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Assassin's Creed

Base de données (ACIV): Personnages

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Date de naissance : 1692, Trinidad

Date de décès : inconnue

Né de parents ogoni esclaves à Trinidad, Adewalé fut vendu, encore enfant, à une riche plantation. Il vécut à la plantation, travailla aux champs et chercha en permanence un moyen de la quitter, mais il était peu disposé à mener une existence de fugitif.

Mais la chance finit par sourire à Adewalé. À l'approche de son seizième anniversaire, un groupe de boucaniers attaqua la plantation et s'empara de la canne, du sucre raffiné et de tous les reales qu'ils purent trouver. Adewalé saisit l'occasion et transporta une caisse de sucre dans l'une des chaloupes à bord desquelles les boucaniers avaient débarqué. Bien qu'étonnés de voir un esclaves parmi eux, les forbans lui furent reconnaissants de son aide et l'accueillirent au sein de l'équipage.

Adé navigua de nombreuses années avec ce premier groupe d'hommes. Il apprit rapidement à vivre en mer et fut heureux de développer ses compétences et de suivre ses passions. Et si son existence parmi les boucaniers ne fut pas exemple du racisme si répandu à l'époque, il le prit plus comme une occasion de s'affirmer que comme une brimade.

En 1715, la malchance frappa lorsque le navire sur lequel il se trouvait heurta un banc de sable près du port de La Havane. Les boucaniers (essentiellement britanniques, à l'époque) tentèrent désespérément de dégager leur navire, puis l'abandonnèrent à l'approche d'un galion espagnol. Mal leur en prit : ils furent dévorés par des requins-bouledogues. Adé resta à bord, prêt à affronter son sort.

Il fut emmené à La Havane pour être interrogé et les autorités locales décidèrent de l'envoyer en Espagne où, parlant couramment l'anglais, l'espagnol et le français, il ferait un excellent interprète. Quelques semaines plus tard, il fut embarqué à bord de l'un des galions constituant le convoi du Trésor en partance pour Séville.

Mais le voyage fut brutalement interrompu par un ouragan. Avec l'aide d'un jeune pirate gallois du nom d'Edward Kenway, Adé brisa ses fers puis libéra d'autres prisonniers. Adé et Edward s'emparèrent alors d'un brick et partirent juste à temps pour éviter le plus fort de la tempête. Après le passage de l'ouragan, Adé était de nouveau libre.

Dès lors, Adé navigua en tant que maître d'équipage à bord du Jackdaw, le navire d'Edward. Ayant choisi Nassau comme port d'attache, ils s'enrichirent au détriment de leurs prises et menèrent la vie dont ils avaient toujours rêvé. Mais Adé appréciait bien plus les idéaux démocratiques de cette communauté de pirates que le butin qu'ils amassaient. Voyant Edward Kenway s'enfoncer dans une avidité et une quête de gloire stérile, il se demanda s'il n'y avait pas mieux à faire de sa vie... s'il n'existait pas une cause plus noble convenant à ses aspirations.

En 1720, ces aspirations furent mises à l'épreuve lorsque le capitaine Kenway partit à la rencontre du célèbre et redouté Bartholomew Roberts. Adewalé n'avait jamais eu confiance en lui et espérait qu'Edward en arriverait à la même conclusion avant qu'il ne soit trop tard. Malheureusement, l'instinct d'Adé n'avait pas trompé. En l'absence d'Edward, les nombreux hommes d'équipage de Roberts attaquèrent le Jackdaw dans l'espoir de s'en emparer. Adé prit le commandement du brick et alla le mettre en sûreté, regrettant la perte de son capitaine, mais certain d'avoir pris la bonne décision.

Quelques mois plus tard, Adé se résolut à aller rencontrer Ah Tabai dans le village d'Assassins de Tulum. Là, il discuta longuement avec le vieux Mentor et lui posa d'innombrables question au sujet de son ordre. Ayant beaucoup apprécié ses réponses, Adé se joignit aux Assassins puis entreprit d'échafauder un plan pour retrouver son ancien capitaine.

Il s'écoula plusieurs mois avant qu'Adewalé et les Assassins apprennent qu'Edward croupissait dans une prison de Port Royal, où se trouvaient également Mary Read et Anne Bonny. Adé et Ah Tabai décidèrent d'aller les libérer. Après leur évasion (couronnée d'un succès tragique), Adé remit le Jackdaw intact au capitaine Kenway et l'invita à rendre visite aux Assassins dès qu'il le pourrait. Le moment venu, Edward le fit...

Anne Bonny database.jpg

Date de naissance : 1702, Irlande

Date de décès : inconnue

Anne était à peine adolescente lorsqu’elle quitta sa ville natale de Cork, en Irlande, pour rejoindre les colonies britannique, et gagna à seize ans les Indes occidentales au bras de son mari, Jack Bonny, un robuste mais gentil jeune homme d’un peu plus de vingt ans.

Tous deux débarquèrent à Nassau en avril 1716, où ils s’installèrent sans savoir réellement que faire de leur vie. Jack finit par trouver une place dans l’une des petites plantations, tandis qu’Anne cultiva la rêverie et l’oisiveté. Hélas, sa beauté, son caractère réservé et son indifférence envers la propriété lui valurent beaucoup plus d’attentions galantes qu’elle n’en avait jamais connu ou souhaité.

Moins un an après leur arrivée à Nassau, leur mariage était en ruine et n’avait plus d’union que le nom. Jack tâcha d’oublier en travaillant toujours plus. Anne prit de l’assurance et devint plus sociable au point de finir serveuse dans la populaire taverne d’Old Avery, au centre de Nassau. Elle eut certes quelques amants dans les années qui suivirent, mais ce sont surtout l’envie et le mépris des habitants de Nassau qui lui valurent sa réputation de catin. En l’absence de haute société pour l’humilier, ces rumeurs ne la rendirent que plus désirable.

(Note : il faut faire TRES attention, là. Et vérifier trois fois toutes les images un peu grivoises sur lesquelles on pourra tomber. 18 ans minimum, aucune exception. –OG)

(Note : On pourrait aussi insister sur cet aspect-là, pour une fois, non ? –DM)

Après avoir vécu et travaillé à Nassau sans grand entrain, Anne tomba sous le charme de voyou de « Calico » Jack Rackham. Pirate repenti, Rackham avait le profil idéal pour attirer Anne hors des liens d’un mariage terne.

C’est aussi vers cette époque qu’Anne est devenue l’amie de Mary Read, dont elle avait percé à jour le déguisement masculin. Elles devinrent très proches, au grand dam de Rackham qui menaça Mary d’user de violence si elle continuait à courtiser sa belle. Pour désamorcer la situation, Mary dévoila sa vraie nature à Rackham… qui en fut probablement ravi.

Quelques mois plus tard, pour des raisons un peu obscures, Anne, Mary et Rackham formèrent un petit équipage, se glissèrent à bord d’une goélette à l’ancre et quittèrent le port de Nassau en profitant des ténèbres. Leur but était d’exécuter quelques coups de mains rapides, avant de se retirer avec assez d’or pour subsister, mais l’incompétence de Rackham se montra une nouvelle fois désastreuse.

Moins de trois mois après leur départ, Anne et Mary se retrouvèrent seules sur le pont de leur schooner endommagé, à repousser des vagues de soldats britanniques. Jack et le reste de l’équipage étaient dans la cale, abrutis après une nuit de beuverie. Tout ce petit monde fut rapidement appréhendé. Les autorités britanniques, surprises de voir deux femmes pirates aussi féroces, firent de leur procès un spectacle. Mais Anne et Mary avaient mis au point un plan. A l’insu des Britanniques, elles se présentèrent toutes deux enceintes au procès (Anne probablement du fait des assiduités de Rackham, Mary ayant pris pour amant un marin inconnu) et révélèrent leur état à l’instant où le juge prononçait la sentence d’exécution.

Compte tenu de leur grossesse, le juge décida de surseoir à leur exécution jusqu’à l’accouchement. Mary mit au monde son enfant quelque quatre mois plus tard, mais mourut peu après en cellule d’une terrible infection. A ce jour, on ignore ce qu’est devenue Anne… A défaut de mention dans le rôle des exécutions et de certificat de décès, on pense que son père est venu à son secours, payant plus ou moins officiellement le gouverneur pour la ramener dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord. Mais nous connaissons désormais la suite. La seule question restante est : qu’allons-nous en faire ?

Ah Tabai database.jpg
Date de naissance : années 1660, péninsule du Yucatan
Date de décès : inconnue

Le nom d'Ah Tabai, qui fait référence au dieu maya de la Chasse, est un mystère et l'on sait très peu de choses sur son enfance et sa jeunesse. Nous cherchons toujours l'un de ses descendants directs, mais craignons de ne pas en trouver : peut-être a-t-il engendré plusieurs enfants, mais le seul dont nous soyons certains est mort avant l'âge de dix ans

(Note: une tragédie toute trouvée si nous parvenons à dénicher les images correspondantes. -ML)

Les autres (rares) informations dont nous disposons à son sujet se limitent aux confessions qu'il a faites aux gens qu'il connaissait. Lorsqu'il évoque son passé, il élude fréquemment les détails personnels au profit d'abstractions ou de simples indices. Il parle souvent de son admiration envers l'histoire tragique de son peuple et utilise fréquemment ces références pour illustrer la complexité des relations entre les différentes cultures et religions, soulignant souvent que "les amis et les ennemis proviennent tout autant de l'intérieur que de l'extérieur. Dans la vie, la seule certitude est celle de la surprise..."

(Note: les personnages de mentors distants peuvent marcher, mais seulement s'ils présentent une faille, une fragilité. Un besoin de rédemption. -DM)

On ignore à quel âge Ah Tabai s'est vu décerner le titre de Mentor et quelle fut l'étendue de son influence sur les Assassins des Indes occidentales. On sait en revanche qu'il a entretenu des contacts relativement réguliers avec les Assassins des Colonies britanniques, au nord, ceux de différentes régions d'Europe et d'Afrique et ceux de Chine. On sait aussi qu'il a joué un rôle important dans l'ouverture de sa branche de la Confrérie à des hommes et des femmes de toutes professions et conditions, essentiellement des Européens, des Africains et des natifs de la région.

