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Base de données (ACII): Personnages

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Société

ACII Artistes du carnaval base de données.png

Les origines du carnaval de Venise, connu dans le monde entier, remontent à 1296, quand la veille du carême devint officiellement un jour férié : le mardi gras. Au menu des festivités on trouvait mascarades, parades, pièces de théâtre, danses de rue, lancers d'œuf, jeux de séduction, et plus généralement, toute forme de divertissement. On massacrait des animaux en public pour amuser les badauds, et on faisait dévaler la colline à des cochons montés sur des charrettes pour les voir finir leur course dans l'eau...

Si on réfléchit bien, le carnaval est un peu l'ancêtre de la téléréalité...

ACII Banques base de données.png

Avec l'avènement de la comptabilité à double entrée, qui permettait aux banquiers de garder une trace des dépôts et des retraits de leurs clients, et la prolifération de nombreuses monnaies différentes en Italie, les banques ont occupé une place de plus en plus grande dans la vie quotidienne de la Renaissance.

Techniquement, les banques ne pouvaient pas gagner de l'argent sur les sommes qu'on leur confiait, l'Église catholique leur interdisant de percevoir des intérêts. En pratique, pourtant, les banquiers passaient outre cette interdiction. Le Vatican, qui faisait partie intégrante du système bancaire, ne la respectait pas non plus, et exigeait des banques qu'elles fassent au pape des "cadeaux" dont le montant était proportionnel aux sommes que le Saint-Père leur confiait. Mais on ne parlait pas d'"intérêt"... L'honneur était donc sauf.

ACII Caraves base de données.png

À l'époque de la Renaissance, les voyages étaient beaucoup plus pénibles que de nos jours. La campagne grouillait de bandits, c'est pourquoi la plupart des voyageurs se déplaçaient au sein de groupes armés appelés "caravanes". Les plus anxieux cachaient leurs objets de valeur et leur or sous semelle de leurs chaussures ou dans la doublure de leur veste.

On faisait parfois appel à des guides, appelés Vetturini, qui indiquaient le meilleur itinéraire pour les caravanes et réservaient des chambres dans les auberges locales. Mais il n'était pas rare que ces guides soient de mèche avec les bandits. Un peu comme les agences de voyages aujourd'hui.

ACII Courtisanes base de données.png

À l'époque de la Renaissance, les femmes qui refusaient de rester au foyer ou d'entrer au couvent s'adonnaient souvent à la prostitution. La société italienne de l'époque tolérait cette pratique, certaines maison de passe étant mêmes réglementées par le gouvernement. À partir de la fin du XVe siècle, les villes votèrent des lois destinées a mieux encadrer la prostitution, obligeant les courtisanes à s'habiller d'une certaine façon et à vivre à l'écart de la société dite respectable.

ACII Forgerons base de données.png

À l'époque de la Renaissance, chaque communauté avait besoin d'un forgeron. Épées, casseroles, couteaux, clous et armures étaient faits en métal et devaient être forgés. Par ailleurs, la ferronnerie architecturale était en plein essor, et les forgerons commençaient à mettre leurs talents au service de l'art.

ACII Hérauts base de données.png

La grande majorité des Italiens de la Renaissance ne sachant pas lire, des hérauts, sorte de crieur publics, étaient chargés de faire les proclamations solennelles, d'annoncer les nouvelles lois, les jours de marchés, de transmettre les messages importants... et d'annoncer les hausses d'impôt. À ce sujet, plusieurs décrets furent édictés pour les protéger des mouvements d'humeur de la foule.

ACII Marchands d’art base de données.png

Les échoppes d'art de la Renaissance étaient généralement des endroits étriqués où l'on trouvait des décorations religieuses destinées aux églises ou aux foyers. Loin d'être considérés comme des visionnaires, les artistes de l'époque étaient tout juste perçus comme des artisans, au même titre que les charpentiers ou les ferronniers. La production d'art était alors un processus collaboratif.

L'échoppe était sous la direction d'un maître, qui recevait les commandes et supervisait l'avancement des travaux. Il devait présenter les qualités d'un homme d'affaires et dégager des bénéfices, le plus souvent en faisant réaliser des copies des peintures religieuses en vogue à l'époque.

ACII Médecins base de données.png

Les premiers schémas d'anatomie humaine et l'imprimerie ont considérablement influencé la médecine de la Renaissance, qui avait déjà hérité des découvertes des savants arabes du Moyen Âge.

Au XVe siècle, la science commença lentement à supplanter la spiritualité dans la sphère médicale. Mais dans l'ensemble, les mentalités restaient imprégnées de vieilles croyances, et on rendait plus volontiers visite au guérisseur qu'au docteur.

En 1530, alors que la grande peste avait décimé la population en Europe, de nombreux médecins enfilaient des combinaisons spéciales pour traiter leurs patients. Pour éviter d'êtres contaminés, ils portaient une cape enduite de cire et une sorte d'ancêtre du masque à gaz en forme de bec.

ACII Mercenaires base de données.png

À l'époque de la Renaissance italienne, les mercenaires étaient des hommes sans foi ni loi, qui se déplaçaient au gré des contrats. Les cités s'offraient les services de capitaines de métier, appelés Condottieri, pour recruter temporairement des hommes. Nombre de ces soldats louant leurs services n'étaient pas italiens, mais venaient le plus souvent d'Allemagne, de Suisse ou de Hongrie.

Dans leur lutte perpétuelle pour contrôler le pays, les États italiens engageaient des mercenaires pour faire la guerre à leurs voisins, tandis que les soldats, qui n'avaient aucun code d'honneur pour la plupart, commettaient viols et pilages.

Quand l'État qui les finançait venait à manquer d'argent, les soldats passaient fréquemment à l'ennemi, détruisant la ville qu'ils défendaient précédemment.

Certains mercenaires étaient respectables, luttant pour une cause à laquelle ils croyaient, mais ils étaient rares, et particulièrement sollicités.

ACII Station de voyage rapide base de données.png

Venise s'étend sur les îles d'une lagune, et ses visiteurs arrivent et repartent en empruntant un traghetto (sorte de grande gondole). Il existe des traghetti de toutes les tailles, les plus petits faisant la navette entre différents points de la ville, et les plus grands transportant les passagers vers et depuis le continent.

Les stations de traghetto étaient autrefois sous le contrôle de guildes, qui faisaient voter toutes sortes de lois pour que ce privilège reste dans le cercle familial.

Chaque station avait ses propres règles, qui, par exemple, limitaient l'âge minimum légal des bateliers à 40 ans, ou interdisaient à chaque embarcation de transporter plus de 10 passagers.

ACII Tailleurs base de données.png

Les tailleurs de la Renaissance appartenaient à la nouvelle classe moyenne, habillant les riches citoyens selon les dernières tendances pour un salaire plus qu'honorable. En entrant dans l'intimité de leurs clients fortunés, nombre d'entre eux réussirent à tisser des liens durables avec ces derniers.

