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Base de données (Brotherhood): Lieux

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Rome

Temple de Saturne.jpg

Il existe des preuves d’une présence humaine dans la région de Rome depuis au moins 10 000 ans. Les premiers récits mythologiques romains racontent comment la ville fut fondée par Romulus, élevé avec son frère Remus par une louve. Les deux enfants se seraient nourris de son lait (une telle histoire ne peu qu’être vraie, n’est-ce pas ?)

Des études archéologiques prouvent pourtant que Rome s’est développée à partir de l’implantation d’un groupe de bergers sur la colline du Palatin, futur site du Forum de Rome, qui abrite plusieurs grottes. De ce développement naquit la prospère République de Rome vers 510 av. J.C.. La République se transforma en empire vers 27 avant J.C. et n’eut de cesse de gagner de nouveaux territoires.

Après la chute de l’empire en 476 et la prise de pouvoir de l’Eglise catholique romaine en 756, Rome continua à étendre son influence économique et culturelle en Europe. Au milieu du XIVe siècle, Florence devint l’épicentre de la Renaissance italienne. Vexée, la papauté puisa dans ses ressources pour financer de considérables projets architecturaux et artistiques à seule fin de recentrer l’attention sur Rome.

De cette nouvelle ambition motivée par la vanité émergea un formidable essor créatif et scientifique. Il n’est pas exagéré de dire que Rome est, historiquement, l’une des villes les plus importantes d’Occident, et même du monde.

Tivoli.jpg

Cette ville antique nichée sur le flanc occidental des monts Tiburtins, à environ 30 kilomètres de Rome, jouit d’un panorama exceptionnel sur la campagne romaine. Vers 361 av. J.C, Tivoli, qui s’appelait alors Tibur, s’allia aux Gaulois. 23 ans plus tard, les Romains vainquirent les Gaulois et le village fut annexé. En 90 av. J.C, Tibur redevint officiellement romaine et fut dès lors une destination très prisée de l’élite romaine, qui venait admirer ses paysages et profiter de la pureté de ses eaux.

En 1461, le pape Pie II fit construire la Rocca Pia dans le but de contrôler une population encline à la révolte. La forteresse devint un symbole de l’omnipotence du pape.

Pendant la Renaissance, Tivoli abritait plusieurs mines à ciel ouvert, d’où étaient extraites des pierres pour la construction des palais de Rome. On prétendait qu’un trésor de la Rome antique avait été enterré dans l’une de ces mines. Mais malgré leurs détecteurs de métaux, es chasseurs de trésors sont toujours revenus bredouilles.

Palais du Latran ACB.png

Ce palais de la Rome impériale était la demeure de la famille Laterani, qui participa à l’administration de Rome aux côtés de nombreux empereurs. Le bâtiment se retrouva finalement aux mains de Constantin, qui dans un accès de provocation juvénile, épousa Fausta, la sœur de Maxence, qui en possédait le titre de propriété. Je me demande comment Maxence a pris la chose…

Au IV e siècle, le Latran devint la résidence principale du pape, avant que les incendies de 1307 et 1361 ne décident la papauté à déménager.

Porta viridaria.jpg

La porta Viridaria, aussi connue sous le nom de porta San Petri, porta di Belvedere, porta San Pellegrino, porta Palatina, porta Aurea, porta San Pelegrini et porta bon-ça-suffit-comme-ça, est l’une des plus anciennes portes des murs du Vatican. Elle débouche sur la cité Léonine, ou Borgo, une municipalité indépendante au pied du Vatican. En 852, un mur d’enceinte fut construit autour du Borgo et du Vatican afin de les protéger des envahisseurs.

Après sa construction, la porta Viridaria devint le principal accès au Vatican par le nord, accueillant à chaque jubilé les processions de pèlerins. Ce qui explique les prix de l’immobilier et les tarifs pratiqués par les hôtels du quartier.

En 1563, la construction d’une troisième enceinte entourant les murs de la Cité léonine rendit a porte superfétatoire.

ACB Colonne de Trajan.png

Un autre témoignage de l’empereur Trajan. Cette colonne fut érigée en hommage à sa victoire dans les guerres daciques. On pense qu’elle est l’œuvre d’Apollodore, l’architecte le plus talentueux de Rome. La colonne est surtout célèbre pour le bas-relief en spirale qui la recouvre entièrement et dépeint avec une précision remarquable les batailles entre Romains et Daces.

Un escalier en colimaçon à l’intérieur de la structure permet d’accéder à une plate-forme, d’où les visiteurs peuvent admirer le forum. Ce type d’escalier hélicoïdal, plutôt rare à cette époque, devint un symbole de la puissance impériale. Et ainsi naquit l’esprit de l’escalier.

Aqua Antoniniana.png

Construit par Caracalla en 212, cet aqueduc était une dérivation du Marcia conçue pour approvisionner en eau les bains privés de l’empereur. Grâce aux réparation successives entreprises par différents pape, l’Antoniniana resta fonctionnel jusqu’au Xe siècle. Dès lors, et pendant plusieurs siècles, il fut surtout alimenté par les larmes des paysans.

ACB Porta Asinaria.png

Cette porte fait partie intégrante du mur d’Aurélien. Elle se distingue pourtant par la forme particulière de ses tours et de ses salles de gardes. En 536, le général Belisarius mena ses troupes à travers cette portes pour reconquérir Rome, alors aux mains des Ostrogoths. Son triomphe fut de courte durée, car dix ans plus tard, des traîtres laissèrent la porte ouverte pour permettre à Totila de piller la ville une nouvelle fois.

Cet étourdi de Belisarius avait encore oublié de fermer la porte à double tour !

ACB Aventin.png

Une autre des sept collines sur lesquelles la Rome antique fut bâtie. Le quartier de l’Aventin constituait les faubourgs de la villes à l’époque de la monarchie et au début de la République. En 456 av. J.C, une loi autorisant les plébéiens à posséder des biens sur la colline accéléra l’expansion de la ville et la rendit vulnérable aux invasions gauloises. Et il a fallu que la ville subisse effectivement une invasion sanglante pour que le Sénat se décide à ordonner la construction d’un mur d’enceinte autour de l’Aventin. Comme quoi, les lenteurs de l’administration, ça ne date pas d’hier.

Pyramide de Cestius.png

Ce tombeau géant fut construit entre 18 et 12 av. J.C pour Caius Cestius, qui était à la fois magistrat et membre de la corporation religieuse romaine connue sous le nom de Septemviri Epulonum, laquelle était chargée d’organiser des fêtes religieuses en l’honneur des dieux et de leur offrir des libations lors des banquets. Au moment de la construction du mur d’Auréline, entre 271 et 275, dans un souci d’économie, la pyramide fut intégrée aux fortifications.

Tu verras que les faces de la pyramide sont beaucoup plus pentues que celles de ses ancêtre d’Égypte. C’est une erreur dans la reproduction des proportions des pyramides égyptiennes qui serait à l’origine de cette bizarrerie.

Cloaca Maxima.png

La Cloaca Maxima, dont le nom signifie littéralement « grand égout », fut l’un des premiers réseau d’évacuation des eaux usées du monde. D’après les historiens, la construction aurait commencé dès 600 a.v J.C, sous l’ordre du roi de Rome Tarquin Collatin. Le réseau de canalisations était aussi conçu pour drainer les eaux marécageuses à l’emplacement du Forum de Rome.

Et le plus étonnant, c’est qu’il est encore utilisé de nos jours pour l’évacuation des eaux de pluie.

Je parie que tu t’attendais à une blague sur les égouts. Eh bien non, désolé de te décevoir.

