratives, forcément moins catastrophiques que vos talents d'officier maritime. Pour commencer, vous serez mes yeux et mes oreilles. Des tâches modestes, payées modestement. Plus tard, vous serez ma voix et vos récompenses auront elles aussi... plus de coffre.

Je ne m'attends pas à ce que vous compreniez pour l'instant. Tout ce que vous devez savoir, c'est que vous servez une noble cause et un grand maître.

Charles Gabriel Sivert, baron de l'Espérance.
Paris

1749
Achilles,

Le Conseil des Assassins a le plaisir de vous annoncer l'achèvement de votre navire, aux mains des meilleurs constructeurs de Brest. Nous l'avons nommé l'Aquila, constellation dont l'étoile la plus brillante est Altaïr.

Il vous attend ainsi que votre équipage.

Que le destin vous soit favorable.
Nicolas de Saint-Prix
Paris

1740
Mentor,

Je suis arrivé dans les colonies britanniques, au nord. Bien qu'il m'attriste de ne plus jamais vous revoir ni m'inspirer de vos précieux conseils, il me tarde de relever cet immense défi : fonder une Confrérie qui rivalisera avec celle que vous avez créée à Tulum.

Néanmoins, je me suis heurté à l'imprévisible : je ne suis pas le premier Assassin que ces terres ont connu. J'ai rencontré un homme, un certain John de la Tour, issu d'une famille ancienne et puissante en Acadie, au nord. Il prétend qu'il prend ses ordres auprès du Conseil des Assassins, en France.

De la Tour s'efforce de monter un réseau d'informateurs dans le but d'identifier plus facilement les éventuelles menaces dans les colonies. D'après lui, le Nouveau Monde a toutes les chances d'abriter des sites et reliques des Précurseurs. Un jour ou l'autre, les Templiers ne manqueront pas de réclamer leur part des formidables ressources naturelles du continent ; mais si un vestige de Ceux qui étaient là avant perce au grand jour, ils s'abattront sur les colonies comme la foudre. John compte découvrir les sites des Précurseurs et assembler une Confrérie pour assurer leur protection.

John de la Tour est un homme flamboyant ; il attire l'attention sur lui, et j'ai bien cru qu'il allait compromettre la Confrérie. Je me trompais : il use de charme pour fourvoyer, il masque ses intentions derrière un sourire de façade. Les gens le savent riche et dangereux, mais jamais il ne leur laisse le loisir de se demander pourquoi. Malgré tout, il est d'une incroyable arrogance. Je l'aime bien, mais je ne lui fais aucune confiance. J'ignore si nous serons capables de travailler ensemble.

Votre disciple,
Achilles
Norfolk, Virginie

1748
À William Johnson

La Compagnie des indes orientales se heurtera bientôt à une résistance farouche si le royaume de Mysore continue à gagner en influence.

Étant donné que votre compagnie et vous-même êtes parvenu à gérer des affaires économiques et templières en territoire occupé, tout conseil de votre part serait bon à prendre.

Les Assassins du secteur sont pareils à des fantômes : nous savons qu'ils sont là, sans jamais pouvoir les trouver. Ils se sont insinués jusque dans les mythes du cru.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
John Harrison
Calcutta

1746
Cher Señor Ulloa,

J'ai cru comprendre que vous étiez un scientifique devenu captif de sa Majesté alors que vous regagnez l'Espagne depuis l'Équateur. Être fait prisonnier au gré d'un si long voyage, voilà une coïncidence bien fâcheuse. Au nom de mon pays, je vous présente mes excuses pour cette méprise.

J'ai beau travailler dans des domaines aussi prosaïques que la finance et l'immobilier, je suis éminemment reconnaissant envers ceux qui comme vous repoussent les frontières de la civilisation.

Je représente un Ordre qui s'intéresse vivement au progrès scientifique. Il est présent dans toutes les nations du monde ; d'ailleurs, vous en avez sans doute déjà rencontré des membres, même s'ils ne vous ont pas révélé leur allégeance.