ACII Voleurs base de données.png

Pendant la Renaissance, les voleurs étaient le plus souvent de simples vagabonds qui disparaissaient au moindre signe de dange, ce qui ne facilitait pas la tâche des gardes qui les traquaient.

À cette époque, en Italie, le marché noir était florissant. Les actes d'agression perpétrés dans les grandes villes étaient légion, tout comme les meurtres. Souvent, les promeneurs étaient attaqués en pleine nuit, détroussés, tués, et finissaient au fond d'une rivière ou d'un canal. Même quand la vie de la victime étaient épargnée, les châtiments encourus par les voleurs qui se faisaient prendre étaient extrêmement sévères, et la torture était monnaie courante. Une fois arrêtés, ils étaient condamnés au pilori, ou exécutés publiquement.

Pour éviter le supplice, les voleurs formaient des associations de secours mutuel. Chacun confiait aux autres ses secrets les plus inavouables, si bien que tous détenaient le sort de leurs camarades entre leurs mains.

Personnages

Database 2.00 ezio auditore.png

Date de naissance : 1459.
Profession : Étudiant, noble.

En 1474, dans son journal, Maria Auditore, l'une des plus grandes chroniqueuses florentines, décrivait son fils comme "un adolescent aventureux, obstiné et vociférant, mais si passionné qu'il est impossible de le blâmer pour quoi que ce soit." Si l'on en croit les plaintes déposées par les nobles patriciens et enregistrées par les gardes de la ville, Ezio était également un coureur de jupons invétéré.

Ezio, qui eut le célèbre banquier Giovanni Tornabuoni comme précepteur, disparaît des archives à l'âge de 17 ans environ, après avoir semble-il été mêlé à quelque affaire criminelle.

Les documents de l'époque sont rares, et il est impossible d'en savoir plus sur ce qui s'est véritablement passé. D'autant plus que par la suite, Ezio s'est évanoui pour de bon, comme s'il n'avait jamais existé.

Database 2.00 federico auditore.png

Date de naissance : 1456.
Profession : Étudiant, noble.

Grand frère d'Ezio, aîné des enfants Auditore, Federico entra à la banque familiale à l'âge de 19 ans. Toutefois, les archives de l'établissement indiquent qu'il passa le plus clair de son temps à se tourner les pouces.

Une anedote fut largement commentée. Le 17 septembre 1475, tout un sac de florins d'or avait disparu. Je cite le rapport : "La banque fut prise de panique. L'aîné des Auditore s'approcha de Francesco Sassetti, et esquissa un sourire qui trahissait l'endroit où se trouvait le sac, qu'il avait caché sur le toit ! S'il n'avait pas été le fils de Giovanni Auditore, j'aurais aussitôt prévenu Laurent de Médicis et fait jeter ce bon à rien en prison !"

Sans surprise, à 20 ans, Federico ne faisait plus partie du personnel de la banque.

Database 2.00 cristina vespucci.png

Date de naissance : 1459.
Profession : Étudiante, noble.

Cristina Vespucci fut l'une des plus belles jeunes femmes de Florence. Elle servit de modèle à plusieurs peintres, notamment à Botticelli. Les registres tenus par les gardes de son père indiquent qu'Ezio lui rendait fréquemment visite, et que celui-ci était "particulièrement habile", capable de s'introduire chez elle sans jamais se faire prendre.

Mais l'importance historique de Cristina ne se résume pas à sa seule beauté. Elle serait à l'origine de la carrière de son cousin, dont le prénom rappelle un vaste continent bien connu. Lors d'un dîner auquel assistaient d'illustres invités, parmi lesquels Laurent de Médicis, Cristina aurait vanté les qualités de marin de son cousin auprès du Magnifique et de Manfredo Soderini.

Il semble qu'elle ait quelque peu exagéré ses propos pour impressionner le maître de Florence. Littéralement sous le charme, celui-ci aurait accepté d'engager son cousin. "Donnez une chance à Amerigo. Je suis sûre que dans quelques années, votre compagnie maritime portera son nom", lui aurait-elle dit pour plaisanter.

Elle était bien loin du compte...

Database 2.00 giovanni auditore.png

Date de naissance : 1436.
Profession : Banquier, noble.

Giovanni Auditore joua un rôle prépondérant dans le monde bancaire florentin au XVe siècle. Chargé de contrôler les filiales italiennes de la banque Médicis, Giovanni gérait les affaires de Laurent quand celui-ci était occupé à gouverner. Par la suite, Giovanni s'impliqua également dans les opérations internationales. Il fut le premier à signaler des irrégularités dans la comptabilité de la banque de Lyon, alertant Francesco Sassetti, qui sauva in extremis la filiale.

Giovanni fut récompensé pour son dévouement. Il entretint avec le Magnifique une profonde amitié, et devint l'une de ses plus proches conseillers. C'est lui qui mena les négociations fructueuses qui permirent à la banque Médicis de s'assurer le soutien du pape en 1471.

Soulagé et reconnaissant, Laurent offrit un palais à Giovanni pour le remercier.

Database 2.0 Claudia.png

Date de naissance : 1461.
Profession : Étudiante, noble.

Troisième enfant de Giovanni et Maria Auditore, première fille de la famille, Claudia Auditore hérita d'un mauvais caractère. Pour preuve, ses parents passèrent sa dot à 1 000 florins après qu'elle eut fait fuir tous ses prétendants.

Les archives font mention d'un incident notable. Une fille de son école avait eu la mauvaise idée de sourire au garçon qu'elle fréquentait... alors Claudia la mit K.O.

N'oublions pas qu'elle est la sœur d'Ezio...

Database 2.0 Maria.png

Date de naissance : 1432.
Profession : Écrivaine, noble.

"J'en ai assez de ces murs qui m'entourent, assez de toute cette sécurité. Ma décision est prise : je vais sortir d'ici et découvrir ce que la vie a à m'apporter."

Maria écrivit ces mots à l'âge de 16 ans, une semaine avant de rencontrer Giovanni Auditore.

Née au sein d'une puissante famille de banquiers, les Mozzi, Maria est l'auteure d'un journal en plusieurs volumes, qui devint l'une des sources les plus précieuses sur cette période de l'histoire. Cette œuvre, traduite par d'éminents érudits, est exposée à la Galerie des Offices de Florence.

Grâce à l'argent de ses parents, Maria ouvrit dans la cour du palais familial une pâtisserie qui devint bientôt un lieu de rassemblement pour les artistes. C'est là qu'elle rencontra un homme qu'elle décrivit ainsi : "Il était animé d'une conviction si inébranlable que j'en fus clouée sur place, incapable de détacher mes yeux de lui." Cet homme, c'était Giovanni Auditore.