ACB Basilique Julia.png

Érigée en l’honneur de César en 46 a.v J.C., la construction de la basilique fut financée par le butin de la guerre des Gaules. Auguste en termina la construction quelques années plus tard et lui donna le nom de son père. Elle accueillait un tribunal civil ainsi que les session du tribunal des centumvirs, que jugeait les questions de successions.

ACB Basiliqua Aemilia.png

Détruite lors du sac de Rome par les Wisigoths, cette basilique ne laissa que quelques indices de son existence. En prenant la fuite, ses occupants firent tomber des pièces de monnaie sur le sol. Et lorsque le bâtiment fut incendié, les pièces fondirent et s’incrustèrent dans le sol de la basilique. Sa fonction première était de servir de bureaux aux créanciers et aux percepteurs. Et on devait sûrement y croiser quelques numismates prépubères.

ACB Porta Pinciana.jpg

Cette porte fut construite par Honorius au début du Ve siècle, à l’emplacement d’un accès de service marquant le début de la via Salaria. Une légende populaire du Moyen-Age prétendait que le général romain Belisarius, qui défendit Rome contre les Ostrogoths, passa les dernières années de sa vie aveugle, à mendier au pied de cette porte.

Interrogé sur le sujet, l’empereur Justinien nia être impliqué dans « l’incident » qui coûta la vue à Belisarius et changea rapidement de sujet.

ACB San Giovanni dei Fiorentini.png

Dès la fin de sa construction, San Giovanni devint l’église nationale de Florence à Rome. Le pape Léon X lança en 1508 un concours d’architecture pour la construction d’une nouvelle église en lieu et place de la vieillissante Saint Pantaléon. Le concours fut remporté par un certain Sansovino, mais les problèmes furent si nombreux que le chantier dût s’interrompre. Pendant deux siècles, de nombreux architectes tentèrent de mener la construction à son terme. Finalement, l’église fut inaugurée en 1734.

Il faut bien reconnaître que les dictateurs savent se montrer efficace, même si les menaces de mort ne sont pas du goût de tout le monde.

Temple de Saturne.jpg

Ce monument dédié à Saturne, dieu de l’agriculture, se trouve à l’extrémité ouest du Forum de Rom. Aussi appelé Aerarium, il abritait le trésor public de l’Etat ainsi que les réserves d’or et d’argent de la République. Tout comme le temple de Castor et Pollux, il abrita les archive de l’Etat. Saturne n’était donc pas seulement riche, il souffrait aussi de troubles alimentaires.

Ponte Cestio.jpg

On ignore qui a construit ce pont. Ce qui est sûr, en revanche, c’est qu’il fut le premier à relier la rive droite du Tibre à l’île Tibérine. Autrefois, le fleuve avait un importante signification religieuse et on considérait que construire un pont revenait à enfreindre une loi divine. La seule personne pouvant approuver un tel projet était un grand prêtre appelé "pontifice", littéralement "bâtisseur de pont". Comment ces bâtisseurs de pont ont réussi à se partager le Nouveau Monde, ça c’est une autre histoire.

Rosa in Fiore.png

Fondée en 1480, la Rose fleurie était connue pour offrir un accueil tout particulier aux membres du Vatican. Plus le visiteurs avait un rang élevé dans la hiérarchie, plus le nombre de femmes admises dans sa chambre augmentait. Madonna Solari, la première propriétaire, noua une grande amitié avec plusieurs cardinaux, à qui elle revendait quelques bribes d’informations sur les Assassins.

Ce double jeu lui a été fatal.

Quand Claudia prit sa place, les membres du clergé se mirent à fréquenter l’établissement de manière encore plus assidue. Et Claudia n’avait pas son pareil pour les amener à se confesser. Enfin je veux dire qu’elle savait se montrer très persuasive. Enfin, pas comme tu penses, je veux dire avec des mots… Bon, laisse tomber.

ACB Thermes de Caracalla.png

Construits entre 212 et 216 sous le règne de l’empereur Caracalla, ces bains publics furent utilisés jusqu’au milieu du VI e siècle. Le bain était un rituel très élaboré. Les Romains commençaient leurs ablutions dans le bain chaud, avant de passer dans le bain tiède, puis froid, pour finir dans un basse extérieur. Tout ça pour que les vieux libidineux aient bien le temps de se rincer l’œil.

Mais Caracalla offrait bien plus que des bains. Le bâtiment abritait une bibliothèque d’ouvrages en latin et en grec, ainsi qu’un gymnase. En 537, les thermes furent saccagés par les Goths, qui détruisirent le réseau hydraulique de la ville, rendant les bains inutilisables.

ACB Caserne Garde prétorienne 2.png

Ce bâtiment abritait la Garde prétorienne de la Rome impériale. En 312, après sa victoire sur Maxence, Constantin fit détruire les baraquements. Les Gardes prétoriens protégeaient l’empereur depuis des siècles : ils n’avaient fait que leur devoir en défendant Maxence. Mais Constantin se montra impitoyable et l’unité fut démantelée à jamais.

Je me demande ce que les gardes ont bien pu dire à leur femme en rentrant chez eux le soir.

ACB Porta Flaminia.png

Cette porte était à l’origine le point de départ de la via Flaminia menant à Rimini. Il s’agissait de la route la plus importante au nord de Rome. Elle fut rebaptisée « porte du Peuple » lors de la création de la célèbre place du Peuple.

Thermes de dioclétien.png

Perchés au sommet du Viminal, les thermes de Dioclétien étaient les bains impériaux les plus somptueux de l’empire romain. Ils furent utilisés jusqu’à la destruction du réseau hydraulique de la ville par les Goths, en 537.

Par la suite, la plupart des bâtiments qui composaient les thermes furent recyclés, le plus souvent en lieux de culte par l’Eglise catholique romaine. Aujourd’hui, ils abritent une collection d’art funéraire. On peut donc en déduire que le repos et la relaxation mènent au péché et à la mort. Mais on peut aussi en déduire qu’il suffit de remplir une tombe avec de l’eau pour obtenir une jolie piscine.

ACB Porta Tiburtina.png

Cette porte, ornée de jolis crânes de taureaux, était à l’origine une arche créée par l’empereur Auguste à l’endroit où trois aqueducs différents traversaient la via Tiburtana. Plus tard, quand le mur d’Aurélien fut construit, les architectes décidèrent d’y incorporer l’arche pour gagner du temps et économiser de l’argent.

ACB Caelius.png

Cette colline porte le nom de Caelius Vibenna, mais on ignore s’il s’agit de commémorer sa présence sur cette colline ou si son ami Servius Tullius a simplement souhaité lui rendre hommage à titre posthume. Quoi qu’il en soit, le Caelius était un quartier résidentiel pour les citoyens les plus fortunés de la République romaine.

ACB Basilica di Massenzio.png

La construction de cette basilique débuta en 308 sous l’empereur Maxence, qui fut vaincu par Constantin lors de la bataille du pont Milvius. Constantin en termina la construction en 312, trop heureux de pouvoir prendre la place de Maxence.

Ce bâtiment aux multiples attributions accueillait à la fois un tribunal, une salle de conseil et une assemblée. Sa conception originale s’inspire en partie d’autres basiliques et des bains romains, mais dans l’ensemble, il s’agit d’un édifice unique en son genre.

ACB Quirinal.png

Situé au nord-est de la ville, le Quirinal est l’une des sept collines de Rome. Des tombes des VIIIe et VIIe siècles a.v J.C. y furent découvertes, confirmant les théories d’une implantation des Sabins avant la fondation de Rome. Constantin Ier y fit construire de luxueux bains privés. Malheureusement, il n’en reste aujourd’hui que de rares représentations.

