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Assassin's Creed

Base de données (Revelations): Lieux

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Constantinople

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Fondée en 658 av. J.-C., Byzance était une modeste cité-État fortifiée habitée par un peuple grec appelé les Doriens. Son fondateur, Byzas, était d’après la légende, le fils de Poséidon et de la nymphe Keroessa. Ce soldat pieux choisit le site de sa nouvelle cité d’après une prophétie de l’oracle d’Apollon, à Delphes.

Depuis sa création, Byzance était une colonie isolée, un îlot de civilisation hellénique entouré de peuples barbares. Cela n’empêcha pas la ville de gagner la réputation de ville portuaire très agitée, remplie de marchands saouls et de parfaits ivrognes, éclipsant son caractère culturel. Comme le dit le dramaturge Ménandre dans sa pièce maintenant oubliée La Joueuse de Flûte: "Cette ville de Byzance grise tous les marchands: nous avons bu toute la nuit à cause de toi, et beaucoup trop de vin pur, j’imagine. Aussi je me lève de table avec quatre têtes".

Les siècles qui suivirent, la civilisation grecque perdit en puissance et recula. Les habitants de Byzance se diversifièrent alors, et des guides ambitieux se succédèrent à son trône: des Spartiates, des Macédoniens, des Athéniens et des Romains régnèrent sur la petite cité de la première colline. En 324, l’empereur romain Constantin déclara Byzance capitale de son empire, inspiré (paraît-il) par une vision divine. Une fois installé, il entreprit de reconstruire la ville à son idée, lui ajoutant la grandeur et le panache qui convenait à un empereur romain.

La reconstruction s’acheva en 330 et la ville fut rebaptisée Constantinople, la "nouvelle Rome, cité de Constantin". Les natifs de la ville continuèrent à l’appeler Byzance pendant plusieurs générations, mais le nom familier de Constantinople finit par prendre le dessus, tout comme "nouvelle Rome". Cette appellation dominante était en partie due aux hommes régnant sur la ville, qui se considéraient comme des Romains de l’Empire romain d’Orient. Le surnom d’Empire byzantin est un terme plus moderne qui devint populaire après la prise de la ville par les Ottomans.

Pendant près de 800 ans, Constantinople servit de capitale à l’Empire romain transformé, maintenant en vie un royaume qui s’était atrophié à l’ouest sous le poids des attaques barbares et des difficultés économiques. Au Moyen-Âge, l’obscurité s’empara du reste de l’Europe tandis que Constantinople, qui avait pourtant souffert de cette crise, s’éleva dans la lumière. En 1204, peu de temps après la bénédiction de la quatrième et dernière croisade par le pape Innocent III, la cité fut prise par une armée latine. La courte domination latine attira des marchands vénitiens et génois qui prirent respectivement leurs quartiers au nord et au sud de la Corne d’Or.

En 1261, Michel Paléologue, l’héritier grec du trône byzantin, marcha sur Constantinople et remporta une victoire décisive. Mais la ville qu’il avait capturée était fragile, et l’empire qu’il dirigeait alors n’était qu’une simple fraction des terres et de l’influence qui le caractérisaient avant. L’ancienne grande cité entra alors dans deux cents ans de déclin. Constantinople continua à prospérer en tant que centre culturel, grâce à un système harmonieux de mécénat artistique entretenu par de riches résidents, la population de la ville diminua rapidement.

En 1397, le statut de capitale byzantine de la ville était fortement menacé. L’Empire ottoman s’étendait et se renforçait au nord, à l’est et au sud de Constantinople, épuisant la ville et ses ressources. Les empereurs byzantins de la région implorèrent l’aide des dirigeants occidentaux, mais les guerres et les sentiments complexes des catholiques à l’égard de leurs cousins orthodoxes n’entraînèrent aucune réelle implication ou puissante alliance. Enfin, en 1453, l’invasion que tant de Byzantins craignaient depuis plus d’un siècle eut lieu. Menée par le sultan Mehmet II, plus tard surnommé "Mehmet le conquérant", une imposante armée ottomane gagna Constantinople et assiégea la ville.