Du fait de ses origines mayas, Ah Tabai connaissait les récits et rumeurs relatifs à l'antique Observatoire. Et lorsqu'on se mit à parler d'un nouveau "Sage" en 1713, Ah Tabai se lança à sa recherche, estimant que la protection de ce site ancien et mystérieux revenait aux Assassins. Ah Tabai mit à contribution un grand nombre d'Assassins, espérant que leurs réseaux d'espions et d'informateurs le mèneraient vers son objectif. Cependant, au bout de deux ans, il n'avait encore reçu aucune information probante.

Au début de 1715, un Assassin britannique chevronné du nom de Duncan Walpole arriva au campement d'Ah Tabai, où il fit part de son désir de bénéficier de la formation du Mentor. Ah Tabai trouva la requête étrange mais flatteuse, car Walpole avait déjà atteint une maîtrise auxquels peu d'Assassins étaient parvenus. Il accepta et, après quelques mois d'entraînement intensif, Ah Tabai en vint à considérer Duncan Walpole comme l'un de ses plus estimés collègues. (Un montage d'entraînement. J'adorerais voir ces images. -ML)

En juin 1715, on apprit que les Templiers avaient localisé le Sage et le détenaient en territoire espagnol, loin au sud. Percevant une occasion de porter un rude coup à ses ennemis, Ah Tabai confia à Duncan Walpole la tâche consistant à rassembler divers Assassins des Indes occidentales et à prendre d'assaut le navire des Templiers chargé d'amener le Sage vers La Havane. Duncan Walpole accepta la mission... et disparut.

Ce n'est qu'à l'issue de la désastreuse intervention d'Edward Kenway à La Havane qu'Ah Tabai découvrit la portée de la trahison de Walpole.

Anto database.jpg

Date de naissance : 1670

Date de décès : inconnue

Né dans la tribu des Ashanti, dans la région d’Alon, en Afrique de l’Ouest, Anto fut vendu comme esclave alors qu’il approchait de l’âge d’homme, et expédié en Jamaïque. Il parvint rapidement à s’enfuir avec l’aide du légendaire guerrier Cudjoe et fonda une communauté de marrons près de Kingston. Là, il établit de bonnes relations avec les marchands locaux et il commença à mener des raids contre les plantations afin de libérer des esclaves et de constituer une armée.

S’il a dirigé le bureau des Assassins, Anto a toujours eu pour priorité la libération des esclaves.

(Note : Son nom signifie : né après la mort de son père. Un truc à exploiter. –JM)

John Roberts database.jpg

Date de naissance : 1682, Pays de Galles

Date de décès : 1722, côte de l’Afrique occidentale

En dehors de ses origines galloises, on ne sait que peu de choses sur John Roberts, véritable nom de l’homme qui allait acquérir la célébrité sous le surnom de « Black Bart » (et la conserver bien après sa mort).

On considère généralement qu’il a pris la mer à un très jeune âge (probablement 13 ans), mais son nom n’apparaît dans un document historique qu’en 1718 : il figure alors sur le rôle de l’équipage d’un navire marchand de la Barbade (ou des Barbades comme on disait à l’époque). Son portrait s’affine considérablement dans l’année qui suit. On sait désormais qu’il a été enrôlé de force dans un équipage pirates par le redoutable Howell Davis, alors qu’il naviguait sur un navire négrier commandé par le capitaine Abraham Plumb. Et s’il est probable que Roberts n’ait jamais envisagé de se faire pirate, il semble avoir fait contre mauvaise fortune bon cœur lors de son enrôlement en déclarant : « Que la vie soit aussi joyeuse que courte, telle sera ma devise. »

Quelques mois plus tard, Davis trouva la mort lors d’une embuscade au large de la côte portugaise de Principe, et Roberts fut rapidement élu à l’unanimité à son poste. Voilà qui témoigne de son charisme et de ses talents innés pour le commandement, car il n’avait entamé sa carrière de pirate que depuis quelques mois. C’est à ce moment qu’il se choisit le prénom de Bartholomew, probablement en mémoire de Bartholomew Sharp, un pirate de renom qui avait disparu deux décennies auparavant.

Comptant parmi les pirates les plus intelligents et fins stratèges de l’âge d’or, Roberts était un homme robuste, qui aimait souligner sa beauté à l’aide de vêtements soignés. D’un port digne sans se montrer hautain, il avait les cheveux presque noirs et un teint hâlé probablement dû à quelque deux décennies passées en mer. Il portait souvent de nombreux pistolets attachés à de longues brides de soie qu’il accrochait à l’épaule.

Ses tactiques étaient généralement radicales, mais rarement improvisées. Il ne se lançait jamais à l’assaut sans avoir mûrement réfléchi, même si ses idées semblaient relever du suicide pour quiconque n’était pas accoutumé à ses méthodes. Avec environ 400 prises de navires en trois ans, il a fait dix fois mieux que le meilleur pirate de l’époque, même si plus de la moitié de ces navires n’étaient guère que des pirogues.

La plus grande prouesse de Roberts fut sans conteste le vol d’un navire du Trésor chargé à ras bord, alors qu’il faisait partie d’une escadre armée composée de quarante-deux navires portugais. Selon les récits, Roberts a arboré un faux pavillon, navigué à l’ancre et pris un officier en otage. Il a obtenu de celui-ci qu’il lui indique où mouillait le navire chargé de marchandises les plus précieuses. L’information obtenue, Roberts vint bord à bord du navire en question, s’en empara discrètement et repartit sans que la quarantaine d’autres navires ait la moindre idée de ce qui s’était passé.

Roberts n’était pas opposé à l’esclavage, mais cela ne l’empêchait pas de traiter correctement les Africains qui servaient librement à son bord. Il lui arriva cependant de vendre des esclaves lorsque les nécessités économiques l’imposaient et alla même jusqu’à incendier un navire négrier où étaient enchaînés 80 hommes parce qu’il était poursuivi et n’avait plus de places à son bord pour les esclaves.

Peu après cet incident, Roberts fut traqué par les autorités britanniques près des côtes de l’Afrique occidentale, non loin de l’endroit où il avait entamé sa carrière de pirate. Pris en embuscade, il revêtit sa plus belle tenue, monta sur le pont de son navire, qu’il commanda sous une grêle de boulets et de mitraille. Touché à la gorge, il s’écroula sur le pont, s’adossa à l’un de ses canons et se vida de son sang sans mot dire.

Pensant qu’il se reposait, ses hommes le tancèrent jusqu’à ce qu’ils découvrent la vérité. Lorsqu’ils comprirent la situation, ils saisirent son cadavre et le jetèrent à la mer, lui offrant ainsi des obsèques navales et privant les Britanniques de la possibilité de le donner en spectacle. La carrière tumultueuse du courageux et audacieux Bartholomew « Black Bart » Roberts s’acheva dans une éclaboussure.

Benjamin Hornigold database.jpg

Date de naissance : milieu des années 1680

Date de décès : 1719

Benjamin Hornigold est probablement né à Norfolk, en Angleterre, même si on n’a retrouvé aucune preuve formelle. On ignore également tout du début de sa vie. Les premières traces de lui ont trait à ses premiers exploits de pirate dans les Indes occidentales en 1713-1714

Il fut l’un des premiers pirates à faire son apparition après la guerre de Succession d’Espagne, ce qui tend à nous faire penser qu’il faisait partie des centaines de corsaires que la paix priva de ressources. Comme beaucoup d’autres marins britanniques, Hornigold passa l’essentiel de son existence au Bahamas, s’installant finalement à Nassau. C’est là qu’il entama sa carrière d’authentique pirate, même s’il continuait à se considérer comme corsaire, du moins les premières années.

Navigateur et stratège de talent, Hornigold était dépourvu de la dureté nécessaire pour réussir dans ce « métier ». Il se refusa ainsi, jusqu’en 1716, à attaquer les navires anglais par loyauté envers son pays natal.

(Note : Un pirate doté du sens de l’honneur… ça ferait un magnifique héros. AHHA, si jamais Edward Kenway ne répondait pas à nos attentes. –JM)

(Note : D’accord, J. Et son absence de pilosité faciale est un bonus. Les barbes de la plupart de ces types ressemblent à des nids de hiboux. Eurk –ML)

Hornigold continua ses activités de piraterie, en 1717 et 1718, cherchant en permanence à améliorer la situation de Nassau. Mais lorsque commencèrent à circuler des rumeurs de pardon accordé par le roi George Ier de Grande-Bretagne à tous les pirates prêts à cesser leurs méfaits et à se retirer. Hornigold, conscient de sa situation, songea à l’accepter. Ceci provoqua la colère de ses plus proches compères, Charles Vane en tête, qui considérait ce pardon comme une lâche reddition.

Le jour décisif arriva : à l’été 1718, le capitaine Woodes Rogers arriva à Nassau à la tête d’une escadre de sept grands voiliers et se déclara gouverneur, au nom du roi. Chargé de débarrasser les Bahamas de tous les pirates, Rogers n’était pas un homme à prendre à la légère. Hornigold, las de défendre une république que personne ne semblait prêt à soutenir, se rendit au gouverneur et accepta le pardon.

Dans l’année qui suivit, l’admiration de Benjamin Hornigold envers le capitaine Rogers ne cessa de croître et il servit en tant que corsaire au profit du gouverneur le plus souvent possible, acquérant au passage une renommée dépassant de loin celle qu’il avait pu avoir en tant que pirate. Mais sa chance tourna lorsque ses activités le ramenèrent vers son vieil ami Edward Kenway, toujours pirate.

Benjamin Hornigold mourut dans des circonstances mystérieuses à l’été 1719, quelque part dans la partie ouest de la mer des Caraïbes.

Jack Rackham database.jpg

Date de naissance : 1682, Jamaïque

Date de décès : 1721, Jamaïque

Faisant partie des rares pirates originaires des Indes occidentales, Jack Rackham est né à la Jamaïque, à l’époque où Port-Royal état un nid de canailles. Ceci peut expliquer son manque de moralité : il était souvent ivre, ne prenait presque rien au sérieux et passait le plus clair de son temps à courir les jupons. Il abusait de son charme ravageur pour se sortir des mauvais pas. En revanche, il n’avait rien d’un stratège ni d’un combattant.