Cette imposante tour médiévale située dans les marches de Trajan est non seulement l’une des tours les plus anciennes et fortifiées de Rome, mais elle est aussi la plus haute. Tu noteras qu’elle penche un peu depuis le tremblement de terre de 1348, qui provoqua l’effondrement du dernier étage. On attribue généralement sa construction à Néron, mais il est plus probable qu’il s’agisse d’une commande du pape Innocent III. Les gens pensent à Néron dès qu’ils voient un bâtiment un tant soit peu tape-à-l’œil… Difficile de leur en vouloir.

Depuis la Renaissance, on parle d’un trésor caché dans les étages supérieurs inaccessibles, mais personne n’a jamais trouvé quoi que ce soit.

Marché trajan base de données.jpg

Voici un exemple des nombreux monuments que Rome doit au prolifique empereur Trajan. Ses marchés sont considérés comme le plus vieux centre commercial au monde. On a compté ici jusqu’à 150 échoppes et bureaux. Construits par l’architecte préféré de Trajan, Apollodore de Damas entre 107 et 110 ap. J.C., ces marchés étaient considérés comme l’une des merveilles du monde antique. Comme l’aqueduc long de 146 kilomètres qui approvisionnait toute la ville en eau. Non mais, tu imagines la taille du centre commercial ?

ACB Porta Ostiense.png

Située à l’ouest de la pyramide de Cestius, le long du mur d’Aurélien, cette porte a connu une histoire similaire à celle de la Porta Asinaria. En 549, la trahison de la garnison isaurienne permit à Totila et à son armée d’Ostrogoths de s’introduire dans Rome pour s’adonner à leur jeu préféré : le pillage. Je crois que les Romains auraient dû rajouter une question pour l’entretien d’embauche des gardes : vous êtes ami avec Totila ?

ACB Porta Nomentana.png

A l’origine, la Porta Nomentana était l’une des plus étroites du mur d’Aurélien car elle ne comptait qu’une arche. La porte était flanquée de deux tours semi-circulaires : l’une d’entre elles fut transformée en tombeau pour un certain Quintus Aterius, dont il fut dit qu’il était un homme « corrompu par la flatterie ». Ironie de l’histoire, la porte est aujourd’hui incorporée au mur de l’ambassade de Grande-Bretagne. Triste fin pour un homme habitué à la bonne chère.

Basilica di Santa Maria in Aracoeli.png

Située au sommet du Capitole, cette basilique est devenue le centre de la vie civile et religieuse romaine du XIVe siècle. Son architecte prétendait que gravir à genoux les 124 marches de l’escalier menant à la porte principale pouvait absoudre un catholique de tous ses péchés. Moi, si je devais faire un truc pareil, eh bien justement, je serais sur les genoux…

Certains historiens affirment qu’elle a été érigée sur les ruines du temple de Junon. De toute évidence, ce bâtiment renferme bine des secrets, alors tâche d’ouvrir l’œil.

Ponte Fabricius.jpg

Ce pont sur le Tibre, construit par Lucius Fabricius en 62 a.v J.C. est le plus ancien des ponts de Rome n’ayant pas nécessité de restauration. Le nom de Lucius étant gravé à quatre endroits le long des 62 mètres du pont, les historiens purent en déduire que ce monsieur était un peu frimeur.

ACB San Andrea della Valle.png

Voici le futur site de la légendaire basilique Sant’Andrea Della Valle. Mais sa construction ne commencera que dans 80 ans. Le terrain fut légué à la duchesse d’Amalfi, elle-même parente du pape Pie II. Elle fut chargée par l’ordre des Théatins d’ériger en l’honneur de Saint-André. Malheureusement, elle ne vécut pas assez longtemps pour assister à la fin des travaux, en 1650. L’intérieur de l’église a rapidement acquis une renommée mondiale grâce à la richesse de ses ornements.

ACB Place Navone.png

Cette place fut construite sur le site du stade de Domitien, lui-même bâti au cours du Ier siècle. Au sud-ouest de la place se trouve la statue "parlante" du Pasquino. Sortie de terre et érigée sur la place en 1501, cette statue était utilisée par les citoyens qui y affichaient à la vue de tous et en tout anonymat des textes satiriques. Ingénieux, tu ne trouves pas ?

Cette église fut érigée entre 1440 et 1445 par le cardinal Antonio de Chavez, et fut annexée à l’hospice voisin afin d’accueillir les pèlerins portugais. En 1638, la restauration de l’édifice fut confiée à Martino Longhi le Jeune, qui en fit l’église nationale des Portugais à Rome.

ACB Château Saint-Ange.jpg

Rodrigo Borgia (aussi connu sous le nom de pape Alexandre VI) a ses appartements au château Saint-Ange.

Erigé entre 135 et 139 pour y déposer les cendres de l’empereur romain Hadrien, l’édifice qui deviendra plus tard le château Saint-Ange est légèrement plus imposant que le mausolée d’Auguste. Ce n’est pas un hasard, et la raison est encore et toujours la même : déjà à cette époque, c’est la taille qui compte !

Fortifié en 401, le mausolée fut alors converti en bâtiment militaire mais en 410, il fut mis à sac par les Wisigoths, qui dispersèrent les cendres d’Hadrien un peu partout. Tout ce qui n’avait pas été pillé fut recyclé, c’est-à-dire accaparé par le Vatican.

Au XIVe siècle, le mausolée fut transformé en château pour accueillir le souverain pontife, et relié à Saint-Pierre par un passage couvert appelé Passeto di Borgo. Parfait reflet de l’esprit sadique des papes de la Renaissance, Saint-Ange abritait de somptueux appartements, mai aussi une prison. Giordano Bruno, célèbre scientifique et hermétiste, y fut enfermé six années durant. Les exécutions se déroulaient dans la petite cour intérieure, pour que le pape ne manque rien du spectacle.

Ce pont fut bâti pour permettre de relier le centre-ville au mausolée d’Hadrien, dont la construction venait de s’achever. Le mausolée devint ensuite le château Saint-Ange. En 1450, les balustrades du pont s’effondrèrent sous la pressions des trop nombreux pèlerins qui faisaient route vers la basilique Saint-Pierre, causant la mort de nombreuses personnes. Plus tard, au XVIe siècle, le pont fut utilisé pour exposer les corps des condamnés exécutes. C’est moi, ou ce pont est un peu maudit ?

Tu as sous les yeux la première église bâtie sur ce site par le pape Grégoire Ier. Ensuite, la petite église laissa place à la célèbre cathédrale dont la construction dura de 1575 à 1599, année de sa consécration.

ACB Porta Metronia.jpg

Partie intégrante du mur d’Aurélien à sa construction, la porta Metronia fut condamnée à la fin du Moyen-Age. Le pape Calixte II en profita pour y faire passer un petit canal pour l’Aqua Mariana, un ras de la rivière dont les eaux croupies furent à l’origine d’une épidémie en 1601.

Bonne idée + passage du temps = peste. C’est le cycle de la vie.

Très prisé des gardes des Borgia pour ses boissons gratuites servies toute la nuit, le Renard assoupi offrait la promesse de passer une bonne soirée. Les clients en repartaient parfois les poches vides, à en juger par le nombre anormalement élevé d’objets volés recensés.

ACB Viminal.png

Le Viminal est la plus petite des sept collines de Rome. Elle abrite un quartier en forme de doigt pointé vers le centre de la ville. A son sommet, le palais du Viminal accueille le ministère de l’Intérieur. La petite colline abritait aussi les thermes de Dioclétien, réputés pour être les plus grands bains publics de Rome.

Utilisés par Bartolomeo jusqu’en 1503, ces baraquements devinrent un centre d’entraînement pour mercenaires avant d’être abandonnés, puis détruits afin de permettre les travaux d’agrandissements de la ville. Un projet commémoratif fut lancé en 1960, mais personne ne connaissait l’emplacement exact des baraquements. Un parc fut finalement aménagé, mais il a depuis laissé la place à un fast-food.