Les Turcs ottomans règnent sur la ville depuis ce jour. Rendre à la ville sa gloire passée fut leur priorité. Les sultans adoptèrent une attitude tolérante à l’égard des religions, et la ville attira toutes sortes de gens et de croyances. Au cours du siècle suivant, sa population fut multipliée par dix : elle passa de 40 000 à 400 000 habitants. Constantinople, qu’un grand nombre d’habitants appellent aujourd’hui Istanbul, faisait son retour et se destinait à nouveau à des jours glorieux...

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La Corne d’Or (ou Haliç, ce qui veut dire en Turc "voie navigable") est un estuaire se jetant dans le détroit du Bosphore, qui sépare Constantinople en deux parties : le nord et le sud. Grâce à sa largeur et sa profondeur, la Corne d’Or officie en tant que port naturel depuis l’époque de l’ancienne Byzance.

En 1502, à la fin des conflits entre les Ottomans et les Vénitiens, le sultan Bayezid II demanda au célèbre inventeur italien Léonard de Vinci de proposer les plans d’un pont qui s’étendrait sur 250 mètres au-dessus de la Corne d’Or. Mais en voyant les croquis de Léonard, le sultan trouva le projet trop ambitieux et mit l’idée de côté. Quatre ans plus tard, Bayezid formula la même demande à un jeune artiste nommé Michel-Ange. Ce dernier, connu pour sa rivalité avec Léonard de Vinci, refusa l’invitation sur le champ, vexé de passer après Léonard.

Tourdegalata.png

Construite par les Génois en 1348 lors de l’agrandissement de leur colonie, la tour de Galata était l’élément clé d’une structure défensive plus importante, dont la majeure partie fut détruite à l’époque ottomane.

Au XVIIe siècle, la tour aurait servi de point de départ à l’un des premiers vols humains prolongés sans moteur. A en croire un historien voyageur, un certain Hezârfen Ahmed Celebi s’élança de la tour un beau jour de 1632 grâce à un planeur de sa confection. Selon les dires de cet unique témoin, son vol lui permit de traverser le Bosphore et d’atterrir sain et sauf sur la rive asiatique du détroit. Impressionné par son exploit apparemment surnaturel, le sultan Murad lui offrit un sac de pièces d’or avant de l’exiler en Algérie, où il mourut quelques années plus tard.

Plus tard, au XVIIIe siècle, les Ottomans utilisèrent la tour comme poste d’observation contre les incendies de Constantinople et de ses environs. Mais, à la fin du XXe siècle, les seuls feux dignes d’intérêt pour les visiteurs étaient ceux de la piste de danse de la discothèque installée au dernier étage de la tour. Oui, on peut dîner et danser, sans se ruiner, avec le monde à ses pieds. Les sages aspirations du Moyen-Age semblent bien loin, non ?

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Construite autour de l’an 1000 de notre ère, cette grande chaîne était un système défensif ingénieux, bien qu’un peu fou. Accrochée à deux grosses tours et tirée à l’entrée de la Corne d’Or, la chaîne servait avant tout à empêcher les bateaux ennemis de remonter l’estuaire et d’attaquer les ports sensibles et mal protégés du centre de Constantinople.

Aussi sommaire qu’elle puisse sembler, cette chaîne remplit très bien son rôle en de nombreuses occasions, durant près de quatre siècles. En 1453, cette défense byzantine énerva tellement le sultan Mehmet II qu’il fut obligé d’improviser un plan encore plus étrange pour la contourner : il fit remonter ses navires de guerre sur la colline de Galata et les fit glisser sur des chemins graissés jusque dans la Corne d’Or, bien en amont de la chaîne. Comme quoi seuls les fous peuvent battre les fous.

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Deux petits ports du nord de la péninsule de Constantinople, nichés dans l’estuaire de la Corne d’Or. A l’époque byzantine, ces deux ports auraient bénéficié de la protection de la grande chaîne qui s’étirait à l’entrée de la Corne d’Or.