Surnommé Calico en raison e son penchant pour les étoffes imprimées d’Asie et des Indes orientales, il était piètre marin et plus médiocre pirate encore et préférait les actions à courtes vue qui servaient ses propres intérêts immédiats à toute réflexion stratégique. Il passa probablement la moitié de sa vie d’adulte ivre et son faible pour les femmes l’emportait sur les activités les plus élémentaires telles que l’alimentation et le sommeil. Son charme désarmant, sa beauté et son sens de la repartie le menèrent loin, mais même la plus longue fête finit par prendre fin, et il faut ensuite nettoyer et ranger…

Après s’être mutiné contre Charles Vane et avoir abandonné son ancien capitaine à bord d’une petite embarcation en piteux état, Rackham écuma les Indes occidentales pendant quelque 2 mois avant de regagner Nassau et d’accepter le pardon offert par le gouverneur Rogers. Est-il revenu par ennui ou afin d’y séduire une femme qu’il convoitait ?

Il est fort possible que la seconde hypothèse soit la bonne, car il ne tarda pas à entretenir une liaison avec une femme mariée : la troublante Anne Bonny, de vingt ans sa cadette. Lorsque l’adultère fut découvert, le mari d’Anne fut si atterré par l’infidélité de sa femme qu’il chercha à la faire arrêter et fouetter. Rackham proposa de payer le divorce, mais l’époux trahi ne voulut pas en entendre parler.

A court de possibilités, Anne et Jack décidèrent de s’éclipser et de reprendre la mer comme pirates. Mary Read, toujours travestie en homme, se joignit à leur équipage, et ils partirent tous les trois en quête de liberté. Ils n’allèrent cependant pas bien loin. Moins de quatre mois après avoir fui Nassau, ils furent capturés et jugés. Jack fut enfermé dans une prison jamaïcaine, peut-être dans une cellule voisine de celle de son ancien rival Charles Vane.

Il fut pendu quelques semaines plus tard et son corps demeura sur le gibet de Port Royal, sur un îlot aujourd’hui appelé Rackham’s Cay.

Caroline Scott database.jpg

Date de naissance : 1691

Date de décès : 1720

Fille d’Emmett et Elizabeth Scott, Caroline est née à Bristol, en Angleterre, dans une famille prospère de marchands et de fonctionnaires. Après avoir reçu de son père une modeste éducation, elle poursuivit ses études par elle-même, lisant chaque fois que ses tâches domestiques lui en laissaient l’occasion. Partageant son temps entre l’étude et l’aide qu’elle apportait à sa mère dans la gestion de l’affaire familiale, elle devint une jeune femme posée et pleine d’assurance, plus intelligente et instruire que ne l’exigeait sa condition.

Caroline fit la rencontre d’Edward Kenway devant l’Auld Shilelagh, à l’issue d’une altercation avec des ivrognes. Venue chercher une de ses servantes, elle découvrit Edward qui l’aidait à échapper aux griffes de brutes avinées bien connues à Bristol. Reconnaissante, Caroline accepta de le rencontrer de nouveau, mais sans songer une seconde à une histoire d’amour.

Cependant, contre toute attente, l’amour naquit. Edward et Caroline devinrent très proches, tombèrent amoureux au grand dam d’Emmett Scott. Il avait en effet déjà promis sa fille au fils d’un riche responsable de la Compagnie des Inde orientales et exprimait son mécontentement à la moindre occasion. Mais ce fut vain : Caroline et Edward se marièrent en 1712.

Pendant un temps, cette union improbable parut destinée à produire un long et heureux mariage. Mais ses habitudes et son irresponsabilité prirent le pas sur le profond amour qu’éprouvait Edward pour sa femme. Insatisfait d’un statut qu’on qualifierait aujourd’hui de « classe moyenne », Edward avait des rêves de grandeur et l’idée de devenir corsaire pour se battre contre les Espagnols dans les Indes occidentales ou, à défaut, d’y acheter des terres pour devenir planteur, tourna à l’obsession. Caroline tenta de l’en dissuader, mais en vain.

Ses excès d’alcool et ses rêves éveillés eurent raison de son mariage. Pire encore, Caroline découvrit qu’elle était enceinte et ne vit pas en Edward l’image d’un père responsable. Elle décida de le quitter pour retourner vivre chez ses parents. Edward en fut peiné, mais cela ne le guérit pas de ses idées fantasques. Au contraire, il redoubla d’efforts et partit pour le Nouveau Monde afin de prouver à la terre entière qu’il était un homme de qualité.

Quelques mois après le départ d’Edward, Caroline accoucha d’une petite fille qu’elle appela Jennifer. Les années suivantes, son humeur alterna entre grandes joies et chagrin écrasant. Elle avait une magnifique petite fille et une mère attentionnée, mais son père, particulièrement vindicatif, ne la considéra plus jamais comme sa fille.

Au début de 1720, la tragédie la frappa de manière pernicieuse : Caroline tomba malade et dépérit chez ses parents, malgré ses efforts en vue de recouvrer la santé. Emmett Scott, persuadé que la maladie de sa fille était, sinon feinte, du moins due à ses fautes, ne la soutint guère. Hélas, l’affection était bien réelle. Caroline Scott Kenway mourut en 1720dans la demeure de ses parents sur Hawkins Lane, à Bristol.

Charles Vane database.jpg

Date de naissance : 1680, Angleterre

Date de décès : 1721, Jamaïque

L’une des phrases les plus fréquentes des biographies des pirates de l’âge d’or est : « On ne sait que peu de choses de la jeunesse de cet homme… » Charles Vane ne fait pas exception à la règle. On ignore où il est né, où il a grandi et quand il s’est embarqué pour la première fois. Mais peut-être est-ce aussi bien, car cela renforce le mystère entourant cet homme à la fois étrange et instable.

Il est en effet sans conteste l’un des membres les plus instables de la « bande volante » ; le groupe de pirates qui s’installa un temps à Nassau. Charles Vane débuta sa carrière comme la plupart des pirates de l’époque ; honnêtement, en tant que corsaire naviguant pour le roi. Probablement établi en Jamaïque en 1715, il fut l’un des nombreux hommes à prendre part à l’assaut mené par Henry Jennings contre une expédition espagnole visant à récupérer l’or englouti la même année lors du tragique naufrage sur les côtes de Floride.

Un an plus tard, il était devenu impossible de continuer à mener honnêtement une vie de corsaire, car les gouverneurs britanniques répugnaient à violer le traité d’Utrecht qui bannissait tout acte d’agression entre les ressortissants et les navires des grands empires. L’éventail des possibilités se réduisant, Vane rejoignit Nassau, où s’étaient établis un grand nombre de ses anciens collègues.

D’un caractère soupe au lait et d’une cruauté féroce, Charles Vane se forgea rapidement une réputation de capitaine difficile. En 1717 ou 1718, l’un de ses vieux amis, « Calico » Jack Rackham, rejoignit son bord en tant que maître d’équipage. Ils firent équipe pendant quelques temps, vivant et jetant l’ancre à Nassau, à l’instar de Benjamin Hornigold, Ed Thatch et Henry Jennings.

Lorsque le gouverneur Woodes Rogers arriva à Nassau, pendant l’été 1718, pour offrir le pardon à tous les pirates qui vivaient là, Vane fit partie de ceux qui refusèrent de soumettre. Après avoir envoyé à Rogers une lettre de reproches assez acide, Vane et ses hommes expédièrent un brûlot sur les navires du gouverneur assurant le blocus et se glissèrent hors du port de Nassau.

Pendant les mois qui suivirent, ces pirates privés de foyer écumèrent les Bahamas, s’abritant dans les anses et les criques et cherchant un endroit où s’établir. En novembre 1718, Vane fit même voile vers les Carolines pour y retrouver Ed Thatch, espérant convaincre son vieil ami de rallier l’ancienne bande pour reprendre Nassau aux Britanniques. Face au refus de Thatch, il se retrouva à courts d’idées.

Alors que Vane regagnait les Indes occidentales, il croisa un brigantin français. Ayant autre chose en tête, il décida de ne pas l’attaquer. Ce ne fut pas au goût de certains membres de son équipage, en particulier de « Calico » Jack Rackham, qui en était venu à haïr le style de commandement dictatorial de Vane. Peu après le refus de Vane d’attaquer, Rackham et quelques hommes gagnés à sa cause se mutinèrent, relevèrent Vane de son commandement et le laissèrent à la dérive à bord d’un petit sloop.

Quelques semaines plus tard, Vane se retrouva sur une petite île au sud de Cuba. Il resta longtemps seul, même si l’on pense qu’il entretint des contacts avec quelques pêcheurs de la région. Sans que l’on sache pourquoi, Charles Vane ne se montra que lorsqu’il vit passer un navire britannique, qu’il parvint à persuader de venir mouiller à proximité. Hélas pour Vane, le capitaine du navire reconnut en lui le célèbre pirate et refusa de le prendre à bord. Plusieurs semaines s’écoulèrent et Vane commença à désespérer.

Il vit finalement passer un autre navire britannique. Il parvint à attirer son attention et, cette fois, à monter à bord. Il fit de son mieux pour demeurer discret mais, par un cruel coup du sort, le capitaine du premier navire qu’il avait hélé se trouvait à bord du second en tant que passager. Il remarqua Vane au bout de quelques jours et le dénonça à l’équipage. Vane fut immédiatement arrêté et amené à Kingston pour y être jugé.

Il croupit près d’un an en cellule avant d’être exécuté au début de 1721.

Danseuses Courtisanes database.jpg

Euphémisme hypocrite désignant les femmes exerçant le plus vieux métier du monde : la prostitution. Pour une poignée de pièces, les « danseuses » sont prêtes à distraire les gardes et à intervenir dans les bagarres. Elles ont probablement aussi des histoires incroyables à raconter, si l’on prend la peine de les écouter.

(C’est quoi ça ? Qui a donné son aval à ce paragraphe ? –OG)

Duncan Walpole database.jpg

Date de naissance : 1679

Date de décès : 1715

Second cousin de Robert Walpole, le « premier Premier ministre » de Grande-Bretagne, Duncan mena une existence relativement aisée et confortable jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Il rejoignit alors la marine royale en tant qu’aspirant, rêvant d’être promu officier. Son caractère impétueux ralentit cependant sa progression, ce qui le fit bouillir d’impatience.

Après trois ans de service, son intérêt pour la marine royale s’était totalement évanoui. Déterminé à obtenir un poste au sein de la Compagnie des Indes orientales, il tomba sur un de ses camarades auquel il vouait respect et admiration. L’homme présenta à Walpole l’ordre des Assassins et ses enseignements.