Aqua Marcia.png

Cet impressionnant réseau hydraulique de 146 kilomètres était le plus long des 11 aqueducs de Rome. Construit entre 144 et 140 av. J.C., l’aqueduc reçut le nom de son créateur, le prêteur Quintus Marcius Rex.

Il fut maintenu en activité et même étendu durant deux siècles, mais sous le règne de Néron, de nombreux resquilleurs vinent puiser dans la réserve publique, tant et si bien que l’eau n’arrivait plus en ville.

Ponte Emilio.jpg

Du plus vieux pont de la ville, il ne reste qu’une arche atteignant la moitié du fleuve. C’est en 1598 que la crue emporta l’arche du côté est. Les dirigeants de la ville jugèrent les coûts d’une reconstruction trop importants. D’autant que tout l’argent public était mobilisé pour financer les exécutions ordonnées par le pape Clément VIII.

Ponte Sisto.jpg

Le pont tel qu’on peut le voir aujourd’hui fut construit à la demande du pape Sixte IV entre 1473 et 1479, en remplacement de son prédécesseur, le Pons Aurelius. La particularité de ce pont, c’est cet œil-de-bœuf au centre. Personnellement, je trouve ça très classieux.

Santi Apostoli.jpg

Cette église catholique romaine fut érigée par le pape Pélage Ier pour célébrer la victoire de Narsès sur les Ostrogoths. Comme la plupart des bâtiments de cette époque, elle fut considérablement endommagée par le tremblement de terre de 1348. Elle fut restaurée une première fois en 1417 sur ordre du pape Martin IV, puis à l’initiative de Clément XI.

ACB Cirque Maxime.png

Situé dans la vallée entre le Palatin et l’Aventin, ce stade accueillant les courses de chars est à la fois le plus ancien et le plus grand de Rome. Le cirque pouvait accueillir 250 000 spectateurs, soit environ un quart de la population de la ville. En 140 ap. J.C., le niveau supérieur s’effondra, tuant 1 112 spectateurs. Le souvenir de cette tragédie a traversé les siècles. Il s’agit encore aujourd’hui du plus grand désastre de l’histoire du sport. Rien à voir avec le match Angleterre-Hongrie de 1953, comme le prétendent certains. Papa, si tu m’entends…

ACB Palatin.png

Des sept collines de Rome, le Palatin est celle qui occupe une position centrale. Il s’agit aussi de l’un des plus anciens quartiers de la ville. Il domine le Forum de Rome et le cirque Maxime.

Selon la mythologie romaine, le mont Palatin abritait la grotte du Lupercal, où Romulus et Rémus furent recueillis par la louve.

Curieusement – et je suis sûr qu’il ne s’agit pas que d’une simple coïncidence -, « la louve » était le surnom de mon ex. Ne me demande pas pourquoi.

Aqua Claudia.png

Cet aqueduc de la Rome antique pouvait approvisionner en eau jusqu’à 14 quartiers. La source qui l’alimentait s’assécha de manière tout à fait inexplicable pendant les neuf ans que dura la construction de la Maison dorée de Néron. En vérité, la construction nécessitaient de grandes quantités d’eau. Fort heureusement, le chantier se trouvant tout près de la source, l’eau réapparut miraculeusement dans les canalisations dès que le palais fut terminé. Les historiens se demandent encore ce qui a pu provoquer un tel tarissement. Moi, je me demande ce qui a pu provoquer leur tare.

Maison dorée de Néron ACB.png

Cet édifice construit après le grand incendie de Rome est sans doute le meilleur témoignage de la mégalomanie de l’empereur Néron. D’une superficie estimée à 120 hectares, ce palais clinquant abritait des vignes, des pâturages, du bétail, un verger et un lac artificiel. Et pour couronner le tout, Néron ordonna qu’une statue de bronze de 35 mètres soit placée devant l’entrée, afin qu’aucun visiteur n’ignore qui était le propriétaire des lieux.

Ce palais dédié à la fête proposait plus de 300 salles. La liste des extravagances de l’empereur est interminable, mais on retiendra, pour l’anecdote, ce mécanisme fonctionnant à la force des esclaves, et qui permettait de faire pivoter le plafond en dôme de la salle des réceptions pour faire tomber une pluie de pétales de roses sur les convives de Néron.

ACB Thermes de Trajan.png

Comme la plupart des constructions datant de l’empereur Trajan, ce gigantesque édifice est attribué à l’empereur Apollodore, qui utilisa les ruines de la Maison dorée de Néron comme fondations. Or, ces thermes étaient accessibles aux plébéiens. Tout un symbole. En 537, lors du siège de Rome par les Goths, la plupart des aqueducs furent détruits et les thermes de Trajan furent abandonnés par manque d’eau. Encore un terrible gâchis d’argent public… L’avantage, c’est qu’il suffisait de lâcher quelques chrétiens au milieu des lions dans l’arène du Colisée pour qu’on n’en parle plus.

ACB Esquilin.png

La plus méridionale des sept collines de Rome était également un quartier résidentiel. Dans un accès d’humilité et de bienveillance, Néron y confisqua plusieurs propriétés pour y construire son opulente Maison dorée. Un projet quelque peu… excessif.

Colosseo02.jpg

Érigé entre 72 et 80 ap. J.C. sous l’empereur Titus, le Colisée pouvait accueillit jusqu’à 50 000 spectateurs. Il est considéré comme la plus grande réalisation architecturale de l’Antiquité romaine. La plupart des spectacles, qu’il s’agisse de combats de gladiateurs, de pièces de théâtres et d’autres jeux de cirque, étaient financés par les familles les plus riches de Rome qui souhaitaient s’attirer les faveurs de la population. Malheureusement, en 1349, un tremblement de terre provoque des dégâts considérables et le Colisée fut laissé à l’état de ruine.

Au milieu du XVIe siècle, le pape Sixte V eut l’idée de reconvertir le monument en une immense fabrique de laine pour fournir un emploi décent aux prostituées de la ville. Malheureusement, il mourut avant d’avoir eu le temps de mettre sa brillante idée en application.

Arc de Constantin.png

Il est communément admis que l’empereur Constantin avait un besoin insatiable de pavoiser. Aussi, quand il accéda au trône après avoir vaincu l’empereur Maxence en 312, la construction de cet arc commémorant sa victoire ne fut une surprise pour personne. La plupart des fresques qui le composent ont été prélevées sur d’autres monument et modifiées pour en changer la signification.

Certains historiens affirment que les artisans du IV e siècle n’avaient tout simplement pas le talent nécessaire pour créer de telles pièces d’ornement et se contentaient de recycler des vestiges en ruines. Ca me paraît totalement absurde. Les Romains n’ont jamais eu besoin de qui que ce soit.

Oui, je sais. Je manie le sarcasme comme personne.

Arc de Titus.png

Érigé par l’empereur Domitien en 82 ap. J.C. en hommage à son frère Titus décédé, ce monument commémore la victoire de Titus lors du siège de Jérusalem. Il inspira la construction de nombreux autres arcs, notamment l’Arc de triomphe à Paris ou encore l’Arc de Constantin.

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Arc de Septime Sévère.png

Érigé au pied du Capitole, dans le Forum de Rome, l’arc de Septime Sévère est un arc de triomphe commémorant les victoires de l’empereur Septime Sévère sur les Parthes. Après la mort de Septime, ses fils Caracalla et Geta régnèrent ensemble. Mais en 212, Caracalla fit assassiner Geta et disparaître toute trace de con existence, y compris celle figurant sur l’arc. Disons qu’il avait une conception bien à lui de l’amour fraternel.