Maria et Giovanni se marièrent en 1450. Maria continua de rédiger son journal pendant plusieurs décennies, décrivant notamment comment elle devint la mécène d'artistes pleins d'avenir, et son expérience de mère. Son journal s'arrête brusquement à cette période, au grand désarroi de nombre d'historiens.

Database 2.0 Leonardo.png

Date de naissance : 1452.
Profession : Peintre, inventeur, sculpteur, architecte, scientifique, ingénieur.

Fils illégitime d'un notaire et d'une paysanne, Léonard de Vinci fut élevée en Toscane. Comme beaucoup d'autres personnalités de l'époque, il n'avait pas de nom de famille : Vinci était sa ville natale.

À l'âge de 14 ans, il entra comme apprenti dans l'atelier de Verrocchio, un peintre florentin. Ce dernier lui apprit la chimie, le dessin, le peinture, la sculpture et la modélisation. À 20 ans, Léonard avait déjà son propre atelier et voyageait dans toute l'Italie. Ses plus grandes œuvres sont "la Cène" (1498) et "la Joconde" (1503-1507).

Au cours de ses voyages, Léonard étudia le monde avec une curiosité insatiable, notant ses observations dans des carnets, en écriture inversée. Il dessina les plans d'un hélicoptère, d'un char, d'un concentrateur d'énergie solaire et d'une calculatrice, entre autres. C'était aussi un ingénieur, qui conçut des fortifications, des canons et des barricades mobiles.

Malgré cette liste impressionnante de réalisations, ceux qui confiaient du travail à Léonard ne cessaient de se plaindre de son incapacité chronique à respecter les délais. Certaines de ses œuvres furent terminées avec plusieurs années de retard, et d'autres restèrent à jamais inachevées.

La vie amoureuse de Léonard fut également très tumultueuse. Dénoncé pour sodomie en 1476, il était, selon toute vraisemblance, homosexuel. Salaì, l'assistant accusé de lui voler de l'argent et de le dépenser pour acheter des vêtements, était probablement son amant. Léonard a peint plusieurs portraits le représentant, comme le célèbre "Saint Jean-Baptiste". C'est à lui qu'il légua "la Joconde" à sa mort, en 1519.

Database 2.0 Petruccio.png

Date de naissance : 1463.
Profession: Étudiant, noble.

Dans une lettre adressée à Laurent de Médicis, Giovanni décrivait Petruccio, dernier-né de la famille Auditore, comme un enfant "de faible constitution".

Apparemment, cela ne s'arrangea pas avec le temps. D'après les archives, il fut retiré de l'école à l'âge de 12 ans pour des raisons de santé, et confiné au lit par le médecin familial. C'est le dernier document faisant état de sa santé, aussi est-il probable qu'il fut emporté par la maladie.

Database 2.0 Annetta.png

Date de naissance : 1457.
Profession : Servante.

Servante à demeure de la famille Auditore, Annetta occupait l'un des rares emplois pour une femme issue des classes populaires à l'époque de la Renaissance. Les familles fortunées employaient rarement plus de deux servantes. La plupart étaient des adolescentes, parfois même des enfants. Elles étaient nombreuses à espérer que leur maître les aiderait à élever leur condition sociale, mais ce rêve s'évanouissait aussi vite qu'elles étaient remplacées.

En fin de compte, on sait peu de choses sur la vie d'Annetta. Elle s'est éteinte sans laisser de traces dans l'histoire.

Database 2.0 Paola.png

Date de naissance : 1438.
Profession : Propriétaire de la Rose cueillie.

On ne trouve que peu d'informations sur Paola dans les livres d'histoire, mais les archives de Florence nous apprennent qu'elle devint orpheline à l'âge de 8 ans, à la suite du naufrage de ses parents en mer. Contrainte de choisir entre le couvent et la prostitution, elle se retrouva sur le pavé.

Elle disparaît à 16 ans de tous les registres, pour réapparaître quatre ans plus tard, en 1458, date à laquelle elle fut arrêtée pour le meurtre d'un garde de la cité. Pour la petite histoire, c'est Giovanni Auditore qui assura sa défense, et qui la fit acquitter après avoir plaidé la légitime défense.

Une fois sortie de prison, Paola décida d'ouvrir une maison de passe pour venir en aide aux femmes qui vivaient dans la rue.

Database 2.0 Mario.png

Date de naissance : 1434.
Profession: Condottiero, noble.

Mario Auditore, l'un des condottieri (capitaines de mercenaires) qui arpentaient la campagne toscane, joua un rôle majeur lors de la bataille d'Anghiari : c'est lui qui, après avoir vu des nuages de poussière au dessus de la route, avertit Micheletto Attendolo de l'avancée surprise des troupes milanaises. Grâce à Mario, l'attaque fut repoussée et les Florentins remportèrent la bataille.

Si Mario combattit pour Florence à Anghiari, il consacra une grande partie de sa carrière à défendre les intérêts de sa ville natale, Monteriggioni, décourageant toutes les tentatives des Florentins de conquérir ce territoire toscan.

Contrairement à son jeune frère, Giovanni, qui partit vivre à Florence en 1454 pour y poursuivre une carrière dans la banque, Mario resta dans la demeure familiale de Monteriggioni. Dans une lettre à Giovanni, il écrivit qu'il préférait "se battre avec courage plutôt qu'avec des chiffres".

Database 2.0 La Volpe.png

Date de naissance : ?
Profession : Voleur.

Les livres d'histoire n'ont conservé pratiquement aucune trace de La Volpe (Le Renard). Ce nom était bien évidemment un pseudonyme, mais on ignore à peu près tout sur celui qui le portait. Les quelques données disponibles en font un personnage quasi mystique.

La Volpe aurait dérobé des objets dans le coche du pape, sans que ce dernier - pourtant assis à l'intérieur - et ses gardes ne remarquent rien. Une nuit, en 1467, on l'aurait aperçu sur les toits du palais de la Seigneurie, du palais Médicis et de Santa Croce, tout cela au même moment. Certains prétendirent qu'il était immortel, d'autres que ses yeux violets lui permettaient de voir à travers les murs et ainsi de repérer son futur butin.

Database 2.0 Lorenzo.png

Date de naissance : 1449.
Profession : Souverain de Florence.

Déterminé à entretenir le rêve de la république florentine, mais peu enclin à confier le pouvoir au peuple, Laurent de Médicis dirigea avec brio la Florence de la Renaissance, alors à son apogée.

C'est Cosme de Médicis, le grand-père de Laurent, qui fonda la banque Médicis, l'une des institutions financières les plus puissantes d'Europe, qui lui permit au passage d'accroître sa fortune personnelle.

Considéré comme le plus brillant des petits-enfants de Cosme, Laurent se vit confier des missions diplomatiques alors qu'il n'était encore qu'un enfant. Son père menait une vie chétive, tandis que sa mère composait des poèmes. Elle le présenta à la plupart des artistes de l'époque, et lui transmit l'amour des arts et de la culture.