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Le site où se dresse Sainte-Sophie fut auparavant occupé par deux autres églises, qui furent toutes deux détruites dans les cent ans qui suivirent leur construction. Le troisième édifice, chef d’œuvre érigé par l’empereur Justinien au VI e siècle de notre ère, avait en revanche éta bâti pour durer. Il resta durant presque un millénaire la plus grande cathédrale du monde chrétien en Orient et en Occident.

Après avoir conquis Constantinople en 1453, le sultan Mehmet transforma rapidement l’église en mosquée, l’Ayasofya Camii, mais vénérant l’édifice et son histoire, il n’en modifia quasiment pas la structure, ni même l’intérieur. Les quatre minarets qui l’entourent furent ajoutés à différents moments durant le siècle qui suivit la conquête.

Aujourd’hui, Sainte-Sophie n’est plus tant un lieu de culte qu’un musée. Si tu vas la visiter et que tu te mets à entendre des voix, rassure toi : ce n’est que ton audioguide.

Grand Bazar infobox.png

L’un des premiers et des plus importants projets lancés par le sultan Mehmet après la conquête de Constantinople fut la construction de ce "grand bazar", immense marché couvert et fermé.

La proximité du grand bazar avec la Corne d’Or, au nord, permettait aux marchands de rejoindre facilement les navires arrivant du monde entier, et sa situation très centrale sur la péninsule garantissait à tous les citoyens un accès à ses couloirs animés. En son centre se tient le vieux Bedesten, un lieu fortifié construit par Mehmet II et utilisé à l’origine par les marchands de bien précieux qui y rangeaient leurs marchandises pour la nuit.

Aujourd’hui, le bazar abrite plus de 3000 boutiques et emploie plus de 20 000 personnes.

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L’hippodrome constituait autrefois l’un des plus beaux exemples des origines grecques de Constantinople. Bien que sa structure d’origine date de l’époque préromaine, lorsque la ville s’appelait encore Byzance, l’hippodrome fut agrandi et amélioré par Constantin le Grand et fut utilisé pendant près de 800 ans.

Il commença à se délabrer après 1200, à peu près au moment de la quatrième croisade, lorsque les troupes chrétiennes, venues d’Occident et envoyées par le pape Innocent III, mirent à sac la ville en chemin vers la Terre Sainte

Lorsque l’empereur Michel Paléologue reprit la ville en 1261, l’hippodrome était en très mauvais état, mais il ne fit rien pour lui rendre son ancienne splendeur. Quand les Ottomans s’emparèrent du pouvoir en 1453, tout espoir de voir l’hippodrome rénové fut anéanti, les courses de chars n’étant pas très prisées des Ottomans.

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Les Ottomans l’appelaient "Kuçuk Ayasofya", ou Petite Sainte-Sophie. À l’origine église byzantine, elle fut érigée vers l’an 500 de notre ère, et nombreux sont ceux qui pense qu’elle fut un prototype pour la cathédrale Sainte-Sophie quelques décennies plus tard.

Personnellement, j’en doute. Si les deux édifices partagent des éléments esthétiques fondamentaux, leurs structures sont très différentes. C’est évident. Je veux dire, quand on y regarde de près.

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Ce petit port au sud de la péninsule de Constantinople s’ouvre sur la mer de Marmara. Bien que de petite taille, le port de Julien aurait été l’endroit idéal pour accueillir la royauté byzantine dans les premiers jours de Constantinople : il était proche de l’hippodrome et de l’ancien Grand Palais byzantin, qui s’élevait autrefois du côté est du port.

A l’époque ottomane, le grand bazar ouvrit sur la côte du nord de la péninsule et, pour des raisons pratiques, les marchands préférèrent apporter leurs biens en ville par les ports du nord. Cet événement, ainsi que le déménagement du sultan au palais Topkapi, sur la première colline, fit du port de Julien un lieu bien moins attrayant.

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Bayezid II fut le second sultan à s’installer à Constantinople et le second à faire construire une mosquée en son honneur, la Bayezid Camii, ou, lorsque l’on parle de l’ensemble qui entoure la mosquée, la Beyazediye.