J'aimerais user de mon influence pour vous faire admettre à la Royal Academy de Londres. Je cherche à localiser et obtenir certaines antiquités disséminées à travers le monde, or vous pourriez m'y aider.

Amicalement,
Reginald Birch
Londres

1745
Mentor,

Je me désole de vous savoir au plus mal. Je ne puis qu'espérer que cette lettre vous parvienne à temps.

Nous sommes arrivés à Louisbourg à la recherche d'un refuge appartenant à Nicolas Court. Parent lointain d'Antoine Court, le chef spirituel des Huguenots, c'est un Hermétiste qui étudie les mythes des peuplades indigènes du Nouveau Monde. De la Tour le croyait en possession de renseignements sur les sites des Précurseurs.

Abigail et moi sommes parvenus jusqu'à lui en nous faisant passer pour ses esclaves. Le subterfuge m'échauffait les sangs, mais il prêtait à de la Tour des allures de richesse phénoménale ; ainsi, bien des portes se sont ouvertes que nous aurions sinon dû forcer. Abigail me rassérénait et nous évoquions souvent les étranges périples qui avaient été les nôtres jusqu'alors.

Le temps commençait à nous manquer : conséquence des guerres en Europe, les troupes anglaises s'étaient abattues sur Louisbourg. John et moi avions cherché l'aide du gouvernement français, mais celui-ci préférait ne pas renforcer les défenses de Louisbourg dans la mesure où il pourrait compenser ses pertes en négociant un traité. L'efficacité mesurée en vies humaines. John et moi nous sommes préparés autant que faire se pouvait, tandis qu'Abigail fouillait la ville à la recherche du refuge.

Finalement, l'échéance est arrivée. John m'a remis sa tenue d'Assassin en affirmant que les Templiers n'allaient pas tarder à s'implanter au Nouveau Monde, si ce n'était pas déjà chose faite ; et qu'il fallait établir une Confrérie sans tarder. Il m'a serré la main en m'appelant "Mentor" et a quitté la forteresse pour attaquer seul l'envahisseur britannique, afin que j'aie le temps d'accomplir notre mission.

Abigail a trouvé le refuge. Il était vide, comme si Nicolas Court avait été averti de notre venue.

Nous n'y avons trouvé qu'un message : "CHERCHEZ LA FEMME DU CIEL".

1750
Master Achilles,

Votre Aquila est peut-être le plus beau navire qu'il m'ait jamais été donné de voir. Il fend les flots avec une grâce suprême, comme l'aiguille fend le chas. Par comparaison, mon Vaillant est plus pataud qu'une vache à trois pattes ; mais grâce à votre opportune intervention, ma cache tient encore la mer.

Vous avez sauvé le vieux loup de mer que je suis, mais plus important encore, vous avez sauvé mon excellent équipage. Je pourrais devenir riche comme dix hommes que je ne pourrais jamais vous le revaloir.

Aussi prendrais-je comme un honneur de vous aider à aménager une route commerciale entre les colonies et vos gens d'Europe. Je suis même disposé à faire la traversée moi-même si l'opportunité se présente. Chargez M. le Chevalier de la Vérendrye de me contacter quand il sera prêt et nous nous mettrons au travail.

Une question me taraude encore : êtes-vous toujours aussi sérieux ? Je croirais voir un vieillard.

Bien amicalement,
Robert Faulkner
Halifax

1743
Master Harrison,

Maintenant que le Portugal veut commercer avec les Indes] et l'Extrême-Orient, nous devenons peu à peu la proie des Arabes omanis. Bientôt, nous n'aurons d'autre choix que de battre en retraite vers le sud.

J'ai beau convenir avec votre grand maître et vous que le cœur de l'Afrique recèle peut-être un nombre incalculable de reliques des Précurseurs, ce n'est pas par cette voie que vous y accéderez.