En 1469, à seulement 20 ans, Laurent se retrouva à la tête de la famille Médicis. Il conforta rapidement son autorité sur le gouvernement florentin grâce à ses alliés qui siégeaient au Conseil de la cité, à des pots-de-vins, des mariages stratégiques et aussi quelques menaces... Mais, avec Laurent à sa tête, Florence ne cessa de prospérer. Il signa une paix durable avec les autres États d'Italie, et plusieurs chefs-d'œuvre de la Renaissance comme ceux de Botticelli et de Michel-Ange virent le jour sous son mécénat.

En fin de compte, Laurent était plus heureux quand il écrivait des poèmes et qu'il gouvernait dans l'ombre qu'à la tête de la banque familiale. Au cours de sa vie, plusieurs filiales de la banque Médicis connurent la banqueroute, et la fortune familiale fut dilapidée dans des frivolités, notamment des tournois de joutes.

Laurent mourut en 1492. Au bord de la ruine, il fut incapable de contenir le soulèvement d'un peuple qui lui reprochait son train de vie excessif, et d'entraver l'ascension du moine fanatique Savonarole.

Giulianodemedici.png

Date de naissance : 1453.
Profession : Noble.

Très différent de l'homme d'État qu'était son frère Laurent, ce séducteur était célèbre pour les joutes qu'il organisait, pour son physique très avantageux et pour ses enfants illégitimes.

Quand Julien fut assassiné suite à la conjuration des Pazzi, on considéra son fils Jules comme légitime, en raison d'une faille de la loi qui prévoyait que les mariages pouvaient se dérouler en privé entre les deux personnes concernées. Ainsi, les parents de Jules auraient très bien pu s'unir sans que personne n'en soit averti. Moralité : les maîtresses ont plus de pouvoir qu'on ne le pense.

Cet enfant, dont la mère était fille de négociant, deviendra plus tard le pape Clément VII.

Petite anecdote : Clément VII était pape lors du pillage de Rome en 1527. Il fut emprisonné au château Saint-Ange et s'en échappa déguisé en... négociant.

Le fils de la fille d'un négociant s'élève au-dessus de sa condition et devient pape, pour finalement se retrouver dans la peau d'un négociant. Quelle ironie...

Ange Politien.png

Date de naissance : 1454.
Profession : Érudit, poète.

Véritable petit prodige, Ange Politien maîtrisait le latin et le grec à seulement 10 ans, et à 18 ans, il était déjà un auteur publié. Il entra au service de Laurent de Médicis en devenant le précepteur de ses enfants, en échange de quoi le Magnifique lui obtint une chaire au Studio Fiorentino.

Mais Politien ne faisait pas l'unanimité auprès de ses élèves. Il mourut empoisonné à l'arsenic en 1494, probablement assassiné par Pierre de Médicis, qui fut son élève.

Database 2.0 Caterina Sforza.png

Date de naissance : 1463.
Profession : Comtesse de Forlì, noble.

Devenue comtesse par mariage, Catherine était célèbre bien avant d'arriver à Forlì. Élevée à la cour de Milan, elel reçut une éducation traditionnelle. Son père, le duc, lui apprit l'art de la guerre. À la cour, Catherine se passionna également pour l'alchimie et la chasse.

En 1473, à l'âge de 10 ans, elle fut fiancée à Girolamo (Jérôme) Riario, le neveu du pape. La mariage fut consommé alors que Catherine n'avait que 14 ans.

À Rome, elle passa pour l'une des nobles les plus extraverties de la cour, son mari ayant quant à lui la réputation d'un homme impitoyable. Après la mort prématurée du frère du pape, Jérôme devint seigneur d'Imola et de Forlì, et son pouvoir grandit encore.

À la mort du pape, Rome fut mise à sac et la résidence de Catherine fut détruite. Enceinte de sept mois, cette dernière n'écouta que son courage et rejoignit le château Saint-Ange à cheval, et entreprit de défendre le Vatican avec des soldats et des canons.

En 1484, Catherine et sa famille partirent vivre à Forlì. En 1488, "quelqu'un" paya les frères Orsi pour assassiner son mari, Jérôme. Catherine se retrouva à la tête des principautés de Forlì et Imola...

Très active, elle s'attira les bonnes grâces des seigneurs des environs, entreprit une réforme de l'impôt et assura elle-même la formation de ses hommes. Bien que partisane de la paix, elle n'hésitait pas à exercer des représailles quand ceux qui l'entouraient étaient attaqués, en se vengeant au besoin sur les femmes et les enfants de ses ennemis. Lorsque César Borgia attaqua Forlì, elle envoya au père de celui-ci, le pape, une lettre frottée sur des plaies de pestiférés.

César Borgia parvint à conquérir Forlì en 1499. Catherine fut capturée et conduite devant Rodrigo Borgia, à Rome. Ce dernier la fit emprisonner pendant un an. On raconte même qu'il abusa d'elle sous les yeux de son fils César. Quand elle quitta les prisons du Vatican, elle avait les cheveux blancs.

Exilé à Florence, Catherine mourut d'une pneumonie en 1509.

Alvise da Vilandino.png

Date de naissance : 1440.
Profession : Porteur.

Né à Venise, Alvise travailla comme porteur pendant plusieurs années, avant de s'engager dans les forces navales, convaincu de la supériorité vénitienne. En 1500, il fut chargé de défendre la forteresse de Modon contre les Turcs.

Après avoir passé une nuit à boire, Alvise fut réveillé par les tirs des canons turcs qui bombardaient la ville. Totalement paniqué, il se mit à courir sur le pont, trébucha, se cogna la tête et se noya.

Quand il apparut que la bataille était perdue pour Venise, il fut accusé de négligence par le capitaine du vaisseau et son nom fut effacé des archives de la marine.

250px-Zw-rosa.png

Date de naissance : 1460.
Profession : Voleuse.

Fille d’un noble vénitien et d’une prostituée, Rosa grandit seule dans les rues de Venise. En 1475, elle tenta de dévaliser le chef de la Guilde des voleurs de Venise, mais elle fut prise la main dans le sac. Antonio, au lieu de la livrer aux gardes, en fit son élève.

Il garda de nombreux écrits relatant sa formation, dans lesquels il estima notamment que sa capacité à bondir de la rue vers des fenêtres en apparence inaccessibles était "vraiment extraordinaire".

Concernant ses relations avec les autres, il nota que son langage était "très imagé". Il semble également que Rosa savait se défendre. Antonio écrivit que "le dernier voleur qui a tenté de l’embrasser a conservé presque toutes ses dents."

