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Assassin's Creed

Base de données (Brotherhood): Personnages

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Cette page regroupe la base de données des personnages dans Assassin's Creed: Brotherhood.

Société

Les adeptes de l'hermétisme à la Renaissance se faisaient extrêmement discrets sur le sujet, cachant leurs croyances et leurs pratiques de l'Église.

Leurs textes prennent naissance dans la Grèce du IIe siècle et traitent de l'alchimie et de la relation adéquate entre l'homme, les dieux et la Terre. En 1460, les textes gagnèrent le monde occidental en arrivant à Pistoia. Une traduction en latin fut alors faite par le Florentin Marsile Ficin et répandue dans toute l'Italie.

Ce renouveau des croyances hermétiques mettait l'accent sur une absence – alors proprement hérétique ! – de hiérarchie et sur la croyance que l'homme renferme l'univers, tout comme Dieu avant lui. Cela signifiait que chaque partie de l'univers était également une représentation du Tout. L'homme, par conséquent, pouvait être considéré comme étant au centre de l'univers.

L'hermétisme était pratiqué secrètement. En effet, si l'homme renfermait Dieu, quelle pouvait être la place du clergé et de l'Église en général ?

De toute évidence, organiser les kermesses de la paroisse ne devait pas leur suffire...

Le jubilé consistait, en principe, en une année de célébration tous les cent ans. À cette occasion, les péchés et les dettes étaient pardonnés. Dans la pratique, des jubilés étaient organisés tous les 25 ans, de manière à extorquer un maximum d'argent aux pèlerins, qui devaient affronter un véritable parcours d'obstacles. La visite de quatre basiliques était nécessaire à l'absolution des péchés. Facile, tu me diras. Eh bien justement, non. Les Romains devaient s'acquitter de trente visites dans chacune des quatre basiliques. Pour les étrangers, quinze suffisaient. Les malheureux pèlerins devaient franchir une porte sacrée ouverte dans chaque basilique par le pape ou ses cardinaux au moyen d'un marteau d’argent. L'opération n'était pas sans danger pour les pèlerins qui se massaient tout autour et se battaient parfois pour les gravats. En 1450, plusieurs pèlerins furent piétinés à mort dans la procession entre les églises.

La population était tellement marquée par la folie de ces célébrations que de nombreux spectacles étaient donnés pour aider à faire passer la sensation de manque.

Les échoppes d’art de la Renaissance étaient généralement des endroits étriqués, où l'on trouvait surtout des décorations religieuses destinées aux églises ou aux foyers. Loin d'être considérés comme des visionnaires, les artistes de l'époque étaient tout juste perçus comme des artisans, au même titre que les charpentiers et les ferronniers. La production d'art était alors un processus collaboratif.

L'échoppe était sous la direction d'un maître, qui recevait les commandes et supervisait l'avancée des travaux. Il devait présenter les qualités d'un homme d’affaires et dégager des bénéfices, le plus souvent en faisant réaliser des copies des peintures religieuses en vogue à l'époque.

Jette un coup d’œil sur les scènes pieuses que la plupart des artistes étaient obligés de peindre à cette époque. Dans ces œuvres, ils maîtrisent leur sujet au point d’exprimer des vérités intangibles sur l’émotion, la vie et l'amour.

Avec l'avènement de la comptabilité à double entrée, qui permettait aux banquiers de garder une trace des dépôts et des retraits de leurs clients, et la prolifération de nombreuses monnaies différente en Italie, les banques ont occupé une place de plus en plus grande dans la vie quotidienne de la Renaissance.

Techniquement, les banques ne pouvaient pas gagner de l'argent sur les sommes qu'on leur confiait, l'Église catholique leur interdisant de percevoir des intérêts. En pratique, pourtant, les banquiers passaient outre cette interdiction. Le Vatican, qui faisait partie intégrante du système bancaire, ne la respectait pas non plus, et exigeaient des banques qu'elles fassent au pape des "cadeaux" dont le montant était proportionnel aux sommes que le Saint-Père leur confiait. Mais on ne parlait pas d'"intérêt"... L'honneur était donc sauf.

Pendant la Renaissance, les voleurs étaient le plus souvent de simples vagabonds, qui disparaissaient au moindre signe de danger, ce qui ne facilitait pas la tâche des gardes qui les traquaient.

À cette époque, en Italie, le marché noir était florissant. Les actes d'agression perpétrés dans les grandes villes étaient légions, tout comme les meurtres. Souvent, les promeneurs étaient attaqués en pleine nuit, détroussés, tués, et finissaient au fond d’une rivière ou d'un canal. Même quand la vie de la victime était épargnée, les châtiments encourus par les voleurs qui se faisaient prendre étaient extrêmement sévères, et la torture était monnaie courante. Une fois arrêtés, ils étaient condamnés au pilori, ou exécutés publiquement.

Pour éviter le supplice, les voleurs formaient des associations de secours mutuel. Chacun confiait aux autres ses secrets les plus inavouables, si bien que tous détenaient le sort de leurs camarades entre leurs mains.

Les tailleurs de la Renaissance appartenaient à la nouvelle classe moyenne, habillant les riches citoyens selon les dernières tendances pour un salaire plus qu'honorable. En entrant dans l'intimité de leurs clients fortunés, nombre d'entre eux réussirent à tisser des liens durables avec ces derniers.

Contrastant avec la dureté et la froideur des formes architecturales florentine, l'architecture romaine de la Renaissance se caractérise par un retour aux proportions, aux colonnes et aux ornements classiques. Mais les architectes romains ne furent pas insensibles aux idées venues de Florence, comme en témoignent certains palais. Si la plupart des architectes romains étaient originaires du nord, ils s'inspirèrent néanmoins des ruines antiques et réussirent l'alliance du classicisme et de la modernité. Les architectes romains témoignèrent d’un profond respect pour l'histoire de la ville.

Cette traduction architecturale classique fut néanmoins un peu bousculée par deux grands architectes de la Renaissance : Michel-Ange et Bramante.

À la Renaissance, les femmes qui refusaient de rester au foyer ou d'entrer au couvent s'adonnaient souvent à la prostitution. La société italienne de l'époque tolérait cette pratique, de nombreuses maison de passe étant même réglementée par le gouvernement. À partir de la fin du XVe siècle, les grandes villes votèrent des lois destinés à mieux encadrer la prostitution, obligeant les courtisanes à s'habiller d’une certaine façon et à vivre à l'écart de la société dite respectable.