Légèrement plus petite que Sainte-Sophie, à l’est, elle arbore des détails exceptionnels, que l’on ne retrouve dans aucune autre mosquée de l’époque, notamment le péristyle clos à l’avant, avec ses colonnes ornées et sa cour tranquille.

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C'est l'un des plus grands et représentatifs exemples de l'architecture byzantine encore debout. Inaugurée au XIIe siècle en tant que monastère orthodoxe oriental, la mosquée Zeyrek s'agrandit considérablement au fil des décennies suivantes. Elle fut dotée d'une bibliothèque, d'un hôpital, d'une seconde église, d'une cour et d'un tombeau en moins de 100 ans. Sous la domination latine, le Vatican y installa un archevêché jusqu'à ce que les Paléologue reprennent le pouvoir et rouvrent l'ensemble aux moines orthodoxes.

Après la conquête ottomane, le site joua un rôle polyvalent et multiculturel. Les musulmans utilisèrent l'un des bâtiments comme madrasa, tandis que les chrétiens étaient toujours autorisés à venir prier dans l'église.

ACR Grand Nymphée.png

Bâti autour d’une grande fontaine, le Grand nymphée est une fontaine publique monumentale, ornée de sculptures et de jeux d’eau, un sanctuaire dédié aux nymphes. Assez répandues dans le monde romains, les nymphées, outre leur fonction de réservoirs d’eaux et de lieux de promenade, étaient souvent utilisés par les citoyens pour les grandes cérémonies comme les mariages, les fêtes ou les assemblées générales.

Bien des siècles plus tard, le terme « nymphée » fut associés aux maisons closes. Imagine les quiproquos que cette évolution sémantique provoqua parmi les habitants de Constantinople !

Aqueduc de Valens.png

Constituant sans doute le projet architectural le plus grandiose de l’histoire de Constantinople, l’aqueduc de Valens approvisionna la ville en eau fraîche sans interruption pendant près de 1600 ans.

Construit en l’en 375 par l’empereur Valens, il fut utilisé et remis en état par les Byzantins, les Latins et les Ottomans bien au-delà de la dernière rénovation ordonnée par le sultan Mustafa en 1679.

L’aqueduc continuait d’alimenter la ville en eau, en petites quantités, à la fin du XIXe siècle, quand il fut remplacé (heureusement, pourrait-on dire) par un système plus moderne : les tuyaux. Aujourd’hui, l’aqueduc mesure près de 600 mètres de long, soit environ la moitié de sa longueur d’origine.

ACR Mosquée Fatih.png

Édifiée par les Turcs juste après la conquête de Constantinople, la mosquée Fatih (Fatih Camii) fut la première mosquée d’origine ottomane de la ville. Selon une légende amusante, lorsque le sultan Mehmet se rendit compte que le dôme de la mosquée Fatih était plus petit que celui de Sainte-Sophie, il fit couper la main de l’architecte pour le punir de son manque d’ambition.

Pour faire réparer cette injustice, l’architecte, une fois guéri, demanda conseil à un magistrat ottoman. Étonnamment, le juge prit le parti de l’architecte et ordonna que la main du sultan soit coupée en pénitence. La sentence fut, bien entendu, jamais exécutée, mais le fait que le juge se range du côté eu civil et non du sultan, sans être puni par la suite, mérite qu’on s’y intéresse.

ACR Colonne de Marcien.png

Cette colonne dédiée à un empereur oublié du nom de Marcien, qui régna autour de 455, est un bel exemple de colonne corinthienne. Toujours debout, elle ne soutient rien d’autre que le ciel, quelques nuages et plusieurs siècles de rêves oubliés. Comparée aux autres colonnes éparpillées dans la ville, celle-ci est encore en assez bon état.

ACR Forum du Boeuf.png

Situé près des anciens remparts ouest de la Constantinople romaine, le forum du Bœuf, ou Forum Bovis, a accueilli quantités de défilés très solennels organisés par les empereurs qui entraient dans la ville.

Il est l’un des nombreux forums à avoir été construit par les premiers empereurs de la "nouvelle Rome" et a avoir été aménagé par les générations suivantes. Le forum du Bœuf a connu le destin de très nombreux espaces publiques : les gens voient des terrains vides et ne peuvent s’empêcher de le remplir avec toutes sortes de choses...