Temple d'Antonin et Faustine.png

Fièrement dressé parmi ses frères du Forum de Rome, ce temple fut initialement érigé en hommage à l’épouse défunte de l’empereur Antonin le Pieux, Faustine. Mais 20 ans après son inauguration, Antonin le Pieux décéda à son tour et le temple leur fut dédié à tous les deux.

Au XIe siècle, l’Église catholique décida d’en utiliser les ruines et crée l’église Saint-Laurent-à-Miranda que l’on peut voir aujourd’hui.

ACB Temple de Vespasien.png

Situé à l’extrémité ouest du Forum de Rome, entre le temple de la Concorde et le temple de Saturne, il fut érigé en l’honneur de la dynastie flavienne, composée des empereurs Vespasien, Titus et Domitien. Pour officialiser la divinisation de son père Vespasien décédé peu de temps auparavant, Titus ordonna la construction de ce temple en 79. Une légende rapporte que les derniers mots de Vespasien furent : « C’est terrible, je crois que je deviens un dieu. » Eh bien moi, je crois que j’ai trouvé mon épitaphe.

Érigé aux XIIIe et XIVe siècles pour accueillir le siège de la justice sénatoriale de Rome, ce palais est le plus haut du Capitole. Aujourd’hui, les touristes peuvent admirer l’impressionnant escalier à rampe double imaginé par un certain Michel-Ange.

En effet, le pape Paul III avait chargé Michel-Ange de restaurer cet escalier monumental ainsi que plusieurs autres bâtiments du Capitole dans le seul but d’impressionner Charles V, alors souverain du Saint-Empire romain. Il s’agit d’un message politique fort qu’on pourrait traduire par : « Regarde, papa, tu as vu comme c’est beau ? Tu es fier de moi, hein ? »

Situé sur le Capitole, ce palais abritait le siège de la magistrature romaine en charge de l’administration de la ville (ou comme le pape aimait l’appeler, son « comité d’organisation des fêtes »). Mais à la fin du XV e siècle, le pouvoir de la magistrature était plus que limité. Le pape administrait la ville depuis le Vatican.

Au milieu du XVIe siècle, Michel-Ange y laissa son empreinte. Il redessina la façade et ajouta de gigantesques colonnes de style corinthien sur de hauts piédestaux, histoire de rendre le palais moins ostentatoire. Pas sûr que ce soit le résultat obtenu.

La plus célèbre des sept collines de Rome, où se mêlent Antiquité et mythologie. De nombreux temples furent construits au sommet de la colline, parmi lesquels le temple de Junon, le temple de l’Honneur et le temple de Jupiter Capitolin. En 79, la colline accueillait également le Tabularium, les archives de l’empire. Au Moyen-Age, il devint le centre de l’administration civile, avant de subir un joli ravalement de façade signé Michel-Ange.

Cette merveille architecturale est le plus grand dôme du monde à ne pas être renforcé de béton. Et il a plus de deux mille ans ! L’ouverture au centre du dôme (appelée Oculus) est la seule source de lumière de la salle.

D’abord érigé en 126 ap. J.C. par Marcus Agrippa comme temple dédié à tous les dieux de l’Antiquité romaine, le Panthéon est ensuite devenu un emblème de la chrétienté. Le bâtiment a été brûlé, reconstruit, pillé, modifié, détruit et rénové de si nombreuses fois que l’intérieur présente une multitude d’icônes et de symboles souvent contradictoires. Il ne doit pas y avoir un seul dieu auquel ce temple n’a pas été dédié. D’ailleurs, je serais d’avis de perpétuer la tradition. Et s’il faut le consacrer à un nouveau dieu, je veux bien me dévouer.

Tous les gens importants de Rome morts entre 24 av. J.C. et 98 ap. J.C. étaient enterrés ici. Occupé par la famille Colonna au Moyen-Age, le mausolée fut fortifié et rattaché au château Saint-Ange. Les morts avaient leur chambre au château, en quelque sorte.

Mais après l’humiliation de la défaite de la Commune de Rome en 1167, la famille Colonna fut disgraciée et bannie de la ville. Les fortifications du château furent détruites. Plus tard, la famille Colonna fut autorisée à revenir dans la ville et passa toute la Renaissance à se quereller avec la famille Orsini. La morale de cette histoire, c’est que pour ce débarrasser de quelqu’un, le bannissement est une solution trop temporaire.

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Cette porte dans le mur d’Aurélien se trouve au sommet du Janicule et donne sur la via Aurelia. Elle fut rebaptisée porte Saint-Pancrace après sa restauration par le pape Urbain VIII, aux XVIIe siècle. La via Aurelia servait de lien entre Rome et la France sous la République et au Moyen-Age, principalement dans le cadre d’échanges commerciaux.

Cette modeste église abritait à l’origine des moines carmélites, retirés du monde.

Elle fut ensuite transformée en l’une des deux églises jumelles qui bordent l’actuelle place du Peuple. La restauration de l’édifice commença en 1662 et dura 13 ans. Les deux églises jumelles sont devenues l’un des hauts lieux touristiques de la Rome moderne.

Le futur emplacement de la célèbre "Piazza del Popolo". Au début du XV e siècle, il s’agissait simplement du prolongement de la via Flaminia dans l’enceinte de la ville.

Ainsi, la plupart des voyageurs découvraient Rome sous cet angle. Il fut donc décidé de leur en mettre plein la vue en transformant à grands frais cette étendue boueuse en une place majestueuse.

Voici le site de la future place d’Espagne. Cette grande place au pied de l’escalier monumental est de forme triangulaire. Elle tient son nom de l’ambassade d’Espagne auprès du Saint-Siège, et devint l’un des points de rencontre les plus populaires de Rome.

C’est dans un appartement surplombant cette place que le poète romantique John Keats est mort. Un objet de beauté est joie pour l’éternité… sauf quand la tuberculose est sur le point de vous emporter.

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Cette église est surtout célèbre pour dominer l’escalier menant à la place d’Espagne. Sa construction s’est achevée dans les années 1500. Le bâtiment et ses alentours sont la propriété de la France, qui entendait célébrer ainsi l’invasion de Naples.

Une victoire de très courte durée…

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Cet aqueduc tire son nom de la pureté des eaux qu’il charrie, ainsi que d’une légende qui voudrait que tente soldats romains assoiffés aient été conduits à sa source par une belle jeune fille (je ne m’attarderai pas sur les faits qui les ont amenés à la conclusion que la demoiselle était vierge). L’aqua Virgo est certainement l’aqueduc le plus important de Rome. Il alimente la fontaine de Trevi, la villa Borghèse, les fontaines nord et sud de la place Navone, ainsi que celles de la place du Peuple. Mais tu ne pourras voir aucun de ces monuments, ils datent tous de la moitié du XVIe siècle.

L’eau de l’aqua Virgo est considérée comme l’une des meilleures eaux potables au monde. Romains et touristes viennent régulièrement remplir leurs bouteilles aux fontaines et ce, malgré une interruption en 2007 suite à un incident de chantier, et le cocktail de détergents chimiques déversé chaque jour dans la fontaine de Trevi. Ils sont fous, ces Romains.

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Au Moyen-Age, la via Recta débouchait sur cette porte menant au port du Trastevere, au bord du Tibre. Elle fut restaurée au début du XV e siècle, puis de nouveau en 1498, lorsque le pape Alexandre VI voulut lui donner un aspect plus militaire. C’était juste avant que César ne quitte le Vatican à la conquête de la Romagne et de la Villa Auditore.