D’abord méfiant, Duncan consacra bientôt à cet ordre une ferveur et un allant dont il n’avait jamais fait preuve dans la marine. Il progressa et sa réputation grandit. Mais son caractère et son impulsivité (auxquels était venue s’ajouter une arrogance croissance) demeurèrent un obstacle et il fut bientôt connu pour ses fréquentes altercations avec les aînés de l’ordre britannique des Assassins.

Il demeurait cependant pour eux un atout, au point que son Mentor lui demanda en 1714 de gagner les Indes occidentales, de prendre contact avec les membres locaux de l’ordre et de rencontrer leur Mentor, Ah Tabai. Walpole accepta la tâche avec empressement et quitta l’Angleterre dans le mois qui suivit.

Les Assassins d’Angleterre n’entendirent plus jamais parler de lui…

Edward Thatch database.jpg

Date de naissance : 1680, Angleterre

Date de décès : 1718, Caroline du Nord

Connu, selon les sources, sous les noms de Thatch, Teach, Theach, Tache, Titche, Teatch, Tack et bien d’autres, nous sommes quasiment certains que cet Edward est né à ou près de Bristol et a pris la mer assez jeune, probablement à l’adolescence. On estime également qu’il est arrivé dans les Indes occidentales peu après avoir quitté l’Angleterre.

Si tel est bien le cas, Ed Thatch a largement pris part à la guerre de Succession d’Espagne, un conflit qui a mis aux prises presque tous les empires européens : la Grande-Bretagne s’y opposa aux royaumes de France et d’Espagne. Au cours des années 1700 à 1713, Thatch a probablement été corsaire ou, à tout le moins, marin sur un navire marchand, au service de la couronne, portée à l’époque par la reine Anne.

Mais le traité d’Utrecht, qui rétablit la paix en Europe en 1713, laissa Thatch et ses camarades sans travail, loin de chez eux. Afin de subvenir à leurs besoins, ils se tournèrent alors vers la piraterie. Thatch se lia d’amitié avec un capitaine du nom de Benjamin Hornigold et rejoignit bientôt son bord en tant que maître d’équipage, a priori entre 1714 et le début de 1716.

Thatch, Hornigold et le reste de la « bande volante », surnom que s’étaient choisis ces pirates, s’installèrent à Nassau et commencèrent à échafauder des plans bien plus vastes et audacieux que ceux de la plupart des pirates de l’époque. Désireux de disposer d’un pays à eux, ils se mirent en tête de transformer Nassau en un havre de liberté ouvert à tous ceux qui désiraient échapper aux règles des empires.

Alors que croissait la réputation de marin capable et redoutable de Thatch, ses idées en matière de piraterie en firent autant. Dans la deuxième moitié de 1717, après s’être laissé pousser une barbe aussi longue qu’effrayante, il prit le nom de Barbe-Noire et entreprit de se renforcer la renommée de pirate le plus craint de toutes les Indes occidentales. Thatch était conscient du pouvoir des légendes et s’ingénia à entretenir la sienne en ornant fréquemment son chapeau de mèches lentes qui l’entouraient d’un nuage de fumée terrifiant ou mettant au défi son équipage de demeurer le plus longtemps possible dans la cale empuantie par des fumées de soufre.

Après avoir aidé Hornigold à s’emparer d’un bon nombre de navires, Edward Thatch finit par acquérir le sien en septembre 1717. Il s’agissait de l’Adventure, commandé par un pirate improbable, Stede Bonnet. Pendant deux mois, Thatch commanda l’Adventure, Stede profitant du statut de passager. En novembre, la situation de Thatch s’améliora encore lorsqu’il captura un navire négrier de belle taille appelé la Concorde. Après l’avoir rebaptisé Queen Anne’s Revenge en l’honneur de la reine de la dynastie Stuart, Edward « Barbe-Noire » Thatch devint l’un des pirates les plus redoutés et les plus meurtriers des Caraïbes.

Il passa l’année suivante à terroriser les Indes occidentales et les régions voisines avant de faire voile vers les colonies britanniques d’Amérique du Nord. Il y terrifia une ville entière en faisant le blocus du port de Charles-Towne, en Caroline du Sud, afin de se procurer des remèdes pour son équipage malade.

Mais peu après avoir réussi cet audacieux stratagème, Barbe-Noire décida qu’il en avait assez de la vie de pirate. Il approchait de la quarantaine et avait perdu le goût pour ce grand jeu. Au début de l’été 1718, il a accepté sans enthousiasme le pardon de son ami Charles Eden, gouverneur de Caroline du Nord. Mais dès la fin du mois d’août, il est retombé dans ses errements passés, limitant cependant ses activités aux côtes sud-est des colonies britanniques d’Amérique du Nord. Il ignorait qu’Alexander Spotswood, le gouverneur de Virginie, était parfaitement au fait de ses activités et s’apprêtait à organiser une expédition afin d’éradiquer ce nid de vipères.

En novembre 1718, Spotswood proposa de l’argent au lieutenant Maynard afin qu’il exécute cette tâche. Prenant le commandement d’une flottille de quelques navires rapides adaptés à la navigation dans les bras de mer peu profonds où Barbe-Noire aimait à se cacher. Maynard entama la traque de sa proie. En croisant divers navires, il apprit que Barbe-Noire mouillait probablement sur la côte intérieure d’Ocracoke Island, qui formait un repaire idéal pour un pirate. Le 21 novembre, au crépuscule, Maynard et son équipage aperçurent la bande de Barbe-Noire, mais décidèrent d’attendre la marée pour attaquer. Le lendemain à l’aube, l’équipage de Maynard se glissa dans la baie et approcha du navire de Barbe-Noire. Ils furent accueillis par une volée de coups de pistolet et de canon. Maynard décida alors de se replier, ce qui permit à Barbe-Noire et à ses hommes de tenter de fuir dans les eaux peu profondes.

Mais Maynard était tenace : il revint à l’assaut et rattrapa le sloop de Barbe-Noire. Ce dernier tira une bordée dévastatrice, tuant quelques hommes de Maynard et en blessant la plupart. Lorsque Barbe-Noire vint examiner les dégâts qu’il avait causés, il ne constata aucun mouvement à bord du navire de Maynard. Estimant qu’il avait tué la majorité de l’équipage adverse, il ordonna à ses hommes de prendre d’assaut le navire.

Il ignorait que Maynard avait fait descendre la plupart de ses hommes sous le pont, où ils devaient attendre l’ordre d’attaquer. Lorsque Barbe-Noire et son équipage abordèrent, les hommes de Maynard leur tombèrent littéralement dessus. Il s’ensuivit un affrontement bref mais sanglant au cours duquel l’équipage de Maynard prit rapidement l’avantage. Selon tous les récits, Barbe-Noire se battit comme un démon enragé, recevant cinq balles de pistolet et une bonne vingtaine de blessures à l’arme blanche.

Mais même les hommes de légende sont mortels et Barbe-Noire succomba d’un coup d’épée large à la nuque. Il fut décapité et son corps fut jeté par-dessus bord où, selon certains récits, il fit à la nage trois fois le tour du navire avant de couler. Sa tête fut suspendue au beaupré du navire de Maynard et rapportée au gouverneur Spotswood à titre de preuve de la mort du redouté pirate Edward « Barbe-Noire » Thatch. Près de trois siècles plus tard, sa légende demeure cependant bien vivante.

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Date de naissance : 1693, Pays de Galles

Date de décès : 1735, Angleterre

Edward James Kenway est né le 10 mars 1693 à Swansea, au Pays de Galles, de Bernard Kenway, de Manchester, et de Linette Hopkins, de Cardiff. Avant qu’Edward ait atteint l’âge de dix ans, son père installa la famille dans une petite ferme en bordure de Bristol, un port voisin au sud-ouest de l’Angleterre.

(Note : je m’interroge sur l’intérêt d’un personnage principal GALLOIS. On peut faire du remplacement automatique de dialogue ? Je connais un grand acteur londonien qui ferait parfaitement l’affaire. Il parle un anglais standard très râpeux. –DM)

Ce déménagement affecta beaucoup l’humeur du jeune Edward. Privé de ses amis et d’exutoire à son inépuisable énergie, il devint turbulent. A l’approche de l’adolescence, il se mit à passer beaucoup plus de temps en ville qu’à la ferme, attiré par l’animation urbaine au point d’en oublier la prudence. A l’âge de seize ans, il ne faisait plus que de rares passages chez ses parents, préférant les frasques et les relations douteuses aux responsabilités familiales.

A la fin de 1711, alors qu’il avait dix-sept ans, il fit la connaissance de Caroline Scott, une jeune fille d’une famille relativement aisée. Leur relation débuta prudemment, Caroline ayant déjà été promise au fils rustaud d’un riche responsable de la Compagnie des Indes orientales. Mais le charme d’Edward l’emporta et Caroline et lui se marièrent moins d’un an après leur première rencontre. Cette union provoqua la colère du père de Caroline et fit jaser tout Bristol.

(Note : le garçon beau mais pauvre qui épouse la riche et jolie jeune fille… C’est du pain béni, ça ! –RL)

Au cours des premiers mois de leur mariage, Edward prit la décision de s’occuper au mieux de sa femme et de lui offrir tout ce que réclamait sa position. Mais les rêves grandioses d’Edward et l’opinion surestimée qu’il avait de ses capacités l’empêchèrent d’assumer les responsabilités quotidiennes. Un an plus tard, il avait de nouveau succombé à ses vieux démons : la boisson, la bagarre et l’oisiveté.

C’est durant cette sombre période qu’Edward se remit à penser à l’un de ses vieux rêves : s’embarquer au sein d’une flottille corsaire en partance pour les Indes occidentales afin de combattre les Espagnols et de s’emparer de l’or et des marchandises que convoyaient leurs navires. Il affirma à Caroline que c’était le meilleur moyen de faire rapidement fortune. Plus sensée et prudente, Caroline cherche à l’en dissuader.

(Note : Elle est pénible ? Elle le gonfle ? Est-ce qu’elle donne envie de l’aimer ou pas ? Parce que je n’ai pas envie que les décisions d’Edward passent mal auprès du public. Le héros, c’est lui. Et évitons les scènes on le verrait boire ou jouer… -OG)

A l’été 1712, Caroline comprit qu’elle ne parviendrait pas à retenir son mari. Elle prit en grippe les projets d’Edward et le quitta pour retourner vivre chez ses parents. Cet abandon secoua Edward, mais renforça sa résolution à faire rapidement fortune afin de prouver des capacités qu’il avait toujours claironnées. Dans le mois qui suivit, il partit pour les Indes occidentales om il rencontra le corsaire Benjamin Hornigold et son maître d’équipage, Ed Thatch.