Mosquée Kalenderhane.png

Cette autre église orthodoxe reconvertie en mosquée, fut construit sur le site d’anciens thermes romains au VI e siècle. Avec Sainte-Sophie et la mosquée Zeyrek, la mosquée Kalenderhane est aujourd’hui l’un des plus beaux exemples de l’architecture byzantine.

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Ancienne église orthodoxe orientale baptisée Myrelaion, cet édifice remplit deux fonctions simultanées pendant de nombreuses années. Elle fut à la fois un lieu de culte, à l’étage, et une crypte, en sous-sol, construite par l’empereur Romain Ier qui voulait une chapelle funéraire pour sa femme.

Elle fut ensuite reconvertie en mosquée et baptisée Bodrum Camii, du nom de l’homme qui l’avait restaurée. Plus tard encore, elle fut abandonnée et resta en ruine jusqu’à ce qu’elle fut restaurée, au XXe siècle.

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Appelée à l’origine Sainte-Théodosie, du nom d’un martyr d’une brève mais violente période iconoclaste, au VIIIe siècle, la mosquée de la Rose, ou Gül Camii, a été rebaptisée ainsi après une succession d’événements tragiques, bien que poétiques. La légende veut que, la veille du dernier jour du siège ottoman de Constantinople, l’empereur Constantin XI et le patriarche orthodoxe de la ville se réunirent ici, priant pour qu’un miracle les délivre d’une mort quasi certaine. Lorsque vint le moment pour l’empereur de contenir l’assaut final, des centaines de personnes restèrent dans l’église, la décorant de pétales de roses et psalmodiant sans fin des prières pour leur sauvegarde.

Le jour suivant, les Ottomans firent une percée à travers les remparts et la ville tomba. Lorsque les hommes du sultan Mehmet atteignirent Sainte-Théodosie, ils la trouvèrent couverte de pétales de rose et remplie de citoyen apeurés. Tous ceux qui étaient restés furent faits prisonnier et l’église servit à des fins militaires.

Vingt ans plus tard, les Ottomans rénovèrent l’édifice pour en faire un lieu de culte et l’appelèrent mosquée de la Rose, en souvenirs de ses derniers jours en tant qu’église chrétienne.

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La rivière Lycos traverse la péninsule de Constantinople en direction du sud-est. Elle divise la vallée en deux : les six premières collines à l’est, et la septième, la plus imposante, à l’ouest. Elle est connue pour couler sous terre sous 2000 mètres avant se jeter dans le port de Théodose, au sud de la ville.

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Construit au Ve siècle pour et par l’empereur byzantin Arcadius, ce forum se trouve juste à l’est des remparts érigés par l’empereur Constantin Ier. A l’instar de la plupart des forums romains et byzantins, il abritait également une colonne dédiée à son fondateur, bien qu’il n’en reste aujourd’hui que quelques pierres.

Finalement transformé en petit marché couvert par les Ottomans, le forum d’Arcadius, situé dans l’un des quartiers les plus pauvres de la ville, fut souvent utilisé pour la vente d’esclaves.

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Édifiée en 908 après J.C sur les vestiges d’un sanctuaire datant du VI e siècle, la mosquée Fenari Isa fit ses débuts dans le monde en tant que couvent, inauguré par l’amiral byzantin Constantine Lips, qui lui a depuis donné son nom. C’était l’un des plus vastes du genre à Constantinople. Après le rétablissement de la dynastie des Paléologue en 1261, la veuve de l’empereur Michel Paléologue fit construire une église au sud du monastère, qui, au cours des siècles suivants, fut agrandie et rénovée à tel point que les deux structures furent regroupées.

Un détail intéressant : l’amiral Constantine Lips avait un fils nommé Bardas Lips. Il me semblait que cela méritait d’être mentionné.

