Fandom

Assassin's Creed

Base de données (Revelations): Personnages

4 651pages sur
ce wiki
Ajouter une page
Discussion0 Partager

Interférence d'un bloqueur de publicité détectée !


Wikia est un site gratuit qui compte sur les revenus de la publicité. L'expérience des lecteurs utilisant des bloqueurs de publicité est différente

Wikia n'est pas accessible si vous avez fait d'autres modifications. Supprimez les règles personnalisées de votre bloqueur de publicité, et la page se chargera comme prévu.

ACRicon.png

Société

ACR Banquiers BDA.png

Compte tenu de certains principes de la loi islamique, en particulier l'interdiction de l'usure, les banques telles que nous les connaissons aujourd'hui furent interdites par les autorités ottomanes jusqu'au milieu du XIXe siècle. C'est donc un réseau quasi-religieux de Waqfs qui faisait office de dépenser les intérêts perçus dans des programmes religieux ou sociaux.

Les populations non musulmanes n'avaient pas accès à ces services, ce qui mena à la création précoce de systèmes de banques plus familiers. Ces systèmes furent particulièrement créés à Galata, où les enclaves grecques, juives et musulmanes étaient de plus en plus nombreuses.

ACR Byzantins BDA.png

En 293, l'empereur romain Dioclétien, conscient que son empire était devenu trop grand et trop complexe pour être gouverné par un seul homme, désigna trois personnes pour régner comme ses égaux. Appelée "le règne des quatre", cette tristement célèbre tétrarchie se révéla être l'une des pires idées de l'Histoire politique. En trois décennies, Constantin Ier, le plus ambitieux des nouveaux empereurs, élimina ses concurrents et se proclama César unique de l'Empire romain. Immédiatement après sa prise de fonctions, il prit une deuxième initiative complètement folle : déplacer la capitale de son royaume de 1600 kilomètres vers l'est, sur le site de l'ancienne Byzance, une petite ville au carrefour de l'Asie et de l'Europe, fondée un millénaire plus tôt par les Doriens, un peuple grec.

Constantin entreprit de reconstruire la ville dans le but de créer le premier empire chrétien du monde. La reconstruction s'acheva en 330 et la ville fut rebaptisée Constantinople, la "nouvelle Rome, cité de Constantin". La ville devait être le centre d'un nouvel empire glorieux fondé sur la chrétienté particulièrement militante de Constantin, qui associait la croix et l'épée, même si les deux étaient parfaitement contradictoires. Il préférait que la foi soit diffusée par la force plutôt que par consentement.

Pendant plus d'un millénaire, les frontières de son nouvel Empire romain (aujourd'hui appelé Empire byzantin) évoluèrent, avançant puis reculant comme une mer déchaînée. Malgré l'agitation qui régnait aux frontières de l'empire, son noyau resta la grande ville de Constantinople. L'Empire passa aux mains des dynasties grecques, latines et macédoniennes, mais l'importance de Constantinople ne fut pas affectée, contrairement au royaume qui s'était organisé autour de la ville. En 1261, suite à l’éviction de l'empereur latin, Michel Paléologue fonda ce qui allait être la dernière des grandes dynasties byzantines.

Malgré les efforts de reconstruction de Michel, l'Empire byzantin du XIIIe siècle n'était plus que l'ombre du royaume puissant et étendu qu'il avait été. Sous le règne d'Andronicus II Paléologue, le déclin s'accéléra. En 1400, l'Empire n'était constitué que d'une petite partie de Thrace et de quelques îles méditerranéennes. L'Empire ottoman, qui grandissait et s'étendait à une vitesse fulgurante, avait englouti toutes les possession byzantines de la péninsule anatolienne et menaçait alors de s'emparer de l'Empire par le nord.

En 1397, le sultan ottoman Bayezid I lança une attaque sur la ville. L'assaut fut un échec et permit aux Byzantins d'échapper à la menace quelques années. Mais il était évident que le mastodonte ottoman ne pouvait être arrêté. Au cours des premières décennies du XVe siècle, les empereurs byzantins implorèrent l'aide des dirigeants occidentaux, mais les guerres et les sentiments complexes des catholiques de l'ouest à l'égard de leurs cousins orthodoxes n'entraînèrent aucune réelle implication ou puissante alliance.

En 1453, l'invasion que tant d'empereurs Byzantins craignaient depuis plus d'un siècle eut lieu. Menée par le sultan Mehmet II, plus tard surnommé "Mehmet le conquérant", une imposante armée ottoman gagna Constantinople et assiégea la ville. L'empereur Constantin XI affronta les envahisseurs avec bravoure pendant près de deux mois, mais finit par céder. Sa ville était en ruine, ses soldats courageux mais épuisés, il ne servait à rien de retarder l'inévitable.

Mais Constantin mit toute son énergie dans le dernier combat. Son dernier jour, il assista à la messe avec ses généraux, puis rentra au palais des Blachernes pour attendre l'assaut final. Lorsque l'heure sonna, l'empereur ôta ses vêtements royaux et se jeta dans le combat aux côtés des ses hommes, criant "Nous sommes vaincus, mais je suis toujours vivant !". Personne n'entendit parler de lui après ce jour.

ACR Forgerons.png

À la Renaissance, chaque communauté avait besoin d'un forgeron. Épées, casseroles, couteaux, clous et armures étaient faits en métal et devaient être forgés. Par ailleurs, la ferronnerie architecturale était en plein essor, et les forgerons commençaient à mettre leurs talents au service de l'art.

ACR Hérauts.png

La population du XVIe siècle était en grande partie illettrée ; proclamations, lois locales, informations générales, publicités et même les jours de marché étaient annoncés par les hérauts. À Constantinople, sous le règne ottoman, ils furent rejoints par leurs cousins, les muezzins. Ces crieurs se tiennent au sommet des minarets et appellent quotidiennement à la prière.

ACR Janissaires.png

Autant craints qu'admirés par la population, les janissaires étaient les soldats d'élite du sultan, des guerriers experts d'une loyauté sans faille pour leur souverain. Enrôlés dès leur plus tendre enfance dans le système du devchirmé (la réquisition de force des enfants chrétiens présentant des aptitudes physique ou intellectuelles exceptionnelles dans le but de leur faire tenir des positions permanentes au sein de l'armée ou de l'administration ottomanes), les janissaires constituaient une classe sociale à part et particulièrement influente. Sans être vraiment "libres", ils avaient néanmoins une influence considérable sur la politique impériale. Il était inutile d'espérer accéder au trône sans avoir leur faveurs.