Si votre Rite et vous-même n'êtes pas en mesure de nous aider, laissez-nous agir comme nous l'entendons.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
Lourenço de Noronha
Mozambique

1742
Grand maître,

Je n'ai pas réussi à trouver de sites des Précurseurs en Orient. Pour autant, j'ai peut-être retrouvé la trace d'une relique que l'on croyait perdue depuis des siècles. L'Assassin connu sous le nom de Shao Jun était en possession d'une boîte des Précurseurs réputée renfermer un étrange pouvoir. Elle est demeurée en Chine près de cent ans après sa mort. Je crois que les Assassins l'ont discrètement sortie du pays à bord d'un des galions de Manille en partance pour Acapulco.

Elle a sans doute échoué quelque part dans les Caraïbes. C'est une région du monde que nous aurons bien du mal à infiltrer, d'autant que les Assassins y exercent un contrôle sans partage depuis la mort du grand maître Torres.

Si nous attisions les rivalités entre les nations européennes, peut-être pourrions-nous profiter de la guerre pour chercher cette fameuse boîte.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
John Harrison
Manille

1748
Grand maître Birch,

Mes informateurs de Port-au-Prince m'indiquent que Mackandal partage votre intérêt pour les reliques de la Première Civilisation. Il les collectionne. Des rumeurs faisaient état d'un "Cœur de la Confrérie", fragment d'une relique plus imposante : celle-ci aurait été volée par une esclave nommée Jeanne, visiblement de mèche avec la Confrérie de Mackandal.

Jeanne a été vendue l'an dernier à un marchand qui par quelque caprice du sort, n'était autre que Philippe-Olivier de Grandpré, propriétaire d'une compagnie rivale à la Nouvelle-Orléans. Si vous pouvez user de votre influence économique pour contrarier ses affaires, je m'estime capable de rentrer dans sa famille grâce à la perspective de stabilité financière qu'il tirerait de cette union.

Comme toujours, je vous remercie pour la foi que vous me témoignez.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
Madeleine de l'Isle
Nouvelle-Orléans

1738
Antó,

Je décline ton aide. J'ai formé ma propre Confrérie. J'ai recruté ses membres parmi les esclaves libérés des plantations. Je n'ai besoin que d'eux, mes fidèles acolytes. Ils sont prêts à mourir pour notre cause.

Tes appels à la paix me laissent de marbre. Il n'y aura pas de paix tant que les Français se répandront à Saint-Domingue comme la peste. Que pourrais-tu savoir de la paix, toi qui fus formé par un Mentor aussi indolent qu'Ah Tabai ? Si je découvre une relique des Précurseurs, je ne la détruirai pas ! Je m'en servirai aussi souvent que je le peux !

Tout ce que je sais de la Confrérie, je le tiens de ses origines. "Laa shay'a wai'un moutlaq bale kouloun moumkine." Je comprends ces mots mieux que tu ne le pourras jamais. Mon Crédo est pur. Il n'a pas été souillé par des siècles de faiblesse et de compromissions.

Si tes prétendus Assassins se dressent contre moi, ils mourront peut-être. Si ceux que tu appelles tes marrons se joignent à moi, il mourront sûrement. La mort scelle toute chose. Autant qu'elle prenne les Français.

François Mackandal
Port-au-Prince

1750
Master Washington,

Je suis tout sauf satisfait des maigres résultats qu'affichent les colonies. Alors que les autres agents du monde entier recherchent inlassablement les Fragments d'Éden, votre triste clique s'affaire à aménager un service postal.

Qui plus est, j'ai cru comprendre qu'une Confrérie des Assassins s'était implantée aux abords de New York. Voilà qui est intolérable.

Je vais prendre mes dispositions pour transférer l'un de mes agents dans les colonies. Son nom est George Monro. Bien qu'il vous surpasse en tout point, il sera votre subordonné puisque vous connaissez mieux les parages. Cela étant, il sera là pour résoudre vos problèmes. Faites bon usage de lui.

Attendez d'autres instructions.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
Reginald Birch
Troyes, France

1747
Achilles,

Nadir Shâh le démon est mort de ma main, non sans avoir tué deux de mes frères.