Mosquée Sancaktar Hayrettin.png

La mosquée Sacaktar faisait autrefois partie d’un monastère, aujourd’hui détruit. De nos jours, elle est considérée comme « mescidi », une petite mosquée. Je ne sais pas exactement quand elle a été construite, mais le style semble byzantin tardif, peut-être vers le XIVe siècle, soit l’apogée des Paléologue. C’est une structure de forme très simple, faite de briques grossières, qui n’apparaît pas toujours sur la liste des monuments incontournables. Toutefois, elle dégage une élégance humble qui mérite le détour.

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Ce port, d’abord appelée port d’Éleuthérios par les premiers habitants grecs de la ville, était le plus grand de tous les ports de Constantinople. Agrandi par l’empereur Théodose au IV e siècle, il devint un port central pour le commerce agricole. Il évolua ensuite pour devenir un avant-poste militaire.

Peu de temps après la prise de pouvoir par les Ottomans, le port fut envahi par le sable. Il fut fermé et diverses constructions eurent lieu sur le site. Au XVIIe siècle, le port avait disparu. Au XXIe siècle, des ouvriers creusèrent le site en préparation d’un nouveau projet et découvrirent les vestiges de douzaines d’anciennes galères byzantines enfouies profondément dans le sol.

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Construits sur la deuxième colline de la ville pour commémorer la glorieuse ascendance de Constantin Ier, le forum de Constantin, et la colonne de Constantin en son centre, symbolisaient également la naissance d'une ville nouvelle érigée sur les cendres d'une autre.

Le 11 mai 330, Byzance mourait et Constantinople (ou Constantinopolis, "ville de Constantin") voyait le jour. À l'origine coiffée d'une statue du dieu Apollon, la colonne subit de nombreuses épreuves et quantité de rénovations au fil des siècles.

À l'époque ottomane, la colonne et le forum d'origine étaient considérablement délabrés, mais ils restèrent tous deux un élément important de l'histoire et du charme de la ville.

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La deuxième plus grande église byzantine de Constantinople, Sainte-Irène (ou « Sainte Paix) se tient à l’intérieur du palais de Topkapi, sur la première colline. Restaurée au VI e siècle par Justinien alors qu’elle tombait en ruine, elle servit d’église orthodoxe pendant près de mille ans.

Après la conquête ottomane, les janissaires du sultan l’utilisèrent comme dépôt d’armes en raison de sa proximité avec le nouveau palais. Cependant, de son jours, elle n’accueille ni prières, ni armes, car elle sert principalement de salle de concert.

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Durant les dernières années de l’Empire Byzantin, la majorité des palais impériaux tombèrent en ruine, ébranlés par les siècles de combat et l’effondrement économique. Après avoir conquis Constantinople, Mehmet II ignora tous les anciens sites impériaux et opta pour un site plus stratégique, au sommet de la première colline, à l’extrémité de la péninsule.

La construction de son nouveau palais, appelé tout d’abord Yeni Sarayi ou « Nouveau Palais », débuta en 1459 pour se terminer presque dix ans plus tard, même si les sultans qui succédèrent à Mehmet y ajoutèrent des bâtiments. Les agrandissements les plus importants de Topkapi furent réalisés durant les cinquante années du règne de Soliman le Magnifique.

Pendant de nombreux siècles, Topkapi fut le siège du pouvoir du sultan. Il abritait tout ce dont le souverain avait besoin pour surveiller confortablement son empire : le Harem, où était élevées et éduquées ses futures épouses, le Divan, pour ses rencontres avec la Sublime Porte, les quartiers des janissaires et sa résidence pruvée.

Toutefois, les sultans sont connus pour leur humeur changeante et, durant une courte période, vers la fin de son règne, Bayezid II s’installa temporairement à Edirne, au nord, donnant à nos chers Assassins un peu plus de latitude pour explorer le palais sans trop attirer l’attention.

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La Yerebatan Sarnici (« citerne enfouie sous terre ») est la plus vaste citerne souterraine de Constantinople. Utilisé à l’origine comme basilique (d’où son surnom de Citerne Basilique), cet ancien espace public, immense et flanqué de plusieurs centaines de colonnes de marbre, fut converti au VI e siècle en réservoir d’eau pour le palais byzantin situé juste à l’est. Après la chute de la dynastie latine et la restauration des Palaiologos, la citerne tomba hors d’usage et fut oubliée de presque tous les habitants. Lorsque les Ottomans prirent le pouvoir, la citerne était absolument inconnue des autorités.