Les livres d'histoire évoque rarement les Adeptes de Romulus, mais d'après ce que j’ai trouvé, il s'agissait d'un culte païen organisé dans plusieurs souterrains abandonnés de Rome. Les adeptes de ce culte vénéraient le fondateur de la ville, Romulus, dont la légende raconte qu'il fut élevé par les loups. Ils croyaient que Romulus était mi-homme, mi-loup, ce que explique les tenues ringardes et l'absence de bonnes manières à table.

À la Renaissance, chaque communauté avait besoin d'un forgeron. Épées, casseroles, couteaux, clous et armures étaient faits en métal et devaient être forgés. Par ailleurs, la ferronnerie architecturale était en plein essor, et les forgerons commençaient à mettre leurs talents au service de l'art.

La grande majorité des Italiens de la Renaissance ne sachant pas lire, des hérauts, sortes de crieurs publics, étaient chargés de faire les proclamations solennelles, d'annoncer les nouvelles lois, les jours de marché, de transmettre les messages importants... et d’annoncer les hausses d'impôts. À ce sujet, plusieurs lois furent édictées pour les protéger des mouvements d'humeurs de la foule.

Les premiers schémas d'anatomie humaine et l'imprimerie ont considérablement influencé la médecine de la Renaissance, qui avait déjà hérité des découvertes des savants arabes du Moyen-Age.

Au XVe siècle, la science commença lentement à supplanter la spiritualité dans la sphère médicale. Mais dans l'ensemble, les mentalités restaient imprégnées de vieilles croyances, et on rendait plus volontiers visite au guérisseur qu'au docteur.

En 1350, alors que la grande peste avait décimé la population en Europe, de nombreux médecins enfilaient des combinaisons spéciales pour traiter leurs patients. Pour éviter d'être contaminés, ils portaient une cape enduite de cire et une sorte d'ancêtre du masque à gaz en forme de bec.

À l'époque de la Renaissance, les mercenaires étaient des hommes sans foi ni loi, qui se déplaçaient au gré des contrats. Les cotés s'offraient les services de capitaines de métier, appelés Condottieri, pour recruter temporairement des hommes. Nombre de ces soldats louant leurs services n'étaient pas italiens, mais venaient le plus souvent d'Allemagne, de Suisse ou de Hongrie.

Dans leur lutte perpétuelle pour contrôler le pays, les États italiens engageaient des mercenaires pour faire la guerre à leurs voisins, tandis que les soldats, qui n'avaient aucun code d’honneur pour la plupart, commettaient viols et pillages.

Quand l'État qui les finançait venait à manquer d'argent, les soldats passaient fréquemment à l'ennemi, détruisant la ville qu'ils défendaient précédemment.

Certains mercenaires étaient respectables, luttant pour une cause à laquelle ils croyaient, mais ils étaient rares, et particulièrement sollicités.

Individus

Date de naissance : 1480
Profession : Apprenti

Gian Giacomo Capproti da Oreno (exercice de diction : essayez de le dire trois fois de suite) fut l'apprenti de Léonard de Vinci, dès l'âge de dix ans.

Comme en témoignent les notes de l'artiste, ces deux-là s'entendirent tout de suite parfaitement : "Le deuxième jour, je fis tailler deux chemises, une paire de collants et un pourpoint pour lui. Lorsque je mis l'argent de côté pour payer toutes ces affaires, il me le vola directement dans ma bourse. Jamais je ne pus lui faire avouer, mais j'en suis certain. Le jour suivant, nous soupâmes lui et moi en compagnie de Giacomo Andrea : Salai réussit l'exploit de manger comme deux et semer le chaos comme quatre. Il cassa trois flacons et renversa du vin."

Léonard de Vinci a certes décrit son apprenti en ces termes : "voleur, menteur, obstiné, gourmand" et surnommé "Salaì" (du nom d'un diable dans l'épopée héroï-comique "Morgante"). Pourtant, ils furent dévoués l'un à l'autre jusqu'à la mort du maître. Léonard aida Salaì à perfectionner ses techniques de peinture, le fit souvent libérer de prison et lui légua la moitié de son vignoble. L'apprenti put même garder le tableau de la Joconde.

Un amour inconditionnel... ou bien Salaì avait trouvé en Léonard un très précieux protecteur.

Date de naissance : 1470
Profession : Acteur

Premier acteur du théâtre d'Ercole d'Este à Ferrara en 1494, Pietro quitta la troupe pour Rome après avoir été surpris au lit avec une actrice jouant l'une des trois Grâces. Contrairement au troupes des autres pays, le théâtre italien accueillait les femmes. Pour justifier cette particularité, on prétendait qu'en confrontant les hommes du public aux charmes des actrices, on leur apprenait à résister au péché de chair. Bien sûr, c’est pour ça que les gens vont au théâtre : pour apprendre à rester chastes...

Une fois installé à Rome, Pietro rejoint la troupe du théâtre du cardinal Raffaele Riario et interpréta des pièces de Sénèque, Plaute et Térence. Mais les pièces classiques n'eurent pas raisons de sa vigueur. Son nom apparaît assez souvent dans les registres de la Rose fleurie.

Ces acteurs...

Date de naissance : 1459
Profession : Chambellan et secrétaire du pape

Frère cadet du sénateur Egidio Troche, Francesco travailla au service du Vatican et devint un agent loyal du pape. Il fut notamment chargé d'espionner Lucrèce lors de ses retraites à la campagne, ou encore envoyé auprès du roi de France pour le convaincre d’appuyer le mariage de Lucrèce avec Alfonso d'Este (contrairement à ses prédécesseurs, ce troisième mari eut la chance de n'être ni humilié, ni assassiné). César chargea également Francesco de persuader le roi Louis de mettre fin à son alliance avec la famille Orsini.

Curieusement, les deux familles se brouillèrent peu de temps après.

Et cerise sur le gâteau, après que Micheletto eut étranglé Francesco, César assassina un noble, Jacopo di Santa Croce, sans raison apparente.

Alors que le cadavre de Francesco flottait encore à la surface du Tibre, César publia un ordre d'arrestation, prétendant qu’il avait "fui Rome". C’est marrant, les politiciens ont toujours adoré inventer des histoires pour la presse.