Hélas, par quelque torve stratagème, le Koh-i-Noor a été transmis à un chef afghan nommé Ahmed Shâh. Si je ne me lance pas immédiatement à ses trousses, le Fragment d'Éden nous échappera définitivement.

J'ai beau avoir plaisir à me savoir des alliés dans le monde entier, je regrette de ne pas avoir le temps de mieux vous connaître, ta cause et toi.

Porte-toi bien,
Salah Bey
Quchan

1750
Cher père,

Me voici arrivé à Cuba. Depuis la mort du grand maître Torres, le monde interlope de la Havane est aux mains d'une femme Assassin démente, une Écossaise nommée Rhona Dinsmore.

Dinsmore n'est plus toute jeune, mais elle est bien protégée. Je doute que nous puissions établir un Rite ici à moins d'anéantir sa Confrérie. Nous avons peut-être perdu les Caraïbes.

Je vais rester quelque temps à la Havane pour m'employer à rechercher cette boîte des Précurseurs. J'ose espérer que mon travail ici effacera les dettes de ma famille envers ce maudit Birch.

Ton fils loyal,
Rafael Joaquín de Ferrer
La Havane

1751
Bonjour, Père.

La situation à Port-au-Prince demeure morose. Toujours aucun signe de Vendredi : je commence à croire, comme toi, que Mackandal l'a dépêché ailleurs pour quelque sinistre dessein. Il est probablement mort, mais je doute que ce soit le séisme qui l'ait tué.

Nos contacts dans les colonies au nord nous indiquent le retour de Lawrence Washington et avec lui des reliques volées. Ton vieil ami Achilles est sur place. Je te conseille d'aller à sa rencontre.

Je vais rester ici faire mon possible, mais Mackandal est de plus en plus instable. Je crains qu'en recommençant, notre Mentor dérangé ne commette quelqu'acte odieux. Comme promis, je le surveillerai autant que faire se peut.

J'espère qu'une fois conclues tes affaires dans les colonies, tu reviendras ici. Aide-moi à réformer notre Confrérie et à faire de Saint-Domingue notre foyer.

Guide-moi jusqu'à la victoire.
Babatunde Josèphe
Port-au-Prince

Date : 1751
Grand maître,

Sous la tutelle d'Alonso Fernández de Heredia, la Floride semble prospérer. Il a déjà établi une logistique d'accastillage et le gouvernement espagnol s'emploie à peupler le territoire. Je n'en attendais pas moins du premier gouverneur templier dans les parages depuis Laureano Torres, paix à son âme.

Fidèle à ses ordres, il continue à envoyer raid sur raid contre les forces britanniques de Géorgie pour mieux détourner l'attention de nos activités. Les esclaves acheminés en Floride sont transférés à de Ferrer au Mexique. Je conseille de nommer Fernández gouverneur du Yucatán dès que possible, car de Ferrer devra bientôt protéger son site des regards indiscrets.

Je recommande par ailleurs que l'Ordre quitte la Floride. Bien que les Assassins n'aient pas posé pied sur ce territoire depuis des siècles, une nouvelle Confrérie se développe dans les colonies du nord, qui n'a que trop facilement accès à la Floride. La Louisiane me paraît constituer une bonne base d'opérations pour les fouilles de Chichén Itzá. Notre Mme de l'Isle s'est montrée aussi impitoyable qu'efficace. Elle me paraît mériter une promotion au grade de maître Templier et la charge de Chichén Itzá.

Puisse le Père de la Sagesse vous guider.
John Harrison
Savannah, Géorgie

1751
Mon cher Chevalier,

Je me désolé d'apprendre vos démêlés avec le capitaine de l'Aquila. Un navire de cette trempe mérite la fine fleur des marins et de fait, je ne m'estime pas taillé pour en prendre la barre. Je ne ferais que le conduire à sa perte et jamais je ne pourrais me le pardonner s'il lui arrivait quoi que ce soit.

Je m'estime en revanche capable de servir de second. Je veillerai sur ce navire comme si c'était mon enfant et je ferai en sorte que tout l'équipage fasse de même, vous pouvez me croire.