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Ce mur formant une enceinte autour des sept collines de Rome fut construit sous les règnes des empereurs Aurélien et Probus, entre 271 et 275. Sa fonction était de dissuader les hordes de barbares qui pillaient les villages de la région de s’attaquer à Rome. En 545, au cours de la guerre contre les Goths, Totila, le roi des Ostrogoths, parvint à détruire une grande partie du mur.

Le problème des Goths, aujourd’hui, c’est qu’ils passent trop de temps à se maquiller, et pas assez à piller des villages.

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S’inspirant de l’architecture du Temple de Salomon, la chapelle Sixtine est la salle la plus célèbre du palais apostolique (la résidence du pape au Vatican). En 1508, les célèbres fresques du plafond commençaient à peine à prendre forme. Il faudra patienter encore quelques années pour voir le doigt de Due, mais à cette époque, les murs sont déjà décorés des œuvres de Pietro Perugino, Sandro Botticelli et Domenico Ghirlandaio, entre autres, ce qui n’est déjà pas si mal.

Chapelle privée du pape, la messe y est souvent célébrée. Par ailleurs, c’est là que se réunissent les cardinaux en conclave après la mort du souverain pontife. Ils s’enferment à l’intérieur et ne sont autorisés à en sortir qu’une fois le nouveau pape élu. Une fumée blanche s’échappe alors d’une cheminée, et les cardinaux peuvent quitter la chapelle.

Évoquons, pour finir, une terrible injustice : à moins d’être souffrant, chaque cardinal ne peut compter que sur un seul serviteur à l’intérieur de la chapelle. La vie est parfois cruelle !

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Construite en 326, l’ancienne basilique Saint-Pierre, alors bien différente de l’édifice actuel, avait la forme d’une croix latine. L’entrée était précédée d’un atrium, baptisé le jardin du Paradis, que traversaient les fidèles pour se diriger vers les portes principales.

Se démarquant des temples païens somptueusement décorés, la façade de Saint-Pierre était d’une grande sobriété. Fort heureusement, les catholiques décidèrent d’y remédier au moment de se lancer dans la construction de la basilique. Bien sûr, ceci eut pour inconvénient majeur de favoriser la corruption au sein de l’Église, mais après tout, même la beauté a un prix.

La basilique fut construite sur les fondations de l’ancien cirque de Néron. On oublie le pop-corn et les barbes à papa, je précise tout de suite qu’il ne s’agissait pas d’un cirque au sens actuel du terme : la crucifixion des chrétiens par les Romains était en fait la seule attraction. Saint-Pierre, comme tant d’autres, aurait péri à cet endroit. Ainsi, la basilique aurait été érigée là où eut lieu le martyre des premiers chrétiens à Rome, comme si l’empereur Constantin avait voulu réécrire l’histoire. Après tout, si le cirque n’existe plus, c’est qu’il ne s’est jamais rien passé, n’est-ce pas ?

Située au sud-est de Rome, la Porta Appia était l'une des plus grandes et des plus importantes de la ville. Elle fut même fortifiée et restaurée à deux reprises, peu de temps après sa construction. De là, la via Appia traverse l'Italie en direction du sud.

Tout comme la Porta Tiburtina, cette porte fut construite pour servir de soutènement à plusieurs aqueducs, notamment l'Aqua Claudia et l'aqua Anio Novus, qui croisaient deux grandes artères de Rome. La porte fut ensuite incorporée au mur d'Aurélien dans un souci de facilité. On en profita d'ailleurs pour enterrer plusieurs corps dans les fondations du mur. Encore un bon moyen de faire des économies.

Construite quelque part entre 848 et 1455 (soit une fourchette d'à peine 600 ans, merci les historiens), la Porta Turrionis doit son nom au fait qu'elle côtoyait une tour (turrionis) érigée par le pape Nicolas V. En 1990, l'emplacement de la porte fut élargi au niveau de l'entrée du Vatican afin de laisser passer les voitures, et al porte d'origine fut déplacée de plusieurs mètres sur le côté et condamnée. Ce qui pose la question suivante : quelle est la véritable porta Turrionis ? Cela dit, étant donné donné que le pape la rebaptisa "porta Cavalleggeri", cette question est sans intérêt.

En 410, Alaric Ier, roi des Goths, entra dans Rome en passant par cette porte du mur d'Aurélien. La porta Salaria fut l'une des seules à ne pas recevoir de nom chrétien au Moyen Âge. Peut-être considéra-t-on qu'elle ne s'était pas montrée digne en laissant passer l'envahisseur.

Venise

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Ce petit chantier naval est utilisé pour construire et réparer les gondoles.

Moyen de transport incontournable à Venise, les gondoles sont fabriquées à partir de huit bois différents (acajou, cerisier, sapin, nouer, chêne, orme, mélèze et tilleul) et assemblés à partir de 280 pièces.

Le côté gauche est plus long que le côté droit, ce qui permet de manœuvrer sans qu’il soit nécessaire de changer de position. Par ailleurs, cette conception astucieuse permet d’éviter qu’un gondolier ivre ne donne accidentellement un coup de rame aux passagers.

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Au carrefour du sexe et de la religion, la Rosa della Virtù (la « Rose de laVertu ») était tenue exclusivement par d’anciennes religieuses. Le pape exigea à maintes reprises la fermeture de cette maison de passe, mais jamais le Conseil de Venise ne céda, et celle-ci resta ouverte jusqu’à sa destruction par un incendie, en 1516.

L’Église invoqua aussitôt l’intervention divine, mais l’enquête démontra que l’incendie avait été allumé par un évêque contrarié par une courtisane qui lui avait refusé ses faveurs. Il n’y a pas de fumée sans feu…

Venise fut fondée vers la fin du VIIe siècle, quand des colons byzantins se réfugièrent dans les îles de la lagune pour échapper aux Lombards qui étaient entrés en Italie. Au Moyen Age, la ville était devenue une puissance navale majeure : du fait de sa position stratégique sur la mer Adriatique, c’est par Venise que transitaient toutes les marchandises acheminées par bateau vers le continent. La cité en profita aussi pour remplir ses coffres et développer son commerce.

A la fin du Moyen Age, Venise exerçait son influence sur les États voisins mais aussi sur l’Église. En 1202, quand la quatrième croisade fut initiée, les croisés sollicitèrent l’appui de la flotte vénitienne. Enrico Dandolo, le doge de l’époque, accepta, mais exigea en retour que les croisés reprennent Zadar, en Dalmatie, et qu’ils s’emparent de Constantinople.

Constantinople tomba et fut mise à sac par la flotte vénitienne, qui s’empara notamment de quatre chevaux de bronze, lesquels ornent aujourd’hui la basilique Saint-Marc. La foi a ses raisons que la raison ignore…

Venise prospéra en même temps que sa flotte. Ses nombreux succès militaires lui permirent de s’emparer de plusieurs territoires jusqu’alors sous contrôle byzantin ou hongrois, et surtout d’anéantir la flotte génoise. Chaque année, le doge jetait symboliquement une alliance en or dans la lagune et prononçait ces mots : "Disponsamus te, Mare, in, signum veri et perpetui dominii" (Je t’épouse, ô mer, en signe de vraie et perpétuelle domination). Le fait qu’un doge épouse la mer peut paraître insensé, et pourtant, le pape lui-même approuvait cette union.

Vers la fin du XV e siècle, Venise était probablement l’une des cités les plus riches dans le monde, et la deuxième plus étendue en Europe après Paris. C’en était trop pour la France, l’Espagne, l’Autriche et la Hongrie, qui décidèrent d’unir leurs forces et de former une coalition appelée la ligue de Cambrai, à laquelle adhéra également le pape Jules II, déterminé à défaire Venise.