ACII Antonio base de données.png

Date de naissance : 1443.
Profession : Chef de la Gilda dei Ladri di Venezia (Guilde des voleurs de Venise)

Antonio naquit dans les couches les plus défavorisées de la société vénitienne. Son père était cordonnier, et sa mère femme de chambre au service des Bellini.

Ayant appris seul à lire et à écrire tout en découvrant le métier de cordonnier avec son père, Antonio voulut s'inscrire à l'université de Padoue, mais sa candidature fut rejetée au motif qu'il était issu des milieux populaires. Des documents retrouvés dans diverses archives en Italie indiquent qu'il tenta de s'inscrire dans d'autres établissements, y compris hors d'Italie, mais que toutes ses demandes furent rejetées. On perd sa trace vers 1465. Il ne réapparaît que quatre ans plus tard ; son nom est alors mentionné dans un rapport de police faisant suite au cambriolage de la propriété d'un noble vénitien qui, comme par hasard, n'était autre que le recteur de l'université de Padoue...

Avant qu'il ne s'évade de prison dans des circonstances jamais éclaircies, Antonio avait déclaré à un garde de la ville : "Travailler dur ne suffit pas si l'on veut s'élever dans la société vénitienne. Quand on souhaite vraiment quelque chose, il faut aller le chercher !"

ACII Giovanni Mocenigo base de données.png

Date de naissance : 1409.
Profession : Doge de Venise.

Le règne de Giovanni Mocenigo, doge de Venise de 1475 à 1485, fut marqué par deux faits majeurs.

Il mit fin à la guerre entre Venise et la Turquie par le traité de Constantinople, en 1479. En fait, ce traité était une façon de baisser pavillon devant les Turcs, qui menaçaient d’envahir Venise : en plus de territoires vénitiens, les Turcs reçurent une rente annuelle de 10 000 ducats. Difficile de parler de victoire.

Il tua le pape. Quand Mocenigo attaqua Ferrare, déclenchant la guerre du sel, Sixte IV n'avait plus longtemps à vivre. Des différends concernant la possession de plusieurs mines de sel – comme les hamsters, les hommes semblent adorer le sel – opposaient Ferrare et Venise. La Sérénissime usa de ce prétexte pour déclencher une guerre qui ne visait en fait qu’à conquérir de nouveaux territoires.

Au départ, le pape prit fait et cause pour Venise, mais il changea d’avis lorsqu'il comprit quelles étaient ses réelles motivations. Venise remporta la guerre. Le traité de Bagnolo lui accorda de nouveaux territoires. Jamais la République ne fut aussi étendue.

Quand le pape lut le traité, il devint fou de rage et décéda le lendemain.

On dit que la lecture du traité ne fut pas la vraie cause de la mort du pape, mais ceci reste à démontrer.

Teodora.png

Date de naissance : 1450.
Profession : Propriétaire de la Rose de la Vertu.

Teodora abandonna son nom de famille avant d'entrer dans les ordres, mais les archives des impôts de Venise indiquent qu'elle a grandi dans la famille Contanto. Elle travaillait comme vendeuse dans la bijouterie que tenaient ses parents, où elle assistait sa mère.

Un client de la boutique écrivit en 1462 : " J'ai acheté une paire de boucles d'oreilles pour Margarita, chez les Contanto, au coin de la rue. Une charmante jeune fille les a emballés. Quand elle me les a tendues, nos mains se sont touchées. J'ai dû quitter la boutique dans l'instant. Oh, mon Dieu, comme j'aurais voulu ne pas être marié."

Les archives de la cour indiquent qu'à l'âge de 17 ans, elle ne se contentait plus d'effleurer les doigts de certains hommes. Le 26 novembre, elle eut une relation avec un homme marié, et la femme de celui-ci avertit les autorités vénitiennes. Comme c'était de coutume dans ce genre de situation, les parents de Teodora l'envoyèrent dans un couvent, our qu'elle y passe le reste de ses jours dans le silence, à prier.

Quand Teodora entra à Santa Maria degli Angeli en 1467, elle était déterminée à faire pénitence de sa faute. Mais, en 1473, elle quitta le couvent, ne laissant qu'un simple mot cloué sur la porte d'entrée. Pour elle, cette vie monacale était stérile et "sans intérêt" et que ce n'était qu'en "s'associant avec d'autres" qu'elle pourrait "accéder au royaume de Dieu."

Cette même année, Teodora ouvrit la Rose de la Vertu. Selon le poète Pietro Bembo, client régulier, son "bordello" était comme "l'église d'une nouvelle secte catholique."

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Date de naissance : 1420.
Profession : Doge de Venise.

Doge de 1486 jusqu'à sa mort en 1501, Agostino Barbarigo contribua à créer une coalition qui aboutit à expulser d'Italie Charles VIII, alors de France, ce qui permit à Venise de récupérer certains territoires.

Malheureusement, ce que le doge gagna d'un côté, il le perdit de l'autre. Venise entra en guerre avec la Turquie en 1499, un conflit qui aboutit à la désastreuse bataille de Zonchio, où les forces navales vénitiennes furent taillées en pièces. Après cette victoire, les Turcs prirent Lépante, Modon et Coron, trois cités situées sur la route de l'Orient.

Avant de mourir, Agostino avait conscience de ne pas avoir répondu aux attentes de Venise. De plus, après sa mort, les inquisiteurs du Grand Conseil l'accusèrent d'avoir revendu "sous l'escalier qui mène aux prisons" des bouteilles de vin qu'il avait reçues en cadeau, tout cela sans s'acquitter de l'impôt.

En résumé : si vous ne parvenez pas à conserver vos territoires, essayez de conserver au moins votre vin !

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Date de naissance : 1455.
Profession : Condottiero.

Né à Alviano, dans le centre de l'Italie, Bartolomeo devint rapidement un soldat habile et ingénieux. Après avoir passé plusieurs années à Venise, il se mit au service de la famille Orsini en 1496, et combattit les troupes du pape Alexandre VI (Rodrigo Borgia), qui tentaient de s'emparer des terres des Orsini.

Les forces du pape eurent le dessus, mais Bartolomeo continua de résister, même s'il ne pouvait plus compter que sur trois forteresses. Sentant la victoire approcher, César Borgia, le fils du pape, coupa ses lignes de ravitaillement. Alors que tout semblait perdu, Carlo Orsini apparut sur la colline avec son armée et aida Bartolomeo à vaincre les troupes du pape. César Borgia lui-même fut blessé au visage.

En 1503, Bartolomeo fut engagé par Ferdinand II d'Aragon et participa à la victoire de l'armée espagnole sur les forces françaises et à la conquête du royaume de Naples. L'année suivante, il triompha de Maximilien Ier, empereur du Saint Empire romain et s'empara de Trieste et de Gorizia. Très impressionnés, les responsables politiques vénitiens lui confièrent le poste de gouverneur général.