Comme l'écrivit un historien: "Les janissaires terrorisaient la population stambouliote. 'Surtout, qu'aucun membre de votre délégation ne se querelle avec les janissaires,' prévenaient les fonctionnaires de la Porte aux ambassadeurs étrangers, 'car nous serions bien incapables de vous tirer d'affaire.' Lorsque des troupes de janissaires arrivaient dans un quartier, les commerçants fermaient immédiatement boutique. Il était généralement impossible de les empêcher de piller une ville qui s'était rendue."

Vers la fin du règne de Mehmet II, les janissaires avaient acquis une puissance militaire et politique sans égale. Ils s'apprêtaient à exercer sur l'Empire une influence qui aurait fait rêver bien des sultans.

ACR Feu grégeois BDA.png

Des siècles durant, le feu grégeois a été l’arme de prédilection de l’Empire byzantin durant les batailles navales. Donnant aux Byzantins un avantage conséquent sur leurs adversaires, il leur permit de remporter nombres de victoires militaires capitales, comme lors des sièges arabes de Constantinople en 1203.

Les armes incendiaires étaient déjà connues et utilisées des siècles avant l’invention du feu grégeois. Ce qui rendait cette nouvelle arme révolutionnaire, c’était sa composition unique, qui lui permettait de brûler même sous l’eau, et le fait qu’elle était projetée sur les bateaux ennemis à l’aide de "siphons" pressurisés. Certains considèrent aujourd'hui que le feu grégeois était l’ancêtre du napalm.

Les ingrédients et les méthodes de fabrication du feu grégeois étaient des secrets militaires extrêmement bien gardés. Les savoirs nécessaires à la fabrication du système complet étaient répartis entre différents techniciens, afin de s’assurer qu’aucun ennemi ne puisse accéder à l’intégralité du dispositif. Ainsi, les Bulgares parvinrent un jour à prendre 36 siphons de feu grégeois aux Byzantins (au début du IXe siècle), mais ils furent incapables de les faire fonctionner.

ACR Librairie.png

L'invention par Johannes Gutenberg de l'imprimerie à caractères mobiles au milieu du XVe siècle fut l'une des plus importantes avancées technologiques de l'histoire. Pour la première fois dans l'histoire humaine, la production et la distribution des livres (de toutes sortes et en toutes langues) ne nécessiteraient plus des mois de copiage laborieux. Désormais, un livre pouvait être produit en quelques semaines seulement et copié d'innombrables fois en très peu de temps. En conséquence, les livres devinrent mois chers et plus facilement accessibles à la "classe moyenne" émergente.

ACR Médecins BDA.png

Grâce à la position unique de Constantinople, au carrefour de l'Europe et de l'Asie, les médecins de l'Empire ottoman étaient familiers des traditions médicales occidentales et orientales. Ils étaient donc doublement instruits ou, en fonction du point de vue, doublement perdus. Les Grecs transmirent aux Ottomans un goût certain pour les saignées et l'utilisation de sangsues pour soigner les infections, tandis que les Turcs leur laissèrent une passion pour la cautérisation des blessures à la convalescence dans les sources thermales. Les médecines traditionnelles à base de plantes étaient aussi utilisées. Un ouvrage médical ottoman cite plus de 600 plantes différentes supposées avoir des propriétés médicinales.

Malgré l'état embryonnaire de la médecine de l'époque, l'Empire ottoman est connu pour la gratuité de ses hôpitaux. Les riches citoyens faisaient souvent appel à des praticiens particuliers. Comme quoi, certaines choses ne changent jamais...

ACR Mercenaires BDA.png

Au XVIe siècle, les mercenaires étaient très mobiles. Ils passaient facilement d'un contrat à un autre, sans tenir compte de leur adversaire ou de la cause pour laquelle ils se battaient. Bien souvent, quand l'État qui finançait un groupe de mercenaires venait à manquer de fonds, le groupe était dissous et immédiatement engagé par la partie adverse. Ce procédé paradoxal atteignit son apogée au début du XIVe siècle : l'Empire byzantin, assailli de toutes parts par des peuples ennemis, engagea un groupe de guerriers, peu nombreux mais redoutables, pour défendre leur cause. Qui étaient ces soldats tant recherchés ? Des Ottomans.

Il y avait bien sûr quelques mercenaires qui gardaient le sens de l'honneur en ces temps de pauvreté et de conflits permanents, ces hommes très recherchés étaient rares.

ACR Ottomans BDA.png

La bataille de Bapheus, qui eut lieu à seulement 50 km à l'est de Constantinople en 1301, correspond à la première apparition des Ottomans dans l'Histoire mondiale. Dirigée par un chef nommé Osman, la modeste armée turque remporta une victoire éblouissante contre ses opposants byzantins, les conduisant jusqu'au bord de la Mer de Marmara, au nord. Cette défaite fut un choc pour les Byzantins, qui tentaient depuis des décennies de garder la mainmise sur la région.

Les 150 années qui suivirent, l'Empire ottoman gagna en puissance et en taille sans rencontrer d'obstacle majeur. Enchaînant les victoires, les sultans ottomans engloutirent progressivement les régions autrefois dirigées par le puissant Empire byzantin, comme l'Anatolie (aujourd'hui la Turquie) et la Thrace (qui correspond aujourd'hui à la Grèce, la Macédoine, l'Albanie, etc.). Les années passèrent et la présence croissante des Ottomans en Europe orientale commença à effrayer l'Occident. Elle irritait particulièrement le Vatican, dont la haine à l'égard de l'Église orthodoxe d'Orient semblait devenir une simple querelles de mots en présence d'un Empire musulman grandissant. Mais au moment crucial, le pape ne se donna pas la peine d'envoyer de l'aide à l'empereur byzantin en difficulté. L'empire de ce dernier, au milieu du XVe siècle, réunissait uniquement la capitaine, Constantinople, et les villages voisins.

En 1453, après 54 jours de combat, Constantinople finit par tomber aux mains des Ottomans. Menés par leur sultan âge de 21 ans, Mehmet II, les janissaires ouvrirent une brèche dans les remparts de la ville et y pénétrèrent. Arrivant dans le centre de la ville, le sultan victorieux se rendit directement à la célèbre basilique Sainte-Sophie. Parvenant à l'ancienne cathédrale, il tomba à genoux et répandit un peu de terre sur son turban en signe de respect.