Cependant, Venise tint bon, conservant ses territoires malgré plusieurs défaites retentissantes. En revanche, la Sérénissime n’en conquit jamais plus de nouveaux. Au XVIIIe siècle, les Turcs attaquèrent la cité-État. Ce fut alors le début d’un long déclin, qui s’acheva en 1797, quand l’Autriche prit le contrôle de la République.

Florence

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Commencée par l’architecte et peintre Giotto di Bondone en 1334, cette célèbre tour de style gothique était encore inachevée à la mort de celui-ci. Andrea Pisano reprit le chantier, mais il mourut de la peste noire en 1348.

En 1359, Francesco Talenti acheva les travaux, après avoir pris quelques libertés avec le projet initial de Giotto, notamment pour les trois derniers niveaux : chacun est légèrement plus large que le précédant, si bien que vu d’en bas, avec l’effet de perspective, les trois derniers étages semblent avoir exactement la même largeur.

La tour est recouverte de marbre blanc de Carrare, de marbre rouge de Sienne et de marbre vert de Prato. Le sommet est accessible par un escalier de 414 marches, présageant peut-être la découverte de la premier galaxie spirale par Charles Messier, 414 ans plus tard. Ou peut-être pas.

L’une des plus grandes églises de toute l’Italie, plus grand monument de Florence, Santa Maria del Fiore est souvent considérée comme le premier chef-d’œuvre de la Renaissance.

Le chantier de l’église fut placé sous la responsabilité d’Arnolfo di Cambio en 1296, mais la construction du dôme ne commença qu’au début du XV e siècle. Cambio était mort depuis longtemps, et aucun des architectes de l’époque ne savait comment bâtir une structure aussi imposante, l’utilisation de contreforts étant interdits à Florence, et le mortier à prise lente étant alors le seul connu des maçons.

Mais tout n’était pas perdu. Filippo Brunelleschi, un architecte qui avait vu son projet pour les portes du baptistère rejeté au profit de celui de Lorenzo Ghiberti, remporta le concours pour la coupole, en battant… ce même Lorenzo Ghiberti !

Brunelleschi mit au point des machines destinées à soulever les tonnes de briques nécessaires à l’érection de la coupole, et parvint à achever le dôme sans recourir à une armature (qui aurait maintenu le tout en place pendant la pose des briques). En 1436, quatre millions de briques plus tard, le dôme était achevé.

La lanterne fut ajoutée après la mort de Brunelleschi, en 1446. Elle renfermerait de saintes reliques, mais plusieurs rumeurs affirment qu’un tombeau non identifié se trouverait à l’intérieur.

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Construite sur les fondations d’une église en 1258, Santa Trinità (Sainte Trinité) est connue pour sa chapelle Sassetti décorée de fresques retraçant la vie de Saint-François, réalisées par Domenico Ghirlandaio, un peintre surtout célèbre pour avoir enseigné à Michel-Ange.

Santa Trinità était le lieu de rassemblement des moines vallombrosiens qui faisaient vœu de pauvreté et de silence pour leur vie entière.

Malgré la beauté des fresques de Santa Trinità, il est probable que peu de moines aient eu l’occasion de les admirer : ceux qui s’aventuraient en dehors du monastère recevaient des coups de bâton.

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Bâtie par un arrière-grand-oncle du célèbre Amerigo Vespucci en 1350, la résidence des Vespucci, qui ne fait étalage d’aucun luxe particulier, présenta la première façade peinte de Florence, un style repris à maintes reprises dans le quartier de l’Oltrano.

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Construite entre 1376 et 1382 par Benci di Sione et Simone di Francesco Talenti, la Loggia dei Lanzi était destinée à accueillir les cérémonies d’intronisation des membres de la Seigneurie, qui dirigeaient Florence.

Au XVIe siècle, les Médicis se firent aménager une terrasse sur le toit de l’édifice, histoire de montrer qu’ils dominaient la ville…

Arnolfo di Cambio fit bâtir ce palais (également connu sous le nom de Palazzo Vecchio) en 1299, pour abriter le siège du gouvernement de Florence, appelé la « Seigneurie ».

La Seigneurie était composée de neuf membres (ou Priori) sélectionnés par les guildes de la villes : deux pour chaque quartier et un gonfalonier de justice. En théorie, leurs noms étaient tirés au sort, mais quand les Médicis arrivèrent au pouvoir, leurs alliés bénéficièrent d’une chance insolente. Les voies du hasard sont impénétrables…

Fait intéressant : la tour frontale est excentrée par rapport au reste du bâtiment, le palais lui-même ayant été construit sur les ruines d’une structure existante. Par ailleurs, elle renferme deux petites cellules ; Cosme de Médicis fut enfermé dans l’une d’elles.

Achevé en 1473, le palais Auditore se distingue par sa maçonnerie rustique et ses pilastres de style roman. Giovanni Auditore imagina lui-même ce palais à partir des dessins réalisés par Leon Battista Alberti.

Le palais devint l’emblème du quartier Santa Maria Novella. Dans une lettre adressée à Giovanni en 1474, Laurent de Médicis fit part de son émerveillement devant la sobriété de la façade.

Fondé en 59 avant notre ère, le bourg de Florentia, comme l’appelaient les Romains, devint rapidement un carrefour commercial.

Après le sac de Rome, au Ve siècle, Florence tomba sous la coupe des Ostrogoths, et dut subir les assauts répétés des Byzantins, au point de voir sa population réduite à moins de mille habitants. Au VI e siècle, la ville passa aux mains des Lombards, ce qui mit un terme aux assauts byzantins.

Au XIVe siècle, la population de Florence atteignait 80 000 habitants, dont 25 000 qui travaillaient dans l’industrie de la laine. En 1378, le prolétariat ouvrier se souleva, et au terme d’une succession d’émeutes, les travailleurs de la laine arrachèrent leur participation au gouvernement. Leur démocratie progressiste et radicale dura un peu moins de deux mois avant que les classes supérieures ne reprennent les cartes en main. Mais cette révolte terrorisa les plus riches, à tel point qu’un siècle plus tard, elle était encore évoquée à demi-mot, un peu comme on parle aujourd’hui du mouvement hippie des années 1960.

Après la révolte, la famille Albizzi s’imposa de facto à la tête de la ville. Inquiets de l’ascension des Médicis, une autre famille de riches banquiers dont l’influence sur Florence ne cessait de croître, Maso et Rinaldo Albizzi jetèrent Cosme de Médicis en prison, lequel fut ensuite contraint de s’exiler en 1433. Toutefois, fort d’une grande popularité, il fut rappelé à Florence en 1434, chassant de la ville toute la famille Albizzi à l’exception de Luca, qui lui était resté loyal. En 1442, Luca rejoignit la Seigneurie, siège du pouvoir de Florence, comme gonfalonier, succédant à un vieil ami de Cosme, Ilario Auditore.

C’est sous l’influence des Médicis, qui firent bâtir d’impressionnants édifices publics au cœur de la ville et qui furent les mécènes d’artistes aussi célèbres que Michel-Ange, Léonard de Vinci et Botticelli, que la Renaissance débuta à Florence.

Toscane

Construite en 1290, la Villa Auditore peut être considérée comme un précurseur médiéval de l’architecture qui allait prévaloir à la Renaissance. En effet, sa symétrie rigoureuse et sa géométrie ordonnée étaient plutôt avant-gardistes pour l’époque.

En 1320, un assaut de l’armée florentine endommagea la façade et Domenico Auditore, l’arrière-grand-père d’Ezio, acquit la Villa. S’il s’est enorgueilli publiquement d’avoir rénové la façade et inauguré une galerie de tableaux, c’est en revanche dans le plus grand secret qu’il a réorganisé la structure de l’édifice, concevant sa demeure comme une forteresse et un lieu d’entraînement, dominant à la fois la ville qu’elle protège et les plaines toscanes.