Tout semblait réussir à Bartolomeo, jusqu'à la désastreuse bataille d'Agnadello, en 1509, où, désobéissant aux ordres lui intimant d'éviter le combat, il attaqua l'armée française.

Bartolomeo perdit le combat, fut blessé puis capturé par les Français, et les Vénitiens perdirent la Lombardie, une province qu'ils avaient conquise au prix de "huit cents ans d'efforts."

Furieuse, Venise refusa d'aider Bartolomeo, qui arguait qu'il tentait de récupérer une "relique vénitienne inestimable", dont le commandant français s'était emparé.

Bartolomeo fut emprisonné jusqu'en 1513. Les Français étant très magnanimes - tout le monde le sait -, il le relâchèrent et s'assurèrent ses services. En 1515, il vint à bout des forces suisses avec seulement 300 hommes.

Plus tard dans l'année, alors qu'il était redevenu général de l'armée vénitienne, il fut tué au cours du siège de Brescia.

Venise organisa une grande cérémonie pour accueillir sa dépouille et il fut inhumé dans l'église Santo Stefano.

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Date de naissance : 1469.
Profession : Philosophe, écrivain, homme politique.

"C'est pour cela que l'on a vu réussir tout les prophètes armés, et finir malheureusement ceux qui étaient désarmés."

Ces écrits empreints de cynisme sont l'oeuvre de Machiavel, l'un des plus brillants esprits de la Renaissance. Considéré comme l'un des précurseurs de la philosophie réaliste, il pensait que tout les hommes étaient mauvais et que leur nature prendrait le dessus si on la laissait s'exprimer.

Troisième fils d'un notaire de Florence, Machiavel apprit la grammaire, la rhétorique et le latin avec son père. En 1496, il devint secrétaire à la Chancellerie. Entre 1499 et 1512, il remplit de nombreuses missions diplomatiques pour la ville de Florence qui le conduisirent notamment en France, en Espagne et à Rome.

De 1503 à 1506, Machiavel fut responsable des milices florentines et de la défense de la ville. Plutôt que de recruter des mercenaires peu motivés, il engagea de nombreux citoyens désireux de contribuer à l'essor de Florence. Cette stratégie contribua à la victoire de Florence sur Pise en 1509.

Machiavel continua à servir la République de Florence après le départ en exil de la famille Médicis. Mais à leur retour, on l'accusa de conspiration, ce qui lui valut d'être arrêté et torturé.

Incapable d'établir sa culpabilité, les Médicis condamnèrent Machiavel à l'exil. Il s'établit dans sa métairie de Sant'Andrea où il écrivit ses œuvres les plus célèbres : "le Prince", "Discours sur la décade de Tite-Live" et "Histoire de Florence".

Machiavel mourut en 1527. On ignore où il est enterré.

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Date de naissance : 1478.
Profession : Noble.

Certaines personnes vivent un conte de fées... et Bianca Riario n'a jamais fait partie d'entre elles. En 1484, alors qu'elle n'avait que 6 ans, elle assista au sac du palais familial et se retrouva entraînée dans la défense du château Saint-Ange par une mère au caractère imprévisible et batailleur.

Quand la famille s'installa à Forlì, les mésaventures de la petite Bianca furent encore plus atroces. peine venait-elle de souffler ses dix bougies que son père, Jérôme, fut poignardéeà mort et son corps jeté sur la place de la ville. Par la suite, le palais familial fut ENCORE saccagé et la malchanceuse enfant fut kidnappée par les frères Orsi.

On ignore par quel miracle Bianca échappa à ses ravisseurs et réussit à rejoindre sa mère. À 16 ans, en pleine partie de chasse, Giacomo Feo, son nouveau beau-père, fut assassiné sous ses yeux. En 1500, sa mère fut jetée en prison par César Borgia, qui, selon toute vraisemblance, abusa d'elle, tout comme son père, Rodrigo.

En 1502, César fit assassiner Astorre III Manfredi, que Bianca avait épousé 8 ans plus tôt. Elle se remaria, cette fois à un conte, Troito I de Rossi, qui décéda en 1521. Dés lors, elle n'attendit plus rien de la vie et mourut à son tour vers 1522.

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Date de naissance : 1479.
Profession : Comte, noble.

À 19 ans, Ottaviano entre au service de la République florentine comme condottiero (capitaine de mercenaires) devant l’insistance de sa mère, Catherine Sforza, qui était déterminée à renforcer ses relations avec Florence. Il prit la tête de 100 hommes, tous de Forlì, mais cessa d’honorer son contrat moins d’un an plus tard, Florence n’ayant pas les moyens de s’offrir ses services.

Plusieurs documents décrivent Ottaviano comme un personnage obèse, inepte et sous la coupe de sa mère, et pourtant, le pape Alexandre VI (Rodrigo Borgia) lui offrit la main de sa fille Lucrèce. La raison ? Rodrigo se sentait capable de supporter la présence d’un tel gendre, car il savait que cette union était le sésame des territoires de Forlì et d’Imola, dont il voulait prendre le contrôle. De plus, Lucrèce, véritable mante religieuse, ne restait jamais très longtemps avec le même homme. Ses précédents mariages s’étaient soldés par une annulation pour non-consommation de l’union, ou bien l’époux malchanceux avait été assassiné. Bien avisée, Catherine s’opposa à ce mariage, ce qui rendit le pape fou de rage, et motiva son fils César à assiéger Forlì.

Après la victoire de César, Catherine s’exila à Florence. Sur ses conseils, Ottaviano tenta de convaincre Jules II, successeur d’Alexandre VI, de lui restituer la seigneurie d’Imola et de Forli, mais en fin de compte, il céda le titre de propriété des Riario au souverain pontife, en échange d’une reconnaissance de dette.

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Date de naissance : 1452.
Profession: Moine.

Né dans les territoires d'Irlande qui échappaient encore au contrôle de Sa Majesté le roi d'Angleterre (ce qui à l'époque suffisait à le rendre infréquentable), Darby O'Callahan passa son enfance à attaquer les colonies britanniques. Dans ses mémoires, il fait référence à cette période comme l'une des plus sombres de sa vie, mais l'une des plus drôles aussi.

Quand son père, d'origine gaélique, épousa une catholique, sa vie bascula. "Il me forçait à travailler aux champs. Fini les expéditions positives. Fini les filles. C'était l'enfer sur terre !" Pour échapper à son père, O'Callahan décida de se faire moine. "Mère m'avait raconté que les moines travaillent peu et qu'ils organisent de grandes fêtes chaque été."

Il entra au monastère d'Abbeylara en 1462, rejoignant l'ordre des cisterciens. Toutefois, il trouva sa nouvelle vie un peu trop austère. "Nous travaillions au champ du lever au coucher du soleil. Abbot Shaw ne nous laissait même pas étancher notre soif, et pire que tout, les seules filles étaient des nonnes. Je croyais avoir échappé à l'enfer, mais en fait, j'en touchais le fond.