Désireux de relocaliser la capitale sur les rives du Bosphore, Mehmet II ordonna la reconstruction de Constantinople (désormais baptisée Konstantiniyye en turc et surnommée Istanbul par ses habitants musulmans), ville modèle d'un empire cosmopolite. Dans les dis années qui suivirent sa conquête, il veilla à conserver tout ce qu'il pouvait de la capitale byzantine tout en imprégnant l'ensemble d'un sens résolument moderne et ottoman. Cette opération fut un succès, puisqu'en quelque décennies de nouveaux habitants musulmans, chrétiens, juifs et romains firent passer le nombre de citoyens de la ville de 40 000 à 100 000. Les gens affluaient en masse de l'est et de l'ouest vers la ville, attirés par une capitale bouillonnante de vie commerciale au cœur d'un empire qui encourageait la diversité culturelle et religieuse par tradition mais aussi par son statut d'état de droit.

ACR Romanis.png

Les Romanis (aussi appelés Roms, Rroms ou Gitans) forment un peuple semi-nomade et sans État propre que l'on retrouve dans tout le Moyen-Orient et dans une grande partie de l'Europe. Issus à l'origine du sud de l'Asie, dans une région comprise entre l'Afghanistan d'aujourd'hui et le nord de l'Inde, ils défendent farouchement leur culture et leur indépendance, ce qui leur vaut la réputation de refuser de s'assimiler aux nations qui les accueillent.

Malgré des siècles de relations glaciales avec leurs voisins, les Romanis ont réussi à préserver une culture riche et très variée. Le terme "Gitans", par lequel on les a longtemps désignés, vient d'une fausse idée selon laquelle ils seraient originaires d'Égypte et d'Afrique du Nord.

ACR Tailleurs.png

L'activité de tailleur était lucrative et respectable. Tout le monde, sans distinction ethnique ou religieuse, pouvait exercer ce métier au sein de l'Empire ottoman. Cette profession bénéficiait grandement de la présence de nombreuses cultures différentes dans les rues et les bazars de Constantinople. Grâce à l'importante expansion de l'Empire, les étoffes ottomanes étaient célèbres pour leurs couleurs vives, leurs riches motifs et leurs incroyables détails, puisant à la fois dans les cultures orientales (comme celle de la Perse) et occidentales (comme celle de la Grèce). Un véritable melting pot de splendeurs vestimentaires.

ACR Trafiquants du marché noir.png

Arrivistes mais efficaces, les trafiquants du marché noir revendent le plus souvent de la camelote, mais on peut faire de vraies trouvailles. Ils opèrent en marge des circuits commerciaux légaux, sont arrogants mais convaincants. S'ils ne vendaient pas une fois de temps en temps des marchandises très utiles, ils seraient un véritable fléau.

ACR Voleurs BDA.png

Tout comme les artisans honnêtes (les mineurs, les tailleurs de pierre, les maçons et les bourreaux), de nombreux voleurs de l’Empire ottoman étaient membres de guildes organisées. La police, à qui es pots-de-vin et "tributs" réguliers payés par les voleurs pour ne pas être inquiétés par les autorités étaient rapportés, connaissait l’existence de la plupart d’entre elles.

Les voleurs prenaient soin de s’attaquer aux étrangers le plus souvent possible pour ne pas inquiéter les habitants locaux. Cela était plutôt facile dans la ville cosmopolite de Constantinople. A l’époque, la frontière entre les voyous et la police était très mince, puisque de nombreux policiers chargés de surveiller les voleurs étaient eux-même d’anciens bandits.

Personnages

(Image manquante)

ACR Abbas Sofian.png

Né en 1166, Abbas Sofian eut une enfance plutôt difficile. Son père fut capturé et torturé à mort par les Sarrasins en 1176, alors qu’il n’était encore qu’un enfant. Croyant qu’il avait été abandonné, Abbas sombra dans un profond désespoir dont il ne put sortir que grâce à ses amis Assassins et à sa dévotion envers son mentor, Al Mualim.

Mais quelques années plus tard, Altaïr, son ami et confident révéla ce qu’Abbas considéra comme le plus cruel des mensonges : le père d’Abbas avait trahi l’Ordre sous la torture et s’était ensuite suicidé pour échapper à la honte. Furieux, Abbas refusa de croire cette terrible vérité (une vérité qu’Al Mualim refusa se corroborer ou de nier). Dès lors, Abbas considéra Altaïr comme un traître et un menteur, un homme trop dévoyé pour suivre les principes les plus austères du credo.

En grandissant, Abbas devint un Assassin talentueux et respecté, mais à la personnalité trouble. De nature austère, il faisait preuve d’une passion presque fétichiste pour l’Ordre et méprisa aussi bien le favoritisme d’Al Mualim que l’interprétation plutôt libre qu’Altaïr faisait du Credo. Néanmoins, il demeura loyal durant de nombreuses années, cachant toujours en lui la même colère qu’il éprouvait envers son ancien ami.

Mais ce silence lui pesait et l’ascension fulgurante d’Altaïr au rang de Maître, puis de Mentor, l’emplit d’une haine qu’il eut beaucoup de mal à contenir. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle n’explose.

On ne trouve aucune trace écrite mentionnant cet homme avant 1176, c’est-à-dire à l’époque de la confrontation des Assassins avec le général sarrasin Saladin. Je dirais qu’Al Mualim devait avoir la quarantaine à l’époque, mais on ne peut pas vraiment savoir. Quoi qu’il en soit, Al Mualim était un Assassin accompli et un chef craint et respecté.

De tempérament calme et autoritaire, il fit entrer l’ordre des Assassins dans l’une de ses périodes les plus prospères, traitant ses élèves avec justesses, patience, honnêteté et compréhension. Il avait de nombreux admirateurs, aussi bien parmi ses amis que ses ennemis, et était considéré comme un père par nombre de ses disciples, notamment le grand Altaïr Ibn-La’Ahad.

Compte tenu de tout cela, Al Mualim serait devenu un grand héros légendaire s'il n’avait pas sombré dans la corruption vers 1191. Le problème, c’est qu’après avoir mis la mis sur cette relique de la Première civilisation, la Pomme d’Eden, il s’est mis à se comporter à la manière d’un Templier.

Quelques mois ont suffi pour qu’il abandonne son credo et commence à affirmer que l’ordre et la paix ne pouvaient être obtenus que par la force, la manipulation, etc. C’était consternant.