Domenico n’était pas seulement un architecte et un combattant : il était un ingénieur de grand talent. Des compartiments cachés et des pièces secrètes, dont l’entrée était verrouillée par mécanisme, ont été récemment mis au jour. Ils attestent que cet édifice était en avance sur son temps sur les plans technologiques et architectural.

Construit au XIIIe siècle par les suzerains de Sienne, le bourg de Monteriggioni fut activement impliqué dans la défense de la Toscane contre la politique d’expansion territoriale des Florentins. La famille Auditore se trouva en première ligne dans ce conflit. Ils édifièrent la célèbre muraille de Monterigionni, que l’on peut encore admirer de nos jours.

Malgré les tensions qui les opposaient à Florence, les Auditore entretenaient des relations très cordiales avec les Médicis, probablement du fait de leurs origines florentines communes.

Monteriggioni résista aux assauts des Florentins jusqu’en 1554, date à laquelle la ville fut trahie par Giovannino Zeti, capitaine de la garnison exilé, qui obtint de rentrer chez lui à Florence en échange des clés de la ville.

Contre toute attente, les Auditore furent maintenus au pouvoir sous le contrôle des Florentins. Ce qui prouve que les Médicis étaient fidèles en amitié.

Machines de Leonardo

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Le mont Circé est un petit massif calcaire situé à la limite des Marches Pontines, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Rome. Sur la crête est du massif, les géologues ont trouvé des traces de fortifications. On ne sait pas qui a pu les construire, mais c’est de toute évidence l’endroit parfait pour qui veut fuir le reste du monde.

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Cet affluent du Tibre, long de 116 kilomètres, coule presque entièrement dans la région italienne de l’Ombrie. On y pratique la pêche à la mouche. Si on survit à toute cette histoire, je compte y passer mes prochaines vacances.

Et tu n’es pas invité.

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Cette vallée formée par la rivière Nera au cœur des montagnes d’Ombrie est connue pour ses routes tortueuses et ses cols escarpés. Pas franchement l’idéal pour une petite promenade de santé.

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Le Vésuve est sans doute l’un des plus célèbres volcans de l’histoire. En 79 ap. J.C., une fantastique éruption détruisit les villes de Pompéi et Herculanum. Aucune des deux villes ne fut rebâtie. Depuis cette tragédie, le monstre endormi a connu une trentaine d’éruptions. Il est à ce jour considéré comme l’un des volcans les plus dangereux du monde et menace plus de 3 millions de personnes. Il paraît que les prix baissent dans la région : c’est le moment d’investir !

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Situé à l’est du Castel dell’Ovo, le port de Naples a toujours été l’épicentre commercial de la cité. L’histoire du port remonte à l’implantation des Grecs au IX e siècle av. J.C.

A mesure que la ville se développa, le port devint une plaque tournante du commerce en europe.

Vieille de plus de 2 800 ans, la ville de Naples est le fruit d’une histoire riche et complexe. Fondée par les Grecs au VIIIe siècle av. J.C., Naples fut régulièrement conquise, perdue, puis reconquise, notamment par les Romains et les Goths. On raconte même que les Romains la reprirent en se glissant dans l’aqueduc pour entrer dans la ville au nez et à la barbe des gardes postés devant les portes.

Au Moyen-Age, les Normands prirent le contrôle de Naples et tentèrent pendant 300 ans de désigner un souverain parmi leurs généraux et leurs nobles. Ce fut ensuite au tour des Français et des Espagnols de se disputer le contrôle de la cité marchande.

La domination française commença en 1501 sous Louis XII. Mais elle ne dura que jusqu’en 1505, lorsque Ferdinand conquit la ville pour le compte de l’Espagne. C’est à cette époque que Naples devint la deuxième plus grande ville d’Europe après Paris et acquit le statut de centre de la Renaissance, avec ces artistes comme Laurana, da Messine, Sannazzaro et Ange Politien.

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Le Castel dell’Ovo est un château situé sur la petite île de Mégaride. Il tient son nom d’une légende médiévale : un sorcier aurait déposé un œuf magique sous les fondations du château afin de soutenir l’ensemble.

L’édifice d’origine était une villa fortifiée où le dernier empereur romain, Romulus Augustule, s’exila en 476. certains prétendent qu’à partir de ce jour, Romulus Augustule ne supporta plus la vue d’une omelette.

Je me demande bien pourquoi...

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Situé à une trentaine de kilomètres au sud de Rome, ce petit lac volcanique porte le nom de la ville la plus proche, Nemi. Ce lac est surtout connu pour ses épaves ne navires romains, au nombres desquels on compte de véritables palais flottants du Ier siècle. Certianes inventions embarquées à bord de ces navires paraissent étonnamment modernes avec notamment des systèmes de chauffage complexes, et un réseau de canalisations pour les bains.

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Ces collines se situent à 20 kilomètres au sud-est de Rome. Le point culminant, le mont Cavo, présente deux cratères occupés par des lacs, l’un d’eux étant le lac de Nemi. Les généraux romains venaient régulièrement célébrer ici leurs victoires, puisqu’ils leur était interdit de le faire à Rome.

Navarre

Le palais fortifié de Viana, aux mains de Louis de Beaumont, fut assiégé par César Borgia à la tête d’une armée de 10 000 hommes. Le château faisait figure de forteresse imprenable. César Borgia décida donc de tenir le siège pour affaiblir les troupes qui s’y étaient retranchées et les forcer à tenter une sortie désespérée. Il ne fut pas déçu.

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Je suppose que tu te demandes ce que César Borgia est venu faire ici. Je vais t’expliquer.

En 1506, César était emprisonné en Castille. Un complice lui fit parvenir une corde. César grimpa à la fenêtre et fit une chute de 20 mètres. Il se fractura quelques os, mais sa chute avait été amortie par un serviteur qui l’avait précédé. Le malheureux avait les deux jambes cassées, il était condamné à être capturé et exécuté. César parvint à s’enfuir en se déguisant en marchand et monta dans une petite embarcations à destination de Santander. Il rejoignit la Navarre, dirigée par son beau-frère. A l’époque, la Navarre était en proie à des troubles secrètement orchestrés par les Castillans. Le roi demanda à César de prendre la tête d’une armée de 10 000 hommes et de reprendre le château de Viana au comte de Lerin et à ses alliés castillans.

César écrivit alors cette lettre à Lucrèce : "Quand la château sera repris, je pourrai compter sur le soutien des Français et je reviendrai triomphant à Rome".

Romagne

Construit en 1435 par Niccolò III d’Este comme résidence d’été, le palais de Belriguardo fut sans cesse agrandi, jusqu’à devenir l’un des plus fameux d’Italie. Il comprenait des écuries pour 500 chevaux, des passages secrets, des couloirs majestueux, des loggias de marbre, des jardins alignés et une chapelle peinte par Cosimo Tura. Et si ce n’est pas encore assez pour susciter ton intérêt, sache qu’il offrait également une succession de grands couloirs décorés de fresques menant à la salle de Psyché, avec sa célèbre série de peintures murales détaillant les mythes romains. Pour citer un visiteur plein d’admiration : "En voyant ce magnifique palais, avec ses fenêtres lustrées aux détails en fer forgé, j’imagine qu’une petite visite de l’endroit représente environ deux kilomètres".

Bien entendu, toutes les bonnes choses ont une fin (alors que les mauvaises, comme les divas de la pop vieillissantes et le disco, ne semblent jamais s’éteindre) : en 1598, la famille d’Este quitta les lieux et Belriguardo devint une écurie, les chevaux vivant dans les salles décorées de fresques.

Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose du palais.

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