Pourtant, les rumeurs de son existence perduraient parmi les plus optimistes, nourries par des histoires d’hommes et de femmes qui prétendaient qu’ils pouvaient pêcher depuis le sous-sol de leur maison. Ce ne fut que vers la fin du règne de Suleiman qu’un diplomate en visite redécouvrit l’entrée de la citerne et raconta sa découverte au sultan autant amusé que fasciné.

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Construite sur la septième colline par l’empereur romain Anastase au cours du VI e siècle, la Citerne de Mocius était plutôt imposante par rapport aux standards de Constantinople. Elle est connu pour être l’une des quelques citernes au-dessus du sol toujours visible aujourd’hui, juste entre les courts de tennis et les bancs publics. En y regardant de plus près, on peut toujours voir une partie de ses murs extérieurs… Mais si, sous l’herbe et la terre.

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Également appelée "la colonne murée" ou "la colonne de Constantin", cet obélisque s’élève fièrement au cœur de l’ancien hippodrome. Il semble correspondre parfaitement au style de la construction originale, mais fut construit 500 ans plus tard. Aux Xe siècle, Constantin VII entreprit de le restaurer et de l’améliorer, lui donnant ainsi son nom. Après la conquête ottomane, l’hippodrome dur complètement abandonné et l’obélisque devint le lieu favori des janissaires pour s’entraîner et montrer leur force lors de concours d’escalade.

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La construction de cet authentique obélisque égyptien fut ordonnée par le pharaon Thutmose III. Une grande importance fut accordée à ce monument construit à l’extérieur du temple de Karnak. Taillés dans un granite rouge exceptionnel, les hiéroglyphes qui recouvrent ses quatre côtés racontent l’histoire de quelques-unes des plus grandes victoire militaire des pharaons.

En 357, l’empereur Constantin II s’empara de l’obélisque en toute impunité et le fit transporter à Alexandrie pour fêter ses vingt ans de règne. Il resta dans la ville pendant quarante ans, jusqu’à ce que l’empereur Théodose le déplace à nouveau. Il l’installa dans l’hippodrome de Constantinople, sur une splendide base sculptée construite pour accueillir le monument.

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La plus vaste place publique de Constantinople byzantine fut restaurée, améliorée et baptisée en 393 par l'empereur Théodose lui-même afin de commémorer ses victoires, tant militaires que politiques.

Dressé en son centre, l'élément le plus imposant du forum était la colonne triomphale de Théodose, à l'intérieur de laquelle se trouvait un escalier en colimaçon pour que les visiteurs puissent jouir d'une vue grandiose sur la ville.

Au fil des siècles suivants, le forum fut reconstruit, démantelée et endommagé par des séismes pour finir par être presque entièrement enfoui, colonnes, arcades et pavés compris. Une grande partie du forum fut mise au jour au milieu du XXe siècle.

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Kiz Kulesi, la tour de la Fille (aussi connue sous le nom erroné de Tour de Léandre), remplit plusieurs fonctions à partir de sa construction en 1110. A l’origine tour de contrôle maritime, elle servit également de phare, de sémaphore, de pavillon de quarantaine, de poste de douane, de résidence pour les officiers retraités de la marine et de restaurant.

Plusieurs légendes tentent d’expliquer l’origine de son nom. La plus récente et la plus courante concerne un sultan et sa fille bien aimée. Selon la légende, un oracle affirma au sultan que sa fille était destinée à mourir d’une morsure de serpent venimeux le jour de son 18e anniversaire.

Déterminé à contourner le destin, le sultan construisit cette tour dans le seul but de protéger sa fille de tous les animaux pouvant ramper sur la terre. Une fois la tour achevée, la jeune fille s’y installa et y resta jusqu’au jour J.