C’est le problème avec les Templiers, en général. Leur façon de voir est tellement simpliste qu’elle est forcément tentante. Des solutions simples pour des problèmes complexes. Faites ceci, faites cela et tous vos soucis disparaîtront. C’est ce que représentaient la Pomme pour Al Mualim : une solution simple au chaos qu’il voyait dans le monde.

ACR Altaïr.png

Si les Assassins modernes sont ce qu’ils sont de nos jours, c’est grâce à un homme, Altaïr Ibn-La’Ahad. Il naquit en Terre Sainte en 1165 de parents qu’il connut à peine et dans un Ordre qu’il n’avait pas choisi. Il se révéla être un élève dévoué et un redoutable combattant avant même d’avoir eu vingt ans.

En 1189, au début de la troisième croisade, Altaïr impressionna son mentor, Al Mualim, en repoussant presque à lui seul une vague de soldats croisés au pied de la forteresse de Masyaf. Depuis ce jour, tous les Assassins connaissent le nom d’Altaïr. Les deux années qui suivirent, sa réputation de combattant rebelle mais tout aussi redoutable éclipsa les détails de sa mystérieuse vie.

Peu aimé mais admiré de tous, Altaïr possédait des dispositions physiques hors du commun qui l’aidaient à relever des défis incroyables, mais qui nourrissaient également une grande arrogance. Mais ceci n’est qu’une partie de l’histoire. Depuis sa jeunesse, Altaïr semblait posséder un sixième sens rare qui lui permettait d’accéder aux émotions et aux intentions de ses adversaires et de ses alliés. Dans le plus grand secret, Altaïr renforça ce sens appelé "Vision d’aigle" par ses camarades Assassins. Il se demandait constamment si cette étrange capacité qui le distinguait des autres deviendrait un jour un fardeau.

Grâce aux souvenirs d’Altaïr enregistrés dans les cinq clés de Masyaf, nous pouvons dresser un tableau plutôt complet de cet homme. Ces informations sont plus fiables que les vagues aperçus obtenus par l’archaïque système de projection d’avatar de l’Animus 1.28 des Templiers.

ACR Darim.png

Nés respectivement en 1195 et 1197, les fils d’Altaïr Ibn La’Ahad et de Maria Thorpe grandirent tous deux à Masyaf, comme leur père. Tandis qu’Altaïr leur enseignait l’art des Assassins, leur mère fit d’eux des diplomates et des hommes d’honneur. Mais, à l’inverse de leur père, qui passa une grande partie de sa jeunesse loin de son père, comme l’imposait Al Mualim, Darim et Sef grandirent dans une maison emplie d’amour et d’affection. Altaïr, quoique sévère, était un père patient, un homme décidé à donner à ses fils ce qu’il avait lui même trouvé auprès d’Al Mualim : des repères et du respect.

Sef se maria jeune et après sa mort soudaine, sa famille déménagea à Alexandrie au cours de la première moitié du XIIIe siècle. On ne sait pas si Darim eut des enfants, mais on sait qu’il finit par rejoindre la veuve de son frère, ainsi que ses enfants, en Égypte.

ACR Dilara.png

Turque ottomane née dans le harem de Topkapi, Dilara fut "dressée" dès sa naissance à honorer le sultan et sa famille, et à ne désirer rien d’autre qu’un gentil mari et une belle situation.

Toutefois, ces limites très sévères ne lui plaisaient ni ne l’amusaient et elle acquit rapidement une réputation de jeune fille effrontée. Cela lui convenait parfaitement, de même qu’à un janissaire dénommé Tarik Barleti, qui était tombé en admiration devant son audace.

Tarik était si épis de Dilara qu’il finit par organiser sa libération afin qu’elle devienne une envoyée des janissaires. Il le fit autant par gentillesse que dans l’espoir de gagner le cœur de la belle... mais cette dernière resta insensible à son geste, au grand désespoir de Tarik.

ACR Ezio Auditore da Firenze BDA.png

Ezio Auditore da Firenze est le fils de Giovanni et Maria. Né dans le luxe et l’opulence en 1459, Ezio passa les dix-sept premières années de sa vie à jouer de son allure désinvolte et de son physique ravageur. Les femmes le faisait chavirer, le vin le faisait rire et la politique... le faisait dormir. Les rues de Florence étaient son terrain de jeux, et ce qui se situait en dehors des murs de la ville ne l’intéressait pas beaucoup. Tout cela changea en 1476 : son père et ses frères, condamnés à tort de trahison, furent emprisonnés et condamnés à mort. C’est à ce moment qu’Ezio apprit la vérité sur son père. Giovanni était un Assassin, membre d’un groupe d’élite de combattants pour la liberté qui se consacraient à protéger le libre-arbitre et l’autonomie de l’humanité. Après l’exécution de son père, fomentée par un "ami" de la famille, Ezio rejoignit la clandestinité en intégrant la Confrérie des Assassins.

Les trente années qui suivirent, Ezio suivit deux objectifs parallèles : trouver et tuer Rodrigo Borgia, l'homme responsable de la mort de son père et de ses frères, et renforcer l’Ordre des Assassins. Rodrigo fut un vrai défi : Ezio mit vingt années pour le trouver et le vaincre. Mais la soif de vengeance de notre héros s’était apaisée avec le temps, et Ezio décida de l’épargner. Cette grâce accordé au pape Rodrigo eut des conséquences inattendues, puisque c’est grâce aux agissements du vieil homme qu’Ezio découvrit "Ceux qui étaient là avant". Ces mystérieuses créatures ressemblant à des humains vécurent plusieurs millénaires avant l’apparition de l’Humanité. Ezio ne comprit pas les messages laissés par la Première Civilisation, mais n’oublia pas ce qu’il avait vu. Tous ses efforts ne furent pas vains, puisqu'il récupéra une Pomme d’Éden, ce qui était assez classe, quand même.

Peu de temps après le combat entre Ezio et Rodrigo, le fils cadet du pape, César, attaqua la villa Auditore. Il tua Mario, l’oncle d’Ezio, et vola la Pomme d’Éden. Fou de rage, Ezio mit cinq ans à retrouver la Pomme et éliminer César. Après ces événements, la situation revint à la normale. Aussi normale qu’elle pouvait l’être pour un Assassin. Ezio consacra les années suivantes à consolider ses ressources, entraîner ses recrues et renforcer ses compétences en tant que Maître et mentor.