Edward passa la première moitié de l’année 1713 à arpenter la passe au Vent avec ces deux marins endurcis. Mais, à la même année, le sort lui décocha un nouveau coup. La signature du traité d’Utrecht mit fin aux hostilités entre les grands empires et tarit les perspectives des corsaires britanniques. Pauvre, privé de ressources et à des milliers de milles de chez lui, Edward et ses collègues s’installèrent sur l’île de New Providence, aux Bahamas, pour réfléchir aux possibilités qui s’offraient à eux.

Pour Edward, ce fut une période agréable. Dans la petite ville de Nassau, il découvrit une existence très différente de celle qu’il avait quittée. L’atmosphère pleine d’animation et de liberté de ce petit campement le séduisit et il y succomba entièrement. L’alcool, le jeu, les femmes, le désir simple de vivre comme on l’entendait… Mais malgré son insouciance, sa chère Caroline ne quittait jamais vraiment ses pensées. S’il parvenait à quelque chose aux Indes occidentales –travailler dans une plantation, peut-être -, il pourrait la reconquérir à son retour.

Mais en l’absence de concrétisation des convictions, les habitudes prennent le dessus et Edward ne tarda pas à reprendre la mer avec ses amis pour faire ce qu’ils savaient le mieux. Ayant perdu le statut de corsaires, ils se firent pirates, indifférent à leur roi et à leur pays, et cherchèrent fortune le sabre et le pistolet à la main, priant pour que leur fin n’arrive pas trop vite…

(Note : si on réussit à gommer certains de ses traits les moins sympathiques, ça fait une SUPER trame de fond. Edward va devenir une star. –OG)

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Date de naissance : inconnue

Date de décès : inconnue

On ne sait presque rien d’El Tiburon (le Requin) en dehors des rares occasions où il a croisé le chemin d’Edward Kenway. Sa loyauté indéfectible envers son employeur, Laureano Torres, pourrait indiquer un lien de parenté, mais cela ne nous aide pas vraiment.

Si nous voulons en savoir plus au sujet de ce garde silencieux, le plus simple serait de découvrir un descendant du gouverneur et de remonter le fil de sa vie jusqu’à ce que nous trouvions une confluence utilisable. A défaut, je doute que nous trouvions quoi que ce soit.

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Au XVIIe siècle, l’empire britannique devint la principale puissance coloniale, avec pour grandes rivales la France et l’Espagne.

Après s’être allié aux Pays-Bas et au Saint Empire romain germanique pendant la guerre de Succession d’Espagne, l’empire britannique s’étendit grâce à des possessions ravies à l’Espagne et à la France, et prit le contrôle du commerce des esclaves en « Amérique espagnole ».

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Puissance d’envergure déjà mondiale, l’Espagne vainquit, du XVe au XVIIe siècle, des adversaires puissants tels que les Aztèques et les Incas en exploitant des rivalités intérieures.

(Note : et en propageant des maladies, n’attribuons pas tout au pouvoir de l’épée. –JM)

Cupide et veillant jalousement sur les métaux précieux que lui fournissaient ses nouvelles colonies, l’empire espagnol pratiqua avec enthousiasme le commerce des esclaves à travers l’Atlantique et défendit âprement ses voies maritimes commerciales.

En 1701, l’Espagne fut confrontée à une féroce guerre de succession. A la fois guerre étrangère et civile, elle prit fin par une série de traités signés en 1713 et 1714. Ils laissèrent le roi Philippe V sur le trône, mais la lignée revint au trône de France.

(Note : soyons clairs, il n’en faisait pas grand usage. –RL)

Philippe garda son titre d’empereur au-delà des mers, mais dut remettre une large part de ses possessions aux britanniques, qui reçurent aussi le monopole du commerce des esclaves avec l’Amérique espagnole pour une période de trente ans.

Le siècle fut néanmoins prospère pour l’empire espagnol, car sa réputation marchande crut considérablement sous l’influence des Bourbon jusque dans les années 1780.

(Note : Ah, ça fait plaisir d’apprendre qu’ils se sont remis de la perte de la traite des esclaves. Ce Philippe V connaissait son métier. –JM)

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Date de naissance : 1682

Date de décès : 1717

Hilary Flint est le benjamin de la fratrie de trois garçons d’une riche famille d’Angleterre. Vilain petit canard de la couvée, il appréciait la solitude que procure l’étude. Grand amateur de mathématiques et de sciences, il développa un intérêt tout particulier pour les explosifs, ce qui le classa dans la catégorie « enfant à problème ».

Pour le remettre sur le droit chemin, ses parents l’envoyèrent dans une école militaire, où il se lia d’amitié avec de nombreux élèves et se vit ouvrir les portes de plusieurs sociétés secrètes.

Une fois diplômé, ses relations lui permirent de rejoindre les Templiers. Sa jovialité et son obsession pour les armes à feu en firent un atout important.

On lui prête une liaison avec l’Assassin Rhona Dinsmore, mais sans plus de détails. Elle disparaît des sources après la mort de Flint à l’âge de trente-cinq ans.

(Note : Il est mort à 35 ans ? Quel dommage ! –ML)

(Note : Ouais, ben en général, pas de fumée sans… explosifs. –RL)

(Note : Dinsmore était inconstante. Elle avait déjà quitté un mari lorsqu’elle a rencontré Flint. Est-ce que le moindre habitant de La Havane savait qu’elle était mariée ? –ML)

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Ces marins passablement abrutis par le rhum et le soleil peuvent des montrer utiles de bien des manières. Tout d’abord, en formant des groupes dans lesquels Edward peut se fondre pour se dissimuler ; ensuite, en tant qu’alliés en cas de rixes. Mais si vous souhaitez qu’ils se battent à vos côtés, penser à garnir votre bourse : un pirate saoul reste un pirate.

(Pourquoi ces types sont-ils toujours en troupeau ? On ne pourrait pas en trouver quelques-uns suspendus à un lustre ou endormis à côté d’un âne ? –OG)

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Date de naissance : 1686

Date de décès : 1717

Née en Chine de parents rebelles, Jing Lang apprit à se battre dès sa plus tendre enfance, mais dut essentiellement sa survie à ses dons pour la diplomatie et les langues et à sa curiosité.

Son ambition la poussa à épouser le fils d’un général de la dynastie Qing et à rejoindre les rangs de l’Ordre des Templiers, ce qui lui imposa de couper les ponts avec sa famille. Elle occupa alors un poste de conseillère diplomatique jusqu’à ce qu’un revers d’ordre politique l’entraîne dans la piraterie.

Au cours de la décennie suivante, elle parcourut toutes les mers du globe et se bâtit une réputation de cruauté qui ne tarda pas à la précéder.

Dans les Caraïbes, elle entendit parler d’un trésor caché et feignit de tomer amoureuse de l’ex-Assassin Vance Travers afin d’y accéder.

Elle y serait peut-être parvenue sans la détermination du frère de Travers, Upton, qui commandita son meurtre. Elle périt à l’âge de trente ans.

(Note : Mmh... Ça sent la sociopathe là –JM)

(Note : Tu parles en connaissance de cause… JE PLAISANTE. Ne me tue pas, tu veux ? –RL)

(Note : Je me demande combien d’autres fiancés elle a eus. –DM)

(Note : Et combien d’autres trésors… -JM)

John Cockram database.jpg

Date de naissance : 1689

Date : 1719

On ne sait que peu de choses de John Cockram, sinon qu’il était un ami proche et le confident de Benjamin Hornigold. Nos dossiers indiquent qu’il a été pirate pendant quelques années, avant 1718, date à laquelle il s’est rendu aux émissaires du roi. Il est probable qu’il soit ensuite devenu chasseur de pirates, comme beaucoup d’autres ex-flibustiers.

(Note : je croyais que c’était Burgess ? Non ? C’est celui-là l’Irlandais ? Je m’y perds avec leurs accents… -ML)

(Je pensais que c’était Guldenstem. Ou Rosencrantz. Ou…non, le premier. –DM)

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Date de naissance : 1689

Date de décès : 1719

On ne sait que peu de choses de Josiah Burgess, sinon qu’il était un ami proche et le confident de Benjamin Hornigold. Nos dossiers indiquent qu’il a été pirate pendant quelques années, avant 1718, date à laquelle il s’est rendu aux émissaires du roi. Il est probable qu’il soit ensuite devenu chasseur de pirates, comme beaucoup d’autres ex-flibustiers.

(Note : ce type a un rôle tellement secondaire qu’on peut en faire à peu près ce qu’on veut. En ce qui me concerne, on peut le faire mourir un peu plus tôt, ou plus tard. On peut même lui refiler un secret bizarre ou un tatouage sortant de l’ordinaire pour le rendre plus mystérieux. Peut-être qu’il portait une carte au trésor dans son dos. –ML)

(Note : je veux bien modifier la date de sa mort, mais PAS lui coller un tatouage de carte au trésor. Ce serait abuser. –DM)

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Date de naissance : 1682

Date de décès : 1717

Neveu du boucanier français Jean du Casse, Julien est né à Montpellier. Prenant exemple sur son oncle, il s’est embarqué très tôt, combattant même à ses côtés durant la guerre de Succession d’Espagne. Du Casse, qui se battait dans le camp français et, par la même, au profit du roi Philippe d’Espagne, devint vite un canonnier émérite, mais fut aussi rapidement déçu par la monarchie et son obsession de la lignée et de la naissance au détriment de la compétence et du talent.

En 1704, alors qu’il avait reçu l’ordre de rejoindre son oncle et des centaines de soldats français pour prendre part à ce qui allait devenir la bataille de Velez-Malaga, du Casse préféra déserter et aller chercher fortune dans le Nouveau Monde. Il commença par s’acoquiner avec des négriers en Afrique, ce qui lui permit d’accumuler un petit pécule sur une période d’un an. Mais il ne pratiqua pas volontiers la traite et n’acquit jamais le détachement que réclamait cette activité, et il partit pour les Indes occidentales à la recherche d’une autre vocation.

Pendant la décennie qui suivit, du Cassa parcourut les Indes occidentales à la manière d’un mercenaire, travaillant avec ceux qui étaient prêts et avaient de quoi le payer. Privilégiant toujours l’intelligence et la compétence par rapport à la réputation et la naissance, du Casse finit par entrer en contact avec Laureano Torres, à Cuba, en qui il trouva un ami et un confident.