Date de naissance : 1436
Profession : Sénateur.

Fils de sénateur et aîné de deux garçons, Egidio eut la malchance de devoir marcher dans les pas de son père. Décrit comme un idéaliste naïf dans une lettre de son frère Francesco, Egidio essaye de renouer avec la commune romaine. Le Sénat était alors en charge des intérêts de la démocratie. Mais très vite, le pape refusa de partager le contrôle de Rome.

Alors que le siècle touchait à sa fin, le pape prit le contrôle des projets d'urbanisation, des travaux publics et des finances de Rome, ne laissant au sénateurs que l’organisation de quelques festivals. Egidio, voyant ses pairs accepter d’être écarté du pouvoir, s'offusqua dans une lettre datée de 1494 : "Suis-je donc le seul à Rome à vouloir la liberté et la justice ?". Les registres de la Rose fleurie indiquent qu'il commença à fréquenter l'établissement de manière régulière en 1495.

Dans le même temps, Francesco, le frère d'Egidio, se mit au service du pape dont il fut le chambellan et le secrétaire. Il devint ami avec César Borgia, à tel point qu'il fut dit de lui qu'il était "l’assassin le plus loyal des Borgia". Une lettre envoyée par Egidio à l'ambassadeur de Venise en 1503, détaillant les projets belliqueux des Borgia dans la région, témoigne de la haine qu'il portait à César et de sa méfiance quant à la capacité de son frère à garder un secret.

Date de naissance : 1452
Profession : Peintre, inventeur, sculpteur, architecte, scientifique, ingénieur.

Fils illégitime d'un notaire et d'une paysanne, Léonard fut élevé en Toscane. Comme beaucoup d'autres personnalités de l'époque, il n'avait pas de nom de famille : Vinci était sa ville natale.

À l'âge de 14 ans, il entra comme apprenti dans l'atelier de Verrochio, un peintre florentin. Ce dernier lui apprit la chimie, le dessin, la peinture, la sculpture et la modélisation. À 20 ans, Léonard avait déjà son propre atelier et voyageait dans toute l'Italie. Ses plus grandes œuvres sont "La Cène" (1498) et "La Joconde" (1503 – 1507).

Au cours de ses voyages, Léonard étudia le monde avec une curiosité insatiable, notant ses observations dans des carnets, en écriture inversée. Au service de Ludovico Sforza puis de César Borgia, il dessina les plans d'un hélicoptère, d'un char, d'un bombardier naval et d'une mitrailleuse, entre autres. C'était aussi un ingénieur, qui conçut des fortifications, des canons et des barricades mobiles.

Malgré cette liste impressionnante de réalisations, ceux qui confiaient du travail à Léonard ne cessaient de se plaindre de son incapacité chronique à respecter les délais. Certaines de ses œuvres furent terminées avec plusieurs années de retard et d'autres restèrent à jamais inachevées.

La vie amoureuse de Léonard fut également très tumultueuse. Dénoncé pour sodomie en 1476, il était, selon toute vraisemblance, homosexuel. Salaì, l'assistant accusé de lui voler de l'argent et de le dépenser pour acheter des vêtements, était probablement son amant. Léonard a peint plusieurs portraits le représentant, dont le célèbre "Saint Jean-Baptiste". C’est à lui qu’il légua "la Joconde" à sa mort, en 1519.

Date de naissance : 1459
Profession : Etudiante, noble.

Cristina Vespucci fut l'une des plus belles jeunes femmes de Florence. Elle servit de modèle à plusieurs grands peintres, notamment à Botticelli. Les registres tenus par les gardes de son père indiquent qu'Ezio lui rendait fréquemment visite dans sa jeunesse et que celui-ci était "particulièrement habile", capable de s'introduire chez elle sans jamais se faire prendre.

L'importance de Cristina ne se résume pas à sa seule beauté. Elle serait à l'origine de la carrière maritime de son cousin, dont le prénom rappelle un vaste continent bien connu. Lors d'un dîner auquel assistaient d'illustres invités, parmi lesquels Laurent de Médicis, Cristina aurait vanté les qualités de marin de son cousin auprès du Magnifique et de Manfredo Soderini.

Il semble qu'elle est quelque peu exagéré ses propos pour impressionner le maître de Florence. Littéralement sous le charme, celui-ci aurait accepté de faire engager son cousin. "Donnez une chance à Amerigo. Je suis sûre que dans quelques années, votre compagnie maritime portera son nom", lui aurait-elle dit pour plaisanter.

Elle était bien loin du compte...

Date de naissance : 1480
Profession : Noble, fille du pape.

Conditionnée depuis l'enfance à servir les intérêts de son père, Lucrèce fut mariée trois fois dans ce seul but. Elle n'était âgée que de treize ans lors de son premier mariage avec Giovanni Sforza. Ce mariage devait renforcer les liens entre la papauté et Milan. Mais lorsque le pape se retourna contre Milan, le mariage n’avait plus de raison d'être. César menaça de faire assassiner Giovanni et ce dernier prit la fuite. Afin d’annuler le mariage, le pape n'hésita pas à dénoncer l'impuissance de Giovanni.

Débarrassé du mari gênant, le pape avait de nouveau le champ libre pour organiser un nouveau mariage. Il jeta son dévolu sur Alfonso d'Aragon, forgeant par la même occasion une alliance avec Naples. En 1500, César, furieux de voir le jeune Alfonso accaparer l'attention de Lucrèce, le poignarda. Alfonso survécut à ses blessures et ne mit que quelques semaines à s'en remettre. Alors qu'il parvenait enfin à quitter son lit, César ordonna à Micheletto de l'étrangler. Lucrèce fut jetée hors de la chambre. Elle courut prévenir le pape, mais il était trop tard. Alfonso était déjà mort. Note bien que ce n'était pas la première fois que César faisait exécuter un homme qu'il jugeait trop proche de Lucrèce. En 1498, déjà, il avait fait jeter au fleuve Pedro Calderon, le chambellan du pape.

Le troisième époux de Lucrèce, Alfonso d'Este, hésita longtemps avant de ce décider et on peut le comprendre. Mais la stratégie du pape nécessitait de tisser des liens étroits avec Ferrara. Il versa donc au père d'Alfonso, Ercole d'Este, la somme de 300 000 ducats assortie de quelques privilèges et obtint gain de cause.