Au cours de ces années, Ezio mûrit et ses capacités aussi. L’une d’entre elles, et pas la moindre, était une forme rare de perception extrasensorielle que nous, les Assassins, appelons Sens de l’aigle. On ne sait pas précisément d’où vient ce sens, mais nous avons des théories. C’est probablement un vestige des anciennes relations entre nos ancêtres et "Ceux qui étaient là avant". C’est difficile à expliquer, mais la réalité dépasse parfois la fiction. Dans tous les cas, Ezio disposait d’un puissant Sens de l’aigle. J’en ai eu un petit aperçu pendant les quelques moments passés à ses côtés, mais j’ai passé bien moins de temps avec lui que toi et je n’ai pas pu vivre cette expérience jusqu'au bout. Mais grâce à l’effet de transfert, le temps que tu as passé avec Ezio et Altaïr a réveillé tes sens latents comme personne ne l’imaginait. Et tu peux remercier M. Auditore pour ça. Il t’a bien facilité la tâche.

Maria Thorpe-ACR.png

Dès son plus jeune âge, Maria avait toujours rêvé de devenir chevalier. Véritable garçon manqué, elle était souvent moquée par les autres enfants et punie par ses parents parce qu’elle refusait de se comportait en petite fille. Devenue adulte, elle quitta son Angleterre natale pour Jérusalem et après de nombreuses péripéties, gagna les faveurs de quelques Croisés importants.

Elle se lia notamment d’amitié avec le Templier français Robert de Sablé, dont elle gagna la confiance. Lorsque l’Assassin Altaïr tua Robert de Sablé, en 1192, Maria fut évincée de l’Ordre des Templiers par leur nouveau chef, Armand Bouchart. Elle ressentit alors une haine infinie pour Altaïr... jusqu'à ce que ce dernier, à force de patience et de dialogue, lui montre la véritable corruption de l’ordre des Templiers.

Par la suite, ayant voyagé, étudié et travaillé ensemble, Maria et Altaïr devinrent amis... puis amants. Dès 1193, Maria était devenue aussi attachée à Altaïr qu’il l’était à elle. Ne trouvant pas de raison valable pour retourner sur sa terre natale, elle préféra rester à Masyaf pour s’investir totalement dans la vie de l’Ordre.

Lorsque Maria et Altaïr eurent leur premier enfant, en 1195, ils étaient devenus inséparables. Leur seule séparation prolongée eut lieu en 1204, lors de la tentative manquée d’Altaïr d’établir une guilde d’Assassins à Constantinople. En 1217, approchant la soixantaine, Maria fit un long voyage vers l’est pour rejoindre son époux et son fils aîné, Darim. Altaïr avait en effet estimé que les avancées des Mongols représentaient une menace trop importante pour être ignorée. Absent de Masyaf durant plus de dix années, le couple se trouva plus soudé encore dans l’exil.

ACR Niccolo Maffeo Polo.png

Ces deux frères nés à Venise vers 1230 semblent avoir été élevés dès la naissance pour devenir explorateurs. Dès le début des années 1250, âgés de 20 ans à peine, ils quittèrent leur terre natale pour Constantinople, rêvant de tirer profit de l’occupation latine de la vieille ville. Cette même année, ils ouvrirent un comptoir commercial et s’établirent rapidement en tant que visionnaires et hommes de talent.

Durant les années qui suivirent, les deux frères se rendirent à Florence, restant assez longtemps dans la capitale toscane pour y nouer des liens forts, au point que Niccolò devint le père d’un enfant nommé Marco. Toutefois, même le devoir paternel ne put éteindre le feu qui dévorait Niccolò et les deux frères retournèrent à Constantinople peu de temps après la naissance de Marco.

En 1256, les deux frères se rendirent à Acre, et, de là, voyagèrent jusqu'à Masyaf à l’invitation d’un certain Darim, avec lequel ils avaient sympathisé l’année précédente. Une fois arrivés, Niccolò et Maffeo rencontrèrent le légendaire mentor Assassin Altaïr Ibn-La’Ahad, rencontre qui s’avéra pour eux aussi mystérieuse que déterminante.

Après près d’un mois en compagnie d’Altaïr, Niccolò et Maffeo étaient des hommes neufs. Devenus de fervents Assassins, ils quittèrent Masyaf à la veille d’une attaque mongole, emportant avec eux le Codex d’Altaïr et cinq objets étranges d’une valeur inestimable et dont la fonction n’était pas claire.

Après des semaines d’épreuves et de pertes tragiques (notamment le Codex, tombé aux mains d’assaillants mongols), les frères Polo revinrent à leur comptoir de Constantinople et commencèrent à établir une guilde d’Assassins, attirants des recrues de toute la région, qu’ils soient Grecs, Turcs, Albanais, Génois ou Arabes.

Cependant, tous leurs efforts ne purent suffire à effacer leur honte d’avoir perdu l’inestimable Codex d’Altaïr et, en 1259, après avoir très soigneusement caché les cinq reliques d’Altaïr, ils quittèrent la ville qui les avait accueillis durant près d’une décennie et partirent vers l’est à la recherche du Khan au pouvoir en Mongolie, mission qui serait achevée plusieurs dizaines d’années plus tard par le fils de Niccolò, Marco.

ACR Piri Reis.png

Né quelque part dans l’Empire ottoman vers 1467, Haci Ahmed Muhiddin Piri, n’était pas aussi mystérieux que ses origines le laissent penser. Marin accompli et officier dans la flotte ottomane, il commença sa carrière sur les flots dès son adolescence, lors d’expéditions en Méditerrannée d’une légalité douteuse, en compagnie de son oncle corsaire, Kemal. Alors qu’il était âgé d’une vingtaine d’années, son oncle et lui rejoignirent la marine ottomane, troquant leur liberté contre une certaine respectabilité.

En 1503, à la fin du conflit ottomano-vénitien, Piri délaissa un temps ses aventures militaires pour se consacrer à des occupations plus intellectuelles. C’est ainsi qu’il entreprit un extraordinaire travail de cartographe. En 1506, après quelques désaccords et frictions avec les Assassins, Piri rejoignit leurs rangs, non pas en tant que combattant, mais en tant que savant et technicien. Il avait hérité de son expérience de marin un dégoût des frontières qui séparent les nations les unes des autres. Aussi, il considérait que les Assassins étaient les seuls à même de lui offrir une véritable liberté intellectuelle.