(Note : On n’a pas le droit de dire « Templier », ici ? Pourquoi ce n’est pas clairement mentionné ? –DM)

(Note : Aucune mention des Templiers dans celui-ci. Je ne sais pas pourquoi. Ordre d’en haut. –ML)

En juillet 1717, ayant acquis la confiance de Torres, du Casse fut nommé capitaine de l’un des plus grands galions du gouverneur. Transportant canons, or et vivres pour le gouverneur, du Casse se bâtit une réputation d’homme de main du gouverneur, un tueur froid et impitoyable n’hésitant pas à tuer quiconque se dressait sur le chemin de Torres.

Mais en septembre 1715, il croisa la route d’Edward Kenway... et le reste ne figure pas dans les archives…

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Date de naissance : 1675

Date de décès : 1715

Né dans une famille aisée et envoyé en pension dès l’âge de cinq ans, Kenneth Abraham apprit à se battre très tôt. Une fois diplômé, il rejoignit les forces arrières et gravit les échelons pour atteindre un grade équivalent à celui de lieutenant-colonel ou capitaine de frégate.

Sa passion pour l’ordre et la discipline le fit remarquer par les Templiers, qui lui offrirent une influence dépassant de loin celle de sa carrière militaire. A partir de l’âge de trente ans, il gravit les rangs de cet Ordre, parallèlement à ceux du métier des armes, en se vouant à a promotion de la paix et de l’ordre.

Il demeura jusqu’à sa mort déterminé à éradiquer les fauteurs de troubles et éléments imprévisibles.

(Note : Ça a l’air d’être un marrant, celui-là…-RL)

(Note : La paix et l’ordre, ça t’ennuie ? Tu fais du surmenage ? Je peux t’arranger un RV avec le psy interne. –ML)

(Note : Quelqu’un d’aussi paisible et ordonné que moi ? Jamais. J’adore ce boulot. –RL)

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Date de naissance : 1645, Cuba

Date de décès : 1721

Né à La Havane mais élevé à Madrid, Laureano appartenait à une famille noble : ses parents étaient Tomas Torres y Ayala et Elvira de Quadros Castellanos. Il a rejoint les rangs de l’armée espagnole à la fin de son adolescence et fut nommé quelques années plus tard gouverneur des territoires espagnols de Floride, poste qu’il occupa de 1693 à 1699. Il regagna ensuite l’Europe pour prendre part à la guerre de Succession d’Espagne.

Il fut nommé gouverneur de Cuba en 1708 et resta trois ans à ce poste avant d’être accusé de corruption et arrêté. Acquitté, il parvint à retrouver sa position en 1713.

Durant son mandat à Cuba, il apporta de nombreuses améliorations à la ville, renforça les défenses de l’île et lança la production de tabac. Il demeura gouverneur jusqu’en 1716, date à laquelle il se retira pour se consacrer à des œuvres caritatives, notamment la construction d’hospices.

(Note : Difficile de le détester compte tenu de toutes ses bonnes œuvres. Et, pour les mêmes raisons, difficile de l’aimer. Plat, plat, plat… il faudrait creuser un peu plus. Peut-être qu’il avait une passion secrète, ou mieux, inavouable. –RL)

MISE A JOUR :

Bien qu’à la retraite dans les années 1720, Laureano Torres continuait à inspirer le respect et à faire l’admiration des populations cubaines. En 1721, il parvint à rassembler plusieurs régiments de troupes espagnoles et à mener une expédition secrète quelque part dans les Caraïbes. On n’entendit plus jamais parler de Torres ni de ses soldats, et si les registres de l’état religieux mentionnent une mort paisible la même année, des éléments récemment recueillis suggèrent une fin bien différente.

Date de naissance : années 1630, Amsterdam

Date de décès : 1717

Laurens Prins (dont l’orthographe est souvent anglicisée en Lawrence Prince) est né à Amsterdam, un Hollandais, mais a passé l’essentiel de sa vie dans les Indes occidentales. Depuis son port d’attache de Port Royal, Prins prit part à d’innombrables aventures au cours de sa longue existence.

Après avoir navigué comme corsaire durant les premières années de l’âge d’or de la piraterie (la décennie 1650), il se forgea une réputation d’homme courageux face aux Espagnols, parfois détenteur d’une lettre de marque de la couronne britannique, mais le plus souvent sans. Il tint même un rôle majeur lors du célèbre raid de Sir Henry Morgan sur Panama, en 1671, ce qui lui valut de nombreux éloges.

Prins finit par quitter la carrière de corsaire pour s’établir sur des vastes terres en Jamaïque. C’est probablement à cette époque qu’il a ajouté la traite des esclaves à ses activités afin d’accroître sa fortune. Il poursuivit ce triste commerce au-delà de l’âge de 70 ans.

En 1717, son principal navire négrier, le Wydah, fut attaqué et capturé par le pirate « Black Sam » Bellamy. Prins survécut à l’affaire et reprit ses anciennes activités jusqu’à sa mort, quelques mois plus tard.

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Les archives d’Abstergo contiennent quelques références à des hommes appelés « Le Sage » ou « Un Sage », mais elles sont rares et semblent porter sur des personnes différentes ayant vécu en des lieux et des époques très éloignées. Le premier exemple a été trouvé sur une tablette d’argile, dans l’écriture cunéiforme sumérienne, et le dernier est une simple note datée de janvier 1704, dans le journal intime de Laureano Torres. En l’état actuel des recherches d’Abstergo, sept « Sages » semblent avoir foulé cette planète au cours des douze derniers siècles, mais leur nombre réel est probablement plus élevé.

L’aspect le plus étrange de cette affaire est l’impressionnante similarité de la constitution et des traits de ces hommes, toutes descriptions confondues. Ils se ressemblent d’ailleurs tellement qu’on a parfois l’impression qu’il s’agit d’un seul être, qui serait immortel. Cependant, deux des sept références relatent précisément sa mort et son inhumation. Aurait-on affaire à une forme étrange de réincarnation ou existe-t-il une explication plus simple qui nous échappe pour l’instant ? De nouvelles recherches s’imposent.

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Groupe obscur de guerriers indigènes, probablement de l’ethnie taïno, mais n’entretenant apparemment que peu de liens avec les autres groupements et tribus. Se faisant appeler les Gardiens, ils protègent les terres qu’ils considèrent comme sacrées et ne tolèrent aucun importun sur leur territoire.

Au fil des générations, les Gardiens ont développé un talent considérable pour la discrétion et les attaques en secret, et savent se montrer très meurtriers lorsqu’ils frappent sans être détectés.

Date de naissance : 1689

Date de décès : 1715

Née en Espagne, Lucia Marquez n’a jamais connu son père (peut-être s’agissait-il de l’explorateur Alejandro de Ortega –DM). A l’âge de douze ans, elle a dû se débrouiller dans les rues. Afin de subvenir à ses besoins et à ceux de ses sœurs, elle a mendé, emprunté et volé ce qu’elle pouvait, développant de dernier trait jusqu’à la perfection.

A dix-sept ans, elle se fit prendre en train de voler un cheval appartenant à un Templier de haut rang et préféra, à raison, la formation à une peine de prison.

L’existence de Templier offrit à Marquez la discipline et l’assiduité qui lui manquaient, et les défis comme les aventures ne manquèrent pas.

Elle est morte à vingt-six ans sur Isla de Pinos, sur ordre d’Opia Apito. Son expérience dépassait de loin son jeune âge.

(Note : Je m’étonne un peu qu’un Maître Templier ait pu être impressionné par quelqu’un qui n’avait « pas » réussi à lui voler son cheval. –DM)

(Note : Il (ou elle) a dû voir un certain potentiel chez la gamine. –RL)

(Note : Peut-être que ce cheval ne valait pas grand-chose. –JM)

(Note : Une histoire émouvante. On est tous partisans de l’idée de deuxième chance chez Abstergo Entertainment, non ? –ML)

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Date de naissance : inconnue, Angleterre

Date de décès : 1721, Jamaïque

De tous les pirates ayant sévi dans les Caraïbes, Mary Read est l’une des plus mystérieuses. On ignore jusqu’à son année de naissance, les spéculations portant sur près d’une décennie, entre 1685 et 1695. Selon Charles Johnson (une source d’une fiabilité toute relative), sa mère l’habilla très tôt en garçon dans l’espoir de la faire passer pour le fils d’un autre homme.

(Note : Je me demande si ça passera auprès du public potentiel. On a déjà fait une étude de marché sur les travestis ? –ML)

A l’adolescence, Mary maîtrisait suffisamment le comportement masculin pour se faire embaucher à bord d’un bâtiment de la marine royale britannique. Toujours déguisée en homme, elle prit part à des combats, mais il est difficile d’indiquer lesquels, compte tenu du flou entourant sa date de naissance. C’est lors de ces affrontements que Mary rencontra son premier mari (du moins, selon l’auteur de L’histoire générale des plus fameux pyrates) : un soldat flamand qui s’était manifestement battu à ses côtés.

Cette union n’était pas destinée à durer : son mari fut tué peu après leur mariage. N’ayant plus de raison de demeurer en Europe, Mary s’embarqua pour les Indes occidentales. On ne sait que peu de choses des années qui suivirent, mais il est presque certain qu’elle recommença à s’habiller en homme. On peut aussi raisonnablement penser que Mary continua à travailler en mer, améliorant au passage ses talents de marin et d’épéiste. En 1715 ou 1716, elle avait probablement déjà rendu visite aux marins peuplant Nassau, mais peut-être pas pour les mêmes raisons.

Ses activités n’apparaissent dans les archives officielles qu’en 1720, lorsque le navire à bord duquel elle se trouvait fut pris par des pirates, qui furent par la suite arrêtés. Afin d’éviter une exécution sommaire sur ordre du gouverneur Rogers, à Nassau, Mary accepta le pardon du roi et s’établit à terre. Il est difficile d’affirmer s’il s’agit ou non d’une façade pour des activités plus secrètes.

Quoi qu’il en soit, c’est à cette époque que Mary rencontra Anne Bonny, beaucoup plus jeune qu’elle, et qu’elle se lia d’amitié avec elle. Elles devinrent des amies proches, Anne ayant, rapporte-t-on, rapidement percé à jour le déguisement de Mary. L’amant d’Anne, Jack Rackham, était hélas moins perspicace, et Mary dut lui révéler sa vraie nature afin d’éviter que les choses ne s’enveniment.