Les deux époux oublièrent visiblement de se jurer fidélité. Lucrèce comptait au nombre de ses amants le poète Bembo ainsi que Francesco II Gonzaga. Cette relation prit fin lorsque le pauvre Francesco contracta la syphilis.

Lucrèce mourut en couche en 1519 après avoir donné naissance à son huitième enfant.

"Qu'advint-il de tous ces enfants ?" me diras-tu. La suite au prochain numéro...

Date de naissance : ?
Profession : Voleur

Les livres d'histoire n'ont conservé pratiquement aucune trace de La Volpe (le Renard). Ce nom était bien évidemment un pseudonyme, mais on ignore à peu près tout sur celui qui le portait.

On sait qu'il a aidé Ezio à se débarrasser de Savonarole à Florence, en 1498, mais après cela, on perd sa trace. Toutefois, quelqu'un qui correspondrait à sa description, avec des yeux d'un violet perçant, aurait été aperçu lors d'une orgie au Vatican, tapi dans l'ombre. Si l'on en croit les registres des tribunaux, le lendemain, la bourse de plusieurs cardinaux avait disparue, mais pas leur bible.

Date de naissance : 1476
Profession : Épouse

Sous ses airs inoffensifs, Pantasilea est issue d'une longue lignée de farouches guerriers. Les Baglioni, souverains de Pérouse, étant en guerre perpétuelle avec la famille Oddi, les escarmouches étaient quasi quotidiennes dans la ville. Même la cathédrale fut réquisitionnée pour servir de caserne. En 1500, les Oddi passèrent à l'attaque pendant le mariage d'Astorre Baglioni, tuant le jeune marié et plusieurs convives. Les Baglioni contre-attaquèrent, et plusieurs membres du clan Oddi furent assassinés. La noce se transforma en un véritable carnage.

C'est dans cet environnement que s'est forgée la personnalité de Pantasilea : intelligente et courageuse, elle savait aussi faire preuve de tact.

Pantasilea était réputée pour son sens de la stratégie. "Quand cette fille rencontre une résistance, elle fait comme les eaux du Tibre : elle change de trajectoire jusqu'à obtenir ce qu'elle est venue chercher. Maintenant qu'elle t'a, que ce soit pour le meilleur", écrivit le doge Agostino Barbarigo en apprenant le mariage de Bartolomeo avec Pantasilea en 1498.

Date de naissance : 1455
Profession : Condottiero

Né à Alviano, dans le centre de l'Italie, Bartolomeo devint rapidement un soldat habile et ingénieux. Après avoir passé plusieurs années à Venise, où il aida Ezio Auditore dans son combat contre Silvio Barbarigo et Dante Moro à l'Arsenal, il se mit au service de la famille Orsini en 1496, et combattit les troupes du pape et de César, qui tentaient de s'emparer des terres des Orsini.

Quelques années avant d'être assassiné par César, Jean Borgia, fils aîné du pape et du duc de Gandie, se lança dans une campagne audacieuse contre les siens. Lors du siège de Bracciano, Bartolomeo fit sortit un âne avec une pancarte autour du cou, sur laquelle il était écrit : "Laissez moi passer, je suis un ambassadeur du duc de Gandie". Une lettre, attachée à la queue de l’animal, renfermait d’autres insultes.

Après sa victoire à Bracciano, Bartolomeo s'installa à Rome, où il se remaria. Non, Pantasilea Baglioni ne fut pas la première femme de Bartolomeo. Pour l'anecdote, il avait épousé en première noce son homonyme féminin, Bartolomea Orsini, qui mourut pendant l'assaut des Borgia, en 1497. Cette même année, Bartolomeo épousa Pantasilea, mais il se retrouva très vite impliqué dans une guerre l'opposant à la faction française de l’armée de César, conduite par le baron de Valois. Tout ça pour dire que si les femmes ne font souvent que passer, les conflits, eux, s’installent durablement.

Vers la fin de l'année 1503, Bartolomeo fut engagé par Ferdinand II d'Aragon et participa à la victoire de l'armée espagnole sur les forces françaises et à la conquête du royaume de Naples. L'année suivante, il triompha de Maximilien Ier, empereur du Saint-Empire romain, et s'empara de Trieste et Gorizia. Très impressionnés, les responsables politiques vénitiens lui confièrent le poste de gouverneur général.

Tout semblait réussir à Bartolomeo, jusqu'à la désastreuse bataille d'Agnadello, en 1508, où, désobéissant aux ordres lui intimant d'éviter le combat, il attaqua l'armée française. Bartolomeo perdit le combat, fut blessé puis capturé par les Français, et les vénitiens perdirent la Lombardie, une province qu'ils avaient conquise au prix de "800 ans d'effort".

Furieuse, Venise refusa d'aider Bartolomeo, qui arguait qu'il tentait de récupérer une "relique vénitienne d'une valeur inestimable", dont le commandant français s'était emparé.

Bartolomeo fut enfermé jusqu'en 1513. Les français étant très magnanimes – tout le monde le sait – il le relâchèrent et s'assurèrent ses services. En 1515, il vint à bout des forces suisses avec seulement 300 hommes.

Plus tard dans l'année, alors qu'il était redevenu gouverneur général dans l'armée vénitienne, il fut tué au cours du siège de Brescia.

Venise organisa une grande cérémonie pour accueillir sa dépouille et il fut inhumé dans l'église Santo Stefano.

Date de naissance : 1476 ou 1477
Profession : Mercenaire

Ce guerrier, membre de la redoutable famille Orsini, vécut ses premières expériences de combat à l'âge de dix-huit ans, en entrant dans Montepluciao pour venir en aide aux Siennois. En 1498, il s’allia à Bartolomeo d'Alviano contre les Savelli, et changea de camp en épousant Jeronima Borgia, la cousine de Lucrèce. Au cours de ses premières années de mariage, il se conforma aux volontés de sa belle-famille. Mais en 1499, alors que César était en Romagne, il libéra un ami emprisonné dans la tour de Nona, signifiant par son geste la fin de son allégeance aux Borgia.

Après que son père Paolo fut tué par César, Fabio prit la fuite avant d'attaquer l’armée de Micheletto et de connaître une sévère défaite. Il devint alors un hors-la-loi contraint à la clandestinité. Sa notoriété lui valut de figurer sur une liste de bandits publiée par le pape.