À la fin de l’année 1511, suite au décès de prématuré de son oncle, Piri prit de nouveau la mer afin d’étudier la navigation et d’améliorer ses talents de cartographe. En 1513, il finit par produire ce qui serait finalement considéré comme sa carte la plus célèbre : une petite œuvre contenant l’une des premières descriptions précises des côtes de l’Amérique du Sud. Durant les quelques dizaines d’années qui suivirent, Piri continua à produire des cartes et à peaufiner ses extraordinaires talents, tant techniques qu’artistiques. À 80 ans, lorsqu'il obtint officiellement le titre de "Reis", ou amiral, Piri était déjà une légende vivante pour la marine ottomane.

ACR Prince Ahmet.png

Lorsqu'il était jeune, le prince Ahmet était considéré comme le futur héritier de l’Empire ottoman. Il avait, en effet, été choisi par son père Bayezid II pour reprendre le trône. Pour beaucoup, cela allait de soi : Ahmet était un fils dévoué et loyal, qui partageait avec son père le dégoût de la guerre et une passion pour l’ésotérisme.

Mais, pour d’autres, qui considéraient ces traits de sa personnalité comme des faiblesses, il était l’incarnation du déclin du sultanat. Certains Ottomans le jugeaient incapable de s’adapter aux exigences du trône.

Les propres janissaires du sultan n’hésitaient pas à exprimer leur aversion pour l’héritier et à remettre en question ses capacités de souverain. Serait-il capable de protéger l’Empire ? Allait-il déclarer la guerre aux Mamelouks, au sud, et au Safavides, à l’est ? Pourrait-il agrandir l’Empire tel que Dieu le demandait ? Les janissaires voulaient des réponses positives à ces questions... et ils doutaient qu’Ahmet puisse les satisfaire.

Vers 1510, le plus jeune frère d’Ahmet, Selim, tenta ouvertement de prendre le trône, avec le soutien tacite des janissaires. S’attendant à peu de résistance, il prit la tête d’une petite armée avec laquelle il marcha vers Constantinople. Au grand soulagement d’Ahmet, son père Bayezid s’interposa pour arrêter l’avancée de Selim. Toutefois, le vieux sultan était malade et, de l’avis de beaucoup, incapable de gérer une guerre intestine aussi folle et intense que celle qui se préparait...

ACR Prince Selim.png

Étant le plus jeune des cinq fils du sultan, le prince Selim grandit sans trop d’espoir de succéder un jour à son père. Mais, en 1509, la donne avait considérablement changé. Deux de ses frères étaient morts et un troisième, Korkut, était trop inefficace et politiquement isolé pour représenter une quelconque menace. Seul Ahmet, fils préféré du sultan, se dressait sur son chemin. Personnage austère et plein d’ambition, guerrier dans l’âme, mais prudent, Selim réfléchit longuement avant de tenter sa chance.

Ayant rassemblé une armée, Selim projeta d’attaquer Constantinople par le nord. Son père Bayezid II, souffrant, résidait à Edirne, au nord-ouest. Selim pensait que les janissaires allaient l’accueillir à bras ouverts et demander à Bayezid de se retirer. C’était compter sans le soudain regain de vigueur du vieux sultan qui, afin de défendre son trône et l’avenir d’Ahmet, envoya son armée contrer l’avancée de Selim, ce qu’elle fit avec une redoutable efficacité. Frustré, Selim se retira à Kefe, au nord de la Mer Noire pour revoir sa stratégie, plus déterminé que jamais à régner sur l’Empire.

ACR Prince Suleiman.png

Le monde entier connaissait le nom de cet homme aux XVIe siècle. "Soliman le Magnifique", comme on l’appelait en Occident, était le dixième sultan d’un empire ottoman qui ne cessait de s’agrandir. Ses compatriotes l’avaient doté d’un surnom plus pragmatique : "Kanuni" ou "le Législateur". Il avait, en effet, considérablement modernisé le fonctionnement bureaucratique de l’Empire... Ce qui n’est pas rien, compte tenu de sa taille.

Mais je m’éloigne de ce qui nous intéresse pour l’instant. Lorsqu’Ezio rencontra Suleiman, il n’était encore qu’un jeune homme loin d’imaginer qu’il allait devenir sultan, son père étant le dernier prétendant au trône dans la hiérarchie ottomane. Aussi, en bon jeune homme de sa classe sociale, Soliman se lança dans les études. Il se rendit d’abord à l’université de Constantinople, puis il reçut des cours particuliers au palais de Topkapi. On ne sait pas grand-chose d’autre sur ses jeunes années, si ce n’est que c’était un garçon réfléchi et qu’il avait un serviteur baptisé Ibrahim, qu’il considérait comme son meilleur ami.

Vers l’âge de 17 ans, cependant, son grand-père Bayezid ayant reconnu ses talents et son intelligence, il se vit confier le titre de gouverneur d’une grande région au nord de la mer Noire. Les années suivantes, Soliman exerça des fonctions similaires jusqu'à ce que, en 1520, une tragédie emporte précipitamment son père, le sultan Selim. Âgé de 26 ans, Suleiman monta sur le trône. Il devait y rester près de 50 ans.

Loin d’être un pacifiste, Suleiman agrandit considérablement l’Empire ottoman. À la fin de son règne, ce dernier s’étendait de l’Algérie au golfe Persique et de l’Autriche à l’Égypte. Toutefois, ses désirs expansionnistes ne l’empêchaient pas d’être un monarque tolérant, convaincu que la seule manière de préserver un empire aussi base était de respecter les cultures, les traditions et les religions des peuples assujettis.

ACR Sofia Sartor.png

Sofia Sartor. Sacrée bonne femme, n’est-ce pas ? Polyglotte, multiculturelle, une intelligence exceptionnelle et une grande précocité. On sait qu’elle est née à Constantinople vers 1476 et qu’elle y a vécu avec sa famille jusqu'au début de la guerre ottomano-vénitienne. C’était en 1499, une très mauvaise année pour les Vénitiens qui vivaient à l’intérieur de l’Empire. Ses parents la ramenèrent à Venise, mais elle ne put jamais oublier la ville qui l’avait vue naître. Comme a dit le poète : "Partir, c’est mourir un peu...". Oui. Et mourir, c’est partir beaucoup, je sais.

Et ce portrait d’elle... Je pourrais le contempler pendant des jours. Il est d’Albrecht Dürer, le célèbre peintre allemand. C’est un véritable chef-d’œuvre, une pure merveille. Le père de Sofia avait proposé une somme prodigieuse pour qu’il fasse ce portrait. Mais lorsque le peintre vit son modèle en chair et en os, il refusa d’être payé, affirmant qu’avoir l’honneur de mettre sa beauté sur toile était une récompense suffisante. La preuve qu’il était déjà au sommet de sa gloire, pour se permettre ce genre de fantaisie.