Après avoir rejoint un petit groupe de moines dominicains, Darby quitta l'Irlande pour l'Italie en 1463. "Là-bas, nous pourrons employer des paysans pour faire tout le travail au champ à notre place. Et quand nous aurons fini de prêcher nos sermons, nous verrons la puissance du Seigneur dans la lumière dorée qui baigne l'Italie et sur les visages attendrissants des épouses de paysan."

O'Callahan fut exclu de l'ordre des Dominicains en 1493 pour avoir "tenté à plusieurs reprises de convertir des agnostiques dans un débit de boisson." Selon les commentaires de Darby sur cette affaire, ses intentions étaient pourtant couronnés de succès. "Puisque les hommes refusaient d'aller à l'église, je me rendais moi-même à la taverne pour faire entendre la bonne volonté du Seigneur."

O'Callahan s'installa dans la campagne romagnole en 1494 et fonda un monastère dédié à Saint-Patrick dans une église abandonnée. Mais il eut grand mal à trouver des fidèles.

En 1500, il mourut dans des circonstances obscures, probablement de la syphilis. Il fut inhumé dans le petit cimetière qui jouxte l'église.

Cibles

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Date de naissance : 1416.
Profession : Gonfalonier de justice, exécuteur des ordonnances de justice, traître.

Uberto Alberti. Un ami fidèle et loyal de la famille Auditore. Et un saint homme, si l’on se réfère aux livres d’histoires. Véritable autodidacte, il fut l’un des officiers de justice les plus brillants de toute l’Italie, remportant tous ses procès. Il poursuivait les meurtriers, les violeurs et les pires criminels. J’ai trouvé une faille dans le serveur qui héberge la base de données des Templiers. Ça fait un moment que j’essaie de l’exploiter. Et j’ai réussi ! Apparemment, la famille d’Uberto fut chassée par la banque Médicis. Bien évidemment, Uberto en garda une rancune très tenace et les Templiers lui apportèrent leur soutien. Le père d’Ezio était devenu un obstacle. De plus, Uberto était jaloux de l’influence qu’il exerçait sur le gouvernement florentin. Il allait faire d’une pierre deux coups. Il semblerait qu’Uberto ait profité de sa nomination à la Seigneurie pour mettre sa vengeance à exécution.

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Date de naissance : 1454.
Profession : Noble.

Vieri de’ Pazzi, le petit dernier de la deuxième famille de banquiers la plus influente de tout Florence. Celui-ci passait le plus clair de son temps à dépenser la fortune de son père. En plus d’un goût immodéré pour les armes, les animaux exotiques et les vêtements, il était célèbre pour son esprit de compétition. Il adorait se mesurer aux autres, que ce soit à cheval, en bateau ou en courant. Bien sûr, les courses qu’il organisait étaient truquées. Et quand, par un extraordinaire coup de chance, c’est un autre concurrent qui l’emportait, Vieri invitait toute la famille du gagnant à dîner pour fêter la victoire. Ces repas étaient ennuyeux à mourir...

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Date de naissance : 1444.
Profession : Noble, banquier.

Francesco de’Pazzi. Ce noble a grandi dans une cité qui n’avait d’yeux que pour les Médicis, modèle de réussite. Francesco a appris à haïr les gens du peuple et ceux qui s’élevaient au dessus de leur condition. Quand la banque Médicis supplanta la sienne, l’influence que sa famille exerçait sur le gouvernement florentin diminua peu à peu. L’Espagnol lui offrit une porte de sortie. Plutôt que de se salir les mains dans l’univers de la banque, Francesco eut l’occasion d’aider les Templiers par un acte qui remettrait les parvenus à leur place pour de bon. Il allait éliminer les Médicis. Giovanni Auditore tenta d’arrêter Francesco en le jetant en prison, mais les Templiers trouvèrent une parade.

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Jacopo de’Pazzi
Date de naissance : 1421.
Profession : Banquier, noble.

Bernardo di Bandino Baroncelli
Date de naissance : 1453.
Profession : Banquier.

Stefano da Bagnone
Date de naissance : 1418.
Profession : Prêtre, conseiller de Jacopo de' Pazzi.

Antonio Maffei
Date de naissance : 1450.
Profession : Prêtre.

Francesco Salviati
Date de naissance : 1443.
Profession : Archevêque de Pise.

Jacopo de' Pazzi. Un financier. Il était à la tête de la famille Pazzi et c’est lui qui gérait toutes leurs activités bancaires. Il était associé avec Laurent de Médicis. Comme il ne voulait pas se salir les mains, il engagea quatre Templiers et les chargea de faire le sale boulot à sa place.

Bernardo di Bandino Baroncelli. Il détestait la famille Médicis, qui était responsable de l’exil de ses cousins. Le jour, il faisait des calculs et la nuit, il tuait pour le compte des Templiers. C’est Baroncelli qui porta le premier coup.

Stefano da Bagnone, célèbre pour sa cruauté, il était devenu à Rome l’un des tortionnaires des Templiers. C’est Bagnone qui poignarda Laurent de Médicis dans le dos.

Antonio Maffei. Il assista au pillage de Volterra par des mercenaires florentins et tint Laurent pour responsable. Il rejoignit les Templiers pour assouvir sa vengeance. C’est Maffei qui entailla le coup de Laurent.

Francesco Salviati. Convaincu qu’il serait le prochain archevêque de Florence, Salviati devint fou de rage quand Laurent lui barra la route. Mais les Templiers étaient là pour soigner ses blessures. Salviati était à la tête des troupes qui sont entrées dans la cité.

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Date de naissance : 1421.
Profession : Maître de la Guilde des marchands.

Emilio Barbarigo. Titan de l’industrie vénitienne, terreur des organisations criminelles. Avec l’aide de sa puissante famille, il fit main-basse sur l’économie locale en usant de méthodes infaillibles, comme écraser la concurrence et influencer le gouvernement. Il finançait presque à lui seul toutes les forces de police de Venise. Le maintien de l’ordre était assuré et l’impunité d’Emilio était garantie. Ce dernier se présentait comme un fervent partisan de la République. Pourtant, quand on contrôle l’appareil policier, on peut être tenté de mépriser la volonté populaire et de museler l’opposition, cela va de soi.

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Date de naissance : 1445.
Profession : Noble, membre du Conseil des Dix.