Il passe encore quelques années à mener une vie de mercenaire et succomba à une blessure à la tête, après la bataille de Garigliano en 1504.

Date de naissance : 1432
Profession : Écrivaine, noble.

"Demain, je ferai une tarte bolognaise. Il faudra que j’aille acheter des œufs et de la viande au marché. Je serai de retour à temps pour ouvrir le fournil quand le soleil gagnera la cour. Quelle chance nous avons de mener cette vie. On en oublierait presque que tout ce que nous est donné peut toujours nous être repris."

C’est par ces lignes que s’achève le journal de Maria.

Née au sein d’une puissante famille de banquiers, les Mozzi, Maria est l’auteure d’un journal en plusieurs volumes, qui devint l’une des sources les plus précieuses sur cette période de l’histoire. Cette œuvre, traduite par d’éminents érudits, est exposée à la Galerie des Offices de Florence.

Aujourd'hui, grâce à l'Animus, nous savons pourquoi elle ne put poursuivre son journal. Lors de l’arrestation de son mari Giovanni, Maria fut maltraitée par les gardes florentins et se retrouva dans un état semi-catatonique. Prise en charge au sein de la Villa Auditore par Claudia, la sœur d'Ezio, elle garda le silence jusqu'au jour où Ezio lui rapporta un petit cas contenant les plumes récoltées lors de ses voyages, en hommages à l'habitude prise par son jeune frère Petruccio. Ramenée à la vie par le cadeau d'Ezio, Maria reprend progressivement pied.

Date de naissance : 1469
Profession : Philosophe, écrivain, homme politique.

"C'est pour cela que l'on a vu réussir tout les prophètes armés, et finir malheureusement ceux qui étaient désarmés."

Ces écrits empreints de cynisme sont l'œuvre de Machiavel, l'un des plus brillants esprits de la Renaissance. Considéré comme l'un des précurseurs de la philosophie réaliste, il pensait que tout les hommes étaient mauvais et que leur nature prendrait le dessus si on la laissait s'exprimer.

Troisième fils d'un notaire de Florence, Machiavel apprit la grammaire, la rhétorique et le latin avec son père. En 1494, il devint secrétaire à la Chancellerie. Entre 1499 et 1512, il remplit de nombreuses missions diplomatiques pour la ville de Florence qui le conduisirent notamment en France, en Espagne et à Rome. C’est à cette époque qu'il fit la connaissance de César. Très impressionné par le jeune capitaine général, Machiavel écrivit : "Je ne vois aucun défaut chez lui." Machiavel suivit l'ascension de César et apprit beaucoup de son approche de la guerre, avant de s'imposer de facto à le tête des Assassins, en 1500.

Entre 1500 et 1503, Machiavel vécut à Rome, mais on ignore pratiquement tout de ses activités à cette époque.

En 1503, il devint responsable des milices florentines et de la défense de la ville. Plutôt que de recruter des mercenaires peu motivés, il engagea de nombreux citoyens désireux de contribuer à l'essor de Florence. Cette stratégie contribua à la victoire de Florence sur Pise en 1509.

Machiavel continua à servir la République de Florence après le départ en exil de la famille Médicis. Mais après leur retour, on l'accusa de conspiration, ce qui lui valut d'être arrêté et torturé.

Incapables d'établir sa culpabilité, les Médicis condamnèrent Machiavel à l'exil. Il s'établit dans sa métairie de Sant'Andrea où il écrivit ses œuvres les plus célèbres : "le Prince", "Discours sur la décade de Tite-Live" et "Histoire de Florence".

Machiavel mourut en 1527. On ignore où il est enterré.

Date de naissance: 1463

Devenue comtesse par mariage, Catherine était célèbre bien avant d'arriver à Forlì. Son père, le duc, lui apprit l'art de la guerre. À la cour, Catherine se passionna également pour l'alchimie et la chasse.

En 1473, à l'âge de 10 ans, elle fut fiancée à Girolamo (Jérôme) Riario, le neveu du pape. La mariage fut consommé alors que Catherine n'avait que 14 ans.

À Rome, elle passa pour l'une des nobles les plus extraverties de la cour, son mari ayant quant à lui la réputation d'un homme impitoyable. Après la mort prématurée du frère du pape, Jérôme devint seigneur de Forlì et d'Imola, et son pouvoir grandit encore.

À la mort du pape, Rome fut mise à sac et la résidence de Catherine fut détruite. Enceinte de sept mois, cette dernière n'écouta que son courage et rejoignit le château Saint-Ange à cheval et entreprit de défendre le Vatican avec des soldats et des canons.

En 1484, Catherine et sa famille partirent vivre à Forlì. En 1488, "quelqu'un" paya les frères Orsi pour assassiner son mari, Jérôme. Catherine se retrouva à la tête des principautés de Forlì et d'Imola.

Très active, elle s'attira les bonnes grâces des seigneurs des environs, entreprit une réforme de l'impôt et assura elle même la formation de ses hommes. Bien que partisane de la paix, elle n'hésitait pas à exercer des représailles quand ceux qui l'entouraient étaient attaqués, se vengeant au besoin sur les femmes et les enfants de ses ennemis.

En 1499, César, qui s'était engagé dans des guerres de conquête décida de faire revenir Forli dans le giron des Borgia. Petite parenthèse : à cette époque, la papauté considérait que la plupart des régions d’Italie lui appartenaient. Ces territoires étaient confiés à des seigneurs, mais les forces du pape pouvaient à tout moment leur déclarer la guerre. C'est un peu comme si un bibliothécaire mettait le feu chez un abonné qui aurait oublié de rendre un livre dans les temps. Bref, quand César marcha sur Forlì, Catherine envoya au pape une lettre tout à fait charmante qu'elle avait au préalable pris soin de frotter sur les plaies d’un pestiféré. À partir de là, tout alla de mal en pis.

L'assaut du pape contre Forlì devint inévitable. Le jour de Noël 1499, Caterina sortit discrètement de sa forteresse et se rendit à Monteriggioni pour demander à Ezio Auditore un soutien militaire.

Date de naissance : 1461
Profession : Noble

Troisième enfant de Giovanni et Maria Auditore, première fille de la famille, Claudia connut une enfance privilégiée dans la haute société florentine. Sa vie bascula après le meurtre de ses deux frères et de Giovanni. Claudia, Ezio et Maria s'enfuirent alors à Monteriggioni dans la Villa de l'oncle Mario.