Sofia était passionnée de littérature, un amour rendu possible grâce à l’invention de l’imprimerie un demi-siècle plus tôt. Pour la première fois de l’histoire, les livres étaient devenus bon marchés et accessibles à tous. Cette démocratisation ayant fait son bonheur, Sofia consacra sa vie entière à ce qu’il en soit de même pour les autres.

ACR Clay.png

Bonjour. Je m’appelle Clay Kaczmarek. Et je suis un numéro. Le Sujet 16. Eh oui, voilà à quoi nous sommes réduis, n’est-ce pas, numéro 17 ? De simples numéros. Des uns et des zéros. Je l’ai prouvé. La veille de mon départ, j’ai créé cette petite forme d’intelligence artificielle qui te parle. Grâce à l’Animus et à ses extraordinaires capacités de simulation, je me suis copié, j’ai divisé cette copie en une vingtaine de morceaux et je les ai éparpillés à travers ces bases de données. Tu les as retrouvés et tu m’as reformé. Pas mal, non ? Beau travail d’équipe.

Bien sûr, il paraît que Clay – le vrai Clay, l’Assassin, le coéquipier de Lucy – n’est plus en vie. Il s’est ouvert les veines si j’ai bien entendu. J’aurais voulu voir ça... mais je l’imagine assez bien. Mon esprit... pardon, SON esprit était empli d’images de ses derniers moments, plusieurs semaines, comme s’il les avaient répétés en planifiant la manière dont il s’y prendrait. J’ai même entendu dire qu’il s’était mis à peindre les murs de sa cellule avec ses doigts avant de passer l’arme à gauche, c’est vrai ? Le fou. Il me manque. Vraiment.

Désolé, je m’égare. Le vrai Clay est mort, et c’est moi qui le remplace. Je remplis bien mon rôle, non ? Tellement bien que tu peux m’appeler cousin, hein Desmond ? Nous sommes des cousins éloignés, toi et moi. Nous devons tous les deux la vie à Ezio, notre ancêtre commun. Nous sommes liés à lui et nous avons tous les deux exploré ses souvenirs. Même si tu es allé bien plus loin que moi. Je sais, ça donne le vertige. Je pense que c’est ce qui te rend si spécial. Tu es issu de plusieurs lignées extraordinaires.

Ce n’est pas mon cas. J’étais juste une piste prometteuse, un tremplin pour t’atteindre. Eh oui. J’ai rempli ma mission. Qu’est-ce qu’on pourrait ajouter à ça ? Pas grand-chose.

ACR Tarik Barleti.png

Tarik Barleti était le deuxième fils d’une famille chrétienne d’Albanie composée de quatre garçons et trois filles. Mais sous le système ottoman du devchirmé (selon lequel les jeunes garçons étaient enrôlés au service du sultan) tout cela importait peu. Pour le devchirmé, vous étiez d’abord et avant tout un Ottoman. Cela peut sembler malheureux, mais beaucoup y trouvèrent leur compte. À l’inverse de ce qui se passait avec l’esclavagisme ailleurs dans le monde, les enfants élevés à l’intérieur du système du devchirmé avaient de grandes chances de s’élever socialement, en devenant par exemple vizir ou, comme ce fut le cas pour Tarik, membre du corps des janissaires, les soldats d’élite du sultan ottoman.

Tarik était donc un Ottoman loyal et la haine non dissimulée qu’il portait au prince Ahmet n’avait d’égal que l’admiration qu’il vouait ouvertement au prince Selim. Le corps des janissaires suivit son allégeance et se rangea du côté de Selim. Tout en restant loyaux à leur sultan Bayezid, ils nourrissaient tous le secret espoir de voir Selim s’interposer et arranger les choses. Les janissaires étant une puissante force militaire à part entière, Tarik pouvait exprimer ses pensées sans craindre la censure ou des remontrances. Sacré veinard.

ACR Yusuf Tazim.png

Ça fait quelques années qu’Abstergo a des infos sur ce type, même si il est assez discret dans les livres d’Histoire, ce qui, j’en suis sûr, l’aurait ravi. Yusuf Tazim est né en Turquie, à Bursa, vers 1467, mais c’est à Constantinople qu’il fut élevé par sa mère, à partir de l’âge de 8 ans. Son père était un Assassin et c’est sans doute pourquoi Yusuf rejoignit l’Ordre à son tour. En revanche, on ignore totalement ce qu’il est advenu de papa Tazim. A-t-il été tué ? A-t-il abandonné sa famille ? Je n’en sais pas plus que toi.

Dès l’âge de 17 ans, Yusuf était connu en ville pour être un agitateur et un délinquant. Mais sa rencontre avec le légendaire vizir Ishak Pasha le transforma. Ishak était également un Assassin. Il opérait à la Sublime Porte, sous le nez de Bayezid II. C’est Ishak qui débarrassa l’Empire de Vlad Tepes et c’est aussi lui, plus tard, qui conclut la trêve entre l’Empire ottoman et les Assassins. Peu avant 1490, il se consacra au recrutement de nouveaux Assassins parmi les sujets de l’Empire. Subjugué par la charisme d’Ishak, Yusuf rejoignit les Assassins bien avant son 20e anniversaire.

À partir de ce moment, l’ascension de Yusuf fut rapide. En 1502, jouissant d’une réputation certaine au sein de l’Ordre, il partit en Grèce à la rencontre d’un groupe d’Assassins vénitiens afin de trouver conjointement un moyen de mettre un terme à la guerre ottomano-vénitienne. Ces efforts furent visiblement payants puisque, en 1503, les combats cessèrent, instaurant une nouvelle ère de paix aux frontières occidentales de l’Empire ottoman.

Sans doute rasséréné par les efforts des Assassins pour restaurer la paix, le sultan Bayezid se désintéressa de plus en plus du pouvoir, préférant consacrer les dix dernières années de son règne à l’étude de textes mystiques et alchimiques. Cela convenait parfaitement aux Assassins, qui préféraient la paix, même ennuyeuse, à une guerre interminable et l’expansion de l’Empire. Toutefois, suite au séisme de 1509, une nouvelle menace apparut à Constantinople : les Templiers combattant sous le vieux blason byzantin. Après des années de calme relatif, Yusuf devait à nouveau mener ses Assassins vers une lutte longue et âpre.