Carlo Grimaldi. Il vivait dans un palais à Monaco. Désireux de conquérir le pouvoir politique, il devint rapidement l’un des hôtes de marque des nobles de Venise. Réputé pour sa grande discrétion, Carlo fréquenta très tôt les coulisses du pouvoir. Il finit tout naturellement par siéger au Conseil des Dix. Un jour, alors qu’il rendait visite à Ignazio Contarini, qui présidait le conseil, Carlo rencontra la fille de celui-ci. Elle avait désespérément besoin d’aide et, convaincue que Carlo était digne de confiance, elle lui avoua son secret. Son père avait arrangé son mariage, mais elle voulait s’enfuir avec le fils d’un des domestiques. Ils s’aimaient depuis leur plus tendre enfance, et ils projetaient de refaire leur vie à Milan, loin de l’influence d’Ignazio. Carlo leur suggéra d’agir sans attendre et de quitter la cité en bateau, la nuit. Les deux tourtereaux suivirent ses instructions. Ils croyaient qu’une fois à bord, ils vogueraient vers la liberté. Seulement, voilà... Ignazio apparut sur le pont. Carlo fut récompensé pour sa loyauté envers les Contarini. Quand aux projets des deux amoureux... eh bien... ils tombèrent à l’eau.

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Date de naissance : 1413.
Profession : Noble, doge de Venise.

Dante Moro
Date de naissance : 1460.
Profession : Garde du corps personnel de Marco Barbarigo.

Marco Barbarigo. Si son frère Agostino semblait promis à tous les honneurs, Marco laissa également son empreinte dans l’histoire de Venise. Il devint un véritable tyran dès qu’il fut en âge de marcher. Il obtenait tout ce qu’il voulait. Ces entrées mentionnent des bijoux, des flottes de vaisseaux, des biens destinés à son usage personnel, mais payés par sa famille. Il y a aussi quelques détails sur sa vie privée : Carlotta, son épouse, fut autrefois mariée à Dante Moro, le garde du corps de Marco.

Dante était capitaine de la garde. C’était aussi l’un des héritiers d’une des familles les plus illustres de Venise. Marco était l’un de ses meilleurs amis. Du moins, jusqu’à ce qu’il décide de conquérir Carlotta. Dans la religion catholique, les époux restent unis "jusqu'à ce que la mort les séparent". Marco était un bon catholique. Alors il décida de faire assassiner Dante. Dante reçut trois coups de couteaux dans le corps et un autre à la tête. Il survécut, mais garda des séquelles neurologiques très graves. Dante était devenu simple d’esprit. Alors que fit Marco ? Il l’engagea en tant que garde du corps et lui fit signer une déclaration ayant pour effet d’annuler le mariage. Marco épousa Carlotta et Dante devint son serviteur. Voilà un homme plein de sollicitude !

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Date de naissance : 1435.
Profession : Membre du Tribunal Suprême de Venise, inquisiteur d’État, noble.

Silvio Barbarigo. Élevé par de riches marchands, il prit conscience de l’importance de la politique le jour où son père fut brutalement dépossédé de son héritage. Par la suite, Silvio travailla pour son oncle, le meurtrier de son père. Et il comprit facilement comment l’amadouer. Très vite, Silvio devint le conseiller de son oncle. Il montra sa valeur en découvrant que les Soranzo complotaient contre les Barbarigo. J’ai gardé le meilleur pour la fin : pour fêter Pâques, Silvio avait décidé d’inviter les Soranzo avant qu’ils ne passent à l’action. Dans la cour centrale, on donnait un spectacle pour enfants. Silvio conduisit les parents sur le toit. Il porta un toast en leur honneur avant de faire un signe aux archers cachés derrière les fenêtres de la cour. Les Soranzo n’inquiétèrent jamais plus les Barbarigo. Dix ans plus tard, Silvio s’installa à Venise, dans le luxueux palais de son oncle. D'après les livres d’histoire, celui-ci fut retrouvé sans vie dans son lit.

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Checco Orsi
Date de naissance : 1458.
Profession : Noble, voleur professionnel.

Ludovico Orsi
Date de naossance : 1455.
Profession : Noble, voleur professionnel.

Checco et Ludovico Orsi. Lassés de la vie tranquille qu’ils menaient à la campagne, les frères Orsi décidèrent de mettre un peu de piment dans leur vie. Ils s’installèrent comme prêteurs sur gages. Le succès fut immédiat, principalement en raison du fait qu’ils tuaient tous ceux qui ne les remboursaient pas. Plus tard, Catherine Sforza les engagea pour tuer son mari, le Templier Jérôme Riario ; une tâche dont ils s’acquittèrent d’une façon quelque peu cavalière. Ils s’introduisirent dans son palais, firent irruption dans la salle à manger et le poignardèrent, avant de piller ses biens et d’abandonner son corps dénudé au beau milieu de la ville. D'après les fichiers d’Abstergo, Rodrigo Borgia, après avoir fui Venise, leur offrit une récompense pour qu’ils lui rapportent le Fragment d’Éden et, bien sûr, la tête de Catherine. Ce sont les frères Orsi qui eurent l’idée d’enlever ses enfants. Si même les riches deviennent malveillants... où va le monde ? On se le demande.

Date de naissance : 1452.
Profession : Prêtre dominicain, maître de Florence.

Jérôme Savonarole. Ce frère dominicain de Ferrara prenait sa fonction très au sérieux. Il fut le témoin des excès de son époque, où les riches accablaient les pauvres, où les prêtres vendaient des indulgences à la population, et il perdit la raison. Persuadé d’être "l’instrument de Dieu", Savonarole se rendit à Florence, où ses sermons rendirent le peuple totalement hystérique. Il exigeait la fin de la propriété privée, niait le progrès et prônait un retour à l’Eden perdu. Le savoir devint l’ennemi. Puisqu'il détenait le Fragment d’Eden, il avait le pouvoir de tout détruire. C’est ainsi que livres, tableaux et instruments de musiques furent brûlés sur le bûcher des vanités. Tout se précipita quand ses légions de partisans prirent le contrôle de Florence, qui sombra aussitôt dans les ténèbres.

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Date de naissance : 1431.
Profession : Chef des Templiers en Italie, noble.

Rodrigo Borgia, surnommé l’Espagnol. Déterminé à unifier l’Italie sous la bannière des Templiers, il écrivit l’une des pages les plus sombres et les plus sanglantes de l’histoire de l’humanité. Quiconque tentait de s’opposer à sa volonté finissait en petit morceau au fond d’un sac, ou, dans le meilleur des cas, empoisonné. Durant son pontificat, Rodrigo, ou plutôt Alexandre VI, usa de son influence pour déclarer la guerre à tous les royaumes qui résistaient aux Templiers. Enfin, on lui prête une vie de débauche. Les courtisanes, murmure-t-on, arrivaient par centaines au Vatican. Le Pape lui-même semblait entretenir avec Lucrèce, sa fille illégitime, une relation « plus qu’amicale ». Ah, j’ai oublié de préciser que les exécutions ne cessèrent jamais… Non content de sombrer dans publiquement dans la luxure, Rodrigo continua d’assassiner ses ennemis en secret, et renforça ainsi l’emprise des Templiers, en attendant que ceux-ci prennent enfin le pouvoir.

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