Claudia resta dans la Villa à prendre soin de sa mère, que les événements avaient plongés dans un état quasi léthargique, tandis qu'Ezio partait assouvir sa soif de vengeance. Les documents retrouvés par les archéologues font état d'une existence peu mouvementée. Elle passait le plus clair de son temps à gérer les finances de la Villa, ou, quand elle recevait la visite d'Ezio, s'occuper des rénovations rendues possibles grâce à l'argent que son frère avait rapporté de son dernier voyage.

Grâce à elle, le village connut un véritable essor, et Monteriggioni entra dans une ère de prospérité sans précédent. Néanmoins, Claudia se sentait coupée du monde auquel elle aspirait. "Écouter le récit des aventures 'Ezio me rappelle à quel point je m'ennuie, ici. Ce n'est pas l’existence dont je rêvais quand j'étais petite fille. Ezio ne veut rien comprendre. Il me traite comme une princesse, alors que moi, je ne pense qu'à quitter cette prison", a-t-elle écrit dans une lettre particulièrement poignante datée du mois de juillet 1495.

Date de naissance : 1434
Profession : Condottiero, noble

Mario Auditore, l'un des condotierri (capitaines de mercenaires) qui arpentaient la Toscane, joua un rôle majeur lors de la bataille d'Anghiari. Lors d'une expédition à Monterchi, où il était accompagné de son père, c'est lui qui, après avoir vu des nuages de poussières au dessus de la route, avertit Micheletto Atendolo de l'avancée surprise des troupes milanaises. Grâce à Mario l'attaque fut repoussée et les florentins remportèrent la bataille.

Si Mario combattit pour Florence à Anghiari, il consacra une grande partie de sa vie a défendre les intérêts de sa ville natale, Monteriggioni, décourageant toute les tentatives des florentins de conquérir ce territoire toscan.

Contrairement à son jeune frère, Giovanni, qui partit vivre à Florence en 1454 pour y poursuivre une carrière dans la banque, Mario resta dans la demeure familiale de Monteriggioni. Dans une lettre à Giovanni, il écrivit qu'il préférait "se battre avec courage plutôt qu'avec des chiffres".

Après la mort de Giovanni, Mario emmena Ezio, Claudia et Maria à la Villa familiale, et révéla au jeune homme le conflit entre les Assassins et les Templiers. Depuis, Ezio et son oncle sont inséparables.

Date de naissance : 1459 Profession : Assassin

Tu connais déjà un peu le personnages, il me semble. Bien que les livres d’histoires ne relatent pas la disparition d’Ezio après l’exécution de son père et de ses frères à Florence, nous savons maintenant qu’il se réfugia avec sa mère Maria et sa sœur Claudia dans la villa toscane de son oncle Mario.

Là, il suivit l’entraînement des Assassins et se prépara à châtier les Templiers, responsables de l’exécution. Il les traqua, les tua les uns après les autres et parvint à localiser leurs chef, Rodrigo Borgia.

Avec l’aide de son oncle et des autres Assassins, il découvrit que les projets de Rodrigo visaient à ouvrir un Sanctuaire dissimulé sous le Vatican, censé mener directement à Dieu. Après avoir vaincu Rodrigo, Ezio pénétra dans le Sanctuaire où il entra en communication avec Minerve, une représentante d’une race disparue bien avant l’existence des humains.

Bien entendu, racontée comme ça, toute cette histoire paraît plus qu’improbable. Heureusement, nous avons les enregistrements de l’Animus pour prouver que nous n’avons pas rêvé. A moins que nous n’ayons tous fait le même rêve.

Cibles

Date de naissance : 1462 Profession : Marchand, commerçant

Après la rupture avec Claudia Auditore, des témoignages indiquent que le mariage de Duccio avec la famille Pazzi fut coupé court par l’exil qui suivit la conspiration de 1478. Reprenant du poil de la bête grâce à plusieurs donations substantielles aux guildes du textile, Duccio devint marchand de laine, exportant des produits florentins à travers toute l’Italie.

Il n’était pas exactement apprécié par le monde du commerce : « L’homme replet qui m’a vendu les soieries a essayé de me faire payer plus de florins qu’elles ne le valaient réellement, pensant que je ne connaissais rien aux prix du textile. Je l’ai pris pour un péquenaud et lui ai acheté uniquement des soieries rouges, qui rapportent un bien meilleur prix sur le marché. Alors, qui est l’ignorant dans cette histoire ? », écrit un marchand de laide de Sienne, parlant sans doute de Duccio, qui est mentionné d’autres dois dans les livres du même homme, sous divers surnoms, comme « laquais », « porc » et « fils de catin ».

Des manifestes de chantiers navals romains indiquent que Duccio acheta un petit navire en 1490, vraisemblablement afin de devenir marchand d’alun. Malheureusement, le bateau qu’il possédait était trop petit pour ce type de commerce, qui nécessitait plus d’espaces pour pouvoir être rentable. Ses registres indiquent peu, voire aucun profit pendant les années 1490 à 1496. En 1497, il cessa de transporter de l’alun, transportant à la place diverses marchandises entre les villes. Il rencontra un peu plus de succès lorsqu’il fit sortit de la marchandise interdite de Florence en contrebande, sous le régime de Savonarole.

Enfin, sa chance tourna à nouveau et il mourut sans un sou, en 1520. Les registres médicaux sont peu clairs sur les conditions de sa mort, mais il semble qu’il ait succombé à la rage après avoir été attaqué par un chien affamé à Rome.

Date de naissance : 1474 Profession : Noble, hermétiste.

Né au sein de la plus riche famille de la Rome de la Renaissance (si l’on en croit de nombreux historiens), Ercole fut issu d’une longue lignée qui tirait ses origines d’une union divine entre Hercule et une nymphe. Après l’ascension de Maximus, soldat et homme politique important de Rome, la famille a produit deux papes, ainsi que d’innombrables cardinaux et ambassadeurs. Les Massimo étaient également de grands protecteurs des arts : le premier livre imprimé en Italie fut dans leur palais romain.

Ercole ne fit pas exception à la tradition familiale. Il participa à la formation d’une bibliothèque romaine et s’associa à Agostino Chigi, riche banquier romain, pour développer le mécénat. Il parvint même à convaincre le pape Jules II d’inviter le grand peintre le Pérugin au Vatican pour l’aider à décorer ses appartements pontificaux.