Selon des documents récemment mis au jour, certains fonctionnaires au service du gouverneur Rogers finirent par apprendre la véritable nature de Mary, probablement parce que Rackham était incapable de tenir sa langue. Anne, Jack et Mary ne demeurèrent plus très longtemps à Nassau. A la fin de l’été 1720, le trio constitua un petit équipage et vola un schooner amarré dans le port de Nassau.

Pendant trois mois, ils attaquèrent et pillèrent divers navires, Anne et Mary assurant le commandement lorsque le capitaine Rackham était trop saoul pour le faire. Hélas, l’incompétence chronique de Rackham les plongea dans des ennuis insondables et, en octobre 1720, leur navire fut attaqué par les Britanniques. Selon les récits, seuls Anne, Mary et un jeune homme demeuré anonyme étaient en état de résister, et donnèrent du fil à retordre aux Anglais. Miraculeusement, seul le jeune homme périt dans l’affrontement, Anne et Mary furent arrêtées, de même que Jack Rackham et le reste des hommes en train de cuver dans la cale.

Elles furent emmenées à Kingston pour y être jugées, mais leur exécution fut repoussées lorsqu’elles annoncèrent qu’elles étaient enceintes de plusieurs mois. Mary croupit en cellule jusqu’au terme de sa grossesse. Hélas, elle périt quelques jours à peine après l’accouchement d’une maladie ou d’une infection probablement due aux conditions particulièrement insalubres de son incarcération. On ignore ce qu’est devenu l’enfant de Mary.

Opia Apito database.jpg
Née à Cuba, la chef de bureau des Assassins Opía Apito est d'origine taïno et a été élevée au sein du peuple de sa mère. Elle n'a jamais connu son père, un Espagnol.

Alors qu'elle avait douze ans, son village a été attaqué par les Espagnols. L'essentiel de sa communauté fut tué ou emmené. Opía fut la seule à réussir à prendre la fuite. Elle survécut en se cachant pendant près d'une décennie.

Il est difficile de distinguer la réalité de la légende dans le peu d'informations dont on dispose sur elle. Son nom, qu'elle s'est peut-être choisi, est un amalgame des mots taïnos signifiant "éternité" et "fantôme". Elle prétendait descendre en ligne directe de Hatuey, guerrier qui avait tenu tête aux Espagnols au XVIe siècle. Elle fonda son existence sur une devise, "Aji aya bom", qui signifie "plutôt la mort que l'esclavage".

Alors qu'elle avait un peu plus de vingt ans, elle fut engagée par les Assassins, en tant que guide, et fut bientôt admise dans leurs rangs. Elle pratiquait une approche typiquement taïno de la stratégie, préférant prendre quelque chose à l'ennemi plutôt que le blesser, afin qu'il soit ensuite hanté par le souvenir de ce qu'il avait perdu. Mais on sait que les Assassins ne répugnent pas à la violence.

Fidèle à son nom, une fois promue au poste de chef du bureau des Assassins, elle constitua un agile et très efficace bureau "fantôme" près des îles Cayman, pratiquement indécelable. On le qualifierait aujourd'hui d'ancêtre des cellules terroristes, mais elle ne laissa ni archives, ni descendants et, jusqu'ici, l'histoire n'en possédait aucune trace.

(J'ai aussi trouvé des traces de rumeurs attribuant sa paternité à l'explorateur Alejandro Ortega de Márquez, ce qui en ferait la demi-sœur de Lucia Márquez. --JM)
(Il y a moyen de vérifier ça ? Et qu'en est-il de sa parenté avec Hatuey ? -ML)
(Il est quasiment impossible de vérifier quoi que ce soit. La moitié des ouvrages historiques considèrent les Taïnos comme "exterminés à l'époque d'Opía. Mais les descendants actuels sont d'un autre avis. --JM)

Peter Chamberlaine database.jpg

Date de naissance : années 1660

Date de décès : 1719

Le commodore Peter Chamberlaine est entré dans l’histoire dans le sillage de Woodes Rogers, capitaine corsaire et gouverneur des Bahamas. Bien que chargé d’aider Rogers à mettre en œuvre ses réformes et à offrir le pardon du roi George, Chamberlaine brûlait d’une haine irrationnelle envers son supérieur civil et lui désobéissait dès qu’il en avait l’occasion.

Bourru et totalement dépourvu d’humour, Peter Chamberlaine était néanmoins respecté par ses hommes pour sa force de caractère et sa ruse, et son mépris pour les autorités civiles renforçait sa réputation auprès de ses troupes.

(Note : Mieux vaut se débarrasser rapidement de lui. Le casting commence à enfler. –OG)

Pirates boucaniers corsaires database.jpg

Si ces termes sont souvent employés indifféremment, il existe des distinctions importantes entre ces bretteurs de haute mer…

PIRATES : criminel maritimes faisant appel à la coercition, à l’intimidation et à la violence pour voler à d’innocents équipages leur cargaison et leur navire. Le terme « pirate » est passe-partout et généralement utilisé pour désigner tous ceux qui pratiquent le vol en mer. L’existence des pirates remonte à la découverte de la navigation hauturière. Il y en a eu à toutes les époques, et ils ont toujours été maudits par certains et hissés au rang de héros romantiques par d’autres.

Pendant ce que l’on appelé « l’âge d’or de la piraterie » (en gros, de 1650 à 1725), les pirates étaient en majorité originaires des îles britanniques. La plupart étaient de jeunes hommes d’une vingtaine d’années, qui avaient acquis une certaine expérience maritime avant de sombrer dans la piraterie.

BOUCANIERS : aujourd’hui souvent synonyme de pirate (au sens général), le mot « boucanier » désignait à l’origine un groupement de pirates sévissant dans les Indes occidentales au milieu du XVIIe siècle. Ils étaient célèbres pour les attaques qu’ils menaient en grand nombre contre des localités et fortifications à terre. Le mot lui-même vient du verbe boucaner qui signifie « fumer de la viande ou du poisson », activité fréquemment pratiquée par ces pirates terrestres afin de conserver les vivres.

CORSAIRES : les corsaires étaient des marins civils qui attaquaient les navires étrangers au profit de leur pays (et au leur) en vertu d’une lettre de marque remise par leur souverain ou l’un de ses représentants (par exemple, un gouverneur). Seul ce document distinguait un corsaire d’un pirate.

Rhona Dinsmore database.jpg

Date de naissance : 1688

Date de décès : inconnue

Née en Écosse, Rhona Dinsmore était faite pour l’aventure. Après une enfance difficile dans une famille désespérée (un père absent et une mère alcoolique), elle quitta Glasgow vers l’âge de quinze ans. A dix-neuf ans, elle trouva une place chez des marchands de Bristol, où elle travailla pendant deux ans.

A l’âge de vingt-et-un ans, Dinsmore se retrouva coincée dans un mariage désastreux avec un riche marchand. Elle prit de nouveau la fuite et chercha refuge à Boston, où elle demeura six mois avant de rejoindre les cieux plus cléments de la Jamaïque. Elle eut les plus grandes difficultés à trouver du travail les fermiers et finit par s’embarquer et découvrir sa vocation auprès de la Confrérie des Assassins.

Note : Mariage PRÉTENDUMENT désastreux. Regardons les faits : son comportement est celui d’un escroc, même si sa volonté d’indépendance lisse un peu les choses. –ML

Note : Quelqu’un a trouvé des confirmations d’une liaison avec Hilary Flint ? –RL

Note : Non, mais les sarcasmes à ce sujet ne manquent pas. –JM

Note : Ça n’exclut pas l’amour. L’opposé de l’amour, ce n’est pas la haine, c’est l’indifférence. –RL

Note : Oh, tu nous fais dans la poésie, maintenant ? –JM

Note : Ha ! C’est exactement ce que je voulais dire. –RL

Stede Bonnet database.jpg

Date de naissance : 1688, Barbade

Date de décès : 1718, Caroline du Nord

Né dans une famille riche de la Barbade, Stede Bonnet semblait destiné à une vie d’oisiveté et de plaisir. Mais ce fils de planteur influent vit son existence basculer : la mort brutale de ses parents laissa le jeune Stede, alors âgé de sept ans, dans un état de perpétuelle mélancolie.

Il hérita néanmoins de quelque 250 hectares de terre et, à l’approche de la vingtaine, avait rétabli la prospérité de la plantation. Décidé à fonder rapidement une famille, il se maria jeune, mais en raison de ce que certains ont qualifié de « désordre de l’esprit », ne trouva jamais de réconfort au sein de sa maisonnée.

Le sort le frappa de nouveau : son premier né mourut peu après sa naissance, aggravant le chagrin et l’agitation de Stede. Il se mit alors à rêver de parcourir les mers et de rencontrer des gens, débarrassé des obligations qui lui pesaient comme un fardeau.

(On pourrait peut-être tirer quelque chose de cette histoire. Est-ce qu’il ferait un bon héros ? Ou méchant ? –OG)

(Non. Crois-moi. –ML)

Aux alentours de son vingt-neuvième anniversaire, l’appel du large l’emporta. S’appuyant sur les « désagréments du mariage » ayant causé chez lui un « désordre de l’esprit », Stede décida qu’il était temps de mener la vie dont il avait toujours rêvé. Puisant dans sa considérable fortune, il acheta ou se fit construire un navire, un petit schooner qu’il baptisa le Revenge.

Soucieux de conserver une part du confort dont il jouissait à terre, il fit équiper la cabine du capitaine d’une bibliothèque et garnit sa garde-robe de vêtements de luxe : pyjamas de soie, vestes de fumeur et peignoirs. Vers la fin de 1717, son navire était prêt. Il fit ses adieux à son épouse et à ses enfants survivants, leva l’ancre et mit le cap au Nord, espérant gagner les colonies britanniques en quelques mois. Il ne revit jamais sa famille.

Voguant sous le pseudonyme de « capitaine Edwards », Bonnet arpenta les Indes occidentales en quête de sa première prise. Ayant aperçu un grand navire de guerre espagnol, son équipage le poussa stupidement à l’attaquer. Au terme d’un bref accrochage, près de la moitié de l’équipage de Bonnet avait péri ou était blessé. Le Revenge parvint miraculeusement à s’échapper et Bonnet donna l’ordre de rejoindre l’unique endroit où il savait pouvoir trouver refuge : Nassau.