Le soir du 18e anniversaire de sa fille, le sultan ravi d’avoir pu empêcher la prophétie, alla la voir et lui apporta un panier de fruits exotiques en cadeau. Malheureusement, lorsque la fille se servit, elle fut immédiatement mordue par une vipère qui s’était cachée au milieu des fruits. La jeune fille mourut dans les bras de son père, comme l’oracle l’avait prédit.

Cappadoce

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Région montagneuse d’Anatolie (aujourd’hui la province de Nevshehir en Turquie centrale), la Cappadoce est connue pour son terrain accidenté et ses étonnantes formations rocheuses. Grâce à sa topographie unique, la Cappadoce a su rester indépendante des empires qui grandissaient et florissaient autour d’elle. Alexandre le Grand, par exemple, fut incapable de conquérir la région entière au cours de ses longues campagnes militaires. Il dut se contenter d’un royaume théoriquement autonome (régi par son propre roi) à l’extérieur de son empire. Les étendues arides et ouvertes de la Cappadoce contrastent avec la richesse des paysages de Constantinople. La Cappadoce est connue dans le monde entier pour ses deux cents villes et villages souterrains. Quelques un abritèrent des peuples de plus de dix mille habitants entre 600 et 1400. Ces villes, creusées dans la roche tendre, étaient de véritables colonies comprenant des centaines de grottes et de tunnels étroits connectant des douzaines et des douzaines de salles. Parmi ces salles, on trouvait des habitations, des chapelles, des greniers à grain, des cuisines, des pressoirs à vin et à huile, des cheminées d’aération et des écuries. La plus grande de ces ville, Derinikuyu, fut construite 85 mètres sous terre et comprenait onze niveaux étroitement connectés et plus de cinquante cheminée d’aération.

Au début du XIIIe siècle, l’Empire byzantin perdit de sa puissance et les empereurs ne purent continuer à protéger leurs sujets qui vivaient aux dangereuses frontières de leurs royaumes. Afin d’échapper à la menace musulmane, des chrétiens rebelles s’installèrent dans les villes cachées pour de longues périodes. On ne sait pas à quel moment précis ces villes furent abandonnées. Il semble cependant évident que des peuples continuèrent à les occuper jusqu’à ce que, récemment, la majorité des villes en bon état soient transformés en sites touristiques.

Masyaf

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Située dans la vallée de l’Oronte au nord de la Syrie, Masyaf était la base de la Confrérie des Assassins en Orient. Proche de Jérusalem, Acre et Damas, Masyaf devint tout naturellement le noyau de l’influence des Assassins dans la région.

Lors de la troisième croisade, Masyaf était devenue le centre politique, culturel et géographique des Assassins. Terrain d’entraînement, forteresse impénétrable, sanctuaire, immense bibliothèque, quartier général de la Confrérie… Voilà ce qu’était Masyaf. Mais la forteresse et ses habitants étaient coupés du monde, et l’opinion publique dressait un tableau incomplet des lieux.

La vie entre ces murs était stricte et contrôlée, réglementée par de nombreux rituels et défis. Les habitants, des hommes pour la plupart étaient tous des Assassins. Ils n’étaient pas recrutés : ils naissaient au sein de l’Ordre et étaient entraînés dès leur plus jeune âge pour obéir à leur Mentor et au Credo.

En 1191, le commandant croisé Robert de Sablé assiégea la ville et le château. Les Assassins résistèrent à l’assaut, mais cette même année ils tombèrent sous le joug d’un autre ennemi : le mentor Al Mualim trahit la Confrérie et prit brièvement le contrôle de Masyaf grâce au pouvoir de la Pomme d’Eden. Sa défaite face à Altaïr Ibn-La’Ahad marqua un tournant dans l’idéologie des Assassins.

Les années qui suivirent, les Assassins abandonnèrent beaucoup de rituels superficiels instaurés par Al Mualim. Altaïr, devenu Mentor, tenta alors de transformer Masyaf en lieu d’apprentissage en ouvrant les portes de la citadelle pour recruter un peu partout dans le monde. Sa nouvelle stratégie se révéla être un succès, du moins pendant un certain temps...



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