A l’âge de trente ans, il semble qu’Ercole se soit pris de passion pour les enseignements d’Hermès Trismégiste, dont les écrits avaient été récemment traduits par l’érudit florentin Marsile Ficin. En plus d’un charabia new-age et geek sur la magie et l’alchimie, les hermétistes croyaient au pouvoir divin de l’homme. Ils croyaient que l’Homme pourrait contenir l’univers en lui et vice-versa, plaçant ainsi les dieux romains et le dieu judéo-chrétien et musulman au même niveau que l’Homme (tu auras remarqué à quel point je reste politiquement correct… par peur plus que par conviction, alors ne t’y habitue pas trop). Ercole rejoignit alors une société hermétique de Rome et sembla avoir consacré une part importante de son temps à ses activités là-bas.

Le registre de la bibliothèque du palais Massimo liste Léonard de Vinci comme « Léonard, ami de son Excellence Ercole ». Léonard a peut-être partagé ses recherches pour le temple pythagoricien.

J’aimerais pouvoir t’en dire plus, mais les sociétés secrètes laissent rarement traîner des registres pour faciliter le travail des historiens.

Date de naissance : 1476 Profession : Contrebandière.

Cette femme devait exceller dans l’art de la dissimulation. Les seules informations disponibles dans la base de données se résument à : « Approvisionnant les Templiers avec des marchandises de contrebande, Lia de Russo parvint, au prix de nombreux mensonges et de quelques meurtres à organiser les échanges les plus fructueux du siècle. »

Ce qui est curieux, c’est que cette information a été enregistrée récemment. Je me demande ce que manigance Abstergo ?

Date de naissance : 1465 Profession : Prêtre.

D’après les archives judiciaires, ce religieux de l’ordre des Minimes assassina plusieurs membres de sa confrérie qui l’avaient accusé de corruption.

D’après les serveurs d’Abstergo : « Frère Ristoro avait fait vœu de piété et de pauvreté, mais faisait exactement l’inverse. Un dangereux paranoïaque. »

Tu sais, avec un prêtre comme ça, la confession devient tout de suite beaucoup plus intéressante.

Date de naissance : 1473 Profession : Capitaine.

Cet ancien soldat à la solde des Borgia servit également au sein des cohortes urbaines. Les chroniqueurs judiciaires le décrivaient comme un personnage froid, un soldat modèle et un cavalier hors pair.

Je n’ai pas pu obtenir grand-chose d’autre dans les serveurs d’Abstergo si ce n’est cette information : « L’agilité de Donato, l’un des meilleurs cavaliers de César, n’a d’égal que son égo. »

En tout cas, César savait s’entourer.

Date de naissance : 1473 Profession : Forgeron

J’ai trouvé quelques informations sur cet oiseau-là. Après avoir survécu à plusieurs batailles menées pour le compte des Borgia, cet ancien mercenaire suisse monta sa petite affaire. Voilà ce que j’ai trouvé dans les archives d’Abstergo : « Auguste Oberlin répand la propagande des Borgia, à grands coups de marteau s’il le faut. »

Il vaudrait mieux qu’il ne prenne pas ta tête pour une enclume.

Date de naissance : 1466 Profession : Tireur d’élite

Voilà ce que j’ai trouvé dans la base de données d’Abstergo : « Gaspard de la Croix est un maître dans la fabrication d’armes, doublé d’un tireur d’élite exceptionnel. »

Puisque la profession de tireur d’élite n’existait pas au XVIe siècle, Gaspard peut être considéré comme un pionnier du genre. Son adresse au tir lui permet de ne pas risquer sa vie sur les champs de bataille et fut mise au service de César pour éclaircir les rangs ennemis avant un combat.

Date de naissance : 1454 Profession : Noble

Vieri de Pazzi n’était pas qu’une brute, c’était aussi un fou dangereux. A quinze ans, il était déjà un tueur entraîné, travaillant au service de son père, Francesco, dans le but de reprendre Florence.

Heureusement, Ezio l’assassina en 1478.

Date de naissance : 1480 Profession : Voleur

J’ai trouvé la trace d’un voleur nommé Lanz à Rome. Il aurait été impliqué dans de nombreux méfaits. D’après les fichiers d’Abstergo, Lanz aurait appartenu à la bande des Cento Occhi (littéralement la bande des « cents yeux »). Il s’agit probablement d’une métaphore, mais méfie-toi.

Date de naissance : 1475 ou 1476 Profession : Noble, capitaine général de l’armée du pape

Fils de Rodrigo Borgia et sa maîtresse Vannozza, César étudia le droit avant de devenir cardinal à l’âge de dix-huit ans. Au même moment, son frère aîné, Jean, le préféré de Rodrigo, devint capitaine général de l’armée du pape. César comprit que sa carrière de cardinal ne le mènerait nulle part. Son frère allait recevoir tous les honneurs. Il ne lui restait plus qu’une chose à faire. Jean devait disparaître.

En 1499, Jean était mort et César était devenu capitaine général. Il épousa une aristocrate française, se retrouvant ainsi allié au roi Louis. Avec l’aide des troupes royales, il conquit la Romagne.

Sa soif de pouvoir était sans commune mesure. Un exemple : après la conquête de Faenza, César invita le seigneur de la ville, le très populaire Astorre III Manfredi, tout juste dix-sept ans, à rejoindre son armée. Astorre et César s’entendirent à merveille, mais Astorre représentait une menace pour César car il appartenait à la dynastie des seigneurs de Faenza. C’est ainsi qu’à son retour à Rome, César fit jeter Astorre et son frère cadet dans le Tibre, une pierre autour du cou.

César fut un brillant général. Il parvint à s’emparer de la ville d’Urbino sans avoir à combattre, grâce à l’aide du pape. Le stratagème était simple : le pape demandait un renfort d’artillerie au duc, censé être son allié. Une fois l’artilleries hors de la ville, Urbino se retrouvait sans défenses face à l’envahisseur.

César Borgia était un personnage difficile à cerner, même pour son entourage. Un jour, Isabelle d’Este lui envoya une centaine de masques pour le féliciter d’une victoire. Pour ses ennemis, les intentions de César étaient souvent difficiles à comprendre et ses actions brutales.

Date de naissance : 1431 Profession : Pape, chef des Templiers en Italie.