Cibles

Publiquement humilié par le Patriarche de Constantinople pour avoir commis des "actes contraires aux principes de l'Êglise orthodoxe de Constantinople", Cyril de Rhodes passa les dix dernières années de sa vie à préparer sa vengeance contre ses anciens maîtres.

N'ayant jamais vraiment cru à la doctrine qu'il avait pourtant jadis embrassée avec tant de passion, il se servait de sa position dans l'0210glise pour la saper de l'intérieur et faire progresser l'idéologie des Templiers.

ACR Damat Ali Pasha.png

Originaire de l’est de l’Anatolie, Damat Ali Pasha était un fonctionnaire respecté de la Sublime Porte, un serviteur du sultan Bayezid II.

Cependant, lorsque les appétits expansionnistes du sultan se tarirent, la loyauté de Damat battit de l’aile et il vint à penser que la philosophie des Templiers était la seule capable de restaurer l’ordre et la gloire dans un monde où le chaos et la médiocrité semblaient être la norme.

ACR Georgios Kostas.png

Georgios était une force de la nature, un pugiliste réputé pour sa brutalité et sa force exceptionnelle. Durant ses jeunes années, guidé par un besoin de reconnaissance internationale, il quitta sa Grèce natale pour participer à une série de combats à travers la Thrace.

Il resta invaincu des années durant. Ses exploits légendaires attirèrent l'attention des Templiers, auprès desquels il devint plus célèbre et plus craint qu'il ne l'aurait jamais imaginé.

ACR Lysistrata.png

La comédienne Lysistrata était une riche Byzantine évoluant dans les hautes sphères de Constantinople.

Appréciée dans tous les cercles de la société, elle était versée dans les arts et autres plaisirs. Les Templiers faisaient régulièrement appel à son charme charismatique pour influencer les officiels ottomans ou les souverains en visite.

ACR Manuel Palaiologos.png

Né l’année de la chute de Constantinople aux mains des Ottomans et neveu de l’empereur byzantin destitué Constantin XI, Manuel Palaiologos (ou Paléologue) dut attendre de longues années avant de se rendre dans la ville qui aurait pu être la sienne. Enfant, il fut fortement influencé par les destitutions tragique de sa famille et décida, avec son frère Andreas, de reconquérir un jour ou l’autre ce pouvoir. En effet, Andreas, ami de Rodrigo Borgia et proche du frère du sultan ottoman, Cem (alors prisonnier en Italie) avait prôné contre les Ottomans une approche militaire supervisée par les Templiers. Manuel, d’un autre côté, préférait une approche plus subtile, moins impressionnante, mais ayant plus de chances de réussir.

Un jour, après 1485, Manuel se rendit à Constantinople et fit immédiatement connaître sa présence au sultan, vendant les droits de son trône à Bayezid II contre une pension confortable. Il rejoignit alors la marine ottomane et se convertit à l’islam. Il apparaissait comme le modèle même de l’Ottoman moderne : cultivé, curieux et fier de sa patrie d’adoption. Bien sûr, Andreas fut furieux contre son frère, qu’il considéra comme un traître. Pourtant, des deux projets, c’est celui de Manuel qui s’avéra le plus fiable, du moins en surface. A la fin des années 1490, l’intérêt de Rodrigo pour la cause des Palaiologos s’était évaporé, et Andreas avait sombré dans la pauvreté. Il finit d’ailleurs par mourir, seul, dans un caniveau de Rome en 1502.

Manuel, quant à lui, prit de l’embonpoint et mena une vie prospère, satisfait de sa pension et des revenus que lui apportèrent diverses affaires douteuses. Le quinquagénaire comptait parmi les hommes les plus riche de la ville. Cette richesse tempéra-t-elle ses projets de domination du monde ? Je dirais… Non. En voulait-il encore aux Ottomans d’occuper sa ville ? Probablement, oui.

ACR Mirela Djuric.png

Bohémienne ayant rejoint les Templiers après avoir subi des années de souffrances et d’humiliations aux mains de l’élite en place, Mirela se servait de sa couverture de medium tsigane pour infiltrer et influencer les classes les plus pauvres de Constantinople.

Voleuse hors pair et séductrice redoutable, elle servait de lien entre les Templiers et les bas-fonds de la ville. Il n’y avait pas un voleur, une prostituée ou un tueur à gages en ville qu’elle ne put désigner par son prénom.

ACR Odai Dunqas.png

Cousin éloigné du premier sultan de Sennar, Odai Dunqas développa une haine profonde pour les souveraines déclarant détenir leur pouvoir de droit divin.

Après avoir été chassé de l'est de l'Afrique par sa propre famille en 1505, il partit vers le nord pour rejoindre Alexandrie, où il trouva un certain réconfort dans l'idéologie des Templiers : la paix par l'ordre et la stabilité, fussent-ils contraints. S'autoproclamant Gardien de la Vérité, il rejoignit l'Ordre dans le but de concrétiser sa manière de voir le monde.

ACR Shahkulu.png

On ne sait que très peu de choses sur la vie du légendaire chef rebelle Shahkulu, si ce n’est qu’il naquit dans une famille turkmène opprimée dans l’est de l’Anatolie. Bien qu’ayant grandi à l’intérieur de l’Empire ottoman, Shahkulu s’allia aux Templiers après qu’une embuscade ottomane le laissa orphelin.

Elevé par des sympathisants safavides, puis par des idéologues templiers, il nourrit une haine féroce contre les Turcs ottomans, qui n’avait d’égale que sa détermination à éliminer toute opposition à l’idéologie des Templiers. Son partenariat supposé avec Manuel Palaiologos tient à la fois d’un sens partagé de l’idéologie et d’un pragmatisme désenchanté. Les Byzantins, après tout, n’avaient pas été beaucoup plus tendres avec son peuple que les Ottomans…

ACR Vali Cel Tradat.png

Noble valaque de naissance, Vali cel Tradat rejoignit les Assassins alors qu’il avait une vingtaine d’années. Il resta fidèle à l’Ordre près d’une dizaine d’années, jusqu’au jour où les Assassins conclurent une trêve avec le sultan ottoman, Bayezid II. Pour la Sentinelle, ce fut une trahison insupportable. Les Ottomans avaient humilié son peuples, conquit ses terres et assassiné son idole secrète, Vlad Tepes.

Profitant de son désenchantement, les Templiers ne tardèrent pas à recruter Vali, qui devint rapidement l’un de leurs tueurs les plus redoutés.

Sur le réseau Fandom

Wiki au hasard