C’est là, au sein de la république des pirates, que Stede rencontra et se lia d’amitié avec le capitaine Thatch, qui venait de choisir le nom de Barbe-Noire. Thatch parvint à persuader Bonner de lui confier les rênes du Revenge, laissant Stede régner sur sa cabine, ce qui lui convint parfaitement. Ils naviguèrent comme deux partenaires improbables pendant plusieurs mois, jusqu’à ce que Barbe-Noire fasse une prise éclipsant le schooner : le Queen Anne’s Revenge.

Après avoir conservé le Revenge de Bonnet quelque temps dans sa flotte, Barbe-Noire l’abandonna soudain avec son équipage. Bonnet était de nouveau libre de choisir sa voie. Estimant peut-être avoir suffisamment appris auprès de Barbe-Noire, Bonnet gagna l’île danoise de Saint-Thomas, espérant s’y assurer une commission de corsaire. Mais son équipage avait d’autres plans. Retombant dans la piraterie, ses hommes s’attaquèrent à tous les navires qu’ils pouvaient prendre, ce qui entraîna leur capture, quelques mois plus tard, près du cap Fear, en Caroline du Nord.

Pendant que Stede attendait d’être jugé, beaucoup de gens vinrent témoigner en sa faveur. Tous ces efforts restèrent vains et, après une tentative d’évasion mal préparée, Stede fut conduit à la potence en décembre 1718. Lorsque le bourreau lui passa la corde au cou, il éclata en sanglots, suppliant qu’on l’épargne. Ce spectacle émut beaucoup de spectateurs, mais ne suffit pas à le sauver. Le « pirate gentilhomme » fut pendu au même titre que le plus vil des larrons.

Upton Travers database.jpg

Date de naissance : 1688

Date de décès : inconnue

Upton Travers es né en Angleterre en 1688, soit deux ans avant son frère Vance. Ensemble, ils gagnèrent les Indes occidentales pour y faire fortune. Ils y créèrent une activité de contrebande qui leur permit de financer leur participation croissante aux œuvres des Assassins.

Si Vance était le plus charismatique des deux, Upton se montrait plus réfléchi face aux épreuves du quotidien.

Hélas, chaque homme présente une faille, et celle d’Upton sr révéla lorsque son frère s’amouracha de la « reine des pirates » chinoise Jing Lang, membre des Templiers, tenta de voler le trésor qui devait assurer la retraite des deux frères et chercha même à tuer Upton.

Il noya son chagrin dans l’alcool, ce qui explique peut-être la violence de ses représailles. Il fit éliminer Lang et son frère par un de ses Assassins.

Vance Travers database.jpg

Date de naissance : 1690

Date de décès : 1717

Né en Angleterre, le passionné, créatif mais incroyablement crédule Vance Travers a fait sa vie au sein des Assassins des Indes occidentales, où il dirigea une lucrative activité de contrebande avec son frère aîné Upton.

Sa situation se dégrada lorsqu’il rencontra et tomba amoureux de Jing Lang, membre des Templiers, qui le persuada de divulguer l’emplacement du trésor enfoui devant financer la retraite des deux frères.

Paranoïaque, Travers crut que se frère cherchait à lui voler le trésor et à séduire Jing. Il viola la Crédo et, après une tentative de meurtre contre son frère, fut tué par Edward Kenway.

(Note : On se croirait dans un mauvais feuilleton. –JM)

(Note : On pourrait la jouer du point de vue de Jing. –ML)

Woodes Rogers database.jpg

Date de naissance : 1679, Angleterre

Date de décès : 1731, Nassau

Woodes Rogers est né dans une riche famille de marins fermement enracinée à Pocle et Bristol, en Angleterre. Son enfance et son adolescence furent marquées par le travail et l’ambition ; à 18 ans, il était apprenti navigateur.

A la mort de son père, en 1706, Woodes hérita de la prospère compagnie maritime familiale, qu’il entreprit de gérer avec beaucoup de passion. De 1704 à 1707, sa fortune comme sa famille s’agrandirent, et lorsqu’il atteignit l’âge de vingt-sept ans, son mariage avec Sarah Whetstone avait déjà donné naissance à un fils et deux filles.

A la fin de 1707, cependant, les importantes pertes financières que lui avaient causées les attaques des forces françaises lui donnèrent l’idée de se refaire en employant les mêmes méthodes. Parcourant Bristol à la recherche d’un partenaire potentiel, il le trouva en la personne de Wiliam Dampier, vieil ami et capitaine malheureux qui l’incita à mettre sur pied une expédition corsaire dans le Nouveau Monde. En 1708, Rogers prit les dispositions nécessaires et partit à la tête de son propre navire pour un voyage difficile qui devait durer trois ans.

Il fut émaillé de nombreux succès et échecs. En 1709, au large des côtes ouest d’Amérique du Sud, il recueillit un marin naufragé du nom d’Alexander Selkirk. L’homme, qui avait passé près de quatre ans dans un isolement complet, allait servir d’inspiration, quelques années plus tard, au roman Robinson Crusoé.

Peu après avoir recueilli Selkirk, la flottille de Rogers engagea un navire ennemi, accrochage qui lui valut une blessure au talon et une balle dans la joue gauche. Il demeura cependant à son poste et continua de commander jusqu’à son retour en Angleterre, à la fin de 1711. Afin de célébrer son retour, il se fit opérer et extraite la balle, toujours logée dans son palais.

(Ce type est incroyable ! On ne peut pas faire un film entier sur lui ? –OG)

Désormais de santé fragile mais toujours aussi motivé, Rogers entreprit d’écrire ses mémoires. Ils eurent un succès immédiat et lui rapportèrent des revenus importants. Mais cette brève gloire fut ternie par la mort de son fils, tragédie qu’assombrit encore, quelques mois plus tard, le départ de sa femme. Qui plus est, des membres de son ancien équipage lui firent un procès, l’accusant de s’être approprié des marchandises et sommes d’argent pris à bord de navires ennemis. Rogers constitua sa défense, mais perdit l’affaire.

En 1713, brûlant de reprendre la mer, il organisa un voyage vers Madagascar en se faisant passer pour un marchand d’esclaves, mais son intention réelle était de découvrir si les rumeurs de colonies de pirates implantées là-bas étaient fondées. Lorsqu’il arriva à Madagascar après des mois de navigation éprouvante, il s’aperçut que les légendes qui couraient au sujet de Libertalia, la ville de pirates, étaient largement surfaites. Les pirates de Madagascar étaient peu nombreux, malades et désemparés. Après avoir passé quelques mois sur place, Rogers rentra en Angleterre avec un sentiment d’échec…

Mais Woodes Rogers n’était pas homme à baisser les bras et il reporta son attention sur les Indes occidentales… et plaida sa cause auprès du roi George afin d’obtenir une commission l’autorisant à chasser les pirates qui sévissaient dans les Caraïbes. Sur ce point, il obtint gain de cause. Au tereme de quelques années de démarches diligentes, le roi George nomma Woodes Rogers gouverneur des Bahamas. Il allait enfin pouvoir imprimer sa marque et instaurer la justice dans une région où le chaos s’était enraciné…

Rogers arriva à Nassau le 22 juillet 1718, à la tête d’une flottille d’une demi-douzaine de navires. Accompagné du commodore Peter Chamberlaine, il passa sa première journée sur place à négocier avec les pirates qui y étaient installés, espérant amener chaque homme de l’île à choisir le pardon royal. Les espoirs de Rogers furent rapidement ruinés par Charles Vane et ses hommes qui quittèrent le port de Nassau avec l’aide d’un brûlot.

Mais Rogers ne se laissa pas démonter par ce revers, car Nassau était désormais aux mains des Britanniques, ainsi qu’il l’avait promis au roi, et un bon nombre d’anciens pirates (dont Benjamin Hornigold), naviguaient désormais à son service. Rogers s’attela à la rénovation de la ville en commençant par en chasser les brigands et allant jusqu’à faire pendre un certain nombre d’hommes ayant refusé le pardon qui étaient demeurés sur l’île.

Le succès initial de Rogers fut de courte durée : une large majorité de son équipage tomba malade et mourut, probablement de la fièvre jaune. Une large part du contingent de soldats arrivé avec lui partit dans les colonies du Nord avec un préavis très bref. Pour couronner le tout, l’Espagne et l’Angleterre étaient de nouveau en guerre et Nassau était une cible toute trouvée pour les forces espagnoles.

Son pressentiment se confirma. En mars 1719, on lui annonça qu’une flotte espagnole était en route pour attaquer sa ville aux maigres défenses. Rogers avait largement puisé dans sa fortune personnelle pour rénover le fort décrépit de la ville, mais il n’était pas en mesure de résister à une attaque en force des Espagnols. A son grand soulagement, la flotte espagnole fit volte-face à la dernière minute pour attaquer une colonie française située plus au nord.

Rogers officia en tant que gouverneur pendant trois années entières, et si les menaces militaires s’évanouirent après le début de l’été de 1719, sa tâche ne se transforma pas pour autant en sinécure. Les difficultés financières et l’apathie générale de la population ne permirent pas d’apporter d’importantes améliorations à la ville. Au début de 1721, il apprit que le roi était mécontent de ses résultats. Rogers décida de rentrer en Angleterre afin d’assurer sa défense, mais tomba gravement malade avant son départ et fut ensuite blessé dans un duel. Il alla se remettre pendant six semaines à Charles-Towne, en Caroline du Sud, et ne partit pour l’Angleterre qu’en mars 1721.

A son arrivée, il constata que ses pires craintes étaient fondées : il avait été limogé et un nouveau gouverneur des Bahamas avait été nommé. Pis encore, il fut emprisonné pour les dettes qu’il avait accumulées à son poste, et qui étaient dues au refus du roi de financer son mandat. Rogers finit par être libéré et passa les années suivantes à se remettre comme il put de cette injure, jusqu’à la parution de « l’histoire générale des plus fameux pyrates » (sous la signature de Charles Johnson en anglais, mais attribué à Daniel Defoe en français) qui traça un portrait héroïque de Rogers, louant sa quête solitaire visant à débarrasser les mers des pirates.

De nouveau propulsé à l’avant-scène, Rogers reçut du roi une excellente pension et retrouva même son poste. Il regagna Nassau en 1728, où il demeura gouverneur jusqu’à sa mort, trois ans plus tard.

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