Après la désillusion du Sanctuaire, où il pensait trouver une arme à la puissance divine, Rodrigo fut poursuivi par les mauvais présages.

En juin de l’année 1500, une tige de fer se détacha d’un clocher de Saint-Pierre et tomba à quelques centimètres du pape, qui traversait la basilique. Le jour suivant, une salle du Vatican s’effondra autour de lui. Toutes les personnes présentes furent tuées. Le pape ne dut son salut qu’à un auvent placé au-dessus de lui. Quelques semaines plus tard, il fut pris d’une forte fièvre et dut garder le lit. Puis, à la fin de l’année, au cours d’une chasse, il fut attaqué par un cerf.

A mesure que ces incidents se succédèrent, Rodrigo accorda de plus en plus de marge de manœuvre à César. Il aida à financer sa campagne militaire et n’hésita pas à éliminer quelques cardinaux quand les florins vinrent à manquer. On raconte aussi qu’il ne résistait pas aux charmes des Romaines et qu’il participait à des fêtes « orgiaques », en compagnie de sa fille Lucrèce.

En juillet 1503, après la mort de Jean Borgia, le secrétaire papal nota dans son journal que Rodrigo, l’air préoccupé, prit une « étrange pomme » qu’il gardait dans un secrétaire formé à clé et l’emporta hors du château.

Bizarre, bizarre…

Date de naissance : 1470 Profession : Bourreau.

Le visage de l’homme de main de l’un des plus célèbres tueurs par personne interposée était généralement la dernière image que voyaient les victimes de César.

Originaire de Valence, en Espagne, il grandit aux côtés de César. Un peu plus âgé, il joua dès le début un rôle de protecteur. Bourreau personnel de César, il était aussi capable de mener les troupes de celui-ci au combat. Il fut même gouverneur de Piombino.

La liste de ses victimes répertoriées nous en dit long sur le personnage :

Giulio Cesare da Varano, seigneur de Camerino et trois de ses fils. Alfonso d’Aragon, duc de Bisceglie et deuxième mari de Lucrèce. Oliveritto de Fermo et Vitellozzo Vitelli, qui furent étranglés simultanément. Astorre Manfredi, seigneur de Faenza. Francesco Troche, secrétaire du pape.

Et sans doute bien d’autres encore. Micheletto était un tueur de sang froid qui étranglait ses victimes avant de se débarrasser des corps.

Date de naissance : 1448 Profession : Général français

Le couronnement inattendu de son lointain cousin Louis XII en 1498 propulsa le baron de Valois sur le front de la campagne italienne du roi de France.

D’après les dires du secrétaire du roi, le baron de Valois « n’avait reçu aucune formation militaire, il n’avait aucune expérience du terrain ». Ce qu’il ne faut pas faire pour la famille…

Le baron de Valois rencontra César et Jean Borgia lorsqu’ils vinrent en France afin de courtiser la future épouse de César : Charlotte. Ils passèrent un mois ensemble à la cour, puis le baron partit pour l’Italie.

Plusieurs lettres codées furent échangées. Elles ne furent déchiffrées que très récemment. Les deux personnages y évoquaient leurs « projets pour l’Italie » te le roi de France était cité comme complice.

A la tête d’une armée, le baron de Valois entreprit le siège de Rome en 1500. Dans quel but, cela reste un mystère… Toujours est-il que Bartolomeo et ses hommes passèrent à l’offensive.

Date de naissance : 1446 Profession : Cardinal, trésorier personnel de César.

Premiers des dix neveux nommés cardinaux par Rodrigo Borgia, Jean occupa une position privilégiée à la cour des Borgia. En 1499, il aida César à négocier une alliance avec le baron de Valois, impressionnant le jeune capitaine général par sa connaissance de la culture française.

Bouchard, le maître de cérémonie du pape, relata l’anecdote suivante : alors que Jean et César étaient assis à discuter de questions financières, un domestique leur apporta un verre de vin. Jean en but une gorgée et déclara que le vin n’était pas celui qu’il avait demandé. Il accusa alors le pauvre domestique d’avoir bu la vraie bouteille. Il lui jeta son verre au visage et essaya d’y mettre le feu. Heureusement, le vin n’est pas inflammable. Mais le jeune domestique fut tout de même exécuté.

De tels incidents étaient de nature à impressionner César, quoi dédaigna l’offre du banquier de Rodrigo Borgia, Agostino Chigi, pour confier son argent à Jean.

Jean fut progressivement amené à gérer les finances de Rome. Il détournait d’importantes sommes des impôts pour financer de somptueuses fêtes en l’honneur de ses amis. On dit même qu’il jeta au fleuve une centaine d’assiettes en or qui n’avaient servi qu’une seule et unique fois, surpassant Chigi qui en avait fait autant avec de vulgaires assiettes en argent. Les citoyens de Rome étaient également conviés à ces fêtes, ce qui n’empêchait pas certains de se plaindre secrètement de l’utilisation qui était faite de l’argent public.

Date de naissance : 1466 Profession : Noble.

Membre de la famille Sabbatini, cousin d’Andrea Sabbatini (élève de Raphaël), Silvestro travailla au service des Borgia en échange d’un titre plus prestigieux. Lui reprochant d’avoir « déçu » César (les archives mentionnent ce faut sans rentrer dans les détails), Micheletto lui coupa l’avant-bras gauche.

Date de naissance : Inconnue Profession : Médecin.

Voilà ce qu’on trouve dans la base de données d’Abstergo : « Sévissant dans les quartiers pauvres de Rome, Malfatto frappe au hasard de ses rencontres. »

En dehors de ça, la seule information que j’ai pu obtenir, c’est qu’en 1502, on remarqua la présence d’un médecin portant un masque rôdant autour de la Rose fleurie. Ce type ne me dit rien qui vaille.

Date de naissance : 1473 Profession : Bourreau.

Les livres d’histoires ne mentionnent pas le Carnefice, alors j’ai fait une petite recherche dans l’ordinateur d’Abstergo. Et voilà ce que j’ai trouvé : « Allié naturel des Borgia, le Carnefice exécute les condamnés pour la plus grande joie du public. »

D’après mes informations, il se considérait comme une sorte d’artiste. Je me demande s’il présentait des tours entre deux exécution ou s’il maîtrisait plusieurs techniques de tirage de levier ?


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