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Base de données (Le Prix de la Liberté): Événements historiques

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Le commerce transatlantique des esclaves forme la plus tristement célèbre de commerce triangulaire, sévit du XVIe au XIXe siècle. On le qualifia de "triangulaire" parce qu'il reposait sur trois entités géographiques, l'Europe, l'Afrique et les Caraïbes, ayant chacune des demandes et des offres adaptées aux deux autres.

L'Europe désirait recevoir les marchandises de ses colonies des Caraïbes et les négriers africains fournissaient des esclaves en échange de marchandises européennes.

Les navires quittaient l'Europe en direction de l'Afrique, chargés de cuivre, de tissus, d'armes et de munitions destinés à être vendus ou troqués contre les esclaves, puis embarquaient les esclaves achetés et rejoignaient les Caraïbes par le "Passage du Milieu". Une fois arrivés, les esclaves étaient débarqués et vendus, et la cale était nettoyée afin d'accueillir le café, le sucre, le rhum et la mélasse pour le trajet de retour vers l'Europe, constituant la dernière portion du triangle.

Premiers habitants d'Hispaniola, les tribus taïnos connurent les abus, la maladie et l'esclavage dès leurs premiers contacts avec les Espagnols. En 1548, on estimait que leur population avait été réduite à 500 individus.

Avec la disparition des populations indigènes, les colonies cherchèrent d'autres sources de main-d'œuvre afin de répondre aux demandes croissantes de l'Europe. Elles se tournèrent alors vers l'Afrique.

Dans la possession française de Saint-Domingue, les conditions de vie des esclaves étaient si difficiles que le nombre des naissances ne suffisait pas à compenser le taux de mortalité. Au lieu d'améliorer les conditions de vie des esclaves, la colonie se contenta d'accroître leur rythme d'importation.

Au XVIIIe siècle, Saint-Domingue était devenue la plus vaste société esclavagiste au monde, et aussi la plus brutale.

La vie était dure dans les plantations de Saint-Domingue. Les esclaves étaient torturés, maltraités, affamés, contraints d'habiter dans des huttes et littéralement drainés de toute énergie. Dans toutes les plantations, des esclaves domestiques veillaient aux besoins de leurs maîtres et de leurs contremaîtres et travaillaient quand on le leur ordonnait, malgré les dispositions du Code Noir.

Le fouet était omniprésent dans les plantations. Les coups de fouet étaient la forme de punition la plus courante pour contraindre les esclaves à travailler. On les amadouait aussi par la nourriture, les vêtements et le repos, et ils étaient parfois autorisés à cultiver un petit lopin et à élever quelques bêtes. Mais les conditions de vie dans les plantations demeuraient brutales. Pendant la récolte de la canne, qui s'étendait sur huit mois, les esclaves devaient travailler de longues heures jusqu'à ce que leur maître soit satisfait, et cela y compris le dimanche, alors que le Code Noir en avait fait un jour de repos. Les esclaves qui ne s'écroulaient pas d'épuisement étaient victimes d'horribles accidents du fait des machines primitives. Ils étaient considérés comme des «biens meubles» et des travailleurs «sans qualification», même si nombre d'entre eux étaient maçons, ferroniers, tonneliers, cuisinières, couturières et infirmières.

Les violations de droits étaient employées comme méthodes de contrôle. Les esclaves étaient employés vers d'autres plantations sans préavis, ou séparés de leurs amis, de leurs famille et de leurs enfants. Beaucoup d'esclaves étaient aussi violées.

Ceci n'empêchait pas les esclaves de fonder des familles et de mener une vie sociale dans les plantations. Des amitiés et des relations familiales se nouaient dans le quartier et l'on enseignait aux enfants les dangers de la dure vie qui les attendait. Ces quartiers voyaient aussi se développer des communautés d'esclaves où la religion occupait un rôle majeur. La foi permettait aux esclaves d'oublier leur existence difficile et leurs maîtres tyranniques. Les Écritures servaient parfois de code aux fidèles afin d'entretenir l'espoir ou de fomenter une révolte. L'existence des esclaves était dure, mais ils gardaient toujours une étincelle d'espoir.

Rédigé par le roi Louis XIV en mars 1685, le Code Noir entra en vigueur à Saint-Domingue en 1687. Cet ensemble de textes régissant les droits et l'administration des "esclaves nègres de l'Amérique" n'a été abrogé qu'en 1789.

Le Code Noir imposait la religion catholique dans les colonies françaises, édictait des règles relatives au châtiment des esclaves et contenait un certain nombre d'articles destinés à limiter les mauvais traitements qui leur étaient infligés.

Le Code Noir obligeait également les maîtres à fournir à leurs esclaves toit, nourriture et vêtements. Il autorisait les châtiments corporels, mais interdisait les mutilations et la torture. Les familles d'esclaves ne pouvaient être séparées par une vente. Il fallait s'occuper des malades et des mourants. En outre, il était précisé que les maîtres n'avaient le droit de punir que les récidivistes.

Cependant, le Code Noir ne fut jamais intégralement appliqué, ce qui donna lieu à toutes sortes d'abus. La plupart des propriétaires d'esclaves ne respectaient que les articles qui leur convenaient. Certains acquirent une réputation d'indicible cruauté et inventèrent de nouvelles formes de torture, et de nombreuses violations du code demeurèrent impunies. Ce fut surtout le cas à Saint-Domingue, car l'île se devait de demeurer le premier production mondiale de sucre et de café.



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