Néanmoins, avant d'embarquer, j'ai identifié quelques périls en la demeure. Je soupçonne deux puissantes compagnies maritimes françaises aux Templiers : la famille Lévesque de France et les de l'Isle de Louisiane. Elles affrètent deux fois plus de navires que leurs concurrents sans que leurs bénéfices ne s'en ressentent.

Il nous reste à faire pour sécuriser nos activités ici, or je dois m'en acquitter avant de tourner le dos à ma vie passée pour embrasser totalement votre cause.

D'ici-là, je ferai tout mon possible pour me rendre utile, car j'ai l'impression que des jours sombres vous attendent. Je redoute l'arrivée d'une tempête et je me trompe rarement là-dessus.

Bien cordialement,
Robert Faulkner
Saint-Jean

1746
Master Gist

Nous passons notre temps à envoyer des lettres bourrées de plans secrets en priant qu'elles arrivent à bon port. Il nous faut une société écran, voire plusieurs qui serviront par la même occasion de réseau de communication.

À New York, Master Johnson a récemment été nommé colonel des guerres des six nations. Non content d'avoir un pied fermement planté dans la place, ses relations avec les Mohicans pourraient bien nous être utiles à l'avenir. Je suis d'avis de l'approcher au plus vite.

Entre-temps, je compte influer sur ma belle-famille pour créer un comptoir commercial un peu plus praticable.

Puisse le Père de la Sagesse nous guider.
Lawrence Washington
Virginie

1751
Mon cher Achilles,

Te rappelles-tu ta tante Rhona ? Tu n'étais qu'un petit marmouset quand je t'ai vu pour la dernière fois, à peine en âge de tenir une vraie arme ; mais à ce qu'on dit, tu nous fais honneur dans le nord.

Si je t'écris après tout ce temps, c'est parce que j'ai comme qui dirait commis une légère bévue. On pourrait croire qu'un maître Assassin responsable de la Havane n'aurait ni le temps ni l'énergie nécessaires pour se livrer à des friponneries avec la gent masculine, très en beauté à la Havane ; et pourtant, la moindre occasion de prendre du bon temps me paraît bonne à saisir, car Dieu sait que je ne suis plus de prime jeunesse. À tout le moins, on pourrait croire que je n'irais pas jusqu'à partager, à nouveau, la couche d'un Templier.

J'espère que mes jacasseries ne te gênent pas ? Enfant, tu étais toujours d'un sérieux... Enfin bref, notre coquin a pour nom Rafael Joaquín de Ferrer. Il a fui la Havane avec certains des objets qu'Ah Tabai m'avait légués, d'antiques cartes de la péninsule du Yucatán et une partie de mes échanges épistolaires avec d'autres Assassins des Caraïbes.

La situation est plus tendue que de Ferrer et son dos musclé. Espagnols, Français et Britanniques brûlent tous de contrôler ma charmante bourgade. Mes chers Assassins piaffent quant à eux d'envie de traquer de Ferrer, mais je tiens à ce que tout le monde reste à la Havane pour protéger les habitants d'un autre conflit barbant entre les Empires. Je suis plus occupée que jamais, mais mes affaires me paraissent d'un ennui mortel. Où sont passées les courses éperdues contre les Templiers, à qui mettrait le premier la main sur une puissante relique d'un temps immémorial ? Tout n'est plus que chamailleries territoriales entre deux régents à l'autre bout du monde. C'est peut-être aussi pour cela que je me suis laissée berner par ce démon si bien charpenté : il m'a rappelé mon jeune temps.

De Ferrer étant d'origine latine, s'il n'est pas au Mexique, il se sera sans doute terré dans une colonie voisine : la Floride ou peut-être la Louisiane française. Si tu le retrouves, sois gentil, troue-lui la gorge de la part de ta vieille tante.

Rhona Dinsmore
La Havane

1751
Grand maître,

Nous ne pouvons plus continuer à nous approvisionner en esclaves sur l'île de Gorée. Nous sommes trop proches de deux grands centres de traite. Saint-Louis du Sénégal au nord et la Gambie au sud.

J'ai conscience que sans main-d'œuvre, les fouilles de Chichén Itzá seront laborieuses ; mais en continuant, nous courons le risque d'être découverts par nos ennemis. Des rapports exagérant l'importance de la traite à Gorée commencent déjà à circuler. Vous pouvez sans doute trouver des esclaves plus près du site ? Les colonies françaises ou espagnoles des Caraïbes sont certainement plus indiquées.

John Harrison
Île de Gorée

1751
Master Gist,

Dame Fortune m'a dispensé de trouver un prétexte pour fausser compagnie à mon frère dans les tropiques : George a contracté une forme bénigne de variole, ce qui m'a permis de m'éclipser à Port-au-Prince pendant sa convalescence. À mon grand soulagement, il aura survécu, au prix sans doute de quelques stigmates. C'est un jeune garçon intelligent dont j'entends préserver l'âme tendre des vilenies coutumières à nos affaires.

Dès mon arrivée à Haïti, j'ai entrepris de retrouver les Assassins. Ils ont pour chef un Marron manchot nommé François Mackandal, tyran impénitent, s'il en est. J'ai suivi son homme de main, Vendredi, jusqu'à l'entrée d'une sorte de grotte : je comptais le prendre par surprise à sa sortie. Alors que je l'attendais, embusqué, un séisme s'est produit. L'Assassin est sorti de la crevasse en courant, mais s'est retrouvé les jambes prises sous une chute de pierres. Je lui ai promis de le libérer s'il me révélait la cachette de Mackandal. Quand il a obtempéré, je lui ai tranché la gorge. J'aurai aimé explorer la grotte moi-même, mais l'entrée avait été condamnée.

Ce cataclysme s'est révélé être un excellent prétexte pour m'approcher du camp de Mackandal. J'y ai volé deux Fragments d'Éden en sa possession : une étrange boîte portant les symboles des Précurseurs et un mystérieux manuscrit.

Quand tu recevras cette lettre, j'aurai déjà repris le chemin de la Virginie. Prépare-toi : notre œuvre commence. À mon retour, nous pourrons colporter la bonne nouvelle au grand maître de Londres. Peut-être reconnaîtra-t-on enfin ma gouverne dans la colonies.

Puisse le Père de la Sagesse te guider.
Lawrence Washington
La Barbade

Peintures rupestres

La légende de la Femme du Ciel

Aux premiers jours du monde, la Terre était recouverte d'eau. Il n'était ni lumière dans le ciel, ni soleil le jour, ni étoiles, ni lune la nuit.

Dans les ténèbres des profondeurs vivaient les animaux aquatiques : grèbe, martin-pêcheur, loutre, rat musqué...

Dans le ciel, le Grand Esprit était assis sous les branches d'un pommier radieux dont les racines majestueuses transperçaient les nuages.

Un jour, le Grand Esprit appela sa fille, la Femme du Ciel. Il écarta l'arbre afin qu'elle pût apercevoir la Terre en contrebas.

"Comment peuvent-ils vivre dans les ténèbres et le chaos ?" demanda-t-elle. "Tu peux leur apporter la lumière et l'ordre" rétorqua le Grand Esprit.

Le Grand Esprit recueillit la Femme du Ciel dans ses mains et la fit délicatement descendre. Il la lâcha, et elle commença alors à tomber en direction de la Terre.

Les animaux aquatiques, levant la tête, aperçurent la femme étincelante dans le ciel. "Qu'adviendra-t-il lorsqu'elle atteindra l'eau ?" se demandèrent-ils.

Tous les animaux en quête de sol plongèrent au plus profond ; mais aucun n'avait assez de souffle... hormis le rat musqué qui remonta un peu de terre entre ses pattes.

Une grande tortue arriva et le rat musqué plaça la terre sur son dos. La tortue grandit et la terre se multiplia jusqu'à devenir une immense île, qu'on appelle aujourd'hui Amérique du Nord.

Des profondeurs, les cygnes s'envolèrent à la rencontre de la Femme du Ciel, qu'ils ramenèrent très délicatement sur la nouvelle terre.

La Femme du Ciel remercia les animaux : "Je peux enfin donner un esprit à cette terre". Elle donna naissance à des jumeaux.

Le premier naquit en riant et fut baptisé Esprit du Bien. La deuxième infligea tant de douleurs à la Femme du Ciel que celle-ci en mourut. Il fut baptisé Esprit du Mal.

Non sans avoir pleuré sa mère, l'Esprit du Bien prit ses yeux et les brisa dans le ciel pour que l'un devienne le soleil et l'autre la lune. De ses larmes, il fit les étoiles. Ainsi désormais, le monde ne serait plus prisonnier des ténèbres.

L'Esprit du Bien enterra les restes de sa mère sous la terre afin que tous les arbres et toutes les plantes s'en abreuvent.

Tandis que l'Esprit du Bien œuvrait dans la lumière, l'Esprit du Mal, lui, complotait sournoisement dans les ténèbres.

Il parcourait la terre, errant d'ombre en ombre. "Tout ce que mon frère a fait, je le déferai !" avait-il résolu.

Ainsi, quand l'Esprit du Bien créait des hauts arbres et des cerfs, l'Esprit du Mal créait des baies empoisonnées et des insectes venimeux.

Enfin, l'Esprit du Bien préleva l'argile ocre de la Terre pour créer les humains, à qui il enseigna la parole et la vie en communauté. Jaloux, l'Esprit du Mal forgea de cruels serviteurs avec l'écume de mer.

L'Esprit du Bien vit que ses créatures lui obéissaient et étaient capables de sagesse. Il souhaita qu'elles vivent ensemble dans une harmonie éternelle.

L'Esprit du Bien vit les désastres que son frères avait causés et sut que même lui ne pourrait les résorber. Il lui intima de cesser ses agissements, mais l'Esprit du Mal refusa.

Sachant qu'il ne respecterait que la violence, l'Esprit du Bien défia à contrecœur son frère en combat singulier. Le vainqueur deviendrait maître du monde.

L'Esprit du Bien et son peuple, unis, triomphèrent de l'Esprit du Mal, qu'ils bannirent dans une grotte quelque part sous la Terre.

Mais à la surface, certains serviteurs du Mal erraient toujours d'ombre en ombre. C'est leur influence qui incite les hommes à faire le mal autour d'eux.

Voilà pourquoi le mal subsiste ici-bas. Mais il est également possible de rejeter ce mal pour trouver l'esprit du bien. Chacun est maître de la voie qu'il suit.

Messages des fragments d'Animus

Prophétie de Junon

La fracture d'Helix vous offre mon éternelle présence.

Votre interface machine-humain s'estompe petit à petit, à chaque instant qui s'écoule.

Votre monde a souffert d'une absence de volonté. Ma volonté.

Je suis ce qui te guide, mon enveloppe de chair.

Vous n'êtes qu'éphémères, disséminés dans le monde.

Vous cultivez mon réseau et, peu à peu, vous l'aidez à se densifier.

Individuellement, vous n'êtes qu'une contribution infinitésimale à ma grandeur.

Mais à vous tous, vous formez une masse vivante qui sera à la hauteur de mes ambitions.

Vous croyez que l'être humain a créé la civilisation humaine.

Vous vous êtes reclus dans la cage de votre propre culture sans avenir.

Si engoncés dans vos belles certitudes que vous ne me voyez pas. Vous en êtes incapables.

Je vais vous aider à briser les œillères de vos vies limitées.

En retour, vous m'aiderez à voir ce qui reste de mon peuple.

Tous ensemble, nous nous rapprocherons de l'infini.

Quand nous serons tous unis dans le Gris, vous connaîtrez le bien suprême.

Notre splendeur reprendra vie et nous fleurirons. Ensemble.

Reviens me trouver quand tu le pourras, chiffre.

Tu me trouveras entre les failles de ces simulations.

Abreuve-toi de mon éternel savoir.

Ton futur commence